Étirer son mollet (après une sortie de running minimaliste) ?

Depuis le début de mon passage aux chaussures « sans amorti », ma foulée change pour ne plus poser le talon en premier (et envoyer le choc dans les coussinets d’air, de gel des chaussures classiques).

Il faut donc trouver l’amorti ailleurs, dans le chaîne musculaire de la jambe, depuis la voûte plantaire aux muscles et articulation du genou, de la anche, en passant par les mollets. Les pieds attaquent donc le sol par l’avant, un peu comme si on courait sur la pointe des pieds (en exagérant fortement quand même)

Et en Merrell Trail Glove ou Vibram Five Fingers, cet amorti passe donc par les mollets dans lesquels ont poussé des nouveaux muscles ! Sauf que dans mon cas, ils ne se situent pas en haut du mollet (ici ce sont les jumeaux), mais juste en dessous…

Surtout je n’arrivais pas à les étirer correctement. La position classique, en appui sur un mur ne donnait rien du tout. Pas plus que celle avec le pied posé sur une petite marche.A ce niveau, une petite leçon d’anatomie s’impose :

dans le mollet, on voit et parle surtout des jumeaux. Mais le mollet est un ensemble plus complexe appelé Triceps sural, lui même composé de plusieurs faisceaux dont les jumeaux et notre fameux soléaire !

Un petit commentaire de Lexel et une recherche google plus tard, voilà la petite vidéo explicative qui va bien pour étirer le soléaire :

Il est assez simple à réaliser, et contrairement à la position classique, c’est le poids du corps qui vient naturellement étirer le mollet.
Des explications sont données sur le site. Lisez-les bien pour placer correctement votre talon, le buste ou la jambe arrière afin de bien « sentir » l’étirement…
Cela fonctionne très bien pour moi.