Chocotrail 24km : de la boue, du chocolat et un plan d’entraînement

Chocotrail 24km : de la boue, du chocolat et un plan d’entraînement

3 mars 2026 0 Par julien

Trois mois plus tard, voici enfin l’article sur le dernier trail de l’année… 2025…
Je crois que je me suis un peu laissé déborder.
Mais il aurait été dommage de laisser tomber dans l’oubli les notes que j’avais prises, le plan d’entraînement que j’avais conçu. Et le bon moment dans la boue passé avec les copains.

Pourquoi seulement quatre courses en 2025 ?

En 2025 je n’ai pas fait beaucoup de courses officielles.
Le Chocotrail était la 4e après : EcotrailMarathon de ParisFoulée Chesnaycourtoise

C’est un rythme qui me convient très bien, et je pense que c’est compliqué pour moi d’en faire plus dans une année de 52 semaines. C’est mathématique :

  • 8 à 12 semaines pour un plan d’entraînement
  • 4 à 6 semaines pour la récupération physique (et mentale, pour prendre le temps de retrouver la motivation pour retourner faire des séances difficiles, consacrer plus de temps au sport)
    Pour peu que la météo soit belle et les pneus du vélo de gravel gonflés, cela peut parfois durer plus…

Nous voici donc à 15 semaines. Et comme 52/15 = 3,4 il faut rapprocher les courses ou en faire moins.

Dans le cas du Chocotrail, il était assez bien positionné dans le calendrier en permettant de profiter des séances de la foulée Cheynaicourtoise (9 semaines) avant de me laisser glisser doucement vers les fêtes de fin d’année.

J’avais envie de découvrir le Chocotrail qui fait partie des classiques des courses de fin de saison en Île-de-France. Et la perspective de passer le ligne d’arrivée dans les odeurs de chocolat était plutôt alléchante.

sélection de chaussures de trail spécial boue
sélection de chaussures de trail spécial boue

Concevoir un plan d’entraînement pour le trail court

J’ai écrit assez rapidement la programmation de l’entraînement. Il y a déjà au préalable un premier plan assez tourné vers le travail de vitesse sur 10km, les courtes distances, la remise à niveau de la VO2 max. Tout ça s’est terminé dans le 10 km du Chesnay.

Pour le deuxième plan spécifique au Chocotrail, j’ai cherché un équilibre entre un plan d’entraînement de type semi-marathon (des intervalles plutôt longs vers le seuil 2), quelques séances de côtes, et des sorties bien plus spécifiques en forêt sur terrain vallonné à une intensité estimée de course.
Même si l’objectif, avec ses 24 km, peut sembler proche d’un semi-marathon, le dénivelé et le terrain beaucoup moins roulant me faisaient penser que la durée de course devait être autour de 2 heures.

Et comme maintenir une intensité semi marathon pendant 2 heures est impossible, il a bien fallu trouver une autre intensité.

L’influence de la méthode Zéphyr (Nico Vandel)

Pour ce type de séance, je me suis inspiré de ce que propose Nico Vandel, l’auteur du livre La Prépa Physique de l’Endurance.

C’est un livre que le recommande vivement.

Je l’ai acheté surtout pour m’organiser et planifier mon renforcement, mais les protocoles dédiés à la course, au trail (qui sont des « briques » de plan d’entrainement) sont très intéressants. Surtout qu’il permet d’apprendre comment empiler ses briques en fonction de ses objectifs, avec cohérence et progressivité.
C’est tellement plus important et efficace que de chercher sur les réseaux la séances parfaite ou miracle pour telle ou telle course !

J’ai utilisé un des ces protocole – ils ont des noms de dieux grecs – ici c’est Zéphyr qui me fait filer tel le vent doux et agréable, une brise légère comme moi !
il invite surtout à de travailler aux sensations et à augmenter progressivement la durée soutenue à l’intensité cible.
(ce protocole sur 6 semaines était en accès libre sur son site)

Voici le détail de ce plan d’entrainement pour trail court en 8 semaines. Il est articulé en 5 phases :

  • 1 semaine de récupération active après la course du Chesnay
  • 3 semaines avec des intensités élevées axées sur le travail de seuil et les longues fractions. Et un peu de spécifique trail
  • 1 semaine d’assimilation
  • 2 semaines avec des intensités spécifiques au trail, et toujours du seuil
  • 1 semaine d’affûtage pré course

Et pour le contenu des semaines, il vous suffit de dérouler le menu ci-dessous. Pour les fans de data running, j’ai mis quelques liens vers Strava pour certaines séances

