TEST Hoka Tracer

hoka tracer

Débarquée en grandes pompes (oups…), la Hoka Tracer est la 3ème chaussure de la marque que j’ai la chance de pouvoir tester.

Il y a eu du très bon (j’ai adoré courir la SaintéLyon en Rapa-nui, du moins bon (la trop raide Mafate Speed) et du pas mal du tout avec la Speed Goat. Aujourd’hui c’est une chaussure de route qui passe à la moulinette. (si vous êtes perdu dans la gamme Hoka, allez donc voir cet article chez RunOnline)

Comme très souvent elle m’a été fournie par la marque en « échange » de cet article. Si vous débarquez de la lune, vous découvrez donc peut-être qu’un blog est un équilibre (instable et pas toujours évident à trouver) entre contenus personnels, test produits « sponsorisés ou pas », compte-rendus de course, mais aussi vie pro et perso. Parfois il faut même trainer un peu sur Strava après l’entrainement !

Du coup, pas d’article depuis 2 mois! Mais c’est reparti. J’ai quand même pas mal de brouillons à finir, des chaussures à user et un trail (la Gap’Encimes) à préparer et donc pleins de trucs à vous raconter :)

La Tracer a fait le buzz en compagnie de ses fausses jumelles Clayton et Speed Instinct en début d’année, principalement à cause de leur design « normal » mais beau !

 

 

Alors, oui elle est canon  (même en rose pour le filles) mais surtout, de loin, elle ne semble pas dotée de l’imposante et très amortie semelle oversize qui a fait la réputation de la marque.

Intriguant non ?

Faut-il y voir un lien de cause à effet avec le rachat de Hoka par un groupe plus généraliste ayant des ambitions de faire plus de volume de vente avec des modèle plus consensuels ?

Possible !

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inov8 Terraclaw 220

inov8 Terraclaw 220

Pour ne pas changer mes habitudes, j’ai encore pris mon temps pour sortir ce test des inov8 TerraClaw 220 :)

Il faut dire que je les ai obtenues de la marque anglaise début novembre en lancement de ma phase « mangeur de bitume » après un début d’année orienté trail et j’étais bien content de courir à plat sur des surfaces stables, et moins pressé de manger des cailloux…

La prépa marathon est également passée par là et cette chaussure de trail n’est pas vraiment la plus adaptée pour borner. Mais elle a d’autres belles qualités que j’apprécie encore  après une bonne centaine de kilomètres avec ces petites ballerines.

Pour ceux qui ne connaissent pas inov8, c’est une petite marque innovante (ah ah!) qui propose des chaussures d’inspiration minimaliste avec un souvent un drop modéré, une bonne souplesse (j’écris souvent car il y a dans la gamme des modèle presque classiques) et de l’accroche. Car qui mieux que les anglais peut s’y connaitre en terrain boueux ?

Pour cette Terraclaw 220, on est dans le light (le nombre qui accompagne le nom de la chaussure indique le poids chez inov8 – il y a aussi une Terraclaw 250 qui est plus amortie) :

  • 220g donc (en pointure 42)
  • 4mm de drop – 20 et 16mm de hauteur semelle dont les crampons

Du coté de la semelle, ça colle comme des chaussons d’escalade (gomme Dual C bi-densité) mais c’est beaucoup plus flexible avec des rainures placées pour favoriser l’adaptation au terrain (et ça marche!).

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RP aux Foulées de Vincennes

Presque 2 mois sont passés depuis ce 2ième RP « consécutif » sur 10 bornes (pourvu que ça dure !) Les 10km du XIVème ont bien joué leur rôle de mise en jambes.

foulées-vincennes-arrivée

Après une longue absence sur cette distance, il me fallait un rodage, retrouver des sensations de vitesse et d’effort intense. Mais aussi ré-apprendre à gérer mon effort sur cette durée. Parce que sur 10 bornes, il faut partir vite, tenir, se dire au 6ème que ça ne passera jamais, y laisser du temps pendant le 7ème, pour finalement se dire à la fin du 8ème que, merde, mais ça passe :)

Finalement tous les CR de 10k pourraient se résumer comme ça !

A Vincennes, le parcours est annoncé roulant (il l’est sans que ce soit un billard ultra plat) Et le peloton est très dense. Presque trop pour les rues de l’autre bois parisien. Du coup, moi qui voulait partir « vite » sous les 3’50 sans taper 3’45… je me retrouve un peu régulé pas le trafic. Surtout que finalement je pars un peu au feeling en oubliant que de marquer les laps sur l’Ambit sur les premiers kilos.

Mais je passe quand même au 5 en 19’29. C’est moins pire que dans le XIVème mais il faut y aller…
Alors on y va ! ça donne 3’55 – 3’54 – 3’53 – 3’51 – 3’48 et une courbe cardio qui montre un bonne gestion… c’est déjà ça…

Sur le terrain, c’est moins satisfaisant. Le « col » qui monte au 7ème kilo était interminable, mais j’aurais du me mettre minable (et faire des côtes). J’y ai pas cru. Les 8 et 9 sont en descente, mais je passe pas sous les 3’50. Dommage !
Il me reste le finish,  pas trop en vrac, mais à bloc en faisant aussi bien attention à ne pas me payer un concurrent trop pressé pour être fair-play et aimable (il y en avait beaucoup…), un poteau en bois ou une flaque de boue car la météo a rendu certaines portions très grasses; et si mes GoSpeed sont parfaites pour chasser le chrono, elles sont aussi complètement dépourvues de crampons, surtout avec quasiment 600km au compteur.

