Brèves de SaintExpress

Flashback sur la SaintExpress 2010 à J-9 avant la Saintélyon 2011 !

Toute la runnosphère psychotte s’affûte et essaye de faire du jus sans trop gamberger. Pas sur que ça marche…

Alors en attendant je vous livre de manière un peu désordonnée quelques bribes de ma SaintExpress de l’année dernière. ça fera peut-être tomber la pression…

Palais des sports de Gerland – 4h50 – je suis allongé sur le sol. Je vois des milliers d’étoiles briller au plafond. A moins que ce ne soient mes yeux qui brillent. Je suis cuit. Je suis bien.

Kilomètre 33 – Ravitaillement de Beaunant. Je  tends ma tasse vers le gentil bénévole pour un sirop de citron. Il me prévient… « attention il est bien frappé » avant de casser la couche de glace qui s’est formée au sommet du pichet.

Saint Etienne – 23h – J’ai froid. il fait -8°C. Je monte dans les bus avec mon paquetage qui sera emporté à Lyon. ça chambre encore un peu mais la tension est bien perceptible dans le ton des voix… Dehors tout est blanc et on ne sait pas trop ce qui nous attend.

4h15 – déjà 2km que nous courons sur les quais de Saône complètement gelés, prenant chacun notre tour la tête pour se motiver – Mag me lance un « p’tit gars on vient de se faire un marathon » – je crois que j’ai simplement répondu en prenant mon relais… « ouais, c’est bon avance maintenant ».

Moins de 3km de course – fin de la montée par la route en guise d’échauffement. On plonge dans un chemin enneigé. Je passe aussitôt par la poudre et les bas cotés pour doubler quelques « parigots » en train de chaîner.

Marjon – ça descend régulièrement sur la neige. je patiente un peu derrière un concurrent qui semble bloqué. il s’écarte avec un « allez-y, en plus vous éclairez plus loin que moi ». Je ne le reverrais plus.

Sainte Catherine – Minuit moins 10 – je sors de la tente qui héberge le ravitaillement pour aller me placer sur la ligne de départ. Il n’y a pas tant de monde. Il y a de le neige de partout. beaucoup de neige. C’est beau. Il doit faire -10°C mais je n’ai pas froid.

Lyon – 4h47 – je passe la ligne avec Mag. C’est fini. A bon ? Cool ! On l’a fait ! On reviendra ? Faut que je réfléchisse…


Marseille Cassis 2011

Quatre semaines après la course, deux avant la SaintéLyon… voilà mon retour sur cette grande classique, pour un gros week-end entre potes et par un temps idéal !

C’est vrai qu’en ce moment je manque un peu de temps pour rédiger, que l’entrainement me prend beaucoup de temps et d’énergie. J’ai donc copié-coller pas mal de mots que j’avais déjà écrit sur dailymile.

Il y a quelques images qui traînent dans mon mobile (que je n’avais pas en course)… avant à jouer les sardines dans le métro, et après pour une bonne récup dans la tente du boulot :)

L'autre Marseille-Cassis  Sardines de marseillaises  la récup'

Je suis arrivé en pas trop mauvaise forme à Marseille en ayant coupé un peu, sans préparation très spécifique mais avec de belles séances de côtes avant Paris-Versailles. L’objectif principal arrive plus tard dans l’année, mais j’avais quand même à coeur de battre mon temps de l’année dernière (cela me semblait acquis) et de tout donner pour aller attraper un chrono d’1h35.

En quelques mots, la Gineste se mérite toujours, la vue sur la mer depuis le plateau de Carpiagne vaut vraiment le coup et la descente passée toujours à fond martyrise les cuisses pour 4 jours !

Ici pas de courbatures, mais de bonnes douleurs dans les quadri dont les fibres musculaires se sont brisées sous les chocs dans la descente.

Mais elles se reconstruisent encore plus fortes. C’est toujours ça de pris pour la Saintélyon.

L’objectif n’est donc pas atteint, mais comme je sais où j’ai perdu du temps c’est moins grave…et les sensations en course ont été très bonnes.

Sans les aléas qui font partie de la course je n’avais de toutes façons pas beaucoup de marge sur ce 1h35 ;)

Le gros problème vient du monde et de l’absence de SAS (ou du moins pas pour moi ; je crois qu’il faut une perf en moins de 1h30 sur semi) et du monde qui en découle (ravitos, et sur TOUT le parcours.) c’est usant…

Côte chrono, je gagne 1km/h par rapport à 2010 et 8′ Voilà une autre progression ;)

D’un point de vue « minimaliste » je me suis vue talonner assez fortement 2 ou 3 fois dans la descente sans conséquence (les saucony mirages sont « amorties »). C’est surement car je cherche à augmenter la foulée (plutôt que la fréquence) pour gagner du temps…

C’est un point qu’il faudra que je travaille. Peut-être en arrêtant complètement ce genre de chaussure intermédiaire pour ne plus avoir le choix. On verra en 2012…

En attendant j’ai un nouveau diplôme :)

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