S1 : Récupération après le 10 km du Chesnay
Lundi : repos Mardi : footing 45′ Mercredi : gravel 1h30 sans intensité Jeudi : 1h12 dont 2×15′ SV1 pour une reprise d’intensité légère Vendredi : Test PMA sur home trainer pour décrasser les gicleurs (360 Watts) Samedi : Zéphyr 1 : 2x(3+4+3) d’intensité en terrain vallonné (1h10) Dimanche : repos
S2 : C’est parti !
Lundi : renforcement avec l’infernale roulette abdominale Mardi : SV2 avec 8×4′ (r1’30) entre mes allures semi et 10k Mercredi : footing 9 km Jeudi : Zéphyr 1 une nouvelle fois avec 2x(3+4+3) d’intensité en terrain vallonné (1h10) Vendredi : récup active sur le home trainer (50′) Samedi : footing 10 km Dimanche : 18 km avec 3000+2000+3000+1000 allures semi / SV2
S3 : Rythme et dénivelé
Lundi : footing cool avec ma fille (7 km) Mardi : repos / renforcement Mercredi : côtes 12×1′ (r1’30) Jeudi : Zéphyr 2 : 2x(3+4+5) d’intensité en terrain vallonné (1h20) Vendredi : récup gravel 1h30 Samedi : footing 10 km Dimanche : 20 km dont 3×3000 allures semi / SV2
S4 : Vitesse et volume
Lundi : footing cool solo (7 km) Mardi : vitesse à plat 10×1’30 (r45) à allure 3’50 Mercredi : 1h10 de vélo tranquille à Longchamp Jeudi : Zéphyr 3 : 2x(3+7+5) d’intensité en terrain vallonné (1h25 / 15 km) Vendredi : repos Samedi : 30′ home trainer léger (matin) et 50′ footing avec ma fille (soir) Dimanche : 20 km dont 4000+3000+2000+1000 allures semi / SV2
S5 : Régénération
Lundi : 45′ de home trainer en récup active Mardi : 45′ dont 8×2′ en force sur le home trainer Mercredi : repos Jeudi : footing 12 km Vendredi : footing 9 km Samedi : 21 km avec 3x6k enchaînés de « légèrement actif » à « allure marathon » Dimanche : footing 8 km et 2h de balade en vélo électrique dans Paris »
S6 : On remet de l’intensité
Note : Les séances Zéphyr sont trop longues pour la semaine, je les intervertis avec les séances de seuil. Lundi : 60′ de home trainer en récup active Mardi : 4000+2000+3000 allures semi / SV2 Mercredi : footing 45′ et renforcement Jeudi : 50′ de home trainer en récup active Vendredi : côtes 12×2′ Samedi : footing 45′ Dimanche : 19 km avec Zéphyr 4 : 3x(3+4+5) de plaisir en forêt
S7 : La semaine la plus chargée
Lundi : 45′ de home trainer en récup active Mardi : footing 9 km Mercredi : 100% PMA sur home trainer 2×4+3×3+4×2+5×1+6×30 Jeudi : footing 10 km Vendredi : 5000+3000+2000 allures semi / SV2 Samedi : footing 10 km Dimanche : 1h45 / 19 km avec Zéphyr 5 : 3x(3+5+7) en forêt
S8 : Régénération avant l’objectif
Lundi : repos Mardi : récup 45′ sur home trainer Mercredi : footing 10 km Jeudi : rappel SV2 à J-10 du Chocotrail (3x(3×1000)) Vendredi : récup 55′ sur home trainer Samedi : footing 10 km Dimanche : 1h27 / 16 km Zéphyr 6 allégé : 2x(3+6+9)
S9 : Semaine de course (affûtage)
Lundi : repos Mardi : repos Mercredi : 9 km dont 10×15/15 + 10×30/30 Jeudi : récup 50′ sur home trainer Vendredi : footing 40′ dont 5′ tempo (allure semi) Samedi : 30′ dont 5×20/40 et renforcement Dimanche : Jour J à Hardricourt

Chocotrail 24 km : le compte rendu de course

En quelques mots, c’est : partir (trop?) vite, courir en crabe, détester les faux plats, se déglinguer dans les descentes…
C’était fun ! C’était boueux !
J’ai bien senti qu’en bord de Seine les carottes étaient cuites, mais ça fleurait bon le chocolat car la Fabrique de chocolat Barry Callebaut est un fleuron de l’industrie mondiale du chocolat et fournit en matière première les plus grands noms du chocolat. Elle produit son chocolat à Hardricourt.

Le Chocotrail, c’est un évènement qui dure tout le week-end avec :

  • Samedi : des randos, des courses enfants et un trail nocturne
  • Dimanche : 4 parcours de trail de 8, 13, 24 et 42 kilomètres.

(vu la météo, j’étais content de m’être contenté du 24…)
Je m’attendais à un parcours assez roulant avec moins de dénivelé (500m sur la Suunto, et pas 360 comme annoncé…), et forcément des paysages de champs gris, surtout avec la météo plus qu’humide et le temps grisâtre prévu ce jour-là.

Le premier tiers n’est vraiment pas simple, je n’arrive pas à trouver mon rythme dans les faux plats montants. Ce n’est vraiment pas mon fort.
Heureusement c’est un peu mieux à mi-course, et encore mieux après car cette fois, soit on monte vraiment, soit on descend fort.
Et entre les champs, j’ai aimé les passages en forêt.

La fin a été presque interminable (comme toutes les fins ?) et j’ai bien couru sur le plat, mais fini avec rien dans le sac pour les dernières montées où Cyril me refait le coup du Chesnay, et me coiffe sur le poteau en chocolat. J’ai du payer mes descentes !

les fans de runmag.fr étaient au chocotrail
les fans de runmag.fr étaient au chocotrail

Le verdict : organisation et matériel

Le Chocotrail a été aussi un chouette moment avec les copains vus au départ et à l’arrivée !
La course est très bien organisée et on est bien reçu dans le village d’Hardricourt. Il manquait juste quelques jets d’eau (avec de la pression…) en plus pour se décrotter à la fin.

Après avoir hésité avec la Hoka Mafate Speed, j’ai choisi une paire plus stable et aussi cramponnée avec la Kiprun MT Cushion : un excellent choix pour ce terrain.
J’ai « mangé » 2 flasques de 500mL remplie de boisson isotonique dosée à environ 70g de glucide.
L’organisation offrait un grand et délicieux verre de chocolat chaud, une médaille en chocolat et un sachet de grosses pépites qui ont parfaitement trouvé leur place dans les cookies maison !

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