Suunto Ambit 2 et Ambit 2S : l’embarras du choix…

Ceux qui me suivent sur Facebook savent que mon fidèle compagnon d’entrainement à rendu l’ame. (il ne s’allume que posé sur son socle USB)

Après 5 ans de vtt, trail, course, des chutes (le système rapide pour le passer du vélo au bracelet de montre libère la montre en cas de choc : je l’ai perdu une fois lors d’un Marseille-Cassis en passant un peu trop près d’un coureur. il est tombé par terre et s’est éteint. Je l’ai rallumé aussitôt et il est reparti comme si de rien n’était…)

Mais finalement ce petit boitier en plastique, il n’est pas « build to last », mais il reste bien solide ;)

Surtout qu’à l’époque, pour le prix (130€ en fin de vie après la sortie du 310) il offrait plus que l’essentiel pour s’entrainer, arpenter les sentiers :

  • 8h d’autonomie
  • un grand écran
  • la possibilité de programmer des séances avec « alarmes » pour respecter une FC ou une allure pendant une distance ou une durée
  • le suivi de trace (un parcours trouvé sur internet par exemple)
  • une fonction « retour au point de départ » en sens inverse (et pas directement, à vol d’oiseau)

 

Voilà donc le minimum dont j’ai besoin, avec une attention particulière à l’autonomie ces derniers temps (8h ça fait court…), et à la possibilité de programmer des séances (dernièrement : 2x (14’@85 + 14’@80) % FCR  ou  3k@5′ + 3k@4’40  ou un simple 10x150m en côte)

Pour revenir aux nouveautés du moment, je ne les passerais pas tout de suite au peigne fin. Le boulot est déjà bien fait avec une très bonne synthèse chez Terre de Trail et une montagne de détails chez DCRainmaker.com

Mais grace à la Runnosphère, j’aurai la chance de pouvoir faire un vrai test très prochainement…

D’ici là, un tableau comparatif :

 

Tableau comparatif Ambit - Ambit 2 - Ambit 2S
Tableau comparatif Ambit – Ambit 2 – Ambit 2S

 

L’Ambit 2S semble un bon compromis . Il va manquer l’alti baro pour connaitre la vitesse ascensionnelle en trail (on doit pouvoir obtenir une bonne estimation avec l’alti gps) mais l’option « 25h » d’autonomie est une bonne idée (15h sur la garmin 310, 20h pour la 910), et on peut en plus nager sans compter ses longueurs.

L’Ambit 2 est la rolls rolex du coureur / raideur / traileur / traithlète / montagnard. Il me la faut ! Ou pas…

 

Mais il y a quand même quelques trucs qui m’embêtent fortement…

  • Greg m’a preté son Ambit le temps de faire mon choix. J’ai pas adoré, mais presque. Confort d’utilisation, solidité apparente (les boutons par exemple), facilité…
  • le prix. Surtout pour l’Ambit 2 à 500€ avec l’excellente ceinture cardio. Ok c’est pas du « made in china » (Suunto conçoit et fabrique en Finlande), mais pour rappel la concurrence passe doucement mais surement sous les 400€ (Garmin 910xt) ou approche les 250 pour les Garmin 310 / Polar RC3. Le positionnement premium de Suunto est bien marqué
  • la programmation des séances : avec la dernière mise à jour de Movescount (la partie web qui permet d’exploiter les données des montres, les paramétrer) Suunto nous promet d’accéder à plein de réglages, des alertes, des « conditions » via les APPS pour faire quasiment ce que l’on veut de notre jouet.

Sauf que le truc est globalement inaccessible. Je ne comprends pas comment Suunto peut laisser ça dans les mains du grand public. Déjà que ce grand public ne sait généralement pas programmer sa séance avec une interface « clicable » comme le propose garmin connect…

Il y aura surement des Apps type (6×1000, etc…) qui seront proposées par la communauté, mais même pour l’adapter à sa propre vitesse cible il faut passer par le code.

Vous ne voyez pas ce que je veux dire ?

Alors voilà ce qu’il faut actuellement faire avant d’aller courir 2km  une allure définie :

/* While in sport mode do this once per second */
RESULT=0;
if (SUUNTO_DISTANCE > 0 && SUUNTO_DISTANCE < 2){
RESULT = ((SUUNTO_PACE – 6) / SUUNTO_PACE) * 100;
}

Alors Monsieur Suunto, au boulot !

Matériel obligatoire pour tous les trails ?

Météo Trail Ardéchois 2013
Météo Trail Ardéchois 2013

Me retour de l’Ardéchois, content de retrouver un endroit chaud et sec…

Pas de compte rendu pour l’instant ; je fini de digérer. Juste un bon coup de coup de gueule pour tous ceux qui partent en touriste, à moitié à poil pour plusieurs heures dans les sentiers.

