Chocotrail 24km : de la boue, du chocolat et un plan d’entraînement
Trois mois plus tard, voici enfin l’article sur le dernier trail de l’année… 2025…
Je crois que je me suis un peu laissé déborder.
Mais il aurait été dommage de laisser tomber dans l’oubli les notes que j’avais prises, le plan d’entraînement que j’avais conçu. Et le bon moment dans la boue passé avec les copains.
Pourquoi seulement quatre courses en 2025 ?
En 2025 je n’ai pas fait beaucoup de courses officielles.
Le Chocotrail était la 4e après : Ecotrail – Marathon de Paris – Foulée Chesnaycourtoise
C’est un rythme qui me convient très bien, et je pense que c’est compliqué pour moi d’en faire plus dans une année de 52 semaines. C’est mathématique :
- 8 à 12 semaines pour un plan d’entraînement
- 4 à 6 semaines pour la récupération physique (et mentale, pour prendre le temps de retrouver la motivation pour retourner faire des séances difficiles, consacrer plus de temps au sport)
Pour peu que la météo soit belle et les pneus du vélo de gravel gonflés, cela peut parfois durer plus…
Nous voici donc à 15 semaines. Et comme 52/15 = 3,4 il faut rapprocher les courses ou en faire moins.
Dans le cas du Chocotrail, il était assez bien positionné dans le calendrier en permettant de profiter des séances de la foulée Cheynaicourtoise (9 semaines) avant de me laisser glisser doucement vers les fêtes de fin d’année.
J’avais envie de découvrir le Chocotrail qui fait partie des classiques des courses de fin de saison en Île-de-France. Et la perspective de passer le ligne d’arrivée dans les odeurs de chocolat était plutôt alléchante.

Concevoir un plan d’entraînement pour le trail court
J’ai écrit assez rapidement la programmation de l’entraînement. Il y a déjà au préalable un premier plan assez tourné vers le travail de vitesse sur 10km, les courtes distances, la remise à niveau de la VO2 max. Tout ça s’est terminé dans le 10 km du Chesnay.
Pour le deuxième plan spécifique au Chocotrail, j’ai cherché un équilibre entre un plan d’entraînement de type semi-marathon (des intervalles plutôt longs vers le seuil 2), quelques séances de côtes, et des sorties bien plus spécifiques en forêt sur terrain vallonné à une intensité estimée de course.
Même si l’objectif, avec ses 24 km, peut sembler proche d’un semi-marathon, le dénivelé et le terrain beaucoup moins roulant me faisaient penser que la durée de course devait être autour de 2 heures.
Et comme maintenir une intensité semi marathon pendant 2 heures est impossible, il a bien fallu trouver une autre intensité.
L’influence de la méthode Zéphyr (Nico Vandel)
Pour ce type de séance, je me suis inspiré de ce que propose Nico Vandel, l’auteur du livre La Prépa Physique de l’Endurance.
C’est un livre que le recommande vivement.
Je l’ai acheté surtout pour m’organiser et planifier mon renforcement, mais les protocoles dédiés à la course, au trail (qui sont des « briques » de plan d’entrainement) sont très intéressants. Surtout qu’il permet d’apprendre comment empiler ses briques en fonction de ses objectifs, avec cohérence et progressivité.
C’est tellement plus important et efficace que de chercher sur les réseaux la séances parfaite ou miracle pour telle ou telle course !



J’ai utilisé un des ces protocole – ils ont des noms de dieux grecs – ici c’est Zéphyr qui me fait filer tel le vent doux et agréable, une brise légère comme moi !
il invite surtout à de travailler aux sensations et à augmenter progressivement la durée soutenue à l’intensité cible.
(ce protocole sur 6 semaines était en accès libre sur son site)
Voici le détail de ce plan d’entrainement pour trail court en 8 semaines. Il est articulé en 5 phases :
- 1 semaine de récupération active après la course du Chesnay
- 3 semaines avec des intensités élevées axées sur le travail de seuil et les longues fractions. Et un peu de spécifique trail
- 1 semaine d’assimilation
- 2 semaines avec des intensités spécifiques au trail, et toujours du seuil
- 1 semaine d’affûtage pré course
Et pour le contenu des semaines, il vous suffit de dérouler le menu ci-dessous. Pour les fans de data running, j’ai mis quelques liens vers Strava pour certaines séances
S1 : Récupération après le 10 km du Chesnay
S2 : C’est parti !
S3 : Rythme et dénivelé
S4 : Vitesse et volume
S5 : Régénération
S6 : On remet de l’intensité
S7 : La semaine la plus chargée
S8 : Régénération avant l’objectif
S9 : Semaine de course (affûtage)



Chocotrail 24 km : le compte rendu de course
En quelques mots, c’est : partir (trop?) vite, courir en crabe, détester les faux plats, se déglinguer dans les descentes…
C’était fun ! C’était boueux !
J’ai bien senti qu’en bord de Seine les carottes étaient cuites, mais ça fleurait bon le chocolat car la Fabrique de chocolat Barry Callebaut est un fleuron de l’industrie mondiale du chocolat et fournit en matière première les plus grands noms du chocolat. Elle produit son chocolat à Hardricourt.
Le Chocotrail, c’est un évènement qui dure tout le week-end avec :
- Samedi : des randos, des courses enfants et un trail nocturne
- Dimanche : 4 parcours de trail de 8, 13, 24 et 42 kilomètres.
(vu la météo, j’étais content de m’être contenté du 24…)
Je m’attendais à un parcours assez roulant avec moins de dénivelé (500m sur la Suunto, et pas 360 comme annoncé…), et forcément des paysages de champs gris, surtout avec la météo plus qu’humide et le temps grisâtre prévu ce jour-là.
Le premier tiers n’est vraiment pas simple, je n’arrive pas à trouver mon rythme dans les faux plats montants. Ce n’est vraiment pas mon fort.
Heureusement c’est un peu mieux à mi-course, et encore mieux après car cette fois, soit on monte vraiment, soit on descend fort.
Et entre les champs, j’ai aimé les passages en forêt.
La fin a été presque interminable (comme toutes les fins ?) et j’ai bien couru sur le plat, mais fini avec rien dans le sac pour les dernières montées où Cyril me refait le coup du Chesnay, et me coiffe sur le poteau en chocolat. J’ai du payer mes descentes !

Le verdict : organisation et matériel
Le Chocotrail a été aussi un chouette moment avec les copains vus au départ et à l’arrivée !
La course est très bien organisée et on est bien reçu dans le village d’Hardricourt. Il manquait juste quelques jets d’eau (avec de la pression…) en plus pour se décrotter à la fin.
Après avoir hésité avec la Hoka Mafate Speed, j’ai choisi une paire plus stable et aussi cramponnée avec la Kiprun MT Cushion : un excellent choix pour ce terrain.
J’ai « mangé » 2 flasques de 500mL remplie de boisson isotonique dosée à environ 70g de glucide.
L’organisation offrait un grand et délicieux verre de chocolat chaud, une médaille en chocolat et un sachet de grosses pépites qui ont parfaitement trouvé leur place dans les cookies maison !



