Unijambiste !

Dans la continuité de cet article sur mes séances de hometrainer (HT), toujours en complément des entraînements de course à pied, voici un petit bonus donné par les copains triathlètes de la Runnosphère : l’unijambiste !

C’est un grand classique du travail technique en vélo. Pour moi qui ne suis pas vraiment cycliste, c’est aussi un bon moyen de meubler une séance de récup sur HT… Je trouve en effet vraiment dommage de ne pas plus utiliser cet « accessoire » de manière ludique en fractionnant ses séances. Un peu de nouveauté permet aussi de ne pas s’ennuyer ! (même si je sais que certains pallient le problème avec un (plus ou moins) bon film…

La séance d’unijambiste est très simple à mettre en place. Il faut simplement avoir les pieds accrochés aux pédales. Elle va vous apprendre à mieux tirer sur la pédale dans la phase de remontée, améliorer votre geste et son économie.

Le contenu de base est le suivant, après un échauffement de 15 à 20′, 6×4’ vers 75% décomposées en 4 phases :

  • 1’ jambe droite
  • 1’ jambe gauche
  • 2’ les deux jambes

Récupération entre les séries : 3’ à une  intensité (fréquence cardiaque ou capteur de puissance si vous êtes équipé) de 60%, et une cadence de 90 trs/mn

10’ de retour au calme vers 60% avec une cadence de 90 trs/mn

Le cardio n’est pas vraiment important pour ces séances. Pour moi il permet d’éviter de mouliner dans la semoule et d’activer un minimum le système cardio-respiratoire pour ne pas se blesser, récupérer de manière active, éliminer…

#unijambiste #hometrainer #velo Qui pratique cet exercice ?

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Vous voilà bon pour une bonne heure en selle. A vous de trouver la meilleur position pour le pied libre pendant les fractions d’unijambiste. En l’air ou posé sur le support du HT. J’ai trouvé que ça chauffait pas mal les ischios. Et comme c’est un muscle assez sollicité en course à pied, c’est toujours bon à prendre au cas où l’exercice ne vous transforme pas en Christopher Froome !

C’est surement un bon moyen de mettre des faiblesses ou déséquilibres en évidence. S’il y a des vrais cycliste par ici ils pourront surement préciser, mais j’ai trouvé que d’une jambe, je pédalais plus carré avec un pied qu’avec l’autre. Il y a du boulot !

 

[Edit du 06/11/2017]

Je réalise souvent une séance de récup active courte qui me semble assez qualitative en  45′ chrono !

5′ mise en route
15′ unijambiste : 5x (45″ par jambe + 1’30 récup)
5′ actives @ 90tpm
10×20″/10″ @ 110 tpm r @ 95 tpm
5′ actives @ 90 tpm
10×20″/10″ @ 110 tpm r @ 95 tpm
5′ récup cool

Qui l’a testée ?

Rappel sur le matériel :

J’utilise mon vélo de route habituel, sans (a)ménagement. Il est posé sur un home trainer basique avec uniquement le réglage de la résistance au guidon.

Pou rl’électronique et l’enregistrement des séances, j’ai acheté le capteur de cadence – vitesse (bike pod) officiel de Suunto. Il est compatible bluetooth et Ant+ (donc avec les « vielles » Ambit et les récentes Spartan.
Vous pouvez le trouver chez Wiggle : http://bit.ly/2yKnUtt mais il est également disponible aussi chez alltricks http://bit.ly/2iI7tTB

10km du 14ème : Record déçu !

Vite fait, bien fait, voici mon retour sur le 10km du 14ème, premier dossard de l’année 2016.

Je continue à essayer de me faire plaisir avec ce travail de vitesse, et par la même occasion à tenter de me constituer une petite réserve tout en entrant progressivement dans le plan pour la Marathon de Paris.

Cette course tombait plutôt bien dans le planning, et malgré un parcours annoncé comme pas des plus facile, je comptais bien raboter un peu mon vieux record perso sur la distance. 39’’32 lors des 10km de l’Equipe en juin 2013, après un loupé (40’01) à l’Ekiden de Paris en 2014. J’aborde donc ce ‘’10 du 14’’ avec un peu de prudence, mais aussi quand même un peu d’ambition : 3’55 au kilomètre comme allure cible, avec comme espoir de gratter les 11’’ de trop (3’55×10 = 39’10 :)) lors de l’emballement final afin de me glisser sous la barre des 39 minutes…

 

La course comptant pour le Paris Running Tour – challenge à point des 10km de Paris – est plutôt bien organisée. Cela s’entend pour une petite course parisienne pas trop chère. Il y a des toilettes, un vestiaire pour déposer ses affaires, un chrono par puce (au temps réel) et un semblant de sas, de l’eau à mi-course, mais pas de ravito au Rebbull, de masseuses ou je ne sais quelle autre fioriture ;)

Les températures hivernales ne sont pas si froides, et le tee-shirt Runnosphère est presque trop épais mais la météo est bonne pour la perf. Si la course avait fait 9km, le coup aurait été parfait !

Après un échauffement plus que sympathique en papotant avec Guillaume et sa flamme de meneur d’allure (il parlera surement de son expérience sur son blog), je m’insère parmi les 2000 coureurs, malheureusement un peu loin du meneur 40’ mais en me disant que la foule se dispersera vite. Sauf que ça ne se passe pas vraiment comme ça.

