En test : Frontale Silva Runner

On a beau essayer de le rattraper, il fini toujours par l’emporter.
Métronome astrologique , il tourne sans cesse autours de nos têtes sans jamais tomber à pic.
Lumière insaisissable, et incontrôlable, il est la clé de nos chemins, infatigable.

Vous ne voyez pas de qui je veux parler ? Mais du soleil bien sûr !
Et en ce début novembre, il se fait de plus en plus rare. Surtout quand ce dernier triche, et une fois par an, reprend une heure d’avance …
Un accessoire indispensable revient alors dans l’équipement des coureurs : la frontale :-)

Pendant quelques semaines, j’ai pu tester un modèle du fabricant suédois Silva, très connu des orienteurs (il a inventé la boussole à bain d’huile en 1933) : la Silva Runner.
Il s’agit pour la marque du haut de la (très large) gamme, avec comme principal atout la puissance et ses 550 lumens.
Je peux la comparer à mon ancienne Petzl Tikka xp et mon actuelle Nao.

A la prise en main, on sent la qualité, et les bonnes idées : le bandeau est large et pourvu d’un petit trait de silicone antidérapant. Le câble d’alimentation est bien guidé jusqu’à batterie. Cette dernière, composée de 2 accus indissociables (j’y reviendrai…) peut être fixée directement sur le bandeau ou déportée par le biais d’une rallonge.
Les branchements munis de détrompeurs n’appellent pas de reproche. Ils sont aussi utilisés pour recharger lampe.

silva-runner-3

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J’ai testé : le SAV Garmin « hors garantie »

Alors que Garmin vient tout juste d’annoncer ses nouvelles Forerunner 220 et 620 (avec quelques fonctionnalités intéressantes à découvrir chez Terre de Trail et le Coureur du Chablais, et avant un test ici même ;) ), je vous fait un petit retour sur mon expérience personnelle avec le SAV Garmin.

Je cours courais depuis un peu plus de 5 ans avec une Forerunnner 305. Malgré son look de Lada et sa durée d’acquisition des satellites un peu longue, c’était un excellent produit, hyper polyvalent pour la course ou le vélo (programmation de fractionnés, suivi d’itinéraires, 8 à 10h d’autonomie).

Et pour peu que l’on ai pris le temps de boucher avec un scotch les petits trous du buzzer (sinon l’eau et la sueur finissent par rentrer et réduire au silence les bip-bip si mélodieux…) il est assez robuste. Je ne compte plus les chutes, les « éjections » sur système d’attache rapide (notamment lors de mon premier Marseille-Cassis où en passant un peu trop près d’un autre conçurent dans la côte des pompiers, il avait sauté, s’était éteint en tombant au sol avant que je ne le redémarre comme si de rien n’était, sans perdre l’enregistrement de ma course !)

 

Mais ça s’était avant… Les nombreuses programmations de séance ont fini par user le caoutchouc des boutons, et la batterie à également rendue l’âme après 5 ans de bons et loyaux services. Pas si mal pour un simple boitier en plastique. Mais il ne s’allumait que posé sur son support de chargement. Pas pratique pour courir…

 

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Kalenji Kiprun Comp

Il n’aura finalement été pas si simple à écrire cet avis sur la Kalenji Kiprun Comp. Déjà je les ai reçues en pleine période de prépa trail où je n’arpentais pas beaucoup le bitume.
Ensuite il faut dire que les a priori ont fait leur travail de sape depuis longtemps, et qu’après le premier footing, je n’étais pas vraiment convaincu.

Pensez-vous… Décathlon, une grande surface de sport, le roi du prix cassé bleu,  et du sport loisir pas cher pour tout le monde, qui veut vendre une chaussure pour l’élite, le chasseur de chrono, le coureur de 10 kilomètres en moins de 34 minutes ! Bref, Ça ne marchera jamais ;)

Et pourtant, elle a de bons arguments :

kipruncomp-techno

Cette Kiprun Comp est loin d’être la première chaussure de la marque. La gamme actuelle a été développée avec l’aide de Stéphane Diagana (qui sait vraiment courir plus que 400m, avec un record au marathon largement sous les 3 heures) et Kalenji a utilisé son système d’amorti (CS) et de dynamisme (up’ bar)

Et surtout il y a le « révélateur » du haut niveau avec Banjamin Malaty et ses 2h12 au marathon de Paris. A ce niveau-là, on ne s’embête pas avec du mauvais matériel…

Mais revenons à mon modeste niveau de milieu de peloton…

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Kilomètre Vertical au Montenvers

C’était le 14 juin dernier. Sur l’invitation de Suunto et dans le cadre d’un partenariat entre le fabricant finlandais et la Runnosphère, j’ai pu profiter d’une superbe journée à Chamonix.

