Ardéchois me voilà !

Après avoir repris un peu de vitesse dans les 3 premiers mois de l’année, mon premier objectif trail approche : le Trail Ardéchois. Je serais au départ de la version « moyenne » avec 57km et 2400m de dénivelé positif ; c’est le même format que le Nivolet Revard de l’année dernière. Pas de surenchère donc, mais un parcours de moyenne montagne qui a l’air très sympa pour confirmer tranquillement mes sensations précédentes sur cette durée d’effort, avant peut-être cette année d’aller un peu plus loin. (on me souffle quand même dans l’oreillette qu’un projet au rapport distance / dénivelé un peu moins roulant serait dans les cartons pour fin juin du coté de Thônes).

Honnêtement j’ai surtout choisi cette course en fonction du planning des copains… Je retrouverai donc L’amiricoré, RunOnline, et Runmygeek (mais quels noms bizarres !) pour j’en suis sur, encore une belle  journée de course à pied ;)

Et pour revenir au plan d’entrainement… après les Cabornis (qui faisait suite à un plan « spécial 10k »…), j’ai pris une semaine de « récup active » avant d’attaquer les choses sérieuses :

  • piscine
  • repos – vélotaf
  • repos – vélotaf
  • footing
  • piste – 2x7x200 @ 105%
  • footing cool – 1h50 en bords de Seine

Je pars sur 4 semaines de charge (avec 6 séances) et 2 d’affûtage ; Il y a un jour de repos le samedi, et le footing du jeudi est en « option » en cas de coup de pompe.

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Trail des Cabornis 2013 : récit

Dimanche 10 mars, 9h. Après un bref échauffement, je suis en place avec Mag à quelques mètres de la ligne de départ de la 10ième édition du trail des Cabornis, à Chasselay dans les monts d’Or au dessus de Lyon.

Ce trail propose 3 distances : un 10 kilomètres (D+ 500m) et un 25  / 40 (1200m / 2200), et un plateau rempli de stars (Céline Lafaye, Cathy Dubois, Julien Chorier, Tom Lorblanchet et Arthur Baldur). Bref, c’est pas gagné pour mon top 10 !

La version « courte » part à 9h30 mais le 25 (qui en faisait 22 à l’inscription, 26 la semaine avant la course et 27 le jour J…) et le 40 partagent le départ et une bonne partie du parcours avant de se séparer au ravitaillement au 17ième kilomètre. Le parcours change tous les ans et est gardé secret par l’organisation. C’est donc le matin même que l’on découvre le profil façon « montagnes russes ». Comme on s’en doutait un peu, ça va monter et descendre tout le temps, sans un instant de répis, et avec quelques passages un peu « piquants » (cf. ce segment strava : 1km à 15%). On passera par le Mont Thoux, le mont Verdun… les villages typiques des Mont d’or et les vignes. Le parcours est vraiment superbe, avec de beaux points de vue, des sentiers pas trop techniques mais pas trop roulant non plus.

cabornis-profil

A la différence de la semaine dernière, je n’ai pas vraiment de pression. Le premier objectif de ma « saison » est derrière moi et je suis là pour prendre un max de plaisir dans les sentiers, mais pour y aller à fond tout de même ;)

cabornis-depart Mag à l’air moyennement serein sur la photo… Deux autres potes sont là : Fabrice que l’on a récupéré un peu plus tôt ce matin, est un peu plus loin à attendre son tour (pour prendre son pied sur le 10k) et L’ami Ricoré qui attend surement planqué quelque dans le peloton pour prendre sa claque sur le 40). Il y a aussi Jean-Charles en local de l’étape qui reprend prudemment le trail après le ski de rando cet hiver et avant la maxi-race en relais début mai.

 

Pan !

C’est parti pour un petit tour dans les rues de Chasselay. On est déjà en faux plat quand une mobylette me tape dans l’R : c’est Michaël, pas entraîné, pas sur de pouvoir boucler le 40 qui nous rattrape déjà motivé comme jamais. On attrape sa roue mais il semble déjà bien rapide.

