Trail des Cerfs 2017

trail des cerfs 2017

Mon premier trail dans les Yvelines

 

Et il y en aura d’autres ! Ma première fois a eu lieu le 14 mai 2017 et elle à été plutôt agréable. Voici donc mon avis sur le trail des cerfs, dans son format « 35km ». C’était nouvel objectif après l’écotrail de Paris. Il y a bien eu la Piste de Siou blanc à Signes, mais c’était surtout pour m’amuser et m’offrir une belle séance de vitesse dans les cailloux du sud tout en levant un peu le pied sur la charge d’entrainement après 3 mois assez intenses.

La vitesse justement, c’est ce que j’ai essayé de travailler à l’entrainement depuis fin mars. Car même si ma prépa écotrail comportait des séances rapides, j’ai pendant 3 semaines délaissé les longues sections « tempo » à 4’30 pour de la vma « classique » vers 18km/h et du seuil à 15.

Si vous voulez le détail des séances, rendez-vous sur strava. Et après tout ce trail des cerfs s’annonçait très roulant avec « seulement » 800m de dénivelé pour 35 kilomètres. D’ailleurs si on utilise la formule magique (100m de D+ = 1km en plus), on se retrouve avec un marathon. Il ne me reste plus qu’à valider ce 2h54 sur marathon… :)

J’ai quand même bien bossé avec une semaine à 100 bornes dont une belle sortie longue avec 60′ (fractionnées) à 4’15 d’allure.

Le départ se joue à la Queue lez Yvelines où je retrouve GuiGui mon habituel porteur d’eau, Cyril, Bastien et pleins d’amis Strava et du boulot. L’ambiance est excellente, tout le monde bien motivé.

Avec mon compère le plan est simple, partir vite, et finir l’un devant l’autre. Tout en sachant que GuiGui a fini l’année dernière à la 12ème place en 2h42 (avec a priori un parcours un peu différent)… La pression est à son comble et nous fait afficher des mines très tendues sur les photos…

C’est parti pour le trail des cerfs !

La course avec mon pacer aura duré 5″… Nous étions placés quasiment sur la ligne de départ, mais ce sont des boulets de canon que j’ai vu partir. Il faut dire que j’ai fait l’erreur de manger une barre entière 15′ avant, plutôt que de la morceler, et qu’il m’a fallu un peu de temps pour la digérer. Et puis j’ai aussi préféré jouer un poil la prudence sur ce parcours inconnu. 35km, c’est long…

Trail des Cerfs - départ
Trail des Cerfs – départ

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NewBalance Hierro v2

NewBalance Hierro V2

Encore une chaussure de trail en test !

Cette NewBalance Hierro est une première pour moi avec cette marque. Enfin la première paire de trail. J’ai eu quelques sneakers vintage et beaucoup couru avec un modèle bien différent: la MR00, une ballerine 0 drop de moins de 200g dont il faudra surtout retenir le matériaux de la semelle, le RevLite qui fait pour moi plutôt dans la fermeté. Mais dans le cas présent, c’est du Fresh Foam qui équipe la Hierro et assure l’amorti : une mousse légère et dynamique, rebondissante ;)

NewBalance Hierro V2
NewBalance Hierro V2 en terrain gras !

Elle est bien secondée par la semelle extérieure en Vibram Megagrip, garant d’une accroche sans faille (mais aussi un peu liée à la taille des crampons…)

La suite de la fiche technique est plutôt attirante pour moi : 4mm de drop, flexible et fluide aux pieds. Seule la légèreté n’est que moyennement au rendez-vous. 285g en 42. C’est un tarif finalement classique. Pour gagner un peu de ce coté-là il faut aller chez Salomon (S-lab Sense) ou essayer la Hoka Speed Instinct.

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[invité spécial] La Marathon Race d’Annecy de Marc

Marathon race 2017

Quand un ami prend le temps de raconter par mail sa première expérience en « trail de montagne », c’est difficile de laisser le texte se perdre dans une boite aux lettres ou parmi les méandres de Facebook…

J’en profite donc pour inaugurer la catégorie « invité spécial » et partager un nouveau récit de course ! Je suis persuadé qu’il vous plaira et que vous prendrez bien soin de noter les petites erreurs qui s’accumulent et finissent par couter cher. J’en ai fait certaines, et d’autres sont « presque faciles » à corriger. Mais il ne faudra quand même pas oublier le principal : terminer un premier trail alpin !