J’ai retrouvé sur place avec l’équipe Suunto / Amer Sport France (Franck, Hervé et Fabien) David (Runmygeek.com), Doune (CoureurduChablais.com) et fait la connaissance de Fred (Highwaytotrail) et Jérome d’i-run.fr

Après un voyage sous des trombes d’eau en compagnie d’Emma, le réveil et les préparatifs de la journée se font rapidement avec Doune et David : choix des vêtements, paramétrage des montres, petit déj, et c’est parti !

C’est Fabien, le community manager Suunto France, qui est « accessoirement » guide de haute montagne à Chamonix, qui nous accompagne pour cette journée.

Au menu : un kilomètre vertical, un test terrain de la fonction navigation / suivi de trace, et une session de formation sur l’utilisation de movescount (l’équivalent de Garmin Connect) et beaucoup de retours d’expérience, avec la présence de Terho Lathinen , Product Concepts & Innovation Manager (donc responsable des développements « long terme ») chez Suunto.

 

Le kilomètre vertical, organisé sous la forme d’un off où chacun se chronomètre, consistait donc à parcourir 1km, mais dans le sens de la montée : au départ de la gare du petit train du Montenvers, les altimètres barométriques ou gps calés (à 1058m), le premier qui affiche 1000m de dénivelé positif a gagné ! Le parcours est très sympa, en jouant à cache-cache avec le train à crémaillère, et avec un passage qui doit servir de « purge » et qui du coup reste très enneigé. C’est pas compliqué à traverser, mais il ne faut pas tomber ;)

La première partie est en sous bois, avant de déboucher face aux Drus et au dessus de la mer de Glace où on en prend plein les yeux. Ma petite vidéo vous en donnera j’espère un bon aperçu !

 

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Elliptigo, le vélo qui court ?

A l’occasion de son lancement en France, j’ai pu tester grâce à l’agence BernasCom un drôle d’engin roulant : l’Elliptigo.

C’était sympa. il faisait beau, il y avait Greg et Bastien pour se tirer la bourre, discuter et les petits fours étaient très bons ;)

Mais revenons au sport…
Elliptigo est, comme son nom le laisse supposer, un vélo elliptique, mais d’extérieur. Une des idées de base, c’est que faire de l’elliptique, c’est bien (travail cardio, cuisses, et les bras), mais quand on aime être dehors pour faire du sport, il y a mieux.
En plus le mouvement qui permet le déplacement se veut proche de la course à pied, mais sans choc. Certains blessés pourront donc reprendre le sport plus vite. Et pour les autres, est-ce que ce serait le outil pour l’entrainement croisé ? Le bon moyen de faire plus de volume sans se blesser, ou de compléter sa préparation en faisant travailler ses muscles différemment ?
Surement !
Elliptigo en test
Elliptigo en test

 

Elliptigo
Elliptigo facile…

 

