Paris Versailles 2013

C’est avec beaucoup de plaisir que je me suis aligné pour la 3ième fois consécutive au départ de la course Paris-Versailles. Mais cette année, pas de chasse au chrono malgré une cartouchière bien remplie… Je profite donc de la course pour retrouver les copains de la Runnosphère, au départ, en cours de route et même en spectateur – photographe – supporter !

A 7 jours de mon premier marathon, le but était surtout de me mettre un peu en condition, et de faire tourner les jambes pour garder le corps actif, tout en continuant à digérer les précédentes semaines d’entrainements. C’est donc avec Sylvie (qui avait disséminé un véritable fan club tout au long du parcours) que j’ai partagé le parcours, essayant modestement de lui donner un rythme pour finir la course aux alentours d’une heure et vingt-cinq. C’est bien loin des supersoniques 47″ de l’éthiopien Mule Wasihun Lakewu,  mais l’objectif a été atteint en 1h24 avec beaucoup de plaisir, et m’a partenaire du jour s’est bien accrochée !

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en haut de la côte des gardes. Photo par Jahom

La course en elle même, encore une fois parfaitement organisée à drainé son flot de 25000 coureurs sans trop d’encombres malgré quelques ralentissement dus à des rétrécissements de la chaussée à cause de travaux.
J’ai quand même aussi vu une personne plonger sur le bitume suite à un croche pattes, et une autre remonter du fossé dans un endroit improbable pour tomber… A priori plus de peur que de mal mais il se passe parfois des trucs bizarres… Et en attendant les résultats officiels, vous pouvez allez le voir avec d’autres photos de Paris Versailles sur le blog de Jahom (clic)

C’était aussi la première fois que je faisais une course « en dedans », frein à main serré, avec l’étrange sensation de voir beaucoup de gens autours de moi très concentrés, éprouvés, le pas lourd ou filant à tout allure. Mais ce n’étais pas désagréable de filer au milieu de ce flux continu sur un rythme un peu au dessus de mon allure de footing mais encore confortable pour apprécier le paysage et surtout la route qui traverse la forêt pour arriver à Versailles.

J’en ai profité pour tester une dernière fois un semblant de protocole… petit déjeuner, tenue. Je changerai de chaussettes (les kalenji invisibles sont jolies, mais serrent un peu le coup de pied) et de chaussures mais tout est prêt. La météo ne devrait pas trop changer.

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Un petit mot quand même sur la ceinture à gels. Cela fait quelque temps que je me pose la question du transport de mon alimentation pour le marathon. Et oui, je n’ai fait que des courses courtes (un ou deux trucs tiennent dans une petite poche) ou des trail longs (et là, le sac à dos fait le boulot). Mais sur le marathon, je pense emporter 4 ou 5 gels plutôt que de compter sur les ravitaillements (même si j’y prendrai de l’eau). Cette petite ceinture porte dossard, trouvée par terre, sans rien, sur le parcours du Marathon de Paris 2011, elle s’est vraiment faite oublier. Même si j’ai perdu une munition sans m’en rendre compte…

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Sur la ligne d’arrivée, une grosse averse gâche un peu la fête et on ne trainera pas longtemps à refaire la monde de la course à pied, mais c’était encore une fois très sympa de retrouver la Runnosphère & friends ;)

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la Runnosphère à l’arrivée de Paris Versailles. Photo par Giao.fr

Le move avec le parcours GPS pour les curieux : ici

Les comptes-rendus de la Runnosphère  et leur pseudos rigolos;)

 

J’ai testé : le SAV Garmin « hors garantie »

Alors que Garmin vient tout juste d’annoncer ses nouvelles Forerunner 220 et 620 (avec quelques fonctionnalités intéressantes à découvrir chez Terre de Trail et le Coureur du Chablais, et avant un test ici même ;) ), je vous fait un petit retour sur mon expérience personnelle avec le SAV Garmin.

