Trois 0 drop en test : Saucony Hattori

Depuis quelques mois, j’ai la chance de pouvoir accumuler un peu les paires de chaussures minimalistes et cela fait un moment que j’ai envie de partager mon petit retour d’expérience. Je vous fais ça en 3 fois avec mes 3 paires du moment, toutes en 0 drop avec très pau d’amorti. Aujourd’hui les Saucony Hattori, puis viendront les New Balance MR00 et enfin les Mizuno Wave Evo Levitas.

Avant ça un petit rappel… j’ai commencé à courir en chaussures minimaliste il y a maintenant 2 ans (avec des Merrell Trail Glove puis des VFF Bikila), mais ce n’est que cet été que j’ai fait ma première compétition en 0 drop avec les MR00 sur les 15km de la course du chateau de Versailles.

Depuis , hormis la saintéLyon courue en Peregrine, je n’ai plus remis de « grosse chaussures ». Vous pouvez aussi relire mes différents billets sur ce sujet ici : http://mangeurdecailloux.com/category/minimaliste/

Mais avant d’en arriver là, il a fallu être patient, soigner les mollets, les muscles de la voute plantaire. Comme dans toute transition minimaliste, il m’a fallu être progressif dans l’augmentation du nombre de kilomètres, de la dureté des séances, mais j’ai traversé cette période sans encombre, en ayant, je pense… bien gagné en « légèreté » de foulé, et j’espère en efficacité.

Ce qui est sur, c’est qu’aujourd’hui ma foulée est devenue (très) courte, plus rapide en fréquence et « mid foot », à plat. En passant, ce genre d’appui est la meilleure prévention des entorses ; la cheville en pouvant pratiquement pas se tordre sur l’extérieur quand l’attaque ne se fait pas par le talon. (mais attention à un éventuel retour à une foulée sur le talon avec la fatigue et l’accumulation des kilomètres)

Bien sur j’ai progressé en vitesse et je ne me suis pas blessé, mais je ne veux surtout pas attribuer ce genre de bénéfices au running minimaliste. Quelque soit la chaussure, il faut s’entraîner !

Mais il reste quand même les superbes sensations d’un footing sur un sentier forestier avec des ballerines aux pieds…

 

Pour revenir à nos moutons chaussures, aujourd’hui les Saucony Hattori, je vous mets d’abord un petit rappel des caractéristiques techniques issues du fabricant  :

– semelle de 15mm d’épaisseur, complètement plate, sans soutient d’arche, en EVA avec des rainures pour favoriser la flexibilité déjà très importante

– deux inserts (talon et gros orteil) pour prévenir l’usure trop rapide

– pas de lacet, mais un mesh élastique soutenu par des bandes plus fermes et très légèrement ajustable par un scratch, et qui tient très chaud

– 125 grammes « officiels » 150g pour mon 46,5

– moins de 100€ au lancement ; 40 en soldes si vous en trouvez encore…

 

Une fois aux pieds (avec des chaussettes sous peine d’ampoules…) on est très enveloppé par le mesh assez bas sur les orteils. La toebox (largeur aux orteils) est bien dimensionnée (mais les coups de pieds forts préféreront la version « LC » à lacets, qui a aussi un look plus conventionnel). Le chaussant est précis, malgré un faible maintient, mais suffisant pour envoyer de bonnes séries sur les virages d’une piste ;) Cette Hattori est une vraie ballerine ultra légère. On l’oublie dès les premiers pas tout en étant un peu protégé.

Sur le terrain, la semelle fine et souple permet vraiment de bien ressentir le terrain. Bien sur c’est une pure routière et même les petit gravillons pointus viendront vous picoter les pieds… Elle n’aime pas les sentiers et n’est de toutes façons pas faite pour ça.

En bonne running minimaliste, l’absence de soutient du pIEd est idéal  pour bien placer ses appuis, se muscler la voute et travailler son économie de foulée et sa pose de pied à plat. L’EVA offre malgré sa finesse un petit rebond assez sympathique. Il a par contre tendance à se tasser. Les miennes ont 300km et je vois bien que l’épaisseur de la semelle a diminué (mais sans être exagérément usée). Elles ne feront pas 1000km et je ne sais pas  qui du mesh ou de la semelle lachera en premier ;)

Au final, c’est confortable, très léger et bien dynamique. Je l’apprécie beaucoup en footing de récup, comme sur des séries de 800m à 16 km/h. Les apprentis minimalistes pourront débuter sans problème avec (mais en respectant bien les précautions d’usage…). Les coureurs plus expérimentés ne seront pas limités pour chasser le chrono sur 10km ou semi, voire sur  marathon ;)

Salomon FellCross : cockpit à crampons

Salomon S-lab FellCross

Dénichées chez dans le rayon sport de Zalando, cette paire de Salomon FellCross de trail « presque minimaliste » vient d’arriver sur mon étagère et voici mes première impressions après quelques kilomètres sur les  sentiers du bois de Saint Cucufa.
Cela faisait quelque temps que j’avais repéré ce modèle dont les caractéristiques techniques étaient alléchantes pour moi :

  • légères (260g selon salomon, 320g sur ma balance pour mon 46 / 12US)
  • des crampons hauts et espacés (c’est la même semelle que les SpeedCross), un peu comme mes Medusa, les pneus « boue » de mon vtt
  • utilisées par Kilian Jornet quand le chemin glisse trop pour ses S-lab Sense !
  • design agressif et canon ;)
Salomon S-lab FellCross
Salomon S-lab FellCross

Sur le papier, les dernières techno S-Lab de Salomon sont là : Quicklace, Ortholite, Contagrip.

Elles ont été conçues pour le Fell running anglais et donc aux conditions boueuses mais seront parfaites pour un trail blanc.
Mais bon, le plus important est quand même de voir ce qu’il se passe avec les pieds dedans…

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