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Deux mois avec la Suunto Ambit

ambit2 J’ai commencé à écrire cet article de test de la Suunto Ambit il y a pas mal de temps… Même si depuis, j’ai acheté une Ambit2, mais je vous remets quand même la petite histoire… Il y a bien sur des différences entre l’Ambit 1 « originale » et l’Ambit 2, mais cela n’influence pas vraiment mon avis. Comme annoncé précédemment, je suis dans une phase de « transition de montre gps ». Mon choix entre la Garmin 910 et le Suunto Ambit 2 n’est pas tout à fait arrêté pour remplacer feu ma fidèle Forerunner 305. Mais je suis quand même dans une situation assez confortable : Greg me prête son Ambit 1,  Seb son 310xt, et je devrai bientôt pouvoir tester une Ambit 2, selon le même principe de partenariat entre la Runnosphère et Suunto que ce qui avait été fait pour le test de la première version. D’ici là, voici une petite synthèse de mes 2 mois quelques  mois d’utilisation. Je ne rentrerai pas dans une présentation détaillées de la montre ou dans l’explication des caractéristiques techniques ; Les copains Terredetrail.fr et le coureurduchablais.com ont déjà fait ça très bien !

Si vous voulez aussi savoir qui est le plus précis, pourquoi vous avez 2 mètres d’écart sur l’altimètre entre le départ et l’arrivée de votre sortie, ou pourquoi votre 10Km « officiellement mesurée » fait 9,895 km au garmin, 10,089 km au polar, et 10,001 km sur la Suunto, n’espérez pas trouver de réponse ici. Ce n’est pas très important à mes yeux, tant que l’on reste dans les même ordres de grandeur, cohérents avec les marges d’erreur de ces joujoux (mini 6m sur la position gps, 2m sur l’alti-baro), cela me convient ! De toutes façons, seul reste le chrono officiel ;)

Prise en main et caractéristiques

Je trouve que l’on est en présence d’un bel objet, dont la qualité perçue est excellente. Suunto parle de « build to last » et cela ne semble pas usurpé. Pourtant la lunette présente une arrête assez proéminente, exposée, et qui sera rapidement marquée en cas de choc. Cela lui donnera un coté baroudeur, mais l’anodisation aurait pu être plus épaisse (mais a priori ce cadran et le verre se changent pour une trentaine d’euros dans un centre de réparation agréé. De quoi lui redonner une seconde jeunesse pour pas trop cher). Il faudra voir comment le reste (bracelet, boutons) vieillira. Après tout le boitier « plastoc » des garmin est quand même très solide. Et au pire, le SAV Suunto est très réactif et efficace. Déniv’plus l’a testé avec succès.

Sur le poignet, la montre reste imposante (l’Ambit 2S est beaucoup plus fine grâce à sa plus petite batterie), mais on profite d’un grand écran très lisible de jour comme de nuit et l’utilisation de base est vraiment simple et intuitive.

 

Ceinture Cardio

Juste une petite phrase pour souligner le très grand confort de la ceinture. Venant du modèle rigide en plastique de chez Garmin, ça fait du bien. Il m’arrive parfois d’avoir des artéfacts  (180bpm en footing) mais cela se prévient simplement en passant la ceinture sous l’eau avant de partir (même en hiver…)

Si vous n’avez pas acheté votre Ambit avec cette option, sachez que toute autre ceinture cardio compatible ANT+ fonctionnera (chez Garmin ou décathlon à 20€). L’inverse n’est par contre pas possible car la ceinture Suunto n’est pas ANT+

 

L’altimètre barométrique

Avec l’autonomie (50, 24 ou 16 heures suivant les réglages), c’est le point positif de cette montre. Laquelle on l’achète. Il est fiable, précis. Mais il ne faut pas oublier qu’il ne connait jamais votre altitude. C’est normal. Ceci est dû à sa conception. Un altimètre barométrique ne fait que mesurer les changements de pression, et donc d’altitude, par rapport à une référence. Il faut donc lui donner ce point de repère. ‘’lui dire’’ que vous êtes à une altitude précise, pour qu’il puisse en déduire les variations, calculer le dénivelé et éviter de se trouver avec des traces qui commencent en dessous du niveau de la mer… Pour connaitre cette altitude de référence, vous pouvez utiliser des panneaux sur les sentiers, où les bornes géodésiques (cf. cet article sur terre de trail). Mais il faut être sur des sentiers assez touristiques de montagne pour trouver des références, ou faire preuve d’anticipation pour récupérer la fiche et trouver le repère sur le terrain. Après cela peut vite devenir un jeu. Je connais très bien celui qui est à côté de chez moi ;) De mon côte, si je ne connais pas mon altitude de départ, j’utilise une appli mobile, qui me géolocalise sur un fond de carte IGN : Rando map par exemple (lien google play – il y a aussi du choix pour iPhone clic) Il suffit alors de lire les lignes de niveau pour connaitre assez précisément son altitude de référence. Très pratique (à condition d’avoir du réseau).