Je cours courais depuis un peu plus de 5 ans avec une Forerunnner 305. Malgré son look de Lada et sa durée d’acquisition des satellites un peu longue, c’était un excellent produit, hyper polyvalent pour la course ou le vélo (programmation de fractionnés, suivi d’itinéraires, 8 à 10h d’autonomie).

Et pour peu que l’on ai pris le temps de boucher avec un scotch les petits trous du buzzer (sinon l’eau et la sueur finissent par rentrer et réduire au silence les bip-bip si mélodieux…) il est assez robuste. Je ne compte plus les chutes, les « éjections » sur système d’attache rapide (notamment lors de mon premier Marseille-Cassis où en passant un peu trop près d’un autre conçurent dans la côte des pompiers, il avait sauté, s’était éteint en tombant au sol avant que je ne le redémarre comme si de rien n’était, sans perdre l’enregistrement de ma course !)

 

Mais ça s’était avant… Les nombreuses programmations de séance ont fini par user le caoutchouc des boutons, et la batterie à également rendue l’âme après 5 ans de bons et loyaux services. Pas si mal pour un simple boitier en plastique. Mais il ne s’allumait que posé sur son support de chargement. Pas pratique pour courir…

 

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à venir : Marathon de Lyon (Run in Lyon)

A force d’en entendre parler, de lire des récits, ou même de le photographier, de voir les copains de la Runnosphère y laisser quelques larmes, des jambes, mais aussi tomber les chronos, il fallait bien que je me frotte à ce fameux Marathon.

J’ai jeté mon dévolu sur celui de Lyon. Run in Lyon pour être précis. (un 10 kilomètres et un semi-marathon partent en même temps et partagent les même début de parcours)

Ce choix est vite apparu comme idéal :

  • pas trop proche de la SaintéLyon pour bien récupérer…
  • suffisamment loin des passerelles pour reprendre de la vitesse…
  • dans une ville que je connais bien mais où je n’ai pas vraiment couru…
  • avec Mag, grand mangeur de cailloux aussi, mais curieux comme moi de connaitre ce « sommet » des mangeurs de bitumes…

Rendez-vous donc dans 2 semaines, le 6 octobre sur la place Bellecour pour une belle balade lyonnaise. Le parcours (qui évite bien sur les quartiers pentus de Vaise ou de la Croix-Rousse…) à l’air assez sympa, très roulant même s’il faudra peut-être se méfier du vent sur les quais entre Gerland et la tête d’or…

Vous trouvrez le parcours en détail sur le site de la course. Mais avant d’en arriver là, il faut s’entraîner. Et pour ça j’ai un plan !

Je suis parti d’une base « runnners.fr » pour 3h15 avec 5 séances par semaine, concoctée par Olivier Gaillard, et comme souvent adaptée à mes contraintes, mes disponibilités (pas de compétition intermédiaire), mes envies, et une bonne dose de BabaOrun pour l‘affinage affûtage…

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Kalenji Kiprun Comp

Il n’aura finalement été pas si simple à écrire cet avis sur la Kalenji Kiprun Comp. Déjà je les ai reçues en pleine période de prépa trail où je n’arpentais pas beaucoup le bitume.
Ensuite il faut dire que les a priori ont fait leur travail de sape depuis longtemps, et qu’après le premier footing, je n’étais pas vraiment convaincu.

Pensez-vous… Décathlon, une grande surface de sport, le roi du prix cassé bleu,  et du sport loisir pas cher pour tout le monde, qui veut vendre une chaussure pour l’élite, le chasseur de chrono, le coureur de 10 kilomètres en moins de 34 minutes ! Bref, Ça ne marchera jamais ;)

Et pourtant, elle a de bons arguments :

kipruncomp-techno

Cette Kiprun Comp est loin d’être la première chaussure de la marque. La gamme actuelle a été développée avec l’aide de Stéphane Diagana (qui sait vraiment courir plus que 400m, avec un record au marathon largement sous les 3 heures) et Kalenji a utilisé son système d’amorti (CS) et de dynamisme (up’ bar)

Et surtout il y a le « révélateur » du haut niveau avec Banjamin Malaty et ses 2h12 au marathon de Paris. A ce niveau-là, on ne s’embête pas avec du mauvais matériel…

Mais revenons à mon modeste niveau de milieu de peloton…

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Trail des passerelles : récit et résultat

Dans le planning annuel, il y avait un deuxième trail après l’Ardéchois. Pendant l’été, à la montagne et avec Mag pour nous changer de la SaintéLyon.

