Mon Trail bandolais

Alors que certains couraient après des oeufs, j’ai profité du week-end de Pâques pour poursuivre mes reconnaissances des sentiers pour le trail à Bandol (bon ok, j’ai aussi mangé un peu de chocolat…)

Je partage mes parcours de trail à Bandol façon vivin20

Après une bonne série de 6×3′ sur le port de Bandol pour préparer les « 10km de planet jogging » le vendredi, j’oublie complètement le plan pour enchaîner en mode « trail » !

J’avais comme points de repère :

  • le sentier des douaniers (ou sentier du litoral) qui relie le port de Saint-Cyr à celui de Bandol par la côte sauvage,
  • le Roustagnon, surplombant de ses 150m d’altitude la baie de Bandol
  • les vignobles et le Golf Dolce Fregate
  • la voie ferrée avec laquelle il faut « jongler » car on ne la traverse pas n’importe où…
et comme objectif de faire de belle sorties en allant vers l’ouest par la « terre », donc d’un coté de la voie de chemin de fer, et revenir vers Bandol par la côte et le sentier du littoral.
Me voilà donc, après un petit échauffement sur le goudron, de retour sur les chemins rocailleux, bien content d’avoir une bonne épaisseur de caoutchouc sous mes pieds pour les protéger…
La première montée se fait tranquillement au départ du Chemin de Dieu sait quoi (c’est vraiment son nom!). Le Roustagnon n’est pas bien loin, mis je le laisse tranquille pour le moment et bascule du coté du golf. La vue sur les étendues vertes est très sympa et contraste avec le reste, bleu de la mer ou ocre de la terre.
Le sentier est parfois étroit à cause de la végétation, et descend vers la voie ferrée et la longe un moment.
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Il n’y a pas que les cailloux qui sont agressifs par ici. La végétation griffe pas mal aussi…
Mon chemin se poursuit un peu dans les terres et au milieu des vignes avant de replonger vers la mer, direction la plage de port d’Alon :
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Après un petit bain rafraichissant (ou pas… on n’est pas venue pour faire de la baignade !), il faut remonter un peu sur le sentier du littoral.
Il surplombe la mer, abrité sous les pins couchés par les assauds du vent dans une belle succession de montée et descentes.
Un peu moins de 2km plus loin, la galère et son ile en forme de sous-marin se montre :
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Mais après un rapide passage sur la plage des engraviers, il faut maintenant laisser un peu le bord de mer et repasser la voie ferrée ;)
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Je prends donc un peu d’altitude pour filer vers le Roustagnon histoire de faire chauffer les cuisses et le cardio.
La montée à 150m est assez courte mais raide sur la fin. Mais la vue vaut vraiment le coup :
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La dernière fois, j’avais même fait une vidéo pour bien vous faire profiter du panorama ;)
Après ce spectacle sympathique, il faut rentrer dans Bandol :(
Je suis redescendu pas le chemin de Pertuas.
Au final, 2 sorties dimanche et lundi de 13 et 16km en 1h25 et 1h45, avec un peu plus de 400m de dénivelé à chaque fois.
J’ai surtout pris beaucoup de plaisir. J’ai bien « la caisse » en ce moment, ce qui m’a permis de vraiment profiter des paysages, sans me mettre dans le rouge et d’enchainer les 2 jours sans trop de conséquences.
Par rapport à l’année dernière, je pense avoir gagné quasiment 10 bpm et peut-être un demi km/h sur le même type de sortie. L’entraînement paye !
Si vous passez dans le coin, les traces gps de mes parcours sont disponibles sur garmin connect.
boucle depuis Bandol vers la Galère
Mais vous pouvez aussi vous inscrire à la « Bandol Classic » (j’ai quand même une préférence pour la version « au clair de lune »)
Pour moi, j’ai hate de continuer mon exploration, avec surement un aller-retour Bandol – Saint Cyr ; Aller par les terres, retour par le sentier du littoral… :)
PS : l’ensemble des photos est aussi sur Facebook
PS bis : ce billet à fait la une du bandol-blog.com. Le début de la gloire !

un peu plus vite

Mercredi dernier, le plan qui doit m’amener aux 10km de planet jogging prévoyait : footing 20′ + 20′ à 80%.

Un programme parfait pour intégrer un peu de minimalisme ;)

Me voilà donc reparti chaussures aux pieds… et aux mains !

Comme pour cette séance je devais conserver une allure régulière, je me suis orienté vers du plat (donc pas de forêt :( ) en bord de Seine. L’échauffement se passe tranquillement en Nike. Une vingtaine de minutes plus tard, changement de chaussures, et me voilà reparti.

J’ai fait quelques dizaines de mètres tranquillement avant d’appuyer sur la touche ‘lap’ déclenchant la partie rapide.

Contrairement à la dernière fois, j’ai mis plus de temps à trouver mes marques. Il faut dire qu’ici le sol est dur (béton, goudron, etc…) et pardonne beaucoup moins les petites attaques par le talon. Même les pieds bien à plat, j’ai vraiment senti la différence avec la forêt, surtout que je devais aussi essayer de gérer un peu ma vitesse (objectif 4’35 au kilo)

Du coup je me suis un peu concentré sur ma position, en jouant sur l’équilibre du buste qui comme en ski commande tout !