 

Marathon Race d’Annecy … sans carburant…

Fin 2016, j’ai décidé que 2017 serait une année trail, pour changer un peu de la route, et pour retenter la montagne, à laquelle je ne me suis essayé qu’une fois, fin 2013, au Belfortrail : 54 kms, 2800D+, dans des conditions météo épouvantables, les trois quarts de la course sous des trombes d’eau, de l’eau jusqu’aux chevilles dans les monotraces. L’expression « mais qu’est ce que je fous là » avait occupé ma journée mais j’avais fini en 8h20. J’ai aussi fait l’Ecotrail de Paris 80km en 2015 et le 45km cette année, mais mon expérience Trail se résume à cela. J’avais envie de montagne à nouveau, dans un cadre superbe et en espérant le soleil. D’où le choix pour la Marathon Race autour du lac d’Annecy, 42kms (plutôt 40,7 en fait), 2800D+. C’est le demi tour du lac, le plus joli paraît-il. La maxi-race fait le tour complet mais trop long, trop de D+, je débute…

En arrivant vendredi soir à Annecy, je suis vraiment content, j’ai vraiment envie de faire cette course, il va faire beau, top!
Là c’est dimanche soir, je suis dans le TGV retour et je fais le bilan… à chaud.
Du soleil il y en a eu c’est sûr, trop même et il a fait très très chaud (29° vers midi), mais c’est mieux que la pluie… À noter que l’essentiel du parcours est ombragé, et sans cela je pense que la course d’aujourd’hui n’aurait pas pu se courir.
Des paysages superbes, j’en ai eu aussi, avec une mention spéciale pour la partie haute de la montée vers le 1er sommet, le pas de l’Aulp, et la vue sur le lac depuis le second sommet, le mont Baron. A noter aussi un passage sous un névé qui résistait au printemps, marrant…

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[test chaussure de trail] Altra Lone Peak 3

Attention débarquement de test zéro drop sur le blog… C’est Altra qui s’y colle comme toujours,  avec cette Lone Peak 3. J’ai aussi testé le modèle « oversize » Olympus 2.5, mais il fera l’objet d’un billet séparé.

C’est ma 4ième paire de LP. Je ne vais pas revenir sur tous les détails et vous invite plutôt à lire les autres articles, mais cette chaussure de trail a quand même beaucoup évolué. Dans le bon sens.

Lone Peak 3
A l’aise dans mes Lone Peak !

Fiche technique officielle de l’Altra LonePeak

  • Plate-forme : plate-forme Zero Drop™, toe box FootShape™
  • Épaisseur de la semelle : 25 mm
  • Semelle intermédiaire : mélange EVA/A-Bound™
  • Semelle extérieure : Matériau adhérent TrailClaw™
  • Semelle intérieure : assise avec contour 5 mm
  • Partie haute : maille aérée légère Quick-Dry, coutures minimales
  • Autres caractéristiques : StoneGuard™ en protection des rochers, système de foulée naturelle NRS™ », Gaiter Trap™ scratch d’attache pour guêtres

En gros tout cela veut dire que votre talon sera au même niveau que votre avant pied (zéro drop), et que vos orteils seront à leur aise (footshape). C’est même franchement large en fait. Heureusement le laçage est efficace et facile à doser. Mais le 0 drop pourra au début vous chauffer un peu les mollets, même si on s’habitue (on se renforce!) vite.

Avec une épaisseur de 25mm, on est bien loin de la plus fine des Hoka. Mais c’était très bien pour les 55Km / 3000m de la GapEncimes. J’ai également couru 2 ultra trails avec la Lone Peak 2 (MaxiRace et UT4M). C’était parfait pour les sentiers lisses d’Annecy. Un peu juste pour Grenoble (mais c’était plus long. 18h vs. 14 et caillouteux à la fin)

Altra Lone Peak @ GapEncimes

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Plan d’entrainement trail roulant : ecotrail 80km

A 10 jours de l’écotrail (du moins  au moment de commencer ce billet…), je profite de la baisse de la charge qui donne un peu de temps dispo pour partager mon plan d’entrainement.