Ce devait être l’Aravis Trail, mais des incertitudes d’organisation m’ont contraint à décliner. Ce n’est que partie Remise… et on s’est vite replongé dans le calendrier pour trouver une course avec les « caractéristiques » que nous voulions (pas trop long (en heures…) pas trop loin, et pas trop de monde et un maximum de singletrack ! Le Trail des passerelles du Monteynard, dans sa version maratrail s’est rapidement imposé : 45 46,5 48,3km et 2700m de dénivelé pour pouvoir monter suffisamment haut pour en prendre plein les yeux, le lac aux eaux turquoises et ses 2 passerelles himalayennes pour le traverser.

Trail des passerelles du lac du Monteynard

Pour la petite histoire, ce lac du Monteynard-Avignonet est artificiel. Situé à 25km au sud de Grenoble en terre Matheysine chère à Lamiricoré, il a été crée en 1963 et est surplombé par le Sénépy (prononcer s’népi pour faire local!) et le petit train de la Mure et ses viaducs. Il est donc fermé d’un coté par le barrage EDF, et de l’autre pas des canyons. Le tracé du trail, concocté par Mayou et le TTT, (c’était la 2ième édition) est simple : départ en bateau sur la rive opposée à l’arrivée du lac (500m), on contourne le Sénépy en passant par les sentiers en balcon et la voie de chemin de fer avant de monter au sommet (1769m), puis on redescend vers les passerelles pour traverser le lac et rejoindre l’arrivée. Après des retrouvailles avec VinVin et Ricardo (l’ami de l’apéro, après l’ami du petit déj) la journée commence donc par une croisière ! Il fait encore bon et les visages sont est assez détendus. On profite de la traversée à l’ombre du Sénépy. Le lac est magnifique et on se voit déjà bien prendre un bon bain après la course…

un départ convivial...
un départ convivial…

Top départ

A 8h, après un court briefing (dont je n’ai aucun souvenir!) nous partons avec quasiment 200 coureurs. ça change de ma dernière course, sur bitume, et ses 14000 participants ;) Devant ça file déjà bien vite au bord de l’eau et on se revoit un an en arrière au départ de l’aventure Chablaisienne. Comme d’habitude Mag nous met tout de suite dans le rythme et je tente de serrer le frein à main…

  • On n’est pas un peu vite là ?
  • Non, on est bien.
  • Attention, on a dit que la course ne commence qu’après la première passerelle…
  • Mais non, c’est toujours ça de pris !
  • Bon ok, mais pas plus vite alors…

Le début du parcours emprunte des sentiers monotraces en balcons au dessus du lac. C’est assez roulant et cela doit nous mener au ravitaillement du 13ième kilomètre. On perd quelques places car je prends le temps de remplir mes bidons et de manger un peu. A chaque fois je dilue un stick « anti crampe » isostar dans un bidon. Le gout neutre et un peu salé est parfait pour ces conditions. L’autre est chargé de boisson iso. Si au ravito celui qui contient le sodium n’est pas fini, je le vide dans l’autre et remet un stick avant de tout remplir à raz bord.

  • allez petit, on y va ? ça double !
  • laisse filer… gestion de course…

Le parcours nous fait maintenant grimper sur la voie ferrée de la Mure. C’est marrant. Au début. Ensuite ça reste pas facile à courir car il faut choisir entre les cailloux ou les traverses pas vraiment calibrées avec ma foulée… Mais la vue depuis le viaduc vaut le détour ;) Le divertissement ne sera que de courte durée.

sur le chemin de fer de la Mure
sur le chemin de fer de la Mure

 

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