D’ailleurs n’hésitez pas à lire ce doc très intéressant sur la proprioception chez un autre fabricant de chaussures minimalistes, Terra plana (VIvoBarefoot EVO)

Il y a forcément un peu de parti-pris, mais ça reste très intéressant et à mon avis applicable à pas mal de sports (ski, télémark par exemple : et non, ne tourne pas avec les fesses..)

Pour revenir au running, les 20′ ont défilé assez vite. Le goudron est bien dur, mais j’ai pu apprécier le grip et la légèreté des Merrell pour garder le rythme ou relancer un peu dans les faux plats. Les mollets n’ont pas crié « stop », même si le gauche commençait à se faire remarquer : ils auraient pu tenir quelques kilomètres encore. Mais J’ai réussi à être raisonnable et à rechausser les Nike ;)

En plus, ils ne se sont pas trainé des courbatures pendant 3 jours grace à cette petite sortie.

Encore une fois, le retour de l’amorti est assez déstabilisant, j’étais comme gêné par un talon certe souple, mais très épais qui me forçait à atterrir dessus pour ensuite dérouler le pied sur un matelas de mousse instable !

Le bilan actuel en Trail Glove : 3 sorties – 17km – 1h33

A suivre…

Merrel Trail Glove : premières impressions

Après le craquage, de l’action et enfin un premier retour sur les merrell trail glove !

Mon expérience est pour le moment assez courte ; ce sera donc plus des « impressions » qu’une revue en détail mais les premières sensations sont déjà bien marquées.

D’un point de vue technique, la chaussure semble assez bien conçue, avec un mesh bien aéré, 4 petits millimètres d’amorti (mais zero drop !) et une semelle vibram très fine adhérente qui remonte bien devant pour faire office de pare-pierres.

J’ai dès le début pris le parti de les porter sans chaussette. Le confort est vraiment bon, l’intérieur est très doux. Comme beaucoup de tests l’on déjà décrit, la place pour les orteils est importante. Je n’ai par contre pas du tout été gêné par la forme de la voûte plantaire.

Il faut par contre faire attention au serrage, car le « chaussant » est très près du pied, surtout au niveau du coup de pied.

Du coté de la pointure, je dirais que ça taille un peu petit… Je chausse du 44 en ville et j’ai pris du 46 (12 us) comme pour mes autres chaussures de running (nike vomero et mizuno ascend) et cela semble pas mal, même si le bout n’est pas loin (point amplifié par l’absence de chaussette ? ) A voir sur des longues sorties (pas pour tout de suite…) en terrain accidenté pour valider d’éventuels effets sur mes petits orteils…

Je les ai portées 2 fois pour courir, et pendant quasiment toutes les journées de 2 week-end pour des balades, en forêt ou sur route.

Hors running, j’ai fait notamment une bonne ballade (environ 5km) avec les filles, elles en vélo. Cela représente une bonne séances de marche / sprints alternés…

En marchant, la semelle ne semble pas si fine au point de sentir le moindre gravillon, mais c’est très souple et agréable.

En course rapide, c’est hyper dynamique ! Le grip / griffé est excellent et lors des accélérations la foulée est naturellement très sur l’avant du pied. Pas besoin d’amorti.

On ressent parfaitement le terrain, mais il faut gérer les phases de ralentissement pour ne pas finir sur le talon.

Sur mes 2  « vraies » sorties running, j’ai commencé par un tour de 5km à allure régulière :

Je n’ai pas cherché à réfléchir avant de poser chaque pied ; naturellement, j’ai atterri sur le milieu du pied, à plat et peut-être un peu sur l’extérieur (enfin il me semble…) et bien sur sans douleur. Mon petit tour dans bois préau m’a amené principalement sur du bitume et un peu d’herbe.

Retour à la maison. Tout va bien. 3 jours de courbatures dans le bas des 2 mollets…

Pour la deuxième, je profite d’une sortie en endurance prévue dans mon plan pour aller en découdre en forêt !

Au menu, environ 1 heure, dont 20 minutes pour accéder à Saint Cucufa.

Je pars donc avec mes Mizuno aux pieds, mes Merrell aux mains. Et ça tombait plutôt bien car mercredi matin j’avais bien besoin de gants :)

Quatre kilomètres plus loin, c’est la pause, changement de chaussures et c’est reparti.

Les sensations sont vraiment excellentes, sans avoir besoin de me soucier de ma foulée, bien aidé par la souplesse du sol.

