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Ekiden de Paris 2014, la Runnosphère prends le relais !

Vite fait, avant le semi de ce week-end, mon retour sur ma dernière course : L’Ekiden de Paris. Une course bien singulière puisqu’il s’agissant de courir un marathon, mais en relais. Pour cette première, j’ai rejoint l’équipe de relais à 6 que Philippe avait constituée pour la Runnosphère, en compagnie de Salvio, Guillaume, Florent et Greg.

Si vous ne deviez retenir que une, deux non, trois choses :

  • Le chrono de l’équipe : 2h36’16 pour la victoire au challenge média (faute de participants…) mais quand même 35ème au scratch.
  • La date de l’année prochaine, pour venir faire cette course avec vos copains qui courent !
  • Moi aussi je sais voler !ekiden-2014-photorunning

 

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Trail de Faverges 2014 : retour dans les sentiers

4h30.

Trail-Faverges-10Pas le temps de me laisser bercer pas la sonnerie du réveil. Ben, Cyril et Mag sont déjà réveillés depuis… ah non en fait ils n’ont pas vraiment dormi. Ces petits jeunes sont vraiment trop sensibles au stress de la course.
Le temps d’avaler un grand bol de poudre, et de prendre la route pour descendre à Faverges, nous voilà sur place. Le retrait des dossards est instantané. On gagne un short en laine Icebreaker, un café et déjà les sourires et les encouragements des bénévoles.
J’embarque Mag pour un petit échauffement qualitatif histoire de ne pas se mettre le cardio au taquet et les jambes dures dès les premiers kilomètres…

Le temps de ranger la veste (un truc sympa de chez waa. test à venir…) dans le sac, un petit briefing et c’est parti ! Les « casquettes » devant, à l’attaque avec comme objectif de boucler l’affaire en 7h,  et les « tee-shirts verts » derrière en bizutage, avec La Réunion dans le viseur…

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Casquette vs. Tee-shirt verts !

On démarre presque tranquillement. Le petit bouchon qui se forme en traversant le château de Faverges me va bien vu que je pense ne pas dépasser 160bpm (qui devraient donner environ 800m/h) sur le début de course pour préserver un hypothétique finish quelques dizaines de kilomètres plus loin…

Mais on rentre dans le vif du sujet avec une double bosse en passant le long de l’abbaye de Tamié. Après tout, on n’est pas venu là pour acheter du fromage !

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Marathon de Nantes

Un compte rendu de course sur route, je crois que c’est toujours un peu barbant. Il n’y a pas de paysage à couper le souffle, pas mal de monde et en plus il ne fait même pas beau. Du coup je ne vais pas vous raconter kilomètre après kilomètre mon marathon de Nantes ;)

Et pour les pressés, je visais 3h10, (malgré la météo peu favorable ; je me revois dire à Bernard et Clément la veille : « avec le vent annoncé, on oublie l’objectif chrono… »), et j’ai fini en 3h18.

Après un début de course dans le bon timing et en compagnie de Séb, je suis sur le fil à partir du 28ème, jusqu’à ce qu’une rafale me sèche peu après le 31ème kilo. La suite est en dents de scie, en fonction des bosses du parcours, du sens du vent où du soutient de mes supportrices préférées !

Mais franchement, si c’est pour se prendre le vent et la flotte dans le nez, des bosses et de la boue, autant faire du trail !

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semiparis-eau

J’aime pas le Semi !

Mais alors vraiment pas ! Même si toutes les conditions étaient réunies pour mon premier Semi de Paris. Après 2 ans, c’était aussi mon retour sur ce format de course. Je crois que je peux dire que  j’ai préféré la précédente expérience, malgré le petit mur pris de plein fouet au 16ième…

Aujourd’hui, la météo était au top (bon ok, on se les gelait un peu avant le départ…), les copains de la Runnosphère étaient là, mais aussi des amis Facebook, un ancien de la #snf, un collègue de travail, la TMC

Après un bref échauffement en compagnie de FranckGregPhilippe, et Salvio, je prends place dans mon sas rouge, paré à suivre les consignes du coach Xrun : départ à 4’02 le temps de laisser passer le stress du départ, puis « limite » cardio à 175 (mon max est à 180bpm) jusqu’au 10ème, et ensuite tenir pour approcher un très ambitieux 1h25.

