Marathon de Paris 2018 à chaud

Mon 4ème marathon

Didier a couru ce matin la 42ème édition du marathon de Paris. Et même sans cape, c’était super. Pour cette nouvelle tentative sur la distance, et après le « DNS » de 2016, je me suis régalé avec une prépa express (j’y reviendrai promis!) et une belle course, chaude au sens propre comme au figuré.

Pendant cette belle journée printanière, depuis mon sas de départ, j’ai vu des coureurs de tous les genres, sans arriver à deviner qui passera la ligne en premier…

J’ai vu le soleil me griller les épaules pour ma première sortie de l’année en débardeur. Mais j’ai aussi vu plein de bouteilles d’eau, des seaux pour tremper ma casquette (pas verte!) et me rafraîchir. Je ne crois pas avoir souffert de la chaleur.

J’ai aussi vu des jeunes fumer de l’herbe assis au milieu de la rue de Rivoli, des filles courir. Mais pas beaucoup. Et puis j’ai vu des copains (coucou Ali, Maya, Florent) dont un qui a fait un sacré bout de chemin avec moi pour m’épauler. Merci Philippe tu vas être mon roster si ça continue !

J’ai aussi vu des meneurs d’allure (3h15) à l’allure pas très assurée avec qui j’ai joué au chat et à la souris.

Mais surtout, par rapport à ma précédente participation (2015), je ne sais pas si c’est dû à mon départ avec les « 3h15 » plutôt que les « 3h00 », le peloton m’a semblé beaucoup plus dense, les spectateurs beaucoup plus présents ; et motivants !

A part un ou deux kilomètres au plus loin dans le bois de Vincennes, Ce marathon de Paris est très animé ! Alors merci à tous, sur le parcours, sur les réseaux sociaux. Tous ces messages font du bien !

Et que celui qui a crié mon prénom (le vrai, pas Didier) dans un genre de rond point vers le 39 – 40 se dénonce !

Le mur du marathon de Paris

Il est toujours au trentième kilomètres, et il avait encore des airs de montée de l’Alpe d’Huez. Quel Pied !

Je l’ai passé au bout de 2h14 de course, après avoir empilé les kilos par paquet de 5 en gérant mon effort au gré du départ descendant, des montées à répétitions, des ravitaillements en eau jamais négligés par cette météo.

Et même si ma Spartan Trainer a souvent affiché des lap en 4’20/km, j’ai été assez régulier : 21’57 + 22’34 + 22’32 + 22’14 + 22’09 + 22’37 + 23’23 + 23’43 + 10’58
(passage au semi en 1h34’03, le deuxième semi en 1h37’02)

J’ai couru avec ma ceinture cardio, mais sans consulter les infos. Je m’en occupe à l’entrainement, mais en course sur route c’est un enregistrement pour utilisation a posteriori, pour estimer l’intensité que je peux tenir en fonction du temps et l’utiliser ensuite à l’entrainement, en trail.

La courbe est assez régulière ; conforme a mes sensations de gestion de l’effort. On voit aussi bien que la rupture arrive un poil (même 2km c’est un gros poil) trop tôt :

L’objectif était de me glisser sous les 3h10 (4’30 / km soit 22’30 / 5km) en m’étant entrainé à 4’25.  J’ai passé le semi un poil en avance (1h34 soit 34″ d’avance)

Et puis il a fallu gérer les tunnels, l’ascension (parole de traileur!) de la porte d’Auteuil… Les 7 ou 5 derniers kilomètres ont été interminables, le plaisir absent et la fin de course d’une violence folle. Malgré une bonne claque au 34, j’ai cru presque jusqu’au bout aux 3h10 (3h01’12 » au 40…)

Je franchi la ligne d’arrivée en 3h12’05 » Avec plaisir de l’effort accompli, des début de crampes dans les pieds, 3h10 à tenter (où pas !) et un RP corrigé de plus de 2′ avec 5 ans de plus (pour une fois,  vieillir est arrangeant)

 

Matériel pour ce marathon

  • New Balance 890 v6 : faible drop, ferme (mousse RevLite), un peu raides, mais elles ont fait le job et resteront à vie des chaussures à RP… (à shopper chez alltricks ou irun)
  • Short Kalenji : 20€ très bien investis ! (aucun frottement, des poches pour les gels et une petite flasque derrière) et débardeur de la même marque. zéro irritations même avec le transpiration, les bouteilles d’eau versées sur la tête.
  • Chaussettes Monton à 2€. Assorties aux pompes ! Pourquoi dépenser plus ?
  • 100g de crème sport déj au lever, 1 mini barre meltonic un peu avant le départ pour le stress et 4 gels Gu Roctane. J’ai eu  le ventre bien serré à la fin. Mais ce n’est pas évident de les incriminer complètement vu l’effort. J’ai surtout bien aimé la texture « peu liquide » qui permettait de les consommer en plusieurs fois sans qu’ils ne se vident dans mes poches
  • Casquette Buff qui fait courir vite !
Marathon de Paris 2018 : matériel
Marathon de Paris 2018 : matériel

10 réponses sur “Marathon de Paris 2018 à chaud”

  1. C’est top, bravo Julien, une course accomplie à tous ponts de vue (RP, gestion, souffrance à la fin, plaisir après l’arrivée :) )

    1. Merci M’sieur !
      C’est assez satisfaisant.. le bon chrono avec la forme du jour. Il ne manque pas grand chose pour mieux passer la bosse du 34. J’ai manqué de force, de pied peut-être, pour continuer à pousser à 4’30 sur les 4 derniers kilos.
      ça devait pas être bien beau à voir courir :p

    1. bon…merci… mais j’ai pas fait une fausse prépa non plus. Disons une demie (6 semaines de spécifique dont les 2 dernières d’affûtage). C’est un peu juste, mais comme tu dis ça permet de faire des belles choses avec du plaisir à l’entrainement et un RP qui devra être battu !

  2. Merci Julien pour le coucou !
    Bravo à toi Bonne gestion de course et belle performance.
    De ma part, c’était un peu chaotique, même pendant la course, je n’étais toujours pas sûr de mon allure, je cours sans plan et résultat, mauvaise gestion de course
    À bientôt
    Ali

    1. Merci Ali. tu t’en sors très bien malgré cette relative désorganisation. Même si pour une fois je suis devant toi :)
      Mais ce n’était qu’une répétition et je te souhaite une belle réussite pour le prochain marathon qui lui sera le vrai objectif !

Laisser un commentaire