Pourtant j’ai bien l’impression que notre départ n’est pas tellement lent ; peut-être même pas tellement raisonnable. Le cardio boosté par le stress du départ et l’allure est déjà sur un bon 90% (il ne descendra pas vraiment…) et je ne suis vraiment pas confiant sur ma capacité à tenir ce niveau d’effort sur la distance. Mais c’est ma première expérience sur un trail court ; et ça passe ou ça casse ;)

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A Fine Line : payer 7€ pour télécharger un film sur un mec qui court ?

Les vacances d’hiver touchent à leur fin pour nous les parisiens ; la neige fait un petit, mais fulgurant come back à quelques jours du printemps, mais il est encore temps de vous parler de montagne, de ski…

A fine Line, c’est le premier film de la saga « Summits of my life » de Kilian Jornet. Je vous laisse lire la présentation officielle, mais en résumé, après avoir tout gagné en trail running et en ski alpi, Kilian s’est construit un plan de bataille pour gravir le plus vite possible les plus haut sommet, pour finalement l’amener au sommet de l’Everest. Alors, est ce qu’il faut dépenser 7€ pour télécharger un film sur un mec qui court dans la montagne ?

Oui. Sans aucune ambiguïté. Mais attention, si comme moi vous avez connu l’auteur grâce à ses exploits sur l’UTMB, ne vous attendez pas à ne voir que des images de course, des conseils sur l’entrainement ou le dernier truc s-lab qui vous fera gagner quelques secondes… A fine line, c’est un beau film de montagne, sur l’aventure en montagne et les hommes.

A Fine Line

Les images (réalisées par Sébastien Montaz-Rosset, à qui on doit aussi la Kilian’s Quest) sont superbes, la musique vous prend aux tripes, surtout quand on connait le drame qui a touché ce premier film.

J’avais ce billet en tête depuis quelques temps. J’ai revu le film plusieurs fois, avec toujours autant de plaisir. Mais hier soir l’article de Wider Mag a un peu fait remonter le sujet « montagne » et je ne peux m’empêcher de faire le lien avec la quête dans laquelle il s’est lancé. On y apprend que 2 des 4 alpinistes qui ont tenté l’ascension du Broad Peak (qui n’avait jamais été gravis en hiver) dans le massif de l’Himalaya ne redescendrons pas. Plus généralement, Il me semble que le taux de mortalité de l’Everest est autours de 50%….

Alors oui la montagne est belle, attirante, mais cet attrait des hauts sommets (surement un peu comme celui des profondeurs) arrive finalement à me dépasser. C’est du suicide. Pourtant il y a tout pour plaire, attirer. Je me souviens avoir dévoré des numéros de la revue Vertical, qui bien avant les blogs et les sites internet, proposait les récits des premières sur des faces toujours plus raides et glacées, les détails techniques, les gens. C’était passionnant. Mais il y avait déjà des « accidents », des gens qui ne revenaient pas. C’était triste mais presque normal. Peut-être que cela fait partie de la légende de la montagne. Mais je n’y crois plus. Je retourne au CR de ma course dans les fôrêts des Mont d’Or… Il y a du suspense, des émotions, mais c’est quand même moins dangereux. Je me dois me faire vieux…

10km de Rueil : un record et de l’expérience

Un trajet en TGV pour aller sur une course du côté de Lyon, c’est peut être le moment idéal pour finir le récit de mon 10km de Rueil…? J’ai franchement hâte de me retrouver au départ, surtout pour revoir les « copains qui courent » : Fabrice qui fait une escale juste pour courir les Cabornis, et mes 2 compères finishers de Saintlyon : Mag et Michaël !

