Run and Bike de Vaucresson 2017

Une semaine après le trail des Cerfs, j’avais de nouveau rendez-vous avec Cyril pour un décrassage en bonne et due forme sur le Run and Bike de Vaucresson 2017.

C’était ma deuxième participation (après un duo avec Madame l’année dernière) et je revenais avec grand plaisir tourner autours du haras de Lupin pour cet événement ultra convivial, à deux pas de la maison.

Et comme l’année dernière, je ne peux que vous conseiller de participer à cette course ! Si vous pratiquez (plus ou moins) régulièrement, que vous disposez d’un vélo et d’un binôme, alors lancez vous !

run and bike de Vaucresson 2017
avant…

Il s’agit ici de parcourir deux fois une boucle de 5km (et si vous vous débrouillez bien, il y a d’ailleurs moyen de courir moins de distance… Mais votre binôme risque de rouspéter un peu…)

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Trail des Cerfs 2017

trail des cerfs 2017

Mon premier trail dans les Yvelines

 

Et il y en aura d’autres ! Ma première fois a eu lieu le 14 mai 2017 et elle à été plutôt agréable. Voici donc mon avis sur le trail des cerfs, dans son format « 35km ». C’était nouvel objectif après l’écotrail de Paris. Il y a bien eu la Piste de Siou blanc à Signes, mais c’était surtout pour m’amuser et m’offrir une belle séance de vitesse dans les cailloux du sud tout en levant un peu le pied sur la charge d’entrainement après 3 mois assez intenses.

La vitesse justement, c’est ce que j’ai essayé de travailler à l’entrainement depuis fin mars. Car même si ma prépa écotrail comportait des séances rapides, j’ai pendant 3 semaines délaissé les longues sections « tempo » à 4’30 pour de la vma « classique » vers 18km/h et du seuil à 15.

Si vous voulez le détail des séances, rendez-vous sur strava. Et après tout ce trail des cerfs s’annonçait très roulant avec « seulement » 800m de dénivelé pour 35 kilomètres. D’ailleurs si on utilise la formule magique (100m de D+ = 1km en plus), on se retrouve avec un marathon. Il ne me reste plus qu’à valider ce 2h54 sur marathon… :)

J’ai quand même bien bossé avec une semaine à 100 bornes dont une belle sortie longue avec 60′ (fractionnées) à 4’15 d’allure.

Le départ se joue à la Queue lez Yvelines où je retrouve GuiGui mon habituel porteur d’eau, Cyril, Bastien et pleins d’amis Strava et du boulot. L’ambiance est excellente, tout le monde bien motivé.

Avec mon compère le plan est simple, partir vite, et finir l’un devant l’autre. Tout en sachant que GuiGui a fini l’année dernière à la 12ème place en 2h42 (avec a priori un parcours un peu différent)… La pression est à son comble et nous fait afficher des mines très tendues sur les photos…

C’est parti pour le trail des cerfs !

La course avec mon pacer aura duré 5″… Nous étions placés quasiment sur la ligne de départ, mais ce sont des boulets de canon que j’ai vu partir. Il faut dire que j’ai fait l’erreur de manger une barre entière 15′ avant, plutôt que de la morceler, et qu’il m’a fallu un peu de temps pour la digérer. Et puis j’ai aussi préféré jouer un poil la prudence sur ce parcours inconnu. 35km, c’est long…

Trail des Cerfs - départ
Trail des Cerfs – départ

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[invité spécial] La Marathon Race d’Annecy de Marc

Marathon race 2017

Quand un ami prend le temps de raconter par mail sa première expérience en « trail de montagne », c’est difficile de laisser le texte se perdre dans une boite aux lettres ou parmi les méandres de Facebook…

J’en profite donc pour inaugurer la catégorie « invité spécial » et partager un nouveau récit de course ! Je suis persuadé qu’il vous plaira et que vous prendrez bien soin de noter les petites erreurs qui s’accumulent et finissent par couter cher. J’en ai fait certaines, et d’autres sont « presque faciles » à corriger. Mais il ne faudra quand même pas oublier le principal : terminer un premier trail alpin !

