10km de l’équipe

Manger du bitume pour mieux manger des cailloux ?

J’y crois beaucoup. A part peut-être pour les longs ultra le travail de vitesse, de soutien de haut % de vma est un élément essentiel de la préparation pour les trails. Et puis cette chasse au chrono, je l’aime quand même beaucoup ;)

Mais place à un retour rapide sur une course non prévue dans le planning initial, mais sur une invitation difficilement refusable. Me voilà place du Châtelet avec les copains de la Runnosphère pour ces 10km de l’équipe. Mon précédent chrono avait été réalisé après un bon plan spécifique, mais j’avais ensuite délaissé la route pour les sentiers afin de préparer le trail ardéchois. Il s’en était suivi 2 semaines de plage,  et d’une plus sérieuse qui se conclue ce soir !

10kmlequipe-ambit

Pourtant, j’avais à coeur de confirmer mon chrono sous les 40′ obtenu à Rueil début mars, et j’espérais même que ma « prépa trail » porterait quelques fruits en dehors de son objectif initial… Je suis donc parti avec l’envie d’approcher un peu les 38’59, mais sans prépa spécifique 10k je suis quand même bien content !

Mon Départ a peut-être un été poil trop géré, très perturbé par mon accéléromètre pas bien réglé en fonction de mes chaussures actuelles (l’ambit bippait 200m avant les marques et 10.3km au total). Mais la courbe cardio montre une progressivité, régulière dans l’effort, avec une vitesse en hausse à chaque kilo quel que soit le sens des faux plats ;) J’ai essayé d’accélérer un kilomètre plus tôt que la dernière fois, après le panneau 6.

Celui du 7ième pas si mal passé, et bien boosté par Philippe, photographe malgré lui, (des photos de la course sont sur son blog – clic !),  à qui je dois ce joli souvenir !

10klequipe-jahom

Continuer la lecture de « 10km de l’équipe »

Elliptigo, le vélo qui court ?

A l’occasion de son lancement en France, j’ai pu tester grâce à l’agence BernasCom un drôle d’engin roulant : l’Elliptigo.

C’était sympa. il faisait beau, il y avait Greg et Bastien pour se tirer la bourre, discuter et les petits fours étaient très bons ;)

Mais revenons au sport…
Elliptigo est, comme son nom le laisse supposer, un vélo elliptique, mais d’extérieur. Une des idées de base, c’est que faire de l’elliptique, c’est bien (travail cardio, cuisses, et les bras), mais quand on aime être dehors pour faire du sport, il y a mieux.
En plus le mouvement qui permet le déplacement se veut proche de la course à pied, mais sans choc. Certains blessés pourront donc reprendre le sport plus vite. Et pour les autres, est-ce que ce serait le outil pour l’entrainement croisé ? Le bon moyen de faire plus de volume sans se blesser, ou de compléter sa préparation en faisant travailler ses muscles différemment ?
Surement !
Elliptigo en test
Elliptigo en test

 

Elliptigo
Elliptigo facile…

 

Techniquement, l’engin est « volumineux », très encombrant même, malgré ses petites roues de 20″. On nous annonce que c’est léger, et dans le même temps qu’il pèse 19kg (!)
Le « cadre » semble bien solide ; la finition est bonne mais sans plus ; j’ai trouvé l’équipement un peu juste par rapport au prix (freins, ajustement du guidon, système de glissière elliptique) il faudra surveiller la tenue dans le temps des composants… et ne pas oublier que c’est pour l’instant de la petite série qui ne peut pas bénéficier d’effets de volumes pour baisser le prix.
On s’installe sur 2 grandes « pédales » qui sont reliées à un pédalier par des bras (en alu ou carbone pour le haut de gamme). La transmission finale est assurée par une chaîne sur un moyeu Alfine pour des changements de vitesses sans souci. J’ai juste un doute sur la durée de vie du système de glissières qui permet le mouvement « elliptique ».
L’arrière avec le pédalier sera fiable, mais l’avant fait appel à des bagues prises dans une glissière (en téflon ?) qui sont un peu bruyantes (en comparaison avec un vélo de route par exemple) La concurrence StreetStepper  m’inspire plus confiance d’un point de vue mécanique, même si le mouvement n’est pas le même (le haut du corps ne travaillera a priori pas) Mais certains ont quasiment fait le tour de l’Europe avec un Elliptigo, ça doit donc être solide ;)
La prise en main est quasi immédiate, même si le geste n’a, selon moi, rien à voir avec la course. Cela ressemble peut-être plus au ski de fond. Et on sent que ça fait quand même travailler les jambes et le cardio.
Sur le plat c’est vraiment sympa et on prend vite une bonne vitesse de croisière. On est au dessus des piétons, de la circulation (vélos, autos) pour mieux profiter du paysage, anticiper la circulation. Une fois lancé, ça roule assez bien, avec une sensation de glisse et de confort grâce à la position « debout ».
On se verrait bien cruizer sur une longue ligne droite en bord de mer, bien plus rapidement qu’en courant, à effort équivalent !
Notre parcours de test nous a fait prendre un rue en montée. Là il faut « mouliner » et on doit monter moins vite qu’un vélo mais ça passe sans problème.
Dans la descente, pas d’instabilité en ligne droite (l’empattement long aide surement beaucoup)
elliptigo
elliptigo

