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TPM-banniere

Trail des passerelles : récit

Dans le planning annuel, il y avait un deuxième trail après l’Ardéchois. Pendant l’été, à la montagne et avec Mag pour nous changer de la SaintéLyon.

Ce devait être l’Aravis Trail, mais des incertitudes d’organisation m’ont contraint à décliner. Ce n’est que partie Remise… et on s’est vite replongé dans le calendrier pour trouver une course avec les « caractéristiques » que nous voulions (pas trop long (en heures…) pas trop loin, et pas trop de monde et un maximum de singletrack ! Le Trail des passerelles du Monteynard, dans sa version maratrail s’est rapidement imposé : 45 46,5 48,3km et 2700m de dénivelé pour pouvoir monter suffisamment haut pour en prendre plein les yeux, le lac aux eaux turquoises et ses 2 passerelles himalayennes pour le traverser.

Pour la petite histoire, ce lac du Monteynard-Avignonet est artificiel. Situé à 25km au sud de Grenoble en terre Matheysine chère à Lamiricoré, il a été crée en 1963 et est surplombé par le Sénépy (prononcer s’népi pour faire local!) et le petit train de la Mure et ses viaducs. Il est donc fermé d’un coté par le barrage EDF, et de l’autre pas des canyons. Le tracé du trail, concocté par Mayou et le TTT, (c’était la 2ième édition) est simple : départ en bateau sur la rive opposée à l’arrivée du lac (500m), on contourne le Sénépy en passant par les sentiers en balcon et la voie de chemin de fer avant de monter au sommet (1769m), puis on redescend vers les passerelles pour traverser le lac et rejoindre l’arrivée. Après des retrouvailles avec VinVin et Ricardo (l’ami de l’apéro, après l’ami du petit déj) la journée commence donc par une croisière ! Il fait encore bon et les visages sont est assez détendus. On profite de la traversée à l’ombre du Sénépy. Le lac est magnifique et on se voit déjà bien prendre un bon bain après la course…

A 8h, après un court briefing (dont je n’ai aucun souvenir!) nous partons avec quasiment 200 coureurs. ça change de ma dernière course, sur bitume, et ses 14000 participants ;) Devant ça file déjà bien vite au bord de l’eau et on se revoit un an en arrière au départ de l’aventure Chablaisienne. Comme d’habitude Mag nous met tout de suite dans le rythme et je tente de serrer le frein à main…

On n’est pas un peu vite là ?

Non, on est bien.

Attention, on a dit que la course ne commence qu’après la première passerelle…

Mais non, c’est toujours ça de pris !

Bon ok, mais pas plus vite alors…

Le début du parcours emprunte des sentiers monotraces en balcons au dessus du lac. C’est assez roulant et cela doit nous mener au ravitaillement du 13ième kilomètre. On perd quelques places car je prends le temps de remplir mes bidons et de manger un peu. A chaque fois je dilue un stick « anti crampe » isostar dans un bidon. Le gout neutre et un peu salé est parfait pour ces conditions. L’autre est chargé de boisson iso. Si au ravito celui qui contient le sodium n’est pas fini, je le vide dans l’autre et remet un stick avant de tout remplir à raz bord.

allez petit, on y va ? ça double !

laisse filer, c’est de la gestion de course…

Le parcours nous fait maintenant grimper sur la voie ferrée de la Mure. C’est marrant. Au début. Ensuite ça reste pas facile à courir car il faut choisir entre les cailloux ou les traverses pas vraiment calibrées avec ma foulée… Mais la vue depuis le viaduc vaut le détour ;) Le divertissement ne sera que de courte durée. La montée au Sénépy commence (enfin) 1000m à grimper en 11km. On mettra 1h50 sur un rythme assez régulier en plein soleil, dré dans le pentu jusqu’à un premier plateau. Mag me demande l’altitude au moins toutes les 5 minutes. On doit monter à 1800. On est sous les 1650 et il ne semble pas réaliser la hauteur de 150m alors que le Sénépy nous toise gentiment… Après l’herbe à vache, la montée se transforme en une piste plus régulière où on échange avec quelques concurrents qui nous doublent ou que l’on reprend. On est sur une vitesse de croisière vers 700m/h. Le sommet est enfin là. C’est David Mayou, traceur officiel  de ce trail des passerelles qui nous accueille pour un petit topo sur le panaroma, et on comme prévu, en prend plein les yeux ! A l’est une immense ceinture rocheuse ferme le paysage. A l’ouest, c’est le plateau de la Mure que l’on surplombe. Les sommets sont aussi là :  Obiou, Taillefer, Tabor… Notre guide nous tire le portrait et nous décrit rapidement sur la suite : il faut bien récupérer car derrière ça descend fort, et le ravito est en bas. Ensuite les passerelles et retour à la maison. Facile non ? La descente justement. Un kilomètre vertical à l’envers. 1000m en 4,6km et 35 minutes. Sauf qu’on a pas fait 2 mètres que Mag, qui avait profité de ma discussion avec Mayou pour tenter de me semer, se fait une cheville dans les touffes d’herbe à vache ! Crac-boum ! C’est pas le moment ! Il reste quand même 20 bornes et on a pas encore vue les passerelles alors qu’on est un peu venu pour ça ;) Heureusement, un tube d’arnica et ça repart ! Et il faudra bien ça. La descente est longue ; pas très technique une fois la partie herbeuse passée, mais bien pentue. Trop pour pouvoir courir. Ne sachant plus trop jusqu’où on va, c’est presque interminable… Jusqu’à ce que village de Mayres-Savel se dessine. On tombe d’un coup sur le ravito, collé contre une fontaine. Je mets directement ma casquette et ma tête dedans ! Sur les tables, les classiques bananes et abricots secs, du coca mais aussi des sandwiches au jambon ;) Je profite de la fontaine pour me tremper la tête, la casquette et faire le plein des bidons : un avec un stick, l’autre avec 2 powertabs. Quelques fruits et on repart avec chacun un sandwich ua jambon à la main en direction de la première passerelle.