 

Marathon Race d’Annecy … sans carburant…

Fin 2016, j’ai décidé que 2017 serait une année trail, pour changer un peu de la route, et pour retenter la montagne, à laquelle je ne me suis essayé qu’une fois, fin 2013, au Belfortrail : 54 kms, 2800D+, dans des conditions météo épouvantables, les trois quarts de la course sous des trombes d’eau, de l’eau jusqu’aux chevilles dans les monotraces. L’expression « mais qu’est ce que je fous là » avait occupé ma journée mais j’avais fini en 8h20. J’ai aussi fait l’Ecotrail de Paris 80km en 2015 et le 45km cette année, mais mon expérience Trail se résume à cela. J’avais envie de montagne à nouveau, dans un cadre superbe et en espérant le soleil. D’où le choix pour la Marathon Race autour du lac d’Annecy, 42kms (plutôt 40,7 en fait), 2800D+. C’est le demi tour du lac, le plus joli paraît-il. La maxi-race fait le tour complet mais trop long, trop de D+, je débute…

En arrivant vendredi soir à Annecy, je suis vraiment content, j’ai vraiment envie de faire cette course, il va faire beau, top!
Là c’est dimanche soir, je suis dans le TGV retour et je fais le bilan… à chaud.
Du soleil il y en a eu c’est sûr, trop même et il a fait très très chaud (29° vers midi), mais c’est mieux que la pluie… À noter que l’essentiel du parcours est ombragé, et sans cela je pense que la course d’aujourd’hui n’aurait pas pu se courir.
Des paysages superbes, j’en ai eu aussi, avec une mention spéciale pour la partie haute de la montée vers le 1er sommet, le pas de l’Aulp, et la vue sur le lac depuis le second sommet, le mont Baron. A noter aussi un passage sous un névé qui résistait au printemps, marrant…

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Podium surprise au Trail de Signes

Une petite course l’avant dernier jour de vacances dans le sud ? L’occasion était trop belle et pour ne pas profiter du Trail de Signes pour remettre un dossard.

Trois parcours sont proposés le dimanche matin : Les Sentiers d’Ugolin (27km/1400m) et La Trace des Montrieux (50km/2200m), mais je me « contente » largement du petit 11km :  sur les pistes de Siou Blanc, afin de retrouver un peu de vitesse (courir !) et surtout ne pas passer la journée sur les sentiers.

Le temps a vite filé depuis l’écotrail. La récup est excellente, mais l’entrainement écotrail a été assez spécifique, et bien différent de ce qui m’attend sur le plateau de Signes. Pour y arriver, je me suis remis progressivement à la vitesse, afin d’essayer de débrider tant bien que mal les jambes, habituées aux longs footing en forêt depuis des semaines.

Je passe la semaine précédent la course à Bandol, entre des chocolats de Pâques, quelques apéros et randos en famille et des séances pour constater que je ne sais plus courir dans les cailloux… Un petit déblocage du cardio sur le port et c’est parti !

Les pistes de Siou Blanc

Le départ du « petit » trail de Signes est à 17h. Après un déjeuner léger je débarque dans le village pour récupérer mon dossard. J’ai une grosse demie heure pour m’échauffer. Je ne sais pas si c’est la trouille de se mettre au carton où le stress du départ, mais mes jambes sont toutes flagadas ! Je m’applique à courir très lentement et conclue par quelques brèves accélérations. Une petite pompote chippée aux filles compense la perte de sucre liée au stress. Le cardio est déjà haut. Tant mieux car il devra monter encore dans les minutes qui viennent…

C’est une petite course, mais la place du village de Signes est bien remplie, chauffée par un beau soleil et un speaker à la langue aussi pendue que celle de mes pipelettes. Environ 200 coureurs sont placés derrière la ligne de départ avec forcément pas mal de clubs locaux, des sioux et une très bonne ambiance.

Le speaker nous libère pile à l’heure. J’ai choisi de me placer devant pour partir vite… m’amuser, et voir jusqu’où mes jambes me portent.

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Ecotrail 80km 2017

Samedi 18 mars. C’est le jour J pour l’écotrail de Paris. La prépa s’est (très) bien déroulée, avec pas mal de bornes à pied, mais finalement moins de volume (20 heures) qu’en 2015 si je compte le vélo (stravistix permet de faire ce genre d’exploitation des données de Strava). Plus de kilomètres, pas de myocrossmax ni de pliométrie. Mais je garde ces « analyses » pour plus tard…

Sur le parking de la base de loisirs de Saint Quentin, je me prépare tranquillement en compagnie de mes acolytes Christophe et Cyril. Je retrouve également Guillaume mon partenaire d’entrainement et collègue de travail. Nous avons prévu de faire course commune, comme en 2015, mais cette fois jusqu’au bout ;)

La météo s’annonce bonne avec un petit risque d’averse. Je vais donc voyager léger, short, tee-shirt et des manchettes. Je garde dans mon sac une veste étanche waa emballée dans un zip-lock (histoire de ne pas la tremper avec ma propre transpiration), et 2 ou 3 barres en plus de celles rangées dans les poches avant. Je pars avec 2 flasques de 500mL. Une avec de la boisson isostar (en pastille effervescente), l’autre avec un stick de bicarbonate de la même marque.