C’est d’autant plus ambitieux que, en accord avec le coach, je n’ai pas préparé spécifiquement ce semi de Paris ni allégé la semaine précédent la course (44k dans les jambes avant le départ, dont une séance de seuil avec 10 bornes à 14 et un bon 3x5x300…)

Autant vous dire tout de suite, je n’y croyais pas du tout à ces 1h25. Mais je ne me voyais pas non plus au-delà des 1h30.

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Cross de Chaville

cross-chaville01En pleine prépa SaintéLyon, et après un marathon, quoi de mieux qu’une course courte et intense ?

Une sortie longue de plus de 3h dans les bois ? C’est très surfait ;)

Ce dimanche, Lou participait au Cross de Chaville et le planning (plusieurs courses en fonction des catégories d’ages) m’offrait une bonne opportunité d’essayer une autre discipline de course à pied pour cette matinée « en famille ». J’ai eu la chance de profiter de mon fan club (merci Sydoky pour les photos), et de l’avantage des courses en 3 tours : à chaque fois je passais pour taper dans leurs mains ;-)

Après un échauffement (bien trop court !) avec les filles de « l’éveil athlétique » du club de Lou, et un bout de parcours avec elle.

Elle se classera 17 / 44, comme moi contente d’en terminer et de connaitre son classement.

cross-chaville-lou1cross-chaville-lou2

Je me positionne sous la banderole de départ. Pas de stress, mais ça sent la poudre la crème chauffante. Les gars en débardeurs (« les champions qui vont vite » d’après Emma) bien affûtés cotoient les « manches longues » où des runners déjà dans leur mp3. A coté ça plaisante gentiment. Deux coureurs sont là avec comme objectif de ne pas se faire prendre un tour…

Sur le coup je n’ai pas vraiment compris. Mais avec environ 13′ pour boucler un des 3 tours pour moi, et un vainqueur qui arrive 8′ avant moi à presque 18km/h de moyenne, il ne fallait pas traîner… (j’ai d’ailleurs repris quelques coureurs, 2 qui avaient complètement explosé et d’autre sur un rythme plus pépère)

Pour un bizutage, c’était chaud…  le départ est peut-être surement un peu rapide. Un œil au cardio, je suis déjà à plus de 170 (mon max à 184) et je découvre un parcours quasiment sec avec un sol assez dur (pas besoin de pointes ici. Merci JC et Olivier), mais très vallonné.

Je me prends la première belle montée (400m ?) en pleine cuisse poire. J’y perds quelques places dans le premier tour (et reprends du monde en descente car le crosseur semble profiter des descentes pour récupérer ;) ) puis les écarts se stabilisent. Le début du 3ième tour annonce une fin proche. Après coup je pense que j’aurais pu essayer d’accélérer un peu plus tôt dans la descente et le plat en bas du parc, avant de ne rien lâcher dans le final en montée.

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En cross, la tactique et la connaissance du parcours sont importants…

Il reste 600m, en pleine zone rouge et en montée, avec un bon sprint pour faire le plein d’acide lactique et quand même gratter une dernière place pour entrer dans le Top 50 (49ème sur 198).
Bref, ça fait du bien quand ça s’arrête et je suis plutôt content de mon classement ! Mais c’était sympa. Même si la distance est proche  (8,6km) d’un 10 bornes sur route, c’est vraiment très différent.

L’ambiance conviviale et familiale est plus qu’agréable. Pas de pression, on est détendu, juste là pour courir, mais tout le monde est à fond quelle que soit la catégorie d’âge.

Du sport simple, pas cher et efficace. Je vous conseille vraiment d’essayer !

 

Le move enregistré par l’ambit : clic

 

 

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Marathon de Lyon : récit

Le panneau du 9ième kilomètre est largement passé. 32′ de course. Je suis largement dans les temps pour boucler ce marathon de Lyon. Le bitume défile vite sous mes pieds. Sans savoir pourquoi, je rentre dans ce restaurant. J’arrive à l’étage, en mezzanine. Il y a du monde. Je saute par dessus la balustrade pour revenir au rez de chaussée et ressort aussi sec. C’est reparti. Virage à droite. La rue monte. Merde, mais où est le parcours ? J’aperçois un bénévole. Il a les bras remplis de rubalise. C’est surement mon regard interloqué qui lui fait se rendre compte de ma situation. Il me dit que la course est finie mais m’indique vaguement une direction à suivre. Je sprinte une peu mais je suis perdu ! Il est 3h45 du matin. Je me réveille en sursaut. Le vrai départ n’est que dans cinq heures…