Il y a 2 tours de 5km à parcourir. Sur les 2 premiers kilos, je mélange allègrement prudence et embouteillage dans les rues un peu étroite pour la foule. La flamme des 40 est dans mon viseur. Je la trouve bien rapide. Où mes jambes trop lentes, mais je me dis que si je dois finir 1’ avant elle, il ne faut pas que je la double tout de suite.

Je vais du coup passer presque la totalité de la course à lui courir après !

On m’a prévenu des montagnes russes alors je fais attention. Ça descend effectivement bien après la place de Catalogne et ça remonte pas tant que ça Boulevard Quinet. Le vrai souci, c’est la fin du tour et l’interminable rue qui longe le cimetière…

Elle se laisse bien courir la première fois. Les pif-paf en faux plat passent vite mais je bippe au 5ème kilo en 19’51 J’ai encore du roupiller. J’ai même la preuve en image :

Endormi aux 10km du 14ème

(Si vous cherchez des photos du 10km du 14ème, il faut aller voir chez Sow Style)

Heureusement le réveil Suunto sonne et je lance l’assaut vers le meneur qui me semble mener un train d’enfer. Mon souffle se fait plus court, et je chante comme une loco.

Les chronos tombent ! Six kilomètres : 3’49. Puis 3’53, 3’48. Ça revient bien !

10 du 14 : les laps
(cliquez sur l’image pour accéder aux détails sur Strava)

Je me jette dans les descentes, scrute les panneaux kilométriques et passe le 9ème en 35’12. Mais le faux plat le long du cimetière aura raison de mes espoirs d’effacer le 39 de mon chrono. Je m’éteins progressivement, et un peu trop loin de l’arrivée.

Un dernier zig-zag me fait remonter devant la mairie du XIV. Je sprinte presque pour doubler le meneur d’allure… mais où est cette fichue ligne ? ? ? Encore un virage… qui cache encore un faux plat. Un bout de ligne droite… J’en peu plus !  C’est fini. 39″18 !

Record Battu. Record déçu !

Mais je vous rassure, après coup c’est quand même bon à prendre :)

Ce « 10 bornes » devait servir de course de réglage (pour les Foulées de Vincennes début février) et de bonne grosse séance de seuil pour le Marathon de Paris. Il a parfaitement rempli son rôle.

Vivement la revanche !

 

Bye Bye 2015 !

La tradition permet de souhaiter ses vœux pour la nouvelle année jusqu’au 31 janvier alors j’exploite au maximum ce créneau pour publier un petit résumé  mon année 2015 dans sa version Mangeur de Cailloux…

J’ai passé une superbe année sportive, avec un bon volume (en progression sensible par rapport à 2014) et toujours sans arrêt obligatoire. Je n’ai d’ailleurs rarement coupé complètement – au maxi 8 jours consécutifs post ut4m (soit 15 jours sans courir)…

Alors voici d’abord les chiffres. Selon Movescount et Rubitrack, j’ai parcouru un peu plus de 6000km en 487 heures (20 jours !)

Répartition hebdomadaire
Violet : vélotaf – Rouge : vélo (route/HT) – Vert : course (piste/trail/bitume) – Vert foncé : rando

En roulant : 2600 km sur la route (dont 1800 de pur vélotaf de 18km) et 400 en 15h dans mon garage (et aussi 48km en roller !)

2015, c’était donc l’année du retour du vélotaf (boulot plus loin, nouveau vélo) avec 1800km. Bon il y avait aussi un effet « nouveauté » car j’ai acheté mon vélo de route fin 2014, et j’étais très (trop) motivé pour l’utiliser, me faire la caisse aussi. Du coup j’ai fait 400 bornes en janvier, sans toucher le volume de course,  avant de me calmer cramer un peu… Mais je pense que cela m’a constitué un bonne base d’endurance pour la suite avec de belles semaines ;)

En courant : de ce coté, c’est l’année de l’ultra. Au total : 2850 km, 46000m de D+ et 12 courses, dont 4 prioritaires.

L’écotrail 80k (fin mars), la Maxi Race (fin mai), l’UT4M 90 (fin aout) et l’ékiden de Paris (5k début novembre) Les autres ont été courues souvent à fond, parfois en balade rapide, mais sans chercher à optimiser la préparation :

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[en test] Altra Lone Peak NeoShell

Altra LonePeak NeoShell
Altra LonePeak NeoShell

Alors que la version 2.5 a été tardivement disponible en France (par rapport aux US), que j’ai aperçu des fuites de le v3, voilà un bref retour sur la version « étanche » et sans fuite : l’Altra Lone Peak NeoShell. Conçue sur la base de ma pantoufle d’ultra-trail (la LonePeak 2.0 donc… vous suivez ? :) )

Elle a donc tous les défauts et les qualités que j’ai pu éprouver sur son « inspiratrice » : pas beaucoup de dynamisme, accroche moyenne et durée de vie perfectible (surtout quand on approche les 80kg). Voilà ; ça c’est dit. Mais je la reprendrai quand même. Une Maxi-Race et un UT4M ça laisse des traces ;)

Je la conseille parce que le confort est top : un bon amorti (25mm d’épaisseur), zéro drop pour la bonne foulée / posture et une large toe-box (la partie dédiée à l’avant pied qui s’écarte pour amortir la foulée, et encore plus au fil des kilomètres.

C’est la « signature » Altra : de la place devant pour être à l’aise longtemps (à l’approche des longues descentes, il faudra quand-même soigner son laçage pour préserver ses ongles…)  et un talon ajusté pour assurer la précision de conduite quand le sentier se fait technique.

 

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