Note sur l’Ambit 2 : la fonction « fusedAlti » permet de calibrer l’altitude d’origine automatiquement grâce à l’altitude GPS. Plus besoin de courir les lignes de niveau. C’est vraiment pratique (et au niveau des Garmin Fénix et 910xt). Mais cette fonctionnalité a aussi parfois tendance à vouloir en faire un peu trop et lisser les courbes d’altitudes dans Movescount. J’ai pas mal de doutes sur l’utilité ce cette fonction…

 

Pour plus de détails, N’hésitez pas à lire l’article dédié à ce sujet de Terre de Trail

 

Utilisation / Personnalisation des écrans

C’est le peut-être le premier truc que j’ai fait après avoir déballé sa montre. Tout se passe par le site Movescount (on ne peut dont quasiment rien changer manuellement une fois loin de son ordi) Chaque type de sport possède ses propres paramètres (tour automatique, fréquence d’enregistrement et affichage, nombre d’écran). Donc si vous n’avez pas paramétré votre montre pour afficher l’heure ou la distance pendant une sortie, vous êtes cuits ;) C’était un gros point de reproche à la sortie de l’Ambit, mais franchement, une fois que l’on a fait ses choix on n’y touche presque plus. Il faut aussi se faire aux petits pièges de traduction de Suunto :  Ainsi en général tout ce qui contient « parcours » fait référence au tour (lap chez Garmin) en cours. « Cadence » ou (« Rythme ») est votre allure (le pace…) mais aussi le nombre de pas par minute (il faut un footpod pour  ça) car Suunto s’est trompé dans la traduction…

En pratique, vous trouverez un bon tuto pour la personnalisation des modes chez mon copain Doune, le coureur du chablais (clic) De mon coté, j’ai personnalisé plusieurs modes de sport :

 

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Kilomètre Vertical au Montenvers

C’était le 14 juin dernier. Sur l’invitation de Suunto et dans le cadre d’un partenariat entre le fabricant finlandais et la Runnosphère, j’ai pu profiter d’une superbe journée à Chamonix.

J’ai retrouvé sur place avec l’équipe Suunto / Amer Sport France (Franck, Hervé et Fabien) David (Runmygeek.com), Doune (CoureurduChablais.com) et fait la connaissance de Fred (Highwaytotrail) et Jérome d’i-run.fr

Après un voyage sous des trombes d’eau en compagnie d’Emma, le réveil et les préparatifs de la journée se font rapidement avec Doune et David : choix des vêtements, paramétrage des montres, petit déj, et c’est parti !

C’est Fabien, le community manager Suunto France, qui est « accessoirement » guide de haute montagne à Chamonix, qui nous accompagne pour cette journée.

Au menu : un kilomètre vertical, un test terrain de la fonction navigation / suivi de trace, et une session de formation sur l’utilisation de movescount (l’équivalent de Garmin Connect) et beaucoup de retours d’expérience, avec la présence de Terho Lathinen , Product Concepts & Innovation Manager (donc responsable des développements « long terme ») chez Suunto.

 

Le kilomètre vertical, organisé sous la forme d’un off où chacun se chronomètre, consistait donc à parcourir 1km, mais dans le sens de la montée : au départ de la gare du petit train du Montenvers, les altimètres barométriques ou gps calés (à 1058m), le premier qui affiche 1000m de dénivelé positif a gagné ! Le parcours est très sympa, en jouant à cache-cache avec le train à crémaillère, et avec un passage qui doit servir de « purge » et qui du coup reste très enneigé. C’est pas compliqué à traverser, mais il ne faut pas tomber ;)

La première partie est en sous bois, avant de déboucher face aux Drus et au dessus de la mer de Glace où on en prend plein les yeux. Ma petite vidéo vous en donnera j’espère un bon aperçu !

 

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Suunto App Zone

Une séance de seuil avec alertes de FC programmée sur la Suunto Ambit

Et hop, vite fait – bien fait, ma première App pour l’Ambit (bon en vrai c’est la deuxième, mais la première a foirée, et je ne peux pas la supprimer…)

Je reviendrai dans un autre billet sur cet entrainement, mais l’idée est de programmer une séance de seuil, basée sur la FC en forêt ou terrain vallonné. Vous retrouvez donc 3 portions rapides où il faut respecter 3 zones cibles de fréquence cardiaque.

Les cibles sont définies en fonction de la fréquence cardiaque de réserve (méthode de Karvonen) et il y a bien sûr une récup entre chaque.

Il y aussi un échauffement : une fois l’exercice lancé, il suffit d’appuyer sur « back lap » pour finir le tour d’échauffement et attaquer les choses sérieuses. Je préfère ne pas définir de durée ou distance fixe, histoire de ne pas se retrouver « coincé » alors que l’on n’est pas sur la zone « géographique » prévue pour réaliser la séance…

La touche back-lap permet ensuite d’enchainer les 3 zones cibles – 70 à 75%, 75 à 80% et 80 à 85% – avec une période de récup entre (pas de durée fixe non plus. A vous d’ajuster en fonction de la durée d’effort précédente) Pendant les intervalles, l’ambit2 va sonner si votre FC n’est pas dans la zone définie.

 

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