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Saintexpress 2016 : à deux c’est mieux !

saintelyon2016

7 ans après la première fois. Ma premières grosse course. La première Saintexpress. Moins connue du grand public et moins fréquentée en comparaison du mythique running raid nocturne qu’est la SaintéLyon, j’avais à coeur de revenir sur les 44 kilomètres qui séparent Sainte Catherine de Lyon. L’idée était de pouvoir faire une course qui se court (7 km/h à Gap), qui ne demande pas des sorties longues (trop) longues et qui demande (un peu) moins de récup qu’une vraie sainté ;)

Quand on me parle de Saintélyon, je conseille d’ailleurs tout le temps de commencer par découvrir ce long parcours et cette ambiance de course nocture par la SaintExpress (plutôt que par les relais où selon moi on passe surtout son temps à attendre ses potes…)

Et même si tout juste 2 mois après la Gap’Encimes, je me demandais quand même si la récup était suffisante, le « plan express » a été bien digéré et surtout sans bobos ce qui me rassure aussi après le coup d’arrêt de la #prépamdp

La course d’attente commence vers 19h avec le retrait du dossard chasuble, un petit tout sur le salon puis les retrouvailles avec Philippe. On profite de la chaleur de la Halle Tony Garnier pour manger une papillote et visionner quelques images de trail.

Le « salon » de la course grossit année après année avec plus d’exposants et des projections et conférences dont on m’a dit beaucoup de bien : le film sur la Barkley et une conférence de Blaise Dubois – docteur es-minimalisme – et sa fameuse citation  » si vous n’avez pas de problème ou de blessure en chaussures classiques (drop de 8 et plus, peu flexibles) ne changez rien !

Mais vous pouvez quand même travailler votre foulée ;)

C’est un bus surchauffé qui nous conduit vers le départ. Sur place nous découvrons une tente bien trop petite pour accueillir correctement les 3000 coureurs annoncés par l’organisation. C’est vraiment limite et dommageable surtout que de les tentes prévues pour les ravitaillements  de la saintéLyon nous sont interdits, alors que les coureurs pas encore partis de Saint Etienne ne seront pas là avant 3 ou 4 heures ! Il faut absolument revoir ce point ! Et s’il était tombé des cordes ?

saintexpress2016-tente

Préparatifs et matériel

En parlant de météo, elle est « presque » propice à la perf. il fait froid (0° ?) et sec. Les chemins sont secs. ça va envoyer. L’effort sera intense et j’ai surtout peur d’avoir trop chaud. Je courrai donc en short (avec cuissard intégré pour pas se geler les c…) et avec un empilement de 2 tee-shirts : un chaud près du corps (kipsta keepdry) et un classique manches courtes logotypé Runnosphère. Le dossard fera office de coupe vent…

On n’oublie surtout pas de bien protéger les extrémtités avec des gros (mais léger et économiques…) gants coupe-vent issus du rayon vélo de Décathlon, un bonnet-buff et c’est parti !

Je suis parti avec 2 bidons de 500mL (flasques hydrapak) dans mon sac waa 3L) que je ne supporte plus et qui m’ont laissé des douleurs aux côtes. Il va falloir trouver autre chose… (ou les sortir plus souvent car j’avais peut-être simplement oublié ce que c’était de courir avec…)

A l’intérieur, un avec un stick de bicarbonates isostar dans l’un et  45g de crème sport déj maison diluée dans l’autre.

Dans les poches du sac, 4 barres aptonia ultra à base de pâte de datte, et un gel en guise de dernière cartouche de secours.

J’avais prévu une barre entre chaque ravito, prise en 2 fois. Dans les faits cela ne s’est pas vraiment déroulé comme ça, surtout niveau boisson car je n’ai pas bu grand chose (pas soif, et liquides trop froids), mais tout s’est très bien passé coté digestion. Je vais continuer à consommer ces barres, pas très chères et dont la composition me plait bien pour soigner l’index glycémique)

Aux pieds, je prends le risque de courir « léger » avec les petites inov8 TerraClaw 220. La semelle est fine, mais ferme pour la protection. les crampons efficaces mais peu prononcés préservent la polyvalence. Et les 6mm de drop épargneront peut-être les mollets…

La course

Un bref échauffement fait un peu monter la FC et température, et nous permet de reconnaître les premiers hectomètres du parcours. Nous le terminons en nous plaçant sur la ligne de départ. L’ambiance est bonne et c’est l’occasion de papoter « en vrai » avec David et et Joey après nos échanges sur les réseaux sociaux. ça réchauffe !