 

Cinq heures plus tard, nous (Mag avec qui je partage le même objectif de 3h15, et Lionel qui pour son 3 où 4ième marathon espère comme toujours finir, et si possible sous les 4 heures) nous retrouvons place Bellecour. Les copines Marie et Nath sont aussi là pour le 10 bornes. C’est une des particularités de Run in Lyon, les 3 courses, 10, 21 et 42k partent en même temps sur les même parcours.

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Après un bref échauffement au calme dans les petites rues, on se faufile dans un sas bondé, tassés dans un rue trop courte et trop étroite pour un tel événement…

Le meneur d’allure ‘3h15′ et son ballon n’est pas très loin devant. Il le restera pendant 42 kilomètres… Tout est paré, la météo parfaite, le petit déj oublié, les munitions prêtes (5 gels et une pâte d’amandes) et j’ai dans les mains une petite bouteille (de l’eau, une bonne pincée de sel et du sirop d’agave) et une pompote de mes filles. J’ai prévue ça en « ration d’attente » pour l’échauffement et le début du parcours, mais je n’y ai pour l’instant pas touché.

 

Top départ !

Il y a beaucoup de monde, à des rythmes pas vraiment en phase avec leur positionnement… mais c’est malheureusement habituel… Mais cela assure au moins un départ pas trop rapide. La concentration est là, mais je profite déjà du parcours : Quais de Saône, place des Terreaux, quais du Rhône. On tournicote pas mal, mais c’est surtout un bon moyen pour saluer Yoyo qui suit à son rythme derrière nous.

Le ravito du kilomètre 5 est sauté. J’ai déjà pris la moitié de ma compote pour apporter du carburant avant d’en manquer. Les sensations ne sont pas extraordinaires, pas mauvaises, mais plutôt absentes comme si je ne ressentais rien. Mais on avance en papotant, toujours un œil sur le chrono. On passe avec 2 secondes de retard sur le plan ;)

 

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Paris Versailles 2013

C’est avec beaucoup de plaisir que je me suis aligné pour la 3ième fois consécutive au départ de la course Paris-Versailles. Mais cette année, pas de chasse au chrono malgré une cartouchière bien remplie… Je profite donc de la course pour retrouver les copains de la Runnosphère, au départ, en cours de route et même en spectateur – photographe – supporter !

A 7 jours de mon premier marathon, le but était surtout de me mettre un peu en condition, et de faire tourner les jambes pour garder le corps actif, tout en continuant à digérer les précédentes semaines d’entrainements. C’est donc avec Sylvie (qui avait disséminé un véritable fan club tout au long du parcours) que j’ai partagé le parcours, essayant modestement de lui donner un rythme pour finir la course aux alentours d’une heure et vingt-cinq. C’est bien loin des supersoniques 47″ de l’éthiopien Mule Wasihun Lakewu,  mais l’objectif a été atteint en 1h24 avec beaucoup de plaisir, et m’a partenaire du jour s’est bien accrochée !

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en haut de la côte des gardes. Photo par Jahom

La course en elle même, encore une fois parfaitement organisée à drainé son flot de 25000 coureurs sans trop d’encombres malgré quelques ralentissement dus à des rétrécissements de la chaussée à cause de travaux.
J’ai quand même aussi vu une personne plonger sur le bitume suite à un croche pattes, et une autre remonter du fossé dans un endroit improbable pour tomber… A priori plus de peur que de mal mais il se passe parfois des trucs bizarres… Et en attendant les résultats officiels, vous pouvez allez le voir avec d’autres photos de Paris Versailles sur le blog de Jahom (clic)

C’était aussi la première fois que je faisais une course « en dedans », frein à main serré, avec l’étrange sensation de voir beaucoup de gens autours de moi très concentrés, éprouvés, le pas lourd ou filant à tout allure. Mais ce n’étais pas désagréable de filer au milieu de ce flux continu sur un rythme un peu au dessus de mon allure de footing mais encore confortable pour apprécier le paysage et surtout la route qui traverse la forêt pour arriver à Versailles.