En fonction de mon expérience des trails plus (où moins) roulants, de mes envies, mes dispo, et aussi des précédents plans j’ai ‘’sélectionné’’ le plan 100km du livre de Bruno Heubi.

Il impliquait pour moi de faire des choix et de changer un peu mes habitudes (pour mieux progresser ?), mais aussi de faire un bon volume. Parce que j’aime courir. Parce que Grego m’a tout appris :)

Les choix justement :
Pas de longues séances de ‘’seuil +’’ (entre les allures 10k et semi) comme lors de la prépa marathon
Pas de côte / Pas de descentes
Moins de vélo(taf)

Avant de rentrer dans les chiffres, les extras, le matos :

Les tests sont à venir. Surtout pour le petit Osprey qui est franchement bien fichu et de très bonne qualité. J’adore sa tenue sur le dos, sa solidité. Si on fait le choix de la poche à eau plutôt que des gourdes souples c’est un excellent challenger. Vous pouvez découvrir son grand-frère chez mon ami RunOnline

Mon rapport poids / puissance a été bien reblochonné et ma balance a fait des hauts et des bas sur 2kg. Mais ça va mieux… bien aidé ces dernières semaines par un contrôle des calories via myfitnesspal. Je me suis calé sur 2000kcal, sachant que ce seuil s’ajuste automatiquement avec les calories dépensées sur Strava. Simple (basique même), pénible (manger avec une balance sous son assiette) mais efficace. Surtout si, au-delà du nombre de calories brutes, on fait un peu attention aux notions d’index glycémique (IG) et de fenêtre métabolique.

ecotrail-myfitnesspall

J’ai finalement traversé ces 9 semaines de prépa sans blessure, avec beaucoup de plaisir (même si le corps grince parfois de partout au départ du footing matinal) à empiler les bornes en solo dans la forêt, avec les copains, les collègues. Et ça c’est sûrement le plus important.
Le 18 mars prochain, le compteur devrait approcher les 900km et 300km sur le vélo. C’est à retrouver sur Strava.

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Galerie photos Gapencimes 2016

Difficile de faire du tri dans les photos prises lors de la Gapencimes lors de la rédaction du récit de course. Du coup, comme j’ai envie de toutes vous les montrer, je refais le même coup de la Maxirace du lac d’Annecy l’année dernière avec une galerie bonus. En plus j’ai sorti la CB pour pourvoir récupérer des photos officielles de la course sans filigrane ni pixellisation, alors il faut bien amortir mon achat.

Vous avez donc vu une première sélection qui illustre l’article de compte-rendu. Le reste est ici :)

 

GapEncimes 2016

Après un début d’année à manger du bitume plutôt que des cailloux, un rendez-vous loupé à Manigod avec Mag pour une sombre histoire de racine italienne, me voici de retour en montagne pour la Gapencimes et les 55km / 3000m de dénivelé de son trail Edelweiss. 

Je l’avais « choisie » après avoir vu quelques belles photos des passages sur les crêtes dans un magazine il y a 2 ou 3 ans. Et je n’ai pas été déçu. Loin de là !

Le résumé, je l’ai déjà écrit sur strava : cette course est magnifique, variée (des sous-bois, des pierriers, des passages sur les crêtes et des belles dégringolades). C’est un vrai trail de montagne, long mais pas extrême. Sur un malentendu, et parce que ma course s’est très bien passée je pourrais presque dire que c’est roulant, malgré 2 passages à 1800 et un pic à 2000 mètres d’altitude :)

Ma GapEncimes, c’est simplement :

  • 55km
  • 3000m de dénivelé
  • 8 heures de course
  • 1 kilo en 3’48 dans la dernière descente,  « cerveau débranché » à 14 de moyenne
  • 4 ravitos simples et efficaces, servis par pleins de bénévoles souriants
  • 1 copain contraint à l’abandon par son estomac
  • 15′ de marche pour atteindre la douche
  • 34 photos de ma poche, 60 plus sympa

Cette course  est un des éléments du week-end qui en comporte 5 au départ de Gap : le Trail des crêtes (25km), celui de Saint Mens (14km), une course féminine (6km), une pour les enfants et même un color-run…

Avant la course

J’ai mis pas mal de temps à me remettre du Marathon de Paris. Si la tendinite s’est rapidement faite oublier, j’ai l’impression d’avoir mis plus de 2 mois pour pouvoir de nouveau enchainer les grosses séances. Mais j’ai pris mon temps, fait du vélo, tout en essayant de rendre le plus souvent possible mes entrainements « spécifiques trail » dès le mois de juillet.