A la fin de ce petit test, (j’étais assez enthousiaste avant, très curieux), ce n’est peut-être pas le truc que j’achèterai. C’est une alternative vraiment sympa, mais pour l’investissement (à partir de 1800€), je prendrai un vrai vélo qui sera vraiment polyvalent, moins encombrant, plus pratique…Et en vélo on peut aussi bien se chauffer les cuisses. et pour la course, cela ne remplacera pas une bonne séance de côtes (travail des appuis par ex…)

Il trouvera par contre surement sa place auprès des loueurs, dans les zones touristiques et planes (je me verrai bien faire le tour des pistes cyclables du cap ferret avec…) ou l’on appréciera le mélange d’effort physique et de sensation de vitesse ou la facilité de prise en main.
Vous trouverez les infos détaillées sur le site du fabricant (http://www.elliptigo.com/) et toutes les dernières news sur la page Facebook française https://www.facebook.com/ElliptigoFrance
Enfin je ne peux pas conclure sans faire la promo de la vidéo de Bastien. Si le gilet jaune fluo est utile, il parait que même  Karl m’envie mon polo à rayures roses…

Un coup d’avance

Vous l’avez sans doute remarqué, je cours de façon assez organisée (c’est toujours ça de rangé…) Mais pour mettre en place cette « structure »,il faut un commencement, une fin, et de quoi remplir ce qu’il y a au milieu. Vous me suivez ?

Non ? Bon…C’est un peu comme un cercle vicieux vertueux. Le commencement vient très souvent de vous : les potes qui lancent des défis, les lecteurs qui soumettent de bonnes idées, les bloggeurs qui écrivent de superbes récits ou publient des photos de paysage de course. Cette première étape fixe en général rapidement la dernière, avec la date de l’événement.

Ensuite il faut remplir l’espace temps entre ces deux moments. Pour ça, rien de bien compliqué. Il y a des plans d’entrainement gratuits plein le web. Mais c’est quand même beaucoup plus rigolo (et plus souple aussi…) quand je les fais moi même ;)

Mais je me suis surtout aperçu qu’une fois passée la (difficile) phase de planification, c’est beaucoup plus fluide. Bien sur il y a des ajustements de dernière minute, des décalages de séances, mais en général tout roule presque comme sur des roulettes. Les phases de montée en charge s’enchainent, séparées par des périodes plus cool. D’ailleurs en ce moment je suis en plein relâchement. Elle sera suivi de 3 semaines de prépa typée trail, puis de 2 plus tranquilles à faire du jus avant le trail des passerelles du Monteynard. Ensuite je prendrai 2 semaines off, avant d’attaquer le gros morceau de cette fin d’année : 9 semaines de plan marathon (de Lyon), 2 de repos avant les 7 pour la SaintéLyon. Facile non ?

Alors que le cœur de ma prochaine phase ne commence que la semaine prochaine, j’ai passé la moitié de mon dernier footing à penser à la suivante, commencer à imaginer un peu plus précisément les détails des séances, leur enchaînement ; complètement détaché de l’objectif le plus proche. Bref, à essayer de prendre un coup d’avance ;)

Et vous ? Vous êtes plutôt un as du mauvais plan ? Concentré sur un seul objectif annuel qui vous obsède, ou une dans planification complète de votre saison ?

uncoupdavance

Merrell Mix Master 2

Doucement, mais surement, Merrell s’installe dans les armoires des coureurs. Après s’être mêlé aux précurseurs du le running (je très) minimaliste avec la Trail Glove et ses nombreuses déclinaisons, la marque américaine élargie progressivement sa gamme, toujours très orientée outdoor, (et pas que trail) où elle profitera surement de son image de marque et de son expérience de la rando…

Dans ce test, c’est la Mix Master 2 qui sera passée à la moulinette. Si aucune chaussure n’a été maltraité dans Saint Cucufa (quoique, le crampon arrière gauche…) après presque 200km, je pense avoir fait le tour de cette chaussure de trail légère.
Cette paire m’a été fournie gracieusement Merrell par l’intermédiaire de la Runnosphère. Je n’ai donc pas acheté ces chaussures, mais comme je louchais dessus depuis leur sortie, ça tombait plutôt bien, mais sans que cela ne vienne biaiser mon avis quand même ;-)

Si vous ne voulez pas perdre de temps (pour les autres fermez les yeux et sautez au paragraphe suivant), sachez qu’elle me plait bien : c’est un poids plume (250g), avec une semelle pas trop amortie (à prendre comme une qualité pour mon usage ! ) et confortable. Presque un peu molle, même si c’est beaucoup moins pénalisant sur la terre meule que pour une course sur route. Et il faut bien que la semelle se déforme un peu pour suivre les mouvements du terrain et faire remonter les infos du terrain !
Bref, j’ai pris beaucoup de plaisir à courir avec cette Merrell ;-)

Continuer la lecture de « Merrell Mix Master 2 »

Trail Ardéchois : récit de course

Un mois après, il est vaiment temps de sortir mon récit du trail l’Ardéchois… Du coup je vais faire bref.