J’en ai profité pour tester une dernière fois un semblant de protocole… petit déjeuner, tenue. Je changerai de chaussettes (les kalenji invisibles sont jolies, mais serrent un peu le coup de pied) et de chaussures mais tout est prêt. La météo ne devrait pas trop changer.

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Un petit mot quand même sur la ceinture à gels. Cela fait quelque temps que je me pose la question du transport de mon alimentation pour le marathon. Et oui, je n’ai fait que des courses courtes (un ou deux trucs tiennent dans une petite poche) ou des trail longs (et là, le sac à dos fait le boulot). Mais sur le marathon, je pense emporter 4 ou 5 gels plutôt que de compter sur les ravitaillements (même si j’y prendrai de l’eau). Cette petite ceinture porte dossard, trouvée par terre, sans rien, sur le parcours du Marathon de Paris 2011, elle s’est vraiment faite oublier. Même si j’ai perdu une munition sans m’en rendre compte…

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Sur la ligne d’arrivée, une grosse averse gâche un peu la fête et on ne trainera pas longtemps à refaire la monde de la course à pied, mais c’était encore une fois très sympa de retrouver la Runnosphère & friends ;)

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la Runnosphère à l’arrivée de Paris Versailles. Photo par Giao.fr

Le move avec le parcours GPS pour les curieux : ici

Les comptes-rendus de la Runnosphère  et leur pseudos rigolos;)

 

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Trail des passerelles : récit

Dans le planning annuel, il y avait un deuxième trail après l’Ardéchois. Pendant l’été, à la montagne et avec Mag pour nous changer de la SaintéLyon.

Ce devait être l’Aravis Trail, mais des incertitudes d’organisation m’ont contraint à décliner. Ce n’est que partie Remise… et on s’est vite replongé dans le calendrier pour trouver une course avec les « caractéristiques » que nous voulions (pas trop long (en heures…) pas trop loin, et pas trop de monde et un maximum de singletrack ! Le Trail des passerelles du Monteynard, dans sa version maratrail s’est rapidement imposé : 45 46,5 48,3km et 2700m de dénivelé pour pouvoir monter suffisamment haut pour en prendre plein les yeux, le lac aux eaux turquoises et ses 2 passerelles himalayennes pour le traverser.

Pour la petite histoire, ce lac du Monteynard-Avignonet est artificiel. Situé à 25km au sud de Grenoble en terre Matheysine chère à Lamiricoré, il a été crée en 1963 et est surplombé par le Sénépy (prononcer s’népi pour faire local!) et le petit train de la Mure et ses viaducs. Il est donc fermé d’un coté par le barrage EDF, et de l’autre pas des canyons. Le tracé du trail, concocté par Mayou et le TTT, (c’était la 2ième édition) est simple : départ en bateau sur la rive opposée à l’arrivée du lac (500m), on contourne le Sénépy en passant par les sentiers en balcon et la voie de chemin de fer avant de monter au sommet (1769m), puis on redescend vers les passerelles pour traverser le lac et rejoindre l’arrivée. Après des retrouvailles avec VinVin et Ricardo (l’ami de l’apéro, après l’ami du petit déj) la journée commence donc par une croisière ! Il fait encore bon et les visages sont est assez détendus. On profite de la traversée à l’ombre du Sénépy. Le lac est magnifique et on se voit déjà bien prendre un bon bain après la course…

A 8h, après un court briefing (dont je n’ai aucun souvenir!) nous partons avec quasiment 200 coureurs. ça change de ma dernière course, sur bitume, et ses 14000 participants ;) Devant ça file déjà bien vite au bord de l’eau et on se revoit un an en arrière au départ de l’aventure Chablaisienne. Comme d’habitude Mag nous met tout de suite dans le rythme et je tente de serrer le frein à main…

On n’est pas un peu vite là ?

Non, on est bien.

Attention, on a dit que la course ne commence qu’après la première passerelle…

Mais non, c’est toujours ça de pris !