Techniquement, l’engin est « volumineux », très encombrant même, malgré ses petites roues de 20″. On nous annonce que c’est léger, et dans le même temps qu’il pèse 19kg (!)
Le « cadre » semble bien solide ; la finition est bonne mais sans plus ; j’ai trouvé l’équipement un peu juste par rapport au prix (freins, ajustement du guidon, système de glissière elliptique) il faudra surveiller la tenue dans le temps des composants… et ne pas oublier que c’est pour l’instant de la petite série qui ne peut pas bénéficier d’effets de volumes pour baisser le prix.
On s’installe sur 2 grandes « pédales » qui sont reliées à un pédalier par des bras (en alu ou carbone pour le haut de gamme). La transmission finale est assurée par une chaîne sur un moyeu Alfine pour des changements de vitesses sans souci. J’ai juste un doute sur la durée de vie du système de glissières qui permet le mouvement « elliptique ».
L’arrière avec le pédalier sera fiable, mais l’avant fait appel à des bagues prises dans une glissière (en téflon ?) qui sont un peu bruyantes (en comparaison avec un vélo de route par exemple) La concurrence StreetStepper  m’inspire plus confiance d’un point de vue mécanique, même si le mouvement n’est pas le même (le haut du corps ne travaillera a priori pas) Mais certains ont quasiment fait le tour de l’Europe avec un Elliptigo, ça doit donc être solide ;)
La prise en main est quasi immédiate, même si le geste n’a, selon moi, rien à voir avec la course. Cela ressemble peut-être plus au ski de fond. Et on sent que ça fait quand même travailler les jambes et le cardio.
Sur le plat c’est vraiment sympa et on prend vite une bonne vitesse de croisière. On est au dessus des piétons, de la circulation (vélos, autos) pour mieux profiter du paysage, anticiper la circulation. Une fois lancé, ça roule assez bien, avec une sensation de glisse et de confort grâce à la position « debout ».
On se verrait bien cruizer sur une longue ligne droite en bord de mer, bien plus rapidement qu’en courant, à effort équivalent !
Notre parcours de test nous a fait prendre un rue en montée. Là il faut « mouliner » et on doit monter moins vite qu’un vélo mais ça passe sans problème.
Dans la descente, pas d’instabilité en ligne droite (l’empattement long aide surement beaucoup)
elliptigo
elliptigo

A la fin de ce petit test, (j’étais assez enthousiaste avant, très curieux), ce n’est peut-être pas le truc que j’achèterai. C’est une alternative vraiment sympa, mais pour l’investissement (à partir de 1800€), je prendrai un vrai vélo qui sera vraiment polyvalent, moins encombrant, plus pratique…Et en vélo on peut aussi bien se chauffer les cuisses. et pour la course, cela ne remplacera pas une bonne séance de côtes (travail des appuis par ex…)

Il trouvera par contre surement sa place auprès des loueurs, dans les zones touristiques et planes (je me verrai bien faire le tour des pistes cyclables du cap ferret avec…) ou l’on appréciera le mélange d’effort physique et de sensation de vitesse ou la facilité de prise en main.
Vous trouverez les infos détaillées sur le site du fabricant (http://www.elliptigo.com/) et toutes les dernières news sur la page Facebook française https://www.facebook.com/ElliptigoFrance
Enfin je ne peux pas conclure sans faire la promo de la vidéo de Bastien. Si le gilet jaune fluo est utile, il parait que même  Karl m’envie mon polo à rayures roses…

Merrell Mix Master 2

Doucement, mais surement, Merrell s’installe dans les armoires des coureurs. Après s’être mêlé aux précurseurs du le running (je très) minimaliste avec la Trail Glove et ses nombreuses déclinaisons, la marque américaine élargie progressivement sa gamme, toujours très orientée outdoor, (et pas que trail) où elle profitera surement de son image de marque et de son expérience de la rando…

Dans ce test, c’est la Mix Master 2 qui sera passée à la moulinette. Si aucune chaussure n’a été maltraité dans Saint Cucufa (quoique, le crampon arrière gauche…) après presque 200km, je pense avoir fait le tour de cette chaussure de trail légère.
Cette paire m’a été fournie gracieusement Merrell par l’intermédiaire de la Runnosphère. Je n’ai donc pas acheté ces chaussures, mais comme je louchais dessus depuis leur sortie, ça tombait plutôt bien, mais sans que cela ne vienne biaiser mon avis quand même ;-)

Si vous ne voulez pas perdre de temps (pour les autres fermez les yeux et sautez au paragraphe suivant), sachez qu’elle me plait bien : c’est un poids plume (250g), avec une semelle pas trop amortie (à prendre comme une qualité pour mon usage ! ) et confortable. Presque un peu molle, même si c’est beaucoup moins pénalisant sur la terre meule que pour une course sur route. Et il faut bien que la semelle se déforme un peu pour suivre les mouvements du terrain et faire remonter les infos du terrain !
Bref, j’ai pris beaucoup de plaisir à courir avec cette Merrell ;-)

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