A 23h le départ est donné. Et il est rapide ! Je file à un bon 14 km/h tout en me faisant doubler de tous les côtés. Cela en est presque hallucinant. On se regarde avec Philippe en nous demandant combien iront jusqu’au bout sur ce rythme. Je peaufine mon aérodynamique et ajustant mon dossard, tire un peu sur les élastiques (sensés être plus pratiques que les traditionnelles ficelles), et celui de droite se rompt… et me voilà bancal pour 40 kilomètres…

Mais d’un coup le premier mur est vite là. Rampeau et ses 20% de pente sur 800m de long. Strava ne contredit pas l’organisation. Je tente de me hisser tant bien que mal vers le sommet.

Le peloton est dense me fait hésiter entre la gestion de course et ne pas trop perdre de places. J’essaye quand même de ne pas trop en faire. De toute façon mes mollets brulent déjà ; il me faudrait mes bâtons :) Alors je gère, et je me dis surtout que je n’aurais pas aimer me retrouver ici avec 30 bornes dans les jambes !

Un premier ravito arrive très vite – une dizaine de bornes – et la sensation de le traverser est assez étrange (même si je n’ai pas l’habitude de prendre des grandes pauses)

La descente vers Lyon se poursuit. Les kilomètres défilent vite en alternant les surfaces. Le duo que je forme avec Philippe fonctionne bien. Chacun semble à l’écoute de l’autre pour doser un effort constant. Je mène un peu les descentes techniques malgré l’impression de me trainer car les fines chaussures m’obligent à prendre des précautions pour mes pieds. Mais cela permet surement de préserver mes muscles des chocs.

Et au moindre bout de bitume mon compère se remet en mode « footing ++ » et mène un train d’enfer, osant même me sortir un « enfin un peu de route. ça repose »…

Nous déboulons sur le gymnase de Soucieu au bout de 2 heures de course. Le temps de picorer (fromage, chocolat je crois…), la course reprend mais c’est un très épais brouillard qui nous cueille et nous accompagne jusqu’à Chaponost.

Finish

Notre rythme est toujours soutenu. Les jambes dures mais les sensations toujours bonnes, bien aidé par l’approche de l’arrivée.

Je m’inquiète un peu du temps qui passe. Car même si en trail mon objectif est surtout de prendre du plaisir (si c’est pour chasser le chrono, autant faire de la route), j’aime bien avoir mes repères. Du coup c’est Philippe qui pâtit d’un « tu vas quand même pas nous faire faire 4h zéro 1 ? »

Lyon nous tend les bras mais ne se laisse pas faire avec quelques bons coups de cul sous les aqueducs de Beaunant et dans le parc accrobranche. Mais ces difficultés passent définitivement plus vite que lors de ma précédente SaintéLyon.

Le temps de dégringoler les escaliers de La Mulatière et de traverser la passerelle Raymond Barre, c’est fini !

4h01’23 »

Je prends la 68ème place sur quelques 2400 coureurs avec surtout la satisfaction de l’effort bien accompli, et bien partagé. C’était une belle nuit !

 

Les chiffres de cette Saintexpress 2016 sont bien sûr à retrouver sur Strava.

Et comme dans tout bon duo, il y a deux protagonistes, je vous invite maintenant à aller découvrir lire l’autre coté de cette SaintExpress 2016 chez Jahom ;)

 

#saintexpress #çacestfait #déboité #saintelyon #trailrunning #mangeurdecailloux #running

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Cross du Figaro 2016 : le téléthon est lancé

Le week-end prochain sera celui de mon « retour » en région lyonnaise. Après un an d’abstinence, je prendrai le départ de la SaintExpress – version courte de la SaintéLyon – avec laquelle j’ai vraiment commencé la course à pied en 2010. Six ans. Cela me semble finalement très peu ! Mais revenons à cette matinée… Le Cross du Figaro (enfin le Nouveau cross du Figaro) m’a donné une bonne excuse pour mettre un peu de rythme avant la dernière semaine de préparation. C’était aussi – et surtout – l’occasion de faire une bonne action pour le lancement du Téléthon, de retrouver des amis et de faire un peu de promo pour cette cause :)

 

Cette page vous donnera toutes les informations pour participer vous aussi au challenge connecté #JeCoursPourLeTelethon mis en place avec Running Heroes pour l'occasion, et pourquoi pas rejoindre la #générationtéléthon

Pour les sportifs qui ont lu jusque là, le cross du Figaro n’a bien sûr de cross que le nom. Il s’agit d’une boucle très accessible dans les allées du parc de Saint Cloud : du bitume recouvert de feuilles, quelques trous, des faux plats. C’est un moment festif et sympathique autours de la course à pied et du téléthon. Ce n’est pas le parcours qu’il faudra choisir pour aller son RP sur 10 bornes.