Le lac turquoise est juste en dessous de nous. La passerelle nous temps les bras quelques mètres plus bas. La vue est juste magnifique ! Comme prévu, on ne court pas. C’est interdit. Et puis cela permet de profiter du paysage, de la hauteur… et des mouvements de la passerelles himalayenne. Elle est montée « souple » sur d’énormes câbles et oscille gentiment malgré le peu de monde (peut-être 5 ou 6 personnes en tout…) ça fait bizarre dans les cuisses après quasiment 35 km…

On profite vraiment de ce premier instant au dessus du lac. Mais le bonheur et le répis ne durent que 200m. Il reste encore 800m de D+ à avaler pour rejoindre l’arrivée. Je crois que c’est un peu après la sortie de la passerelle du Drac que l’on a commencé à reprendre des coureurs du « 29k ». Et ils n’étaient pas jolis à voir. La chaleur avait vraisemblablement fait des dégâts.

Mag scrute discrètement les dossards…

ça à l’air figé.

pardon ?

ben le classement… on reprend que des gars du 29. ça bougera plus !

mouais…

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TPM3

à venir : Trail des Passerelles du Monteynard

Ce sera ma course de l’été. Le Trail des Passerelles du Monteynard (TPM pour les intimes ;) ) est peut-être la plus belle course de la région grenobloise. Bon, c’est pas moi qui le dit, ce sont les copains qui l’ont déjà courue où qui connaissent le coin par cœur, mais je les crois sur parole, et photos !

Et les avis des copains de la Runnosphère ou du TTT, c’est très important pour le choix des courses. Avec leurs photos, des vidéos, une reco. J’ai l’impression de l’avoir déjà couru ce trail. Le mal aux jambes en moins !

  • Runmygeek l’a fait en off, avec une vidéo qui donne un bon aperçu (clic)
  • Vinvin et L’amiricoré, en locaux de l’étape, participent à l’excellente organisation avec le Taillefer Trail Team (clic et clac)

Dans la mise en place de mon « planning », j’avais en effet mis une petite croix sur ce trail des passerelles. Des petits aléas de planning, des réflexions sur la progression dans la difficulté des courses de cette année (ultra, pas ultra…) et l’envie de partager un trail de ce format pas trop long avec Mag, le TPM marque des points…

Et avec l’énorme choix de course (au moins un trail par week-end…) autant être un peu exigeant…

On continue alors dans les points positifs : de bons retours des participants de l’année dernière, peu de grandes pistes à 4×4 mais plutôt des singletracks, pas trop de monde (850 inscrits à date sur les 4 parcours), des superbes vues sur le lac depuis le Senepy (1769m, 1200m au dessus du lac).

Le TPM, c’est 4 courses de 15 à 45km,  autours du lac du Monteynard. Créé artificiellement, avec la mise en place d’un barrage EDF en 1962, il est traversé par 2 passerelles himalayennes qui font toutes l’originalité de l’épreuve.

Ce sera le clou du spectacle. Deux passages suspendus d’environ 200m de long, à 45 / 85m au dessus de l’eau (en fonction du niveau d’eau du lac).

Vous trouverez au programme de cette course le 21 juillet 2013 :

  • Le Maratrail des passerelles (45km / 2550m)
  • Les trail des passerelles du Monteynard (29km / 1500m)
  • Le trail de la passerelle de l’Ebron (16km / 800m)
  • La rando des passerelles (15km / 600m)

Pour moi, ce sera le Maratrail. L’organisation a eu la bonne idée de mettre en place un partenariat avec l’excellent  trace de trail (tracedetrail.fr) qui vous permet de visualiser le parcours (zoomez sur la carte et appréciez le fond de carte IGN Top 25 et ses lignes de niveau), son profil ou de télécharger la trace pour la charger dans votre gps.

La première partie roulante servira d’échauffement jusqu’au premier ravito. Ensuite il faudra monter 1000m pour aller voir le lac d’en haut avant de descendre à fond les ballons vers les passerelles. Le fin ne sera pas fordément simple, casse pattes, avec encore 700m de D+ en 8km.

 

Il reste donc un peu plus de 2 semaines avant cette course. Parfait pour fignoler l’entrainement et vous inscrire directement sur le site de la course (clic). Vous y trouverez tous les détails du programme de la journée, et aussi pas mal de photos pour finir de vous donner envie sur la page Facebook du trail.

flyer TPM

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Je vous laisse avec le teaser vidéo de cette année. Rendez vous sur la ligne de départ !