Marathon de Nantes

Un compte rendu de course sur route, je crois que c’est toujours un peu barbant. Il n’y a pas de paysage à couper le souffle, pas mal de monde et en plus il ne fait même pas beau. Du coup je ne vais pas vous raconter kilomètre après kilomètre mon marathon de Nantes ;)

Et pour les pressés, je visais 3h10, (malgré la météo peu favorable ; je me revois dire à Bernard et Clément la veille : « avec le vent annoncé, on oublie l’objectif chrono… »), et j’ai fini en 3h18.

Après un début de course dans le bon timing et en compagnie de Séb, je suis sur le fil à partir du 28ème, jusqu’à ce qu’une rafale me sèche peu après le 31ème kilo. La suite est en dents de scie, en fonction des bosses du parcours, du sens du vent où du soutient de mes supportrices préférées !

Mais franchement, si c’est pour se prendre le vent et la flotte dans le nez, des bosses et de la boue, autant faire du trail !

En remontant un peu en arrière, difficile de raconter ce marathon sans parler des jours le précédent. La course venait en « conclusion » des vacances scolaires, et nous sommes allé à Nantes en camping-car en passant par des Châteaux de la Loire, le zoo de Beauval et passer  ainsi une superbe semaine en famille.

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Dimanche 27 avril 2014. 9h13.

Le speaker annonce un départ imminent. Du coup il se (re)met à pleuvoir. J’ai pris place en compagnie de mon local de l’étape, hôte et guide parfait,  un peu n’importe comment parmi les 4000 coureurs, et quasiment derrière le meneur 3h.

Au coup de pistolet, la descente nous emporte. On serre tant bien que mal le frein à main pour laisser partir les flammes des meneurs. Séb semble très en jambes, porté par son fan club. (je ne compte plus les « saluts seb » dans les rues nantaises) et son lumbago ;)

Dix bornes en 45′. Pas vraiment de sensation, mais ça court. On monte et descend au moins 12 ponts dessus de la Loire, en tentant de trouver le bon grupetto, sans vraiment de succès.

Après un passage dans une zone plutôt industrielle, on file nez au vent vers le hangar à bananes qu’il faudra revisiter 20km plus tard (et aussi dans une autre tenue, dans d’autres circonstances…)

Cinq bornes de plus dans la besace, toujours en 22’30, nous ramènent vers le centre ville où le public est assez présent malgré la pluie. Il doit être habitué… Et ça fait du bien de taper dans quelques mains d’enfants !

Peu après le passage au semi (1’34’42), Séb s’envole progressivement sans que je puisse accélérer mais je me contente vraiment de mes temps.  Surtout que le temps se gâte du coté de ma Suunto. Après quelques alertes à 4’37 / 4’38 face au vent, je m’octroie une pause au ravito du 30ème (pas comme Greg quand même).

La pluie qui en avait fait de même m’avait fait me rendre compte que je suis complètement sec. Difficile de savoir si le vent a fait sont effet, mais j’ai l’impression de ne plus transpirer et je prends ça comme un signal d’alarme (hypoglycémie). Deux gobelets pris en marchant font glisser les gels ; une minute s’échappe, mais ça repart.

Doucement je me traine jusqu’à la pointe du boulevard des Antilles où je récupère enfin le vent dans le dos. Mais ma grand voile manque d’efficacité. Je sais que je vais en finir et commence mes calculs. Les 3h10 sont râpées avec 4’55 de moyenne et j’espère encore 3h15…

C’est justement ce moment que choisit le meneur et son groupe pour me reprendre.

Après coup je me suis dit qu’il aurait mieux fallu rester bien planqué derrière ce paquet et assurer… Le gars est d’une facilité déconcertante, distillant des encouragements et conseils, amortissant le passage au ravitaillement. Mais il s’échappe lui aussi à l’occasion de la montée de la rue Tournefort…

3h17 – 3h18. C’est ce que mes calculs donnent. Je n’ai plus vraiment de mollets ni d’ischios depuis une grosse dizaine de kilomètres quand le tapis rouge se dévoile, et je suis bien content d’en finir !

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C’était dur. Comme un marathon. Je n’avais peut-être pas les 3h10 dans les jambes ce jour-là ; Surement 3h15 ; mais c’est sans regret tellement cette course conclue de belle façon une semaine de vacances !

camping-car

 

Matériel utilisé :  le même qu'à Lyon... Suunto Ambit 2 (move) / Mizuno evo Levitas (0 drop - 210g en 12us) / 5 ou 6 gels sur une ceinture porte dossard / teeshirt elioplay et short kiprun anti frottement

 

Et les récits des copains :
Aurélien : Marathon de Nantes dans la tempête
Bernard : Marathon de Nantes 2014 : une bonne purge
Clément : Marathon de Nantes, Record contre vents et tempête
Daddy the beat : Pas de tourisme au marathon de Nantes

 

19 réflexions au sujet de « Marathon de Nantes »

  1. Compliqué de revoir un objectif à la baisse (à cause d’une météo capricieuse) alors qu’on s’entraîne pour un chrono depuis des semaines… Merci pour ton retour, les 3h10 seront sans nul doute pour le prochain!