Cinq kilomètres sont à parcourir de 1 à 4 fois, le samedi ou le dimanche. C’est un peu étrange et dilue pas mal l’évènement, mais il y a quand même tout ce qu’il faut pour prendre du plaisir, réaliser un bel effort et même jouer avec le chrono sur un parcours très roulant. De mon côté, je pense même avoir fini premier de ma vague. Et j’ai même ramené une médaille ;)

Ce deuxième « 5 bornes » de l’année m’aura pris 22′. Bien plus que les inatteignables 17’22 » du gamin de 17 ans annoncé vainqueur sur les résultats officiels :)

 

Jean-Pierre était aussi présent et nous livre ses impressions dans cet article.

Ekiden de Paris 2016

Retour sur mon deuxième « 5 bornes », couru dans le cadre de l’Ekiden de Paris, déplacé de la place de l’hôtel de ville vers le champ de Mars, non sans effets de bords…

 

La Course

Cette 4ième édition de l’Ekiden de Paris ne restera pas dans les mémoires. Enfin c’est surement ce qu’espère la FFA, organisatrice de l’événement, tant les critiques ont été vives sur les réseaux sociaux

Pour ma part j’ai été privilégié – car invité par l’organisation – avec en plus du dossard offert, un accès aux prestations normalement vendues aux entreprises (vestiaire, café d’accueil, ravitaillement de fin de course et surtout la fameuse médaille…). Cela ne m’a pas empêché pas de constater le faible ridicule nombre de toilettes disponibles, la « box finisher » (avec pour 6 équipiers, 2 buffs, 2 paires de lacets et 2 gourdes) et le ravitaillement de fin de course plus que sommaire où l’absence de service d’urgence sur la ligne d’arrivée…

Et même si comme le dit Lionel chez Jolie Foulée « Courez pour le plaisir ou pour vous faire mal mais pas pour une médaille, un tee-shirt technique rose fluo dégueulasse… » le package offert était assez sommaire. A la limite ne rien donner n’aurait-il pas été pire ?

ekiden-2016-bastien

J’ai été et resterai un partisan de l’Ekiden de Paris – je n’en connais pas d’autre – car il fait bien sûr de la course à pied un sport collectif, mais surtout parce qu’il offre un bien joli spectacle à vivre de l’intérieur, une saine émulation entre équipiers, quel que soit le niveau de performance attendu et un beau moment de course à pied à partager !

Mais cette année les mesures de sécurités imposées pour le bien de tous ont bien perturbé cette fête, en imposant un parcours bien moins sexy et un cloisonnement peu propice aux supporters, qu’ils fassent partie d’équipes engagées sur la course ou non.

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GapEncimes 2016

Après un début d’année à manger du bitume plutôt que des cailloux, un rendez-vous loupé à Manigod avec Mag pour une sombre histoire de racine italienne, me voici de retour en montagne pour la Gapencimes et les 55km / 3000m de dénivelé de son trail Edelweiss. 

Je l’avais « choisie » après avoir vu quelques belles photos des passages sur les crêtes dans un magazine il y a 2 ou 3 ans. Et je n’ai pas été déçu. Loin de là !

Le résumé, je l’ai déjà écrit sur strava : cette course est magnifique, variée (des sous-bois, des pierriers, des passages sur les crêtes et des belles dégringolades). C’est un vrai trail de montagne, long mais pas extrême. Sur un malentendu, et parce que ma course s’est très bien passée je pourrais presque dire que c’est roulant, malgré 2 passages à 1800 et un pic à 2000 mètres d’altitude :)

Ma GapEncimes, c’est simplement :

  • 55km
  • 3000m de dénivelé
  • 8 heures de course
  • 1 kilo en 3’48 dans la dernière descente,  « cerveau débranché » à 14 de moyenne
  • 4 ravitos simples et efficaces, servis par pleins de bénévoles souriants
  • 1 copain contraint à l’abandon par son estomac
  • 15′ de marche pour atteindre la douche
  • 34 photos de ma poche, 60 plus sympa

Cette course  est un des éléments du week-end qui en comporte 5 au départ de Gap : le Trail des crêtes (25km), celui de Saint Mens (14km), une course féminine (6km), une pour les enfants et même un color-run…

Avant la course

J’ai mis pas mal de temps à me remettre du Marathon de Paris. Si la tendinite s’est rapidement faite oublier, j’ai l’impression d’avoir mis plus de 2 mois pour pouvoir de nouveau enchainer les grosses séances. Mais j’ai pris mon temps, fait du vélo, tout en essayant de rendre le plus souvent possible mes entrainements « spécifiques trail » dès le mois de juillet.