Bon ok, mais pas plus vite alors…

Le début du parcours emprunte des sentiers monotraces en balcons au dessus du lac. C’est assez roulant et cela doit nous mener au ravitaillement du 13ième kilomètre. On perd quelques places car je prends le temps de remplir mes bidons et de manger un peu. A chaque fois je dilue un stick « anti crampe » isostar dans un bidon. Le gout neutre et un peu salé est parfait pour ces conditions. L’autre est chargé de boisson iso. Si au ravito celui qui contient le sodium n’est pas fini, je le vide dans l’autre et remet un stick avant de tout remplir à raz bord.

allez petit, on y va ? ça double !

laisse filer, c’est de la gestion de course…

Le parcours nous fait maintenant grimper sur la voie ferrée de la Mure. C’est marrant. Au début. Ensuite ça reste pas facile à courir car il faut choisir entre les cailloux ou les traverses pas vraiment calibrées avec ma foulée… Mais la vue depuis le viaduc vaut le détour ;) Le divertissement ne sera que de courte durée. La montée au Sénépy commence (enfin) 1000m à grimper en 11km. On mettra 1h50 sur un rythme assez régulier en plein soleil, dré dans le pentu jusqu’à un premier plateau. Mag me demande l’altitude au moins toutes les 5 minutes. On doit monter à 1800. On est sous les 1650 et il ne semble pas réaliser la hauteur de 150m alors que le Sénépy nous toise gentiment… Après l’herbe à vache, la montée se transforme en une piste plus régulière où on échange avec quelques concurrents qui nous doublent ou que l’on reprend. On est sur une vitesse de croisière vers 700m/h. Le sommet est enfin là. C’est David Mayou, traceur officiel  de ce trail des passerelles qui nous accueille pour un petit topo sur le panaroma, et on comme prévu, en prend plein les yeux ! A l’est une immense ceinture rocheuse ferme le paysage. A l’ouest, c’est le plateau de la Mure que l’on surplombe. Les sommets sont aussi là :  Obiou, Taillefer, Tabor… Notre guide nous tire le portrait et nous décrit rapidement sur la suite : il faut bien récupérer car derrière ça descend fort, et le ravito est en bas. Ensuite les passerelles et retour à la maison. Facile non ? La descente justement. Un kilomètre vertical à l’envers. 1000m en 4,6km et 35 minutes. Sauf qu’on a pas fait 2 mètres que Mag, qui avait profité de ma discussion avec Mayou pour tenter de me semer, se fait une cheville dans les touffes d’herbe à vache ! Crac-boum ! C’est pas le moment ! Il reste quand même 20 bornes et on a pas encore vue les passerelles alors qu’on est un peu venu pour ça ;) Heureusement, un tube d’arnica et ça repart ! Et il faudra bien ça. La descente est longue ; pas très technique une fois la partie herbeuse passée, mais bien pentue. Trop pour pouvoir courir. Ne sachant plus trop jusqu’où on va, c’est presque interminable… Jusqu’à ce que village de Mayres-Savel se dessine. On tombe d’un coup sur le ravito, collé contre une fontaine. Je mets directement ma casquette et ma tête dedans ! Sur les tables, les classiques bananes et abricots secs, du coca mais aussi des sandwiches au jambon ;) Je profite de la fontaine pour me tremper la tête, la casquette et faire le plein des bidons : un avec un stick, l’autre avec 2 powertabs. Quelques fruits et on repart avec chacun un sandwich ua jambon à la main en direction de la première passerelle.

Le lac turquoise est juste en dessous de nous. La passerelle nous temps les bras quelques mètres plus bas. La vue est juste magnifique ! Comme prévu, on ne court pas. C’est interdit. Et puis cela permet de profiter du paysage, de la hauteur… et des mouvements de la passerelles himalayenne. Elle est montée « souple » sur d’énormes câbles et oscille gentiment malgré le peu de monde (peut-être 5 ou 6 personnes en tout…) ça fait bizarre dans les cuisses après quasiment 35 km…

On profite vraiment de ce premier instant au dessus du lac. Mais le bonheur et le répis ne durent que 200m. Il reste encore 800m de D+ à avaler pour rejoindre l’arrivée. Je crois que c’est un peu après la sortie de la passerelle du Drac que l’on a commencé à reprendre des coureurs du « 29k ». Et ils n’étaient pas jolis à voir. La chaleur avait vraisemblablement fait des dégâts.

Mag scrute discrètement les dossards…

ça à l’air figé.

pardon ?

ben le classement… on reprend que des gars du 29. ça bougera plus !

mouais…

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