  2. Hello Mister. C’est propre et j’aime bien que tu te lamentes pas trop comme si ça devait être cette course et pas une autre. Il y en aura d’autre en effet et dans des conditions plus acceptables, ce ne sera pas difficile. Tu aurais pu marquer le meneur d’allure à la culotte certes mais je trouve qu’avec ton niveau c’est plus classe d’avoir fait sans. Ce qui est dommage c’est de ne pas avoir pu résister. Le moment où tu sens que non seulement t’as été repris mais qu’en plus tu ne le reverras plus, c’est en quelque sorte le meilleur moment. En plus du rappel à l’humilité (mais y’a sans doute pas besoin avec toi), ça t’apprend à finir dignement. En définitive, c’est ce que je dirais : t’as fait une course digne. A la prochaine j’espère.

  3. 3h18 et t’es déçu ??? Ben dis donc… moi je suis déjà en admiration pour ceux qui font moins de 4h alors… ;-) UN GRAND BRAVO !!! 8min c’est pas tant que ça, surtout au vue des conditions météos du jour !^^

    PS : oui les récits de course sur route c’est barbant, mais j’ose jamais le dire, avec ton premier paragraphe j’ai bien rigolé alors j’ai lu la suite ;-)

  4. J’aime beaucoup le commentaire de Daddy the beat qui se termine par «Une course digne». C’est comme ça que je l’ai senti en te lisant. Et ça demeure un très bon chrono!

    Bravo Julien. L’humilité est un des meilleurs compagnons de course et de la progression je pense.

    Et un super w-e en plus. Alors tu t’en sors gagnant. À quand le prochain?

  5. je pense que pour une fois les conditions météo peuvent etre une vraie excuse S’entrainer dur et se taper la pluie et le cent bof quoi:) bon faut dire Nantes? essayes peut etre Nice Canne?

  6. J’arrive après la guerre mais bravo pour le chrono. Même si la déception est là, ça reste un très joli chrono.
    Et puis le CR est sympa, pas de prise de tête….c’est cool

  7. Ben moi, comme Fanny, ton chrono me fait déjà rêver ;-) Mais ça ne veut rien dire bien sûr, à chacun son niveau et ses attentes ! Ce n’était pas un grand jour pour toi, ce n’était pas la cata non plus, tu as malgré tout géré et fait du mieux que tu pouvais avec les conditions et la forme du moment. Je me dis que sur un marathon, ça tient à peu de choses finalement … Je ne doute pas que tu réussira ton objectif haut la main à une (la ?) prochaine occasion. En attendant, place aux trails, non ? :-)

    Et surtout, BRAVO ! Car même si l’objectif n’est pas atteint, tu as donné le meilleur de toi-même et tu as ma foi quand même avalé … un marathon !

  8. Ouais, « dur comme un marathon comme tu dis » Une performance tient parfois à peu de chose. Ça me fait plus vraiment rêver d’ailleurs. En tout cas t’es allé au bout du truc, dans ce contexte tu pouvais pas espérer beaucoup mieux. Sinon tu claquais 2x1h35′ c’est sûr :)

  9. Merci à toutes et tous.
    Je ne suis bien sur pas déçu, même si la chasse au chrono est importante pour mes courses sur route.
    Après je ne voue pas d’admiration particulière au marathon. Je pense qu’il faut le respecter, s’investir et se faire plaisir dans le quotidien des entrainements.c’est pas simple, mais ça reste de la course à pied.

    L’objectif est loupé pour cette fois mais, je reviendrai ;)
    Par contre le prochain n’est pas du tout prévu. Il me faut ma dose de cailloux maintenant. Ce sera à Faverges début juillet.

  10. Est-ce que je me fais taper dessus si je dis que moi ce sont souvent les récits de trail que je trouve barbant ? Huhuhu !
    Bon, j’ai lu au moins 5 récits de ce marathon de Nantes et c’était manifestement pas le jours pour grand monde. C’est frustrant vraiment de devoir revoir son objectif à la baisse à cause des conditions météos mais là bon, ça avait vraiment pas l’air simple. Bref, bravo à toi, ça reste une très belle course !

  11. Félicitation à toi pour ce marathon assez physique avec cette météo pluvio venteuse. Tu es aller au bout et c’est bien la le principal. Encore bravo et bonne continuation.

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