Archives du mot-clé trail

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Souvenirs de vacances : 4 parcours de trail à Font Romeu

Deux ans après une première visite, j’étais de retour en Cerdagne à Font Romeu pour des vacances en famille. J’aime beaucoup cet endroit, à la fois très vivant comme une ville, mais vraiment pris dans la nature, la montagne.

Cette année, les 10 jours passés sous le soleil pyrénéen ont vraiment permis de passer du bon temps « actif » en famille : des randos bien sur, mais aussi de la course d’orientation, du canyoning, des tartes aux myrtilles, de l’accrobranche, de la Cap d’Ona et quand même un peu de course à pied…

A 4 semaines des 90km de l’ut4m, il fallait bien que je fasse un peu de dénivelé :) J’en ai du coup profité pour enregistrer quelques traces et prendre quelques photos. Vous trouverez donc ci-dessous 4 parcours au départ du centre de la station. Il ne concurrenceront pas les courses officielles (Kilian’s Klassic début juillet et Romeufontaine en janvier) où la carte des parcours permanents (en vente 3€ à l’office du tourisme) que l’on peut suivre avec un balisage assez régulier.

 

Sur les traces de kiki !

Une photo publiée par Mangeur de Cailloux (@mangeurdecailloux) le

Je suis pour ma part plutôt adapte du traçage sur un fond de carte sur l’ordinateur afin d’envoyer la trace gps dans ma montre pour pouvoir la suivre sur le terrain. C’est pour moi une fonction indispensable d’une montre de course, et c’est franchement bien fichu chez Suunto malgré quelques manques (pas d’alerte en cas de sortie de la trace essentiellement…)  surtout quand il s’agit de récupérer un gpx et de l’envoyer sur sa montre. Voici donc 4 parcours que j’ai réalisé le matin tôt, histoire d’être rentré pour le petit déj (où un poil plus tard…) avant de continuer la journée et les activités en famille. Je les ai tous parcourus et les traces gps sont issues de mes sorties. J’ai simplement nettoyé les gpx pour effacer les éventuels jardinages ;) Chacun vous mènera vers un « objectif » précis pour vous changer des habituels tours de parc, de forêt ou de lac que l’on fait tous tout au long de l’année.

Ce sont des itinéraires assez faciles où le cheminement est majoritairement évident. Mais cela reste de la montagne et vous courez entre 1750 et 2921 mètres d’altitude, sans point de ravitaillement, ni couverture gsm avec uniquement votre matériel trail. Alors soyez prudent en descente, sachez observer les indications, votre environnement et même renoncer si vous n’êtes pas sur de votre coup, de votre forme.

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Sommet du Mont Baron

Récit de ma Maxirace 2015

Après le débrief (presque) à chaud, voici un peu plus de détails les championnats du monde de trail, qui étaient surtout mon 2ème objectif de cette année. Après l’écotrail (bon là pour le CR je crois que c’est mort…) cette Maxirace 2015 était mon premier ultra en montagne.

J’ai en effet déjà « fait la distance » mais sans jamais dépasser les 8 heures de course, et j’avais hâte de voir un peu plus loin…

Alors pour faire simple, c’était vraiment une belle course. En équipe avec Mag, Pierrick et Matthieu. Le parcours est beau (on était quand même venu pour ça!), avec une première partie au frais dans la forêt, en attendant que le jour se lève et que les nuages se dissipent. Le lac ne se dévoile que très peu.

On est monté bien gentiment, en 2h45, accompagnés de Greg, et descendu avec le frein à main  pour ne pas casser nos petites fibres (ce qui ne sera pas de le cas de Greg que l’on ne reverra plus après la séance photo en haut du Semnoz).

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Sommet du Semnoz avec Mag et Greg. Souriez !

Sommet du Semnoz avec Mag et Greg.
Souriez !

La descente est assez facile, presque roulante et il suffit de se laisser glisser entre les arbres. C’est plutôt sympa !