J’essaierai d’y revenir dans un autre billet, mais globalement cela veut dire que j’ai fait de la piste en myocrossmax plutôt qu’en vma pure, du seuil en forêt vallonnée et en % de fcmax plutôt qu’à plat à % de vma fixe. Le travail en endurance a été bien aidé par le temps libre des vacances pour rouler, sans oublier le travail de force sur Home Trainer et la casse de fibres en descente d’escaliers.

La semaine précédant la Gapencimes, j’étais très confiant. Je commence à bien (me) connaitre ce type d’effort, que ce soit en terme de durée ou en terme de ratio distance / dénivelé. J’ai également testé un affutage différent avec pas mal de repos à S-2 pour me « réactiver » mercredi (endurance de force) et jeudi (20×15/15) avant la course.

Je suis arrivé à Gap le samedi, accompagné de Cyril, mais sans Mag, orteil sur l’oreille ni Ben (dos bloqué). On reviendra l’année prochaine pour la balade à 4 !

Pour cette balade dans les Hautes-Alpes, le plan est de gérer l’effort dans les montées, descendre un peu vite en s’amusant dans les parties techniques, ramener des photos en guise de souvenir et prendre du plaisir :)

Pour les aspects « pratiques » Gap est plutôt bien desservie par la SNCF (malgré les 3h de retard dues à un éboulement sur les voies…) dont la gare est à 5′ du départ.

Coté logement, l’hotel ibis est idéalement situé à 3′ du départ. J’avais emporté mon gâteau sport maison à base de crème sport déj mais le petit déj était très sympa !

C’est aussi le bon endroit pour la photo traditionnelle du paquetage :

 

Il n’y a que du connu, du fiable, du testé. Sauf les Altra Lone Peak 3.0 qui n’ont que 15km au compteur, mais la course n’aura fait que confirmer le bien que je pense de ces chaussures ;)

Le Départ

Réveil à 5h… mais j’ai bien dormi. Je mange mon gâteau, un café pour chaque oeil et un oeuf pour mes cuisses. Le temps d’accrocher le dossard de travers et c’est parti. Le départ à 6h30 promet 30 bonnes minutes de nuit. ça tombe bien je n’ai pas chargé ma petite frontale… Mais elle fera l’affaire pour éviter de me mettre le pied dans un trou dans le parc de la Pépinière.

Le plan est assez simple :

  • monter tranquillement la 1ère bosse et la descente qui suit pour ne pas péter tout de suite toutes les fibres
  • gérer la partie merdique en faux plat qui suit pour attaquer la 2ième bosse un peu frais
  • commencer à courir un peu dans la descente jusqu’au ravito 3
  • monter comme je peux une nouvelle fois (à 2000m!). A partir de là l’affaire sera pliée
  • ouvrir les gaz en grand, pour ne pas louper le train de 16h14

gapencimes-profil

Le rythme du départ est assez tranquille, je papote un peu avec un sympathique finisher de l’UT4M et ses belles manchettes vertes fluos. C’est un local de l’étape, et comme souvent il est curieux de savoir comment un parisien peu s’attaquer à la montagne, avec une question qui tue : c’est ton objectif de l’année ?

Mais c’est un autre débat. Je monte à mon rythme, en surveillant le cardio pour ne pas dépasser les 155 bpm (85% fcm) que je sais pouvoir tenir 8h. La montée à la brèche de Charance n’est pas trop raide. Le soleil perce doucement et après les pluies de le veille, une superbe mer de nuages s’est formée.

Cela fait une heure que je suis parti et le spectacle est déjà à son comble ! Je prends donc le temps de ramener des souvenirs autres que les courbatures qui seront effacées 5 jours plus tard :

Mer de nuages sur la Gapencimes

 

Deux ou trois coups de bâtons plus loin, le sommet est atteint. 9km, 900m en 1h30. ça va pas mal.

Un petit sourire au photographe officiel, pliage des bâtons guidetti et c’est parti.

gapencimes-charence

Il faut maintenant descendre vers le 1er ravitaillement. Les bonnes résolutions du départ ont fait long feu et je m’échappe un peu, mais les sensations sont tellement bonnes que le frein à main se relâche un peu…

Heureusement la première pause au village de Rabou arrive vite. Je picore un peu… cacahuètes, fromage (du gras, des protéines pour les fibres) oranges et bananes pour l’anti-acidité et le sucre). Le temps de tourner un peu en rond, de faire une pause technique et mon compagnon arrive. Je le stresse un peu car cela fait plus de 5′ que je suis là, et qu’on a un train à prendre :)

Deuxième relais (12,5km – 1h50)

On attaque la partie où je craignais perdre le plus de temps, suspectant une longue portion où tu ne sais pas trop s’il faut courir ou marcher, où ça monte mais pas vraiment, où tu t’uses.