J’essaierai d’y revenir dans un autre billet, mais globalement cela veut dire que j’ai fait de la piste en myocrossmax plutôt qu’en vma pure, du seuil en forêt vallonnée et en % de fcmax plutôt qu’à plat à % de vma fixe. Le travail en endurance a été bien aidé par le temps libre des vacances pour rouler, sans oublier le travail de force sur Home Trainer et la casse de fibres en descente d’escaliers.

La semaine précédant la Gapencimes, j’étais très confiant. Je commence à bien (me) connaitre ce type d’effort, que ce soit en terme de durée ou en terme de ratio distance / dénivelé. J’ai également testé un affutage différent avec pas mal de repos à S-2 pour me « réactiver » mercredi (endurance de force) et jeudi (20×15/15) avant la course.

Je suis arrivé à Gap le samedi, accompagné de Cyril, mais sans Mag, orteil sur l’oreille ni Ben (dos bloqué). On reviendra l’année prochaine pour la balade à 4 !

Pour cette balade dans les Hautes-Alpes, le plan est de gérer l’effort dans les montées, descendre un peu vite en s’amusant dans les parties techniques, ramener des photos en guise de souvenir et prendre du plaisir :)

Pour les aspects « pratiques » Gap est plutôt bien desservie par la SNCF (malgré les 3h de retard dues à un éboulement sur les voies…) dont la gare est à 5′ du départ.

Coté logement, l’hotel ibis est idéalement situé à 3′ du départ. J’avais emporté mon gâteau sport maison à base de crème sport déj mais le petit déj était très sympa !

C’est aussi le bon endroit pour la photo traditionnelle du paquetage :

 

Il n’y a que du connu, du fiable, du testé. Sauf les Altra Lone Peak 3.0 qui n’ont que 15km au compteur, mais la course n’aura fait que confirmer le bien que je pense de ces chaussures ;)

Le Départ

Réveil à 5h… mais j’ai bien dormi. Je mange mon gâteau, un café pour chaque oeil et un oeuf pour mes cuisses. Le temps d’accrocher le dossard de travers et c’est parti. Le départ à 6h30 promet 30 bonnes minutes de nuit. ça tombe bien je n’ai pas chargé ma petite frontale… Mais elle fera l’affaire pour éviter de me mettre le pied dans un trou dans le parc de la Pépinière.

Le plan est assez simple :

  • monter tranquillement la 1ère bosse et la descente qui suit pour ne pas péter tout de suite toutes les fibres
  • gérer la partie merdique en faux plat qui suit pour attaquer la 2ième bosse un peu frais
  • commencer à courir un peu dans la descente jusqu’au ravito 3
  • monter comme je peux une nouvelle fois (à 2000m!). A partir de là l’affaire sera pliée
  • ouvrir les gaz en grand, pour ne pas louper le train de 16h14

gapencimes-profil

Le rythme du départ est assez tranquille, je papote un peu avec un sympathique finisher de l’UT4M et ses belles manchettes vertes fluos. C’est un local de l’étape, et comme souvent il est curieux de savoir comment un parisien peu s’attaquer à la montagne, avec une question qui tue : c’est ton objectif de l’année ?

Mais c’est un autre débat. Je monte à mon rythme, en surveillant le cardio pour ne pas dépasser les 155 bpm (85% fcm) que je sais pouvoir tenir 8h. La montée à la brèche de Charance n’est pas trop raide. Le soleil perce doucement et après les pluies de le veille, une superbe mer de nuages s’est formée.

Cela fait une heure que je suis parti et le spectacle est déjà à son comble ! Je prends donc le temps de ramener des souvenirs autres que les courbatures qui seront effacées 5 jours plus tard :

Mer de nuages sur la Gapencimes

 

Deux ou trois coups de bâtons plus loin, le sommet est atteint. 9km, 900m en 1h30. ça va pas mal.