Alors oui, nous sommes fin avril, c’est le printemps et en plus l’Ardèche, c’est déjà le sud de la France. Mais la météo humide pourrie était annoncée depuis plusieurs jours, et le parcours passait 2 fois à plus de 1000m. Peut-être que ce n’est que de la moyenne montagne, qu’il y a une (très bonne) organisation qui veille, mais ce n’est pas une raison pour faire n’importe quoi en partant les mains dans les poches !

Un accident ou un gros coup de mou peut toujours arriver. La course à pied est un sport très actif. On a vite chaud, on transpire et il ne faut surtout pas trop s’habiller pour rester performant… Mais il faut au moins protéger les extrémités, enfiler une couche supplémentaire si les températures baissent, et pouvoir prévenir les secours si besoin.

Cela vous semble évident ? Et pourtant…

 

Kilomètre 24

Je rattrape un coureur qui marche (sur le plat). Salut. ça va ? Bof, j’ai mal à la cuisse. Il s’est surement claqué et continue d’avancer, se transformant petit à petit en zombie. Je lui demande s’il va bien, s’il n’a pas une couverture pour « s’emballer » le temps de rejoindre un poste de secours.

Mais non. Rien. Un porte bidon et en tee-shirt, short, pas de gant ni bonnet, pas de couverture de survie, pas de téléphone. Je lui propose de prendre celle qui est dans mon sac ; Il a même pas pu la déballer tellement ses mains étaient gonflées, tremblantes et engourdies. On venait de croiser une route avec des bénévoles, surement 1km avant. Il avait oublié, plus très lucide avec la fatigue et le froid. Heureusement il ne me faut pas grand chose pour le convaincre de faire demi-tour et  se mettre au chaud dans une voiture. Cela m’a semblé lui remonté un peu le moral…

 

Kilomètre 32.

Juste après la bifurcation entre le 34 et le 57. En bas d’une belle descente patinoire de boue à 15%, j’entends des hurlements entre deux « vous avez un téléphone ? vous avez un téléphone ? » 

Le concurrent 1035 est allongé dans la boue, la clavicule en vrac. Aux cris qu’il poussait, il devait franchement souffrir !

Une personne est avec lui mais ne le connait pas. J’appelle le 112, qui me mets rapidement en relation avec les pompiers pour décrire l’accident et notre localisation. (note de geek : sur le coup j’ai pas pensé à donner ma position gps grace à ma montre…)

Cela prend plus de 4′. Je commence à avoir froid. Il neige à cette hauteur et plus bas il pleut sans discontinué. Le gars est bien mal ; ça s’entend. Et lui aussi est « à poil » sans rien. Pas de couverture ni téléphone, pas de vêtement sec. Alors imaginez le temps d’attendre les secours dans ces chemins…

Finalement, un autre coureur, (un pompier super sympa avec qui j’ai partagé presque tout la fin de course) s’en inquiète un peu et essaye de lui faire prendre une meilleure position pour le soulager mais il ne peut même pas marcher. On fini par l’emballer dans les 2 couvertures de survie que d’autres coureurs lui ont laissé, en nous assurant qu’il tiendra le coup. Mais que les minutes ont dues être longues pour lui…

 

Alors la prochaine fois, sans transporter toute la pharmacie (mais pourquoi pas des pansements, une bande et des antidouleurs), on met dans son sac une épaisseur supplémentaire, un buff (pour faire bonnet par exemple) des gants, une couverture de survie,  et de quoi prevenir les secours !

De mon coté, j’avais aussi un sur-pantalon de pluie, pris au cas où je dois marcher et me refroidir, un buff vite enfilé (avec la chute des températures due à l’altitude, au vent) Mais il me manquait le tee-shirt sec (dont heureusement je n’ ai pas eu besoin) et j’ai transformé mes manchettes en gants. ça n’arrivera plus !

Mais du coup le matos obligatoire pour un trail, c’est une bonne idée non ?

 

Du Barathon au Marathon

J-4 avant le marathon de Paris. L’heure est au régime pâtes / riz pâtes / riz pour tous les prétendants aux 42,195km mais il est encore temps de prendre quelques précieux conseils avec cette infographie réalisée par Zalando. Les petites anecdotes historiques sont sympathiques.

Bon pour les bières, je pense qu’il vaut quand même mieux attendre de passer la ligne pour les boire ; et la « dose » prescrite est valable pour quelqu’un qui boucle la course en 3h. Ce qui est bien, c’est que plus tu cours, plus tu peux en boire… Je vous raconte pas l’état des foies des coureurs d’ultra ;)

du barathon au marathon

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