Tout se passe très bien. Je profite vraiment de la légèreté des Trail Glove ;

Au fil de la sortie (180m de D+/D-), pas vraiement de changement dans les montées ; dans les descentes je n’ai pas encore trouvé le « réglage » pour tout lacher mais ça viendra…

Le confort est excellent ; un seul gros caillou m’a surpris au milieu de la plante, mais sans conséquence. Bon, j’ai quand même réussi à taper le pied dans je ne sais quoi pour me retrouver à faire une jolie roulade dans un chemin, mais je m’en suis très bien sorti, surtout grace à mes chaussures de trail…. aux mains :)

Mais cela n’est malheureusement pas du aux chaussures minimalistes…

Au bout de 6 kilomètres il a fallu commencer à rentrer. Le retour sur le goudron m’oblige à avoir un peu plus d’attention sur la foulée et j’ai eut l’impression de me remettre « à plat ». Je pensais finir avec les Merrell mais mes mollets en ont décidé autrement malgré les petits 1500m restant.

Les courbatures arrivent vite, toujours en bas des mollets et je remets les Mizuno pour ne pas prendre de risque.

Et là c’est le choc !

Je ne sais plus courir, les pieds sont lourds, et le sol déformé, comme jonché de billes en mousses, instable, imprécis, mou.

Cette sensation étrange s’est atténuée au bout d’une petit kilomètre mais reste très surprenante !

à suivre… surement la semaine prochaine. En attendant j’ai encore des courbatures 3 jours après…

Vélotaf + Garmin + Nutella

Le sportif qui tient un blog est en général un peu geek sur les bords. Et le geek, en général il aime les gadget, les comparatifs, les bilans, les chiffres. Et je ne fais pas tellement exception à la règle…

Je cours assez régulièrement, mais profite aussi de mon court trajet boulot-dodo pour remplacer la moto par le vélotaf. L’objectif est principalement de faire un peu tourner les jambes les jours où je ne cours pas, en sortant le vélo a minima une fois par semaine.
Pour de vraies améliorations sur le plan sportif, ça reste trop court (10 km aller-retour).
Mais revenons au geek. J’utilise en général mon mobile avec l’application runkeeper ou mytracks pour garder une trace de tout ça.
C’est très pratique pour compter le kilométrage mensuel (ou me rendre à l’évidence que je n’ai pris le vélo que 7 jours depuis le début de l’année, dont zéro en février…)

Et la semaine dernière, j’ai poussé le vice à prendre mon garmin en guise de gps, accompagné de la ceinture cardio ; pour voir…

Le bilan est donc très simple : 5,5km l’aller en un peu moins de 20min ; 17 à 20 km/h et 118 bpm… soit pour un aller retour : 6 cuillères de Nutella !

velotaf-logo.jpg plus.jpg garmin.jpg = 6 x nutella.jpg

Moralité, plus tu pédales, plus tu manges du Nutella :)

Running Minimaliste

La course à pied, ça fait mal.

Aux genoux, aux chevilles, au dos. C’est pas bon pour votre corps car c’est un sport qui occasionne de nombreux impacts sur l’ensemble de votre corps.

Je viens donc de m’équiper, en complément de mes running classiques, (Nike air Vomero et Mizuno Ascend), d’une paire de chaussures dites minimalistes ; leur semelle est sans aucun amorti, plate comme une planche !

Dans cette catégorie de chaussures, les plus connues (et premières arrivées sur la marché (?) ont été crées par un fabricant de semelles bien connu des montagnards : Vibram. Elles sont surtout connues pour leur look particulier de « gants de doigts » : les Five Fingers : Vibram Five Fingers

Je suis d’ailleurs passé à 2 doigts (de pieds…) de m’en acheter une paire à la fin de l’été dernier. Mais c’était la fin de l’été (donc bientôt la pluie) et surtout j’étais en pleine prépa « SaintéLyon » et j’avais un doute sur la compatibilité des Five fingers avec mes sentiers forestiers et bandolais ;) (même si le modèle KSO, orienté « trail » semble fait pour)

Cette année, avec le retour des beaux jours, l’offre de chaussures minimalistes commence à s’étendre avec l’arrivée des « grandes marques ». Mon choix s’est porté sur les Merrell Trail Glove ; le design me plaisait, elles ont plutôt bonne presse ;)

Je les ai trouvées au vieux campeur, qui faute de vendeur formé au produit… dispose de toutes les tailles, mais uniquement dans cette jolie couleur :

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A l’essai et en marchant avec, c’est très confortable (avec ou sans chaussette), très souple et très léger (la moitié de mes Nike) mais avec une semelle pas si fine que ça si on veut sentier le moindre gravillon par exemple (mais en courant c’est pas pareil…) Les premières sensations sont très sympathiques. J’ai même profité de la belle journée de samedi pour « courir » avec après les filles en guise de rodage.

Pour la suite, et de vraies impression de course, il faudra patienter un peu…

En attendant, la théorie veut qu’avec cet équipement, la foulée se modifie et redevienne naturelle. On ne pose plus le talon en premier mais quasiment l’ensemble du pied, à plat, afin d’utiliser comme amortisseur l’ensemble de la jambe plutôt qu’un coussinet de gel, d’air ou tout autre matériau qui ferait de son mieux pour filtrer les chocs.

N’hésitez pas à lire cet article et ceux qui y sont directement liés si vous voulez en savoir plus !

De mon coté, je ne pense pas gagner 1 minute au kilo (enfin pas que grace à ça…), mais surtout à travailler mes sensations, la proprioception, ma foulée et ma curiosité ;)