Un petit sourire au photographe officiel, pliage des bâtons guidetti et c’est parti.

gapencimes-charence

Il faut maintenant descendre vers le 1er ravitaillement. Les bonnes résolutions du départ ont fait long feu et je m’échappe un peu, mais les sensations sont tellement bonnes que le frein à main se relâche un peu…

Heureusement la première pause au village de Rabou arrive vite. Je picore un peu… cacahuètes, fromage (du gras, des protéines pour les fibres) oranges et bananes pour l’anti-acidité et le sucre). Le temps de tourner un peu en rond, de faire une pause technique et mon compagnon arrive. Je le stresse un peu car cela fait plus de 5′ que je suis là, et qu’on a un train à prendre :)

Deuxième relais (12,5km – 1h50)

On attaque la partie où je craignais perdre le plus de temps, suspectant une longue portion où tu ne sais pas trop s’il faut courir ou marcher, où ça monte mais pas vraiment, où tu t’uses.

Mais ce n’est finalement pas trop le cas. Je me balade avec plaisir et une agréable sensation de facilité. La course suit un sentier à flanc de montagne avec une superbe vue sur le Pic de Bure.

gapencimes-pic-de-bure

Certains endroits demandent un peu de vigilance car la glissage serait sans arrêt jusqu’en bas. Et en bas c’est loin. Il y a même une corde tendue en guise de rambarde, et des militaires pour assurer la sécurité (le 4ème régiment de chasseurs alpins est basé à Gap)

gapencimes-sentier-a-flanc

Le parcours nous amène maintenant vers un endroit presque mythique. C’est une carte postale qui vous fera venir sur cette course : le sentier des bans, taillé à même la falaise.

C’est une belle claque ! Au delà de la sensation de courir presque dans le vide (en vrai le sentier est quand même large), la vue sur le Dévoluy est superbe. C’est aussi le début d’une section que j’ai adoré. Après une courte descente, le chemin remonte le petit Buëch en le coupant à plusieurs reprise. Et comme mes LP 3.0 ne sont pas en Neoshell, je joue à sauter de pierre en pierre pour garder les pieds au sec !

Je trottine ainsi un bon moment, grappillant au passage quelques places à reperdre plus tard pour les pauses photo. La fin de cette section presque tropicale – l’ambiance de fond de vallée au bord d’un ruisseau est assez humide – mène au 2ème ravitaillement.

Il est assez simple, mais je trouve parfaitement mon compte et continue sur ma lancée de cacahuètes / fromage / sirop pendant qu’une concurrente se « dope » pour dixit ne pas avoir mal aux genoux et continuer la course… Je ne connais pas le contexte de cette personne, mai après seulement 22km sur 55, il y a pour moi clairement un problème, de préparation, de forme ou d’état d’esprit…

Une poignée de cacahuètes, quelques morceaux de formage, des quartiers d’orange,  je ne m’attarde qu’une minute et demi. Un bref coup d’oeil en arrière pour m’assurer que Cyril n’approche pas et je repars ; alors qu’il était à peine une minute derrière…

Col de Chétive – 22km – 3h16 – mon chrono sur marathon :)

La pente se durcit dès la sortie du ravito. Il faut grimper 500m en 3km pour atteindre le col. Au fur et à mesure que défile les panneaux annonçant la direction, je cherche un jeu de mot à faire rimer avec chétive. Sans autre succès que de me faire oublier un peu l’effort de la montée…

C’est une magnifique crête qui joue ici le rôle de récompense. Clic-clac par ci, clic-clac par là, la montagne a revêtu ses magnifique couleurs automnales et je ne sais plus où donner de la tête !

gapencimes-chetive

 

La descente me secoue un peu les LonePeak avec la traversée d’un pierrier. Mais bon comme je suis mangeur de cailloux tout va bien et c’est finalement assez roulant. Le 3ème ravito n’est plus très loin. La course va pouvoir commencer…

Notre Dame du bois vert – 32km – 4h42

Il y a pas mal de monde ici. Les encouragements font du bien, même si j’essaye de ne pas trop perdre de temps. Avec l’aide d’un gentil bénévole, je bascule quelques barres des poches arrières vers celle de l’avant et repars. Un petit coup de fil à mes chéries restées à la maison fini de me booster pour attaquer 800m de dénivelé en 5km (c’est roulant ! je vous l’avais dit).