Mais ce n’est finalement pas trop le cas. Je me balade avec plaisir et une agréable sensation de facilité. La course suit un sentier à flanc de montagne avec une superbe vue sur le Pic de Bure.

gapencimes-pic-de-bure

Certains endroits demandent un peu de vigilance car la glissage serait sans arrêt jusqu’en bas. Et en bas c’est loin. Il y a même une corde tendue en guise de rambarde, et des militaires pour assurer la sécurité (le 4ème régiment de chasseurs alpins est basé à Gap)

gapencimes-sentier-a-flanc

Le parcours nous amène maintenant vers un endroit presque mythique. C’est une carte postale qui vous fera venir sur cette course : le sentier des bans, taillé à même la falaise.

C’est une belle claque ! Au delà de la sensation de courir presque dans le vide (en vrai le sentier est quand même large), la vue sur le Dévoluy est superbe. C’est aussi le début d’une section que j’ai adoré. Après une courte descente, le chemin remonte le petit Buëch en le coupant à plusieurs reprise. Et comme mes LP 3.0 ne sont pas en Neoshell, je joue à sauter de pierre en pierre pour garder les pieds au sec !

Je trottine ainsi un bon moment, grappillant au passage quelques places à reperdre plus tard pour les pauses photo. La fin de cette section presque tropicale – l’ambiance de fond de vallée au bord d’un ruisseau est assez humide – mène au 2ème ravitaillement.

Il est assez simple, mais je trouve parfaitement mon compte et continue sur ma lancée de cacahuètes / fromage / sirop pendant qu’une concurrente se « dope » pour dixit ne pas avoir mal aux genoux et continuer la course… Je ne connais pas le contexte de cette personne, mai après seulement 22km sur 55, il y a pour moi clairement un problème, de préparation, de forme ou d’état d’esprit…

Une poignée de cacahuètes, quelques morceaux de formage, des quartiers d’orange,  je ne m’attarde qu’une minute et demi. Un bref coup d’oeil en arrière pour m’assurer que Cyril n’approche pas et je repars ; alors qu’il était à peine une minute derrière…

Col de Chétive – 22km – 3h16 – mon chrono sur marathon :)

La pente se durcit dès la sortie du ravito. Il faut grimper 500m en 3km pour atteindre le col. Au fur et à mesure que défile les panneaux annonçant la direction, je cherche un jeu de mot à faire rimer avec chétive. Sans autre succès que de me faire oublier un peu l’effort de la montée…

C’est une magnifique crête qui joue ici le rôle de récompense. Clic-clac par ci, clic-clac par là, la montagne a revêtu ses magnifique couleurs automnales et je ne sais plus où donner de la tête !

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La descente me secoue un peu les LonePeak avec la traversée d’un pierrier. Mais bon comme je suis mangeur de cailloux tout va bien et c’est finalement assez roulant. Le 3ème ravito n’est plus très loin. La course va pouvoir commencer…

Notre Dame du bois vert – 32km – 4h42

Il y a pas mal de monde ici. Les encouragements font du bien, même si j’essaye de ne pas trop perdre de temps. Avec l’aide d’un gentil bénévole, je bascule quelques barres des poches arrières vers celle de l’avant et repars. Un petit coup de fil à mes chéries restées à la maison fini de me booster pour attaquer 800m de dénivelé en 5km (c’est roulant ! je vous l’avais dit).

Mais sans tomber dans le coup de pompe, je trouve que je me traîne. Et puis mon Ambit qui plafonne à 600m/h confirme les sensations. Du coup je sors une barre et le téléphone pour faire quelques photos. Surtout que le sentier s’y prête plutôt bien !

Roche du Midi

 

Le parcours me fait passer à coté d’un petite cabane à 1800m qui serait parfaite pour un pic-nic, mais il reste encore 250 mètres pour atteindre la crête et passer la côte 2000.

Je pousse encore sur les bâtons et ouvre grand mes yeux. Les couleurs sont encore magnifiques et le panorama à 360° du même niveau. Difficile de savoir par où commencer. Un coup à droite, à gauche, c’est très minéral. En bas la cabane est toujours là mais c’est la ligne de crête qu’il faut suivre tant bien que mal sur un chemin plus ou moins tracé. Il n’y a plus de pente, mais courir est loin d’être évident.