MaxiRace 2015 au sommet du Semnoz

MaxiRace 2015 au sommet du Semnoz

Sur cette première partie de course, j’ai un peu regardé le cardio, mais sans pression, sans bip-bip. Juste pour vérifier que les sensations collaient avec l’effort et éviter de plafonner sous le seuil pour ne pas me griller trop vite. Mais je crois que je commence à me connaitre et l’ambiance n’était pas au départ canon (147 bpm de moyenne pour mon max à 185)

Cardio vs. Altitude sur les 7 premières heures de la Maxirace 2015

Cardio vs. Altitude sur les 7 premières heures de la Maxirace 2015

Du coup, même s’il fait déjà chaud, on arrive à Doussard (plus ou moins) frais comme des gardons, au bout de 6h40.

Il y a à boire et à manger, des chaises, la queue aux wc…  Quelques minutes de pose s’imposent. Désolé les amis mais il fallait que ça sorte ! Et on repart pour le 2ème demi tour, plus technique, plus alpin, avec plus de vues sur le lac d’Annecy.

Les jambes sont un peu plus lourdes en ce début d’après midi alors je décroche enfin les bâtons du sac. On fait l’effort. Mais je suis vraiment facile dans la première bosse vers le col de la Forclaz, grimpé 1h et en discutant tranquillement avec Hélène, relayeuse pour les copains TTT. J’ai vraiment de bonnes sensations.

maxi race-40

 

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Grip

Altra 2.0 en test : Lone Peak

Altra, la marque au drop nul mais pas minimaliste revient pour une nouvelle saison avec 2 évolutions de ses modèles de trail : la Lone Peak et la Superior.

Depuis le lancement de la marque en France, j’ai pu tester la Lone Peak 1.5 et l’Instinct, toujours attiré par les « fondamentaux » de la marque : le zéro drop et la « foot shaped toe box ».

altra-foot-spaceEn français, cela donne un talon à la même hauteur que l’avant, et une forme de chaussure définie selon les contours du pied : large devant, plus rapproché derrière. Une petite photo (même si l’officielle est peut-être un peu exagérée…) vaut mieux qu’un long discours :

Franchement, il faut vraiment mettre son pied dedans pour ressentir cet espace. Mais aussi le talon bien ajusté, qui permet de garder une bonne précision dans ses placements. C’est surprenant. Et loin d’être désagréable ;)

Mais pour moi les Altra ce n’est pas que ça. C’est aussi une grande flexibilité (qui favorise la proprioception), un amorti réduit (on n’est pas dans le minimalisme mais on profite d’une très bonne remontée d’info du sol), une accroche assez moyenne dans le gras (même si c’est bien connu, la glisse, c’est dans la tête…)

Pour revenir à mes nouveautés, un petit mot sur la numérotation : le changement du 2ème chiffre indique une mise à jour de la « cosmétique » ; le premier de la structure globale. Avec ces versions 2.0 les changements sont donc importants.

Pour faire simple, par rapport à sa prédécesseur, la Lone Peak 2.0 a pris de l’embonpoint : des nouveaux crampons plus agressifs, du poids, et aussi plus d’amorti. Mais elle a perdu en dynamisme ce qu’elle a gagné en confort et protection… (la semelle passe ainsi de 23 à 26mm d’épaisseur)

J’ai couru un peu plus de 200 kilomètres avec. Principalement dans les sentiers forestiers de Saint Cucufa, mais aussi dans les cailloux du sud de la France. Et bientôt 85 de plus autours du lac d’Annecy à l’occasion de la Maxi Race. Des terrains variés donc, pour apprécier toutes les qualités et défauts de cette chaussure de trail.

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rapa-nui11

Hoka Rapa-nui, je t’aime moi non plus

Hoka, c’est la marque qui a fait le buzz il y a quelques mois. En pleine vague minimaliste ;)
Après une arrivée assez confidentielle sur le marché du trail et un « cantonnement » aux ultras (Diagonale des fous, utmb) la gamme c’est considérablement élargie aux cotés des historiques Mafate.

La marque du Time To Fly a été aussi beaucoup plus visible dans les médias avec à la mise en place du team ou la grosse vague de pub dans les magazines de fin 2014.