Mais sans tomber dans le coup de pompe, je trouve que je me traîne. Et puis mon Ambit qui plafonne à 600m/h confirme les sensations. Du coup je sors une barre et le téléphone pour faire quelques photos. Surtout que le sentier s’y prête plutôt bien !

Roche du Midi

 

Le parcours me fait passer à coté d’un petite cabane à 1800m qui serait parfaite pour un pic-nic, mais il reste encore 250 mètres pour atteindre la crête et passer la côte 2000.

Je pousse encore sur les bâtons et ouvre grand mes yeux. Les couleurs sont encore magnifiques et le panorama à 360° du même niveau. Difficile de savoir par où commencer. Un coup à droite, à gauche, c’est très minéral. En bas la cabane est toujours là mais c’est la ligne de crête qu’il faut suivre tant bien que mal sur un chemin plus ou moins tracé. Il n’y a plus de pente, mais courir est loin d’être évident.

gapencimes-coste-folle

 

Je m’échappe vite fait de ce paradis pour un dernier piège : une petite descente bien roulante en single suivi d’un petit coup de cul. Le bénévole – signaleur annonce 200m en 2km pour atteindre le col de Gleize. C’est encore une bonne occasion pour ramener quelques souvenir, parler de RunOnline avec marguerite et attaquer la descente finale !

 

Sprint Final

Quelques fines gouttes de pluie s’invitent pour la dernière portion. Je passe un peu de temps sur dernier ravitaillement en plaisantant avec les bénévoles et d’autre coureurs car on nous annonce qu’il reste 10 bornes et qu’on plierait bien l’affaire en 45’… Après un peu plus de 7 heures de course c’est un peu ambitieux mais la forme est encore là alors je me jette dans la descente avec le sourire :)

 

gapencimes-descente

 

Elle est vraiment roulante, sans piège et pas raide pour pouvoir bien courir. le chrono semble se stabiliser à 14 km/h Je lutte pour maintenir l’allure en fonction des changements de pente mais ça se passe pas trop mal… Jusqu’à ce que le plat me rattrape.

Ma vitesse en prend un coup mais heureusement le retour à la civilisation est assez court et le parc d’où je suis parti ce matin est là pour conclure ces 11,6km en 51′. Le speaker annonce timidement mon arrivée. La météo qui a bien changé dans la journée a poussé les supporter dans le gymnase autours du buffet. Je prends quelques minutes avant de m’y attaquer, bien assis derrière la ligne d’arrivée de cette Gapencimes. Le petit ravitaillement de fin de course ne passe pas alors je file sous la douche :)

Cette parenthèse montagnarde a été splendide, conforme à tout ce que j’attendais pour les paysages, les sentiers, l’effort. Il n’y a pas trop de monde, aucun bouchon et une bonne organisation. J’ai pris beaucoup de plaisir à tous les points de vue. Je reviendrai :)

Matos

  • Altra Lone Peak 3.0 : les même en mieux. Test complet à venir à lire ici.
  • Cuissard Kalenji Kanergy : un bon maintient, une poche derrière pour un prix « normal »
  • Bâtons Guidetti explore carbone : toujours fan de leur système de gantelet
  • Sac de trail Kalenji 9/14 avec 2 gourdes souples Hydrapak de 500mL
  • Des barres aptonia « ultra » à base de pâte de datte (index glycémique intéressants, du gras pas trop saturé, des protéine et il y a pas mal de parfums différents pour ne pas se lasser.

 

D’autres photos du trail Edelweis de cette GapEncimes 2016 sont à voir dans cette galerie dédiée.

inov8 Terraclaw 220

inov8 Terraclaw 220

Pour ne pas changer mes habitudes, j’ai encore pris mon temps pour sortir ce test des inov8 TerraClaw 220 :)

Il faut dire que je les ai obtenues de la marque anglaise début novembre en lancement de ma phase « mangeur de bitume » après un début d’année orienté trail et j’étais bien content de courir à plat sur des surfaces stables, et moins pressé de manger des cailloux…

La prépa marathon est également passée par là et cette chaussure de trail n’est pas vraiment la plus adaptée pour borner. Mais elle a d’autres belles qualités que j’apprécie encore  après une bonne centaine de kilomètres avec ces petites ballerines.

