RP aux Foulées de Vincennes

Presque 2 mois sont passés depuis ce 2ième RP « consécutif » sur 10 bornes (pourvu que ça dure !) Les 10km du XIVème ont bien joué leur rôle de mise en jambes.

foulées-vincennes-arrivée

Après une longue absence sur cette distance, il me fallait un rodage, retrouver des sensations de vitesse et d’effort intense. Mais aussi ré-apprendre à gérer mon effort sur cette durée. Parce que sur 10 bornes, il faut partir vite, tenir, se dire au 6ème que ça ne passera jamais, y laisser du temps pendant le 7ème, pour finalement se dire à la fin du 8ème que, merde, mais ça passe :)

Finalement tous les CR de 10k pourraient se résumer comme ça !

A Vincennes, le parcours est annoncé roulant (il l’est sans que ce soit un billard ultra plat) Et le peloton est très dense. Presque trop pour les rues de l’autre bois parisien. Du coup, moi qui voulait partir « vite » sous les 3’50 sans taper 3’45… je me retrouve un peu régulé pas le trafic. Surtout que finalement je pars un peu au feeling en oubliant que de marquer les laps sur l’Ambit sur les premiers kilos.

Mais je passe quand même au 5 en 19’29. C’est moins pire que dans le XIVème mais il faut y aller…
Alors on y va ! ça donne 3’55 – 3’54 – 3’53 – 3’51 – 3’48 et une courbe cardio qui montre un bonne gestion… c’est déjà ça…

Sur le terrain, c’est moins satisfaisant. Le « col » qui monte au 7ème kilo était interminable, mais j’aurais du me mettre minable (et faire des côtes). J’y ai pas cru. Les 8 et 9 sont en descente, mais je passe pas sous les 3’50. Dommage !
Il me reste le finish,  pas trop en vrac, mais à bloc en faisant aussi bien attention à ne pas me payer un concurrent trop pressé pour être fair-play et aimable (il y en avait beaucoup…), un poteau en bois ou une flaque de boue car la météo a rendu certaines portions très grasses; et si mes GoSpeed sont parfaites pour chasser le chrono, elles sont aussi complètement dépourvues de crampons, surtout avec quasiment 600km au compteur.

 

Mais l’arrivée est finalement trop vite là. Il me restait encore un poil de jus. Tant pis. 38’47 quand même c’est chouette. Je conclue bien mon bloc de vitesse de ma préparation marathon…

10km du 14ème : Record déçu !

Vite fait, bien fait, voici mon retour sur le 10km du 14ème, premier dossard de l’année 2016.

Je continue à essayer de me faire plaisir avec ce travail de vitesse, et par la même occasion à tenter de me constituer une petite réserve tout en entrant progressivement dans le plan pour la Marathon de Paris.

Cette course tombait plutôt bien dans le planning, et malgré un parcours annoncé comme pas des plus facile, je comptais bien raboter un peu mon vieux record perso sur la distance. 39’’32 lors des 10km de l’Equipe en juin 2013, après un loupé (40’01) à l’Ekiden de Paris en 2014. J’aborde donc ce ‘’10 du 14’’ avec un peu de prudence, mais aussi quand même un peu d’ambition : 3’55 au kilomètre comme allure cible, avec comme espoir de gratter les 11’’ de trop (3’55×10 = 39’10 :)) lors de l’emballement final afin de me glisser sous la barre des 39 minutes…

 

La course comptant pour le Paris Running Tour – challenge à point des 10km de Paris – est plutôt bien organisée. Cela s’entend pour une petite course parisienne pas trop chère. Il y a des toilettes, un vestiaire pour déposer ses affaires, un chrono par puce (au temps réel) et un semblant de sas, de l’eau à mi-course, mais pas de ravito au Rebbull, de masseuses ou je ne sais quelle autre fioriture ;)

Les températures hivernales ne sont pas si froides, et le tee-shirt Runnosphère est presque trop épais mais la météo est bonne pour la perf. Si la course avait fait 9km, le coup aurait été parfait !

Après un échauffement plus que sympathique en papotant avec Guillaume et sa flamme de meneur d’allure (il parlera surement de son expérience sur son blog), je m’insère parmi les 2000 coureurs, malheureusement un peu loin du meneur 40’ mais en me disant que la foule se dispersera vite. Sauf que ça ne se passe pas vraiment comme ça.

Il y a 2 tours de 5km à parcourir. Sur les 2 premiers kilos, je mélange allègrement prudence et embouteillage dans les rues un peu étroite pour la foule. La flamme des 40 est dans mon viseur. Je la trouve bien rapide. Où mes jambes trop lentes, mais je me dis que si je dois finir 1’ avant elle, il ne faut pas que je la double tout de suite.

Je vais du coup passer presque la totalité de la course à lui courir après !

On m’a prévenu des montagnes russes alors je fais attention. Ça descend effectivement bien après la place de Catalogne et ça remonte pas tant que ça Boulevard Quinet. Le vrai souci, c’est la fin du tour et l’interminable rue qui longe le cimetière…

Elle se laisse bien courir la première fois. Les pif-paf en faux plat passent vite mais je bippe au 5ème kilo en 19’51 J’ai encore du roupiller. J’ai même la preuve en image :

Endormi aux 10km du 14ème

(Si vous cherchez des photos du 10km du 14ème, il faut aller voir chez Sow Style)

Heureusement le réveil Suunto sonne et je lance l’assaut vers le meneur qui me semble mener un train d’enfer. Mon souffle se fait plus court, et je chante comme une loco.

Les chronos tombent ! Six kilomètres : 3’49. Puis 3’53, 3’48. Ça revient bien !

10 du 14 : les laps
(cliquez sur l’image pour accéder aux détails sur Strava)

Je me jette dans les descentes, scrute les panneaux kilométriques et passe le 9ème en 35’12. Mais le faux plat le long du cimetière aura raison de mes espoirs d’effacer le 39 de mon chrono. Je m’éteins progressivement, et un peu trop loin de l’arrivée.

Un dernier zig-zag me fait remonter devant la mairie du XIV. Je sprinte presque pour doubler le meneur d’allure… mais où est cette fichue ligne ? ? ? Encore un virage… qui cache encore un faux plat. Un bout de ligne droite… J’en peu plus !  C’est fini. 39″18 !

Record Battu. Record déçu !

Mais je vous rassure, après coup c’est quand même bon à prendre :)

Ce « 10 bornes » devait servir de course de réglage (pour les Foulées de Vincennes début février) et de bonne grosse séance de seuil pour le Marathon de Paris. Il a parfaitement rempli son rôle.

Vivement la revanche !