A côté de cette rapa-nui, on retrouve maintenant une large gamme pour tous les terrains (y compris la route) et toutes les distances,  avec toujours l’amorti « oversize« , pas trop de drop…

Mais pour moi, Hoka c’est un peu le côté obscur de la force !
Avec 2 marathons et une Saintélyon en zéro drop, des centaines de kilomètres en chaussures minimalistes, je n’allais quand même pas tomber dans un tel travers !

Sauf que je suis plutôt curieux, que j’aime trop les chaussures de course, et que j’avais quand même mal aux pieds à l’arrivée de la SaintéLyon 2013 (courue en Lone Peak 1.5). Je n’ai donc pas trop eu à me forcer pour le test des rapa-nui 2…

Pour cet article, j’ai choisi des photos des chaussure de trail « dans leur jus », avec la vraie boue de saintélyon, à peine « rafraîchie » grâce à  une idée de Daddy the Beat ;)

Sur le papier, pour environ 130€, vous obtenez :

  • 306g d’EVA et de tissus (360g pour mon 12us – pas mal vue le volume de la chaussure)
  • Un drop réduit : 5mm
  • Un mesh épais et solide. Un peu trop rigide même, mais gage de solidité. Pour une chaussure de trail c’est important non ?
  • Un meta rocker : la forme de la semelle est sensée favoriser le déroulé de la foulée
  • Des petits crampons, mais finalement bien dimensionnés pour l’usage prévu. Ce n’est de toutes façons pas une chaussure pour envoyer des gros appuis dans la boue liquide. En souplesse tout passe très bien. C’est à mon avis la chaussure parfaite pour la SaintéLyon 2014. Et puis n’oubliez pas que la glisse, c’est toujours dans la tête ;)

J’ai parcouru environ 350 km avec ces Hoka ; principalement en forêt de Saint Cucufa et ses alentours. Des sentiers assez faciles donc, et un peu de bitume pour les rejoindre.

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UT4M-dossard

Dans le rétro : UT4M 2014

Après le Trail de Faverges en début d’été, un poil de récup (5 jours sans course…), Je me suis mis à chercher une autre balade en montagne. Mag est de la partie ; et si j’ai bien tenté de nous embarquer dans un gros truc, la perspective (et l’envie de profiter!) des vacances en famille, et avec les copains fait flancher la motivation pour un gros plan d’entrainement au profit d’un plan « rosé / saucisses » un peu plus souple…

La version « chartreuse » de l’UT4M s’impose assez rapidement, avec pas mal de bons points :

  • son format (42km / 2700m de dénivelé) que l’on commence à maitriser. C’est pas trop long, on récupère assez vite.
  • la date : un samedi, c’est finalement pratique. On part le vendredi soir après le boulot et le dimanche on est de retour à la maison. Et fin aout, après nos vacances,  mais juste avant la rentrée scolaire.
  • l’accès : la course est au centre de Grenoble, à deux pas de la gare et l’organisation prend en charge le transfert en bus vers le départ

Et la cerise sur le gâteau, c’est l’hébergement chez L’ami ricoré !

L’Ultra Tour des 4 Massifs est en effet un évènement basé sur une course faisant le tour de Grenoble par ses massifs, avec chacun leurs spécificités : Vercors, Taillefer, Belledonne et Chartreuse. (j’aime bien ce concept de course qui font le tour de quelque chose par les sommets…).

Vous pouvez donc faire le tour complet (165km), un demi (90km), deux quarts en 2 jours (un 40 le vendredi, l’autre le samedi), un quart avec 40km (Vercors ou Chartreuse), un kilomètre vertical et des relais !

Voilà pour le topo. Pour le récit de course, ce sera avec les quelques photos prises pendant la course !

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Salomon CityTrail

Peu avant l’été, alors que tout le monde s’affutait pour la saison estivale de trail, Salomon a commencé à surfer sur la bonne tendance du moment et surfer sur le concept des City Trail.

L’idée est simple « insuffler l’énergie de la montagne à votre course en décor urbain » ( !!!)