 

Mais l’arrivée est finalement trop vite là. Il me restait encore un poil de jus. Tant pis. 38’47 quand même c’est chouette. Je conclue bien mon bloc de vitesse de ma préparation marathon…

Test Chaussure Trail : Hoka Speed Goat

Hoka SpeedGoat

Lorsque Hoka a annoncé la Speed Goat l’été dernier, elle est vite devenue la star des chausures de trail sur les réseaux sociaux du running, avec un teasing bien mené et l’ambitieuse mission de remplacer la chaussure de trail la plus polyvalente (à mon sens) de la gamme Hoka, la RapaNui. Mais pour moi qui sortait tout juste de l’enchaînement ecotrail – maxirace – ut4m j’avais un peu mis les chaussures à crampons de coté quelques temps, avant de retourner dans les sentiers ;)

J'aime les feuilles ! #automne #feuilles #runningshoes #hoka #speedgoat #fall4hoka #trailrunning

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Comme toujours chez Hoka, l’esthétique et les coloris sont soignés (bon j’avoue il faut aimer les platform-shoes !) mais agressifs. J’aime bien. Et c’est aussi la « revanche » de la marque après la Mafate Speed qui ne m’avait pas complètement convenu.

J’ai quand même refait un footing avec mes rapaNui Trail (et avec les mafate pour reprendre des repères). Les changements sont importants : l’amorti est plus souple, l’accroche meilleure, le dynamisme bien présent.

Sans oublier le confort. Avec 33 et 28mm sous les pieds (5mm de drop donc) c’est déjà une bonne base, bien complétée par une empeigne accueillante autours de la cheville et plus (trop?) de largeur à l’avant pied. On prend plaisir à chausser cette Speed Goat…

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Récit d’ultra trail : ut4m 90k 2015

Pas de facile de trouver le vrai début de cette aventure. Et la fin n’est pas forcément juste après la ligne d’arrivée. Il y a tellement de choses à dire sur cet ut4m que je ne suis pas sûr d’arriver à faire un récit chronologique, à ne pas louper des morceaux. Mais j’aime beaucoup ce genre d’exercice, pour partager l’expérience, ouvrir la discussion, garder une trace aussi pour moi. Ce qui fonctionne, ce qu’il faut revoir. Les bons et les mauvais moments qui ont la fâcheuse tendance à s’évaporer en même temps que les courbatures…

Prologue UT4M

Le préambule a été posé fin mai à l’occasion de la Maxirace. J’ai vécu une belle course. Facile. Sans doute trop. Malgré les amis, les paysages, les courbatures. il manquait une pièce au puzzle… Et puis c’est Greg et Vincent qui m’ont donné le coup de grâce à la la Pasta Party de la Runnosphère. On se revoyait depuis Annecy et le premier avait enchaîné avec le 80km du Mont Blanc, le deuxième avec un ultra en Islande. Leurs impressions, les récits, les photos m’ont fait replonger rapidement.

L’ut4m (Ultra Tour des 4 Massifs) s’est vite imposé. Si la course phare (les 4 massifs entourant Grenoble à parcourir – Vercors, Taillefer, Belledonne et Chartreuse – 160km et 10 000m de dénivellé) reste un autre sport, l’événement propose des parcours plus accessibles, sur presque tous les massifs, en « découpant » le 16O : un KV (Kilomètre Vertical et pas Koala Volant), les 40k dans le Vercors et la Chartreuse et donc un 90 qui m’a permit de m’échauffer dans Belledone avant de redécouvrir la Chartreuse adorée l’année dernière.

Quelques mots sur l’organisation :  c’est parfait, bien rodé pour cette 3ème édition. Très pro, tout en restant une « petite course » (environ 300 coureurs par course) sublimée par 500 bénévoles qui font littéralement du « service à la personne » à chaque instant. Bravo et Merci !

Un ravito type sur l’ut4m, c’est ça :

  • on m’accueille très chaleureusement, avec des sourires.
  • à peine assis, un bénévole récupère mes bidons pour mes les remplir. Eau plate ou pétillante ?
  • on te demande ce que je veux manger : sucré, salé, dur, mou, soupe, PASTEQUE !!!

Vous avez déjà vu un tel traitement de faveur ? Cela en est presque gênant !