C’était un super week-end, lancé de main de maître par le TTT qui m’a gentiment transporté et hébergé. C’était vraiment sympa de revoir les copains, et de voir des nouvelles têtes autrement que via Facebook. Le gite était top, les chèvres sympathiques. J’ai même pu récupérer quelques secrets de champions : Mayou n’est pas le dernier à l’apéro, mais jamais sans sa bouteille de Saint Yorre (enfin surtout avant la course. Parce qu’après…) Et Fabrice, son truc, c’est le blé ; parce que les pasta-party ça fait pas grimper la vma !

groupe-ardéchois

ardechois-chevres ardechois-diner ardechois-apero

 

 

 

Samedi matin, réveil à 5h, crème sport déj et c’est parti… pour 5km avant que le chat noir ne bouche le carbu de la voiture de David. Petit coup de stress, retour à la case départ et on repart avec le berlingo de l’autre David. Sa conduite un poil sportive laissera quand même des traces… dans les buissons sur le parcours de la course…

ardechois-chat-noir

La course justement, elle est lancée au coup de fusil de chasse dans le village Médiéval de Désaignes (prononcez, « design » pour faire couleur locale ;) Comme depuis quelques jours, il pleut. Il ne fait pas si froid, (nous sommes à 460m) mais cela ne durera pas. Sur les 57km et 2400m de dénivelé que comportent le parcours, on passera 2 fois à 1200m et une fois à 1000m. Les températures vont donc bien baisser…

Ce sont peut-être les conditions les moins simples à gérer du point de vue de l’équipement. Il fait très humide, donc il faut être « étanche », mais pas très froid (mais pas question de partir à poil !) . Donc il ne faut pas trop se couvrir…mais la chaleur dégagée par le corps sature encore plus les vêtements techniques. Il faudra aussi absorber les variations de température sur 7 ou 8 heures, malgré des niveaux d’effort différents, les conditions climatiques changeantes et les éventuels coups de mou. Au moindre ralentissement, le corps ne produit plus assez de chaleur pour être en bonne condition avec un équipement « bi couche »

Mais revenons au départ de la course. David (Runmygeek.com), est en mode « sortie-longue-et-tranquille » avant son gros énorme objectif 3 semaines plus tard (les 120km de l’ultra draille) et Fabrice (RunOnline) en mode « je-passe-un-week-end-top-avec-les-potes-et-j’en-profite-pour-courir-un-peu). Devant, collé à la ligne, Lamiricoré (sur le 34) va tenter de suivre le Mayou qui va jouer la gagne sur le grand parcours !

ardechois-depart ardechois-1 ardechois-depart-bis

Dès le départ je perds David (qui fera en fait un détour par les buissons) et joue au chat et à la souris avec Fabrice. Mais connaissant sa réputation de départs rapides, et comme il était sur le 34, je m’attendais à le voir devant moi. Mais il est dans un jour sans, et moi un peu trop concentré pour papoter, surtout que mes sensations sont moyennes.

Le parcours ne monte pas vraiment ; je ne sais pas trop si je dois courir ou marcher ; Ce trail est très roulant et je ne veux pas me griller dans les faux plats. Mais tant pis ; j’essaye de garder un bon rythme sans passer le « seuil » sur ces sentiers bien larges.

Les paysages de l’Ardèche restent bien cachés dans la mélasse. La pluie qui tombe en continue se transforme en neige à partir de 800m, le vent n’arrange pas la situation et je trouve ces 2 premières heures interminables. Heureusement, j’arrive au château de Rochebonne (enfin ce qu’il en reste) et ça devient (enfin) un peu technique et très sympa.

ardechois-4 ardechois-2

Au premier ravitaillement, je vide ce qu’il reste dans mes bidons pour recharger correctement sans surdosage, et sors 2 paires de powertabs emballées dans du papier alu. Il y a pas mal de choix sur les tables : sucré, salé, boisson Effinov et barre isostar. Je ne traîne pas trop et attaque la deuxième bosse vers les éoliennes perchées à 1200m.

ardechois-3

C’est avant une bonne dégringolade que les parcours de 34 et 57km se séparent. J’en suis à environ 30km, 3h30 de course et pas loin de 1500m de D+. Les conditions sont toujours aussi pourries, mais je suis très bien, motivé. Je passe pas mal de temps avec un pompier de Rambouillet qui m’a aidé lors du « ramassage » du gars qui s’est mis l’épaule en vrac. On discute un peu, joue au yoyo… Je le récupère même alors qu’il filait tout droit sur une route sans regarder le balisage ; avant qu’il ne fasse pareil pour moi 15′ plus tard ;)

Continuer la lecture de « Trail Ardéchois : récit de course »