Derrière cette bien jolie phrase, il y a du matos (vêtement, chaussures), mais surtout une application mobile, des parcours pour vous faire visiter les villes autrement, et des « Community run » encadrés par un coach.

Coté matos, j’ai « testé » un short,  un joli tee-shirt  dont je retiens surtout la petite poche zippée à l’arrière, une bonne veste et des pompes !

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le non récit du trail des Mélèzes

C’était prévu. Vous l’avez même lu ici ou là. Mais pour des « raisons de santé », ma participation à la grande traversée des mélèzes du Mercantour s’est limitée à la dégustation du plateau repas d’arrivée en écoutant les copains refaire la course et le monde du trail…

A les entendre, c’est un des plus beau trail qu’ils aient couru. Du single, du dénivelé des paysages à couper le souffle, le lac d’Allos.

Grande-Traversée-des-Mélèzes12

Pour finir de vous convaincre, je vous renvoie chez Seb le Globe Runners qui a mouillé le maillot pour prendre lui même les photos de la course, dossard autours du cou !

De mon coté, pas vraiment de déception. j’étais quand même sur place pour la semaine, avec à la clé des vacances en famille au top et deux footing très sympathiques sur le GRP « tour du haut Verdon nord » au départ de la Foux d’Allos…

J’ai déjà pas mal publié sur FB, mais rien ne vaut un vrai site qui reste accessible dans le temps…

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kapterenXT4-03

Test : Kalenji Kapteren XT4

kapterenXT4-01Début 2014, lorsque j’ai reçu les dernières chaussures de trail de chez Kalenji à l’occasion d’une demie-journée d’échanges et de test avec l’équipe de la marque, j’étais au tout début de ma préparation pour le marathon de Nantes et courir dans les sentiers n’était pas vraiment ma priorité…

Je m’étais donc contenté de parcourir la fiche technique et de 2 ou 3 footings dans Saint Cucufa en attendant des jours meilleurs ;)

Sur le papier

L’accent a été mis sur l’accroche (crampons de 5mm de haut et très larges), le maintient et l’amorti (concept K-ring sous le talon, en forme de donut spécifique à la marque), sans oublier le dynamisme avec « In’Up » devant. Le drop est de 10mm. Ma version est le modèle « pronation ». Il faut bien comprendre qu’elle ne corrigera jamais rien mais bénéficie d’une zone de renfort sous la semelle (que je n’ai pas senti) destinée à contrer l’affaissement du pied sur l’intérieur qui arriver avec le temps d’effort : la pronation de fatigue.

On a donc (selon mes critères subjectifs…) affaire à une assez grosse chaussure (440g pour mon 47. C’est assez lourd (un peu moins de 350g pour la même pointure de mes Altra ou Peregrine) Mais il y a plus de protection sous cette Kapteren XT4). Tout ça nous donne donc en théorie une chaussure stable, rassurante et accessible pour se lancer dans le trail. Et plus si affinité !

A la prise en main pied, tout va bien. Il y a pas mal de volume pour l’avant pied. Le talon est bien maintenu et les lacets ne glissent pas (même mouillés) et se rangent dans une petite poche. Premier bon point ! Les mousses (languette, talon) sont assez épaisses ; c’est confortable.

On peut serrer l’avant pour ne pas que le pied ne glisse en descente, ni être compressé, et laisser plus de marge en haut pour ne pas bloquer les mouvements de la cheville.

La chaussure est par contre assez rigide (par rapport à mes habitudes) en flexion et le lien entre l’avant et l’arrière difficile à trouver. Le déroulé n’est pas simple pendant les premiers kilomètres. Mais, habitude ou rodage, j’ai trouvé que mes sensations s’étaient nettement améliorées à l’approche des 150km (elles en ont maintenant un peu plus de 200), comme si elles s’étaient « cassées ».

 

En forêt

Ici pas de minimalisme, peu de retour de sensation du terrain. Elle n’est pas faite pour ça. Mes footings « up & down » (interdiction en rentrer à la maison tant que la montre n’indique pas 500m de D+) ne risquent pas de trouver les limites de cette XT4.

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