Conclusion UT4M Master

(oui je sais c’est assez brutal, mais c’est uniquement pour vous épargner mon long discours)

J’ai mis 18h29 pour venir au bout de cet ut4m 90 (93,5km / 5900m. Un peu plus que prévu suite à une modification de parcours de dernière minute). Et comme je sais que pour faire du clic et de l’audience il faut parler de matos et donner des chiffres voilà déjà quelques spécimens :)

  • 1h22 : le temps passé assis à me faire chouchouter par les bénévoles
  • 3h35 : le plus gros « relais » pour monter à la croix de Chamrousse (petite boucle dans Uriage non comprise) 21k / +2100m
  • 10,8 : la vitesse pour descendre du Grand Colon. Je me suis fait plaisir – 9k / -1200m (et il restait encore 7,7k / -960 après la pause à Freydières)
  • 2h30 : la durée de ma laborieuse montée au col de la Faita (4,8k / +1165m)
  • 6h12 : mon chrono sur la partie « chartreuse » l’année dernière. 9h20 ce coup-ci !

Comme je sais que votre temps est précieux, cliquez ici. Google m’a permis de créer assez rapidement une « histoire » de ma course grâce aux photos. C’est plutôt joli même je ne ne peux pas l’intégrer directement au blog. Cliquez donc sur le lien et revenez ici après si vous voulez plus de détails, plus de photos ;)

 

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Ma SaintéLyon 2014 à chaud

saintelyon 2014

STL2014-depart
Vite, avant que le cerveau ne mette en marche sa magnifique capacité à faire disparaitre tout les mauvais souvenirs de course, que les douleurs ne s’estompent, que les muscles retrouvent leur souplesse et que l’envie de courir revienne…

Cette 4,5ème SaintéLyon a été bien difficile. La semaine avait pas très bien commencé avec un mercredi après-midi passé à dormir, à avoir trop chaud, trop froid, une grève sncf et un manque de jus flagrant. Mais les jours passant, la confiance revenait. L’envie un peu aussi.

La première partie de course est bonne. On (avec Mag, comme d’hab !) arrive à Sainte Catherine assez frais. Les conditions sont presque parfaites. On a perdu 15 minutes quelque part avant Saint Genou. C’était vraiment pas roulant !
Greg et Philippe s’étaient échappés depuis longtemps.

Go !

Une photo publiée par Mangeur de Cailloux (@mangeurdecailloux) le

Je ne me suis pas tordu une seule fois la cheville avec mes semelles compensées Rapa Nui. Par contre leur semelle de propreté s’est fait la malle et des plis… Heureusement que mes pieds étaient bien préparés (tannage, nokage). C’était le test final pour les Hoka.

Après avoir fini toutes mes longues course avec un bon mal sous les pieds, c’était bien à ce niveau cette nuit. Comme prévu, ça glissait dans la boue (mais à moins de sortir les pointes de cross…) et un excès d’optimisme devrait me permettre de récupérer un 10/10 en note artistique sur un magnifique glissé-roulé sur un doux tapis d’herbe et de boue ;)

Mais à mi-course, mon diaphragme s’est bloqué, et j’ai passé ma soirée avec des points de coté sous les premières côtes. (Je vais chez le kiné depuis quelques semaines pour un souci d’épaule, et elle me travaille en profondeur tout la chaine musculaire. Si le bas du dos a été remis en place, elle m’avait bien dit que mon diaphragme était assez contracté… Il m’aura gâché la soirée, la course, le plaisir. Coté musculaire et tendineux, c’est pas mal (et classique pour moi) avec les tendons de la flexion de cheville qui grincent, ceux de l’aine qui limitent l’amplitude de foulée avec des difficultés en bas des abdos. Le cou est aussi content de se poser contre un oreiller. Les trapèzes en ont pris pour leur compte. Le grand dorsal bien contracté.

Le reste est en bon état. Avec 2 trails long cette année (plus de 6h, Faverges et UT4M 40k) ce dernier a été beaucoup plus dur. Mais c’était presque prévu. La saintélyon c’est très roulant. Il faut courir tout le temps ; et ça use ! La nuit blanche se paye aussi…

 

Un dernier mot sur le matos :

Je crois que j’ai tout… Une photo publiée par Mangeur de Cailloux (@mangeurdecailloux) le

  • c’est mitigé pour les chaussures… mais c’est la première fois que j’ai fini sans avoir mal aux pieds !
  • Ambit 2 au top. fiable, efficace !
  • Cardio Scosche Rhythm+ parfait pour pas se bruler le dos avec une ceinture. 7h45 d’autonomie
  • Sac Kalenji 9/14 parfait avec 2 bidons rigides (les poches ne sont pas assez profondes pour des flasques Salomon de 500mL. il faudrait que je fasse comme Greg et  achète les Hydrapak, sont plus larges et moins hautes et du coup tiennent mieux)
  • Un collant léger et basique kalenji, un teeshirt raidlight, un « pull » de running kalenji (3 SaintéLyon au compteur !)
  • bonnet « sous casque btwin » plus pratique qu’un buff pour cet usage
  • gants (un peu trop) chaud de vélo, étanches. J’ai un peu transpiré des mains, mais jamais eu froid
  • Petzl Nao 2 avec rallonge pour alléger le poids sur la tête. Comme la montre : fiable et efficace. Je peux compter sur elle.
  • dans le sac : coupe vent ultra light kalenji, veste de pluie Waa Ultra Rain Jacket