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Je m’échappe vite fait de ce paradis pour un dernier piège : une petite descente bien roulante en single suivi d’un petit coup de cul. Le bénévole – signaleur annonce 200m en 2km pour atteindre le col de Gleize. C’est encore une bonne occasion pour ramener quelques souvenir, parler de RunOnline avec marguerite et attaquer la descente finale !

 

Sprint Final

Quelques fines gouttes de pluie s’invitent pour la dernière portion. Je passe un peu de temps sur dernier ravitaillement en plaisantant avec les bénévoles et d’autre coureurs car on nous annonce qu’il reste 10 bornes et qu’on plierait bien l’affaire en 45’… Après un peu plus de 7 heures de course c’est un peu ambitieux mais la forme est encore là alors je me jette dans la descente avec le sourire :)

 

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Elle est vraiment roulante, sans piège et pas raide pour pouvoir bien courir. le chrono semble se stabiliser à 14 km/h Je lutte pour maintenir l’allure en fonction des changements de pente mais ça se passe pas trop mal… Jusqu’à ce que le plat me rattrape.

Ma vitesse en prend un coup mais heureusement le retour à la civilisation est assez court et le parc d’où je suis parti ce matin est là pour conclure ces 11,6km en 51′. Le speaker annonce timidement mon arrivée. La météo qui a bien changé dans la journée a poussé les supporter dans le gymnase autours du buffet. Je prends quelques minutes avant de m’y attaquer, bien assis derrière la ligne d’arrivée de cette Gapencimes. Le petit ravitaillement de fin de course ne passe pas alors je file sous la douche :)

Cette parenthèse montagnarde a été splendide, conforme à tout ce que j’attendais pour les paysages, les sentiers, l’effort. Il n’y a pas trop de monde, aucun bouchon et une bonne organisation. J’ai pris beaucoup de plaisir à tous les points de vue. Je reviendrai :)

Matos

  • Altra Lone Peak 3.0 : les même en mieux. Test complet à venir à lire ici.
  • Cuissard Kalenji Kanergy : un bon maintient, une poche derrière pour un prix « normal »
  • Bâtons Guidetti explore carbone : toujours fan de leur système de gantelet
  • Sac de trail Kalenji 9/14 avec 2 gourdes souples Hydrapak de 500mL
  • Des barres aptonia « ultra » à base de pâte de datte (index glycémique intéressants, du gras pas trop saturé, des protéine et il y a pas mal de parfums différents pour ne pas se lasser.

 

D’autres photos du trail Edelweis de cette GapEncimes 2016 sont à voir dans cette galerie dédiée.

Go Sport Running Tour du Chateau de Versailles 2016

Avec déjà 3 participations en 5 éditions, le Go Sport Running Tour du Château de Versailles doit trouver un nom plus simple est en passe de devenir ma classique de début d’été. C’est avec beaucoup de plaisir que j’ai répondu à l’invitation de la très joyeuse et accueillante Team TomTom, pour retrouver les copains de la Runnosphère dans le parc du Château de Versailles à l’occasion du #GSRTVersailles2016 ;)

Le temps n’ayant pas été vraiment estival, les magnifiques chemins tracés par Le Nôtre doivent un peu être protégés des 15 000 coureurs annoncés sur l’événement (il y a le 15k mais aussi la course des princesses et des courses « enfant »). La distance est donc légèrement réduite et certains passages rendus bien gras et glissants.

Après un bref échauffement en compagnie de Christophe, Salvio et Philippe, un arrêt au stand express (attention à bien choisir ses feuilles!) je prends place dans le sas « moins de 1h » en phase avec l’objectif annoncé. J’ai en effet un peu repris le travail de vitesse depuis l’arrêt forcé de la prépa MDP et j’ai bon espoir de faire mieux que l’année dernière.

Mon ami italien est à cours d’entrainement et annonce tranquillement qu’il partira avec moi mais ne tiendra pas pour surement finir en 1h10. Je ne le crois pas vraiment. Il a sans doute oublié son 36’38 » sur 10k en début d’année et sa belle réserve de vitesse…

Pour moi les conditions sont bien différentes. En 2015 je sortais de la Maxi Race (3 semaines avant), avec surtout du travail de dénivelé, du volume pas très rapide,  même si le seuil est toujours important chez moi. En 2016 je suis moins serein, peut-être un peu fragilisé par la grosse prépa et je trouve que j’ai du mal à enchainer les séances de qualité. Je paye aussi peut-être les 3 ultras (+ le marathon de paris… en 2015).

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