Mais revenons à cette dernière course. Organisée dans le cadre du semi marathon des Lions de Rueil Malmaison, elle permet à ceux qui veulent profiter d’un superbe (et quand même bien roulant) parcours au calme pour faire le point à 5 semaine du Marathon de Paris. Loin des 30 000 personnes qui ont pris le départ à Vincennes, 700 coureurs ont fait le 10km et 2000 le semi.
Cette année l’organisation est restée au top pour l’accueil, le balisage ou les ravitaillements, mais a permis en plus aux participants de profiter d’un parcours des plus beaux quartiers, en allant des bords de Seine au parc de la Malmaison ou de bois Préau, puis dans le centre ville. Je ne ferai pas plus de pub (enfin si, juste pour dire que tous les bénéfices de la course sont reversés à une association !) pour préserver la tranquillité des riverains… Mais je n’échangerai pas mon dossard contre un mur pour le semi de paris qui a lieu en même temps;)

Le dimanche matin, la Runnosphère est là. Et comme à Paris les records vont tomber. Je croise Jean-Alex mais loupe l’homme en rose : the pink runner.

après un échauffement en vélo puis quelques tours de stade un peu rapide, j’arrive (presque en retard) sur la ligne de départ avec un peu de pression pour cette première course de l’année.

Cela fait en effet quasiment 2 ans que je n’ai pas fait de 10 km. J’avais très envie de prendre marques sur cette distance et de faire tomber la barrière des 40′. Les quelques séances de 2000m à 3’55 pendant la préparation de cet hiver m’avaient bien fait sentir que j’avais ce temps dans les jambes, mais les sorties longues et lentes étaient passées par là, tout comme la grippe…
Mais je suis quand même content du plan que je me suis construit, bien « fignolé » lors des moments de doute par Jean-Christophe et Olivier que je tiens vraiment à remercier pour leurs conseils !

Il fait frais. Le soleil brille dans un grand ciel bleu. Au coup de pistolet, la stratégie est simple : avaler les 4km de plat des bords de Seine vers 4’/km sans se griller (et donc être régulier dans l’allure ; maxi 4’05 sans passer sous les 4’00) pour aborder la montée (environ 600m à 6-8%) au train, et reprendre le temps perdu dans la descente avant de relancer le bon rythme sur le plat pour l’emballement final.

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Trois 0 drop en test : NewBalance MR00

Après la petite ballerine Hattori, place à quelque chose de nettement plus ferme, mais tout aussi léger : la NewBalance Minimus Road 00 ou MR00

C’est une chaussure que je vous avais déjà présenté (clic), mais un petit rappel des spec ne fera pas de mal ;)

  • 0 drop – forcément
  • 180g (officiellement). 200g pour mon 46 fillette. Il n’y a pas beaucoup plus léger sur le marché, même s’il y a surement du poids à gagner ailleurs que sur mes pieds…
  • 12mm d’épaisseur de semelle (15mm pour la Saucony). Mais le matériaux est très différent. Ici nous avons à faire au Revlite qui est beaucoup plus ferme. Elle possède également des plots de renforts en vibram, plus durs, sur les point d’usure qui « rigidifient » un peu plus la semelle. (et augmente la durabilité. Elles sont en parfait état après 300km et très peu usées. Beaucoup moins que les Saucony ou les Levitas)
  • Le mesh est très aéré et assez extensible, renforcé par endroits par des bandes rigides collées (et réfléchissante). Cela permet de rester léger tout en tenant un peu le pied. Fred Brossard trouve que ces bandes pénalisent l’écartement de la chaussure au niveau des orteils ; qu’elle manque de largeur de « toe box ». Je ne suis pas d’accord. Où alors le chaussant NewBalance a été fait pour mon pied. Pour moi elle est correctement ajustés, mais suffisamment souple pour s’écarte et ne pas gêner l’écartement des orteils à la pose du pied (qui participe à l’amorti naturel)
  • Le système de la!age et la languette asymétrique permet encore de gagner du poids sans dégrader le confort

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