Pour ceux qui ne connaissent pas inov8, c’est une petite marque innovante (ah ah!) qui propose des chaussures d’inspiration minimaliste avec un souvent un drop modéré, une bonne souplesse (j’écris souvent car il y a dans la gamme des modèle presque classiques) et de l’accroche. Car qui mieux que les anglais peut s’y connaitre en terrain boueux ?

Pour cette Terraclaw 220, on est dans le light (le nombre qui accompagne le nom de la chaussure indique le poids chez inov8 – il y a aussi une Terraclaw 250 qui est plus amortie) :

  • 220g donc (en pointure 42)
  • 4mm de drop – 20 et 16mm de hauteur semelle dont les crampons

Du coté de la semelle, ça colle comme des chaussons d’escalade (gomme Dual C bi-densité) mais c’est beaucoup plus flexible avec des rainures placées pour favoriser l’adaptation au terrain (et ça marche!).

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Test Chaussure Trail : Hoka Speed Goat

Hoka SpeedGoat

Lorsque Hoka a annoncé la Speed Goat l’été dernier, elle est vite devenue la star des chausures de trail sur les réseaux sociaux du running, avec un teasing bien mené et l’ambitieuse mission de remplacer la chaussure de trail la plus polyvalente (à mon sens) de la gamme Hoka, la RapaNui. Mais pour moi qui sortait tout juste de l’enchaînement ecotrail – maxirace – ut4m j’avais un peu mis les chaussures à crampons de coté quelques temps, avant de retourner dans les sentiers ;)

J'aime les feuilles ! #automne #feuilles #runningshoes #hoka #speedgoat #fall4hoka #trailrunning

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Comme toujours chez Hoka, l’esthétique et les coloris sont soignés (bon j’avoue il faut aimer les platform-shoes !) mais agressifs. J’aime bien. Et c’est aussi la « revanche » de la marque après la Mafate Speed qui ne m’avait pas complètement convenu.

J’ai quand même refait un footing avec mes rapaNui Trail (et avec les mafate pour reprendre des repères). Les changements sont importants : l’amorti est plus souple, l’accroche meilleure, le dynamisme bien présent.

Sans oublier le confort. Avec 33 et 28mm sous les pieds (5mm de drop donc) c’est déjà une bonne base, bien complétée par une empeigne accueillante autours de la cheville et plus (trop?) de largeur à l’avant pied. On prend plaisir à chausser cette Speed Goat…

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Vertrail by night 2015

Départ Vertrail by Night 2015

Samedi dernier, c’était la SaintéLyon
Mais j’avais décidé assez tôt de ne pas la courir cette année, pour essayer de lever un peu le pied après l’ut4m et ne pas oublier un début d’année bien rempli. Bien m’en a pris !

Autant la semaine précédent la course la « pression médiatique » et celle des copains était forte, autant je ne me voyais pas du tout repartir sur des sorties de 2 ou 3 heures en forêt en octobre !

Et dans l’optique de bien préparer le marathon de Paris, ça ne collait pas du tout. J’avais envie de bosser ma vitesse de base, de faire de sorties courtes (le week-end, quand ta sortie longue dure 1h15 c’est bien aussi…) et la sainté m’aurait fait perdre 1 mois de « plan vma » (2 semaines pour alléger, 2 pour récupérer)

Et puis à la même date, en forêt et également de nuit, il y a le Vertrail by night !
17km dans le bois de Porchefontaine à Versailles.
Ce sont les amis Shuseth et Noostromo de la Runnosphère qui m’en avaient parlé, et je n’ai pas été déçu de cette mini saintélyon à la maison ;)

Organisée de main de maître par les élèves du collège du coin, je n’ai pas été déçu du voyage (en vélo!)
J’ai abordé la course sans pression, sans prépa spécifique ni semaine allégée. L’objectif ici était surtout de profiter le l’ambiance, du parcours, tout en continuant à « bosser » avec une bonne séance de seuil…

Et bien comme prévu, ça décrasse le trail court !

Dossard Vertrail by Night 2015
Dossard Vertrail by Night 2015

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