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1000km en chaussures minimalistes – le matériel

Bon, 1300 bornes en fait, 1000km c’était quand j’ai commencé ce billet. Et surtout cela faisait un compte plus rond et plus joli pour le titre…

Après la phase de découverte et le premier vrai bilan, me voici avec un peu plus d’expérience dans le running minimaliste.

J’utilise maintenant 4 paires différentes en fonction du terrain (bitume ou sentiers) et du type de séance et ma « transition » est bien avancée.

Pour refaire un peu l’histoire, j’ai repris un petit jeu de questions de l’autre coureur minimaliste de Saint Cucufa, le « professeur minimaliste » de runners.fr

Vous pourriez même essayer de répondre à ces questions ;)

- Avez-vous déjà entendu parler du barefoot et du minimalisme ?

ben oui… surement fin 2010. Je trouvais les Vibram Five Fingers (VFF) incroyables niveau look et j’étais curieux des sensations qu’elles pourraient apporter.

Alors du coup j’ai acheté… des Merrel Trail Glove…

Il y avait très peu de retours ou d’avis sur les Vibram début 2010. Les VFF étaient trop chères (100 – 120€) pour prendre de risque de ne pas pouvoir les porter (cela déclenche beaucoup de questions), ou de pouvoir vraiment courir. Avec les Merrell au moins si ça n’allait pas je pouvais les « recycler » en baskets du dimanche ;)

 - Etes-vous tenté par cette façon de courir ?

Pas par le pied nu de chez nu. cela ne me semble pas compatible avec les sentiers. (ou du moins trop contraignant et consommateur de temps pour avoir la plante suffisamment renforcé pour affronter les débris de la forêt)

- Avez-vous déjà essayé ?

Progressivement depuis avril 2010. Et par ordre chronologique d’acquisition : Merrell > vff bikila > Mirage > Peregrine

Mais je n’ai rangé définitivement mes grosses Nike Vomero que fin septembre 2011.

- Avez-vous déjà pratiqué puis renoncé ? Si oui, pourquoi ?

Non malgré ma dernière mésaventure avec un bout de trottoir des bords de seine…

Par contre j’y suis allé très progressivement, avec parfois des pauses de plus de 2 semaines sans prendre les pures « mini » (vff, merrell) pour préserver mes mollets ou en cas de douleur sur le coup de pied et pour ne pas perturber mon plan pour mon objectif principal (saintélyon)

Cela m’est arrivé 2 fois, mais je pense plus à un problème de serrage des lacets et un genre de tendinite à cet endroit après la saintélyon.

 - Si vous êtes pratiquant, quelles ont été vos difficultés au début ?

Mollets « bloqués » au bout de 5km les premières fois avec des douleurs / courbatures / contractures en marchant pendant 3 jours les 4 premiers mois. Au moins…

Le cap des 10km / 1h sans finir cramé des mollets a été très long à passer, ce qui est assez frustrant quand on a l’habitude de courir plus…

Je les porte en ce moment pour les sorties à allure spécifique « semi », et la fin est souvent compliquée pour les mollets. Surtout si en plus j’oublie des les porter régulièrement.

Pour en avoir aussi un peu discuté avec Christian, je pense que j’avais trop peur de poser le talon (talonner, c’est le mal !) et que du coup j’étais trop sur une foulée vers la pointe / orteil qui ne me semble pas économique vs. le pied posé à plat. Peut-être aussi que je ne m’échauffe pas assez spécifiquement pour les muscles qui travaillent plus avec ces chaussures (le Soléaire)

Après tout ce bla-bla, des images :

minimalistes-profil.jpg  minimalistes-face.jpg

Je sais elles sont sales, mais au moins je cours avec. Peu importe le temps !

Et maintenant dans le détail…

  • Vibram Five Fingers Bikila :

240 km – 21 sorties – 70€ (livré chez le frère d’un pote aux US; Merci Ben et merci le dollar à 0,7€)

Peut-être ma paire préférée. Ultra légères (170g), ultra souples. Les sensations sont géniales lors des séances rapides de fractionné ou moins rapides mais plus longue sur un bon rythme (85% de vma)

Elles semblent solides et devraient durer surement 1000km.

On sent vraiment qu’il faut s’appliquer pour poser son pied (dont les muscles chauffent vite!), mais le grip est très bon sur la majorité des terrains, même humides. La semelle est très souple (même s’il existe plus fin dans la gamme vibram) et protège bien les pieds tout en favorisant une foulée toute en souplesse. Bref, on se prendrait presque pour un chat !

D’un point de vue pratique, elles sont pas si dures à enfiler, passent à la machine facilement et semblent assez solides et durables. Malgré leur vocation « route », elles se comportent très bien en sous-bois où l’amorti de l’humus est vraiment un truc à expérimenter ;)

J’ai fait avec un peu tout type de sortie, jusqu’à 18km, mais pas encore en mode « compétition ». Je les porte sans chaussette, sans jamais avoir eu d’ampoule. J’aimerais faire le Semi de Rueil avec, mais je doute encore de pouvoir tenir la distance « à fond » et comme ce n’est pas ma priorité, je ne veux pas prendre de risque avec mes mollets pour la suite.

  • Merrell Trail Glove

286 km – 28 sorties – 105€ au Vieux campeur. Mais j’en ai vu hier chez Décathlon !

Elles sont pour moi très proches des Five Fingers, le look classique en plus moins. Bien sur la semelle est un tout petit peu plus épaisse pour protéger la plante mais elles restent bien souples. Attention donc à ne pas vous aventurer tout de suite dans les cailloux. Même s’il y a « trail » dans leur nom, elles seront plus à l’aise dans les sentiers forestiers que dans la caillasse du sud de la France par exemple.

Je les porte parfois avec des chaussettes car leur chausson est vraiment près du pied et peu parfois un peu « coller » au pied. il faut faire attention au serrage qui est « très » efficace et la chaussette apporte un peu de confort. Le talon et le milieu sont très près du pied alors que l’avant laisse beaucoup de place aux orteil. On s’y sent très bien !

Comme avec les VFF, il n’y a pas d’amorti, mais plus de protection sur l’avant des orteils. La semelle est un peu plus structurée, sans que l’on puisse vraiment parler de crampons. Cela ne l’empêche pas de pas mal accrocher tant que la boue n’est pas trop liquide mais j’aurais aimé en avoir un peu plus (sans tomber dans l’excès façon inov-8 baregrip)

Les experts minimalistes lui reprochent un talon trop fin et un support de la voute plantaire trop marqué qui gènerait la foulée naturelle et minimaliste (amorti notamment par les muscles du pied, de la voute plantaire.) Je ne suis pas du tout convaincu de ça.

Le seul petit reproche que je peux faire est pour le mesh très (trop?) aéré pour l’automne – hiver et qui laisse souvent passer les épines et petits piquants de bogues de Saint Cucufa ;)

Pas mal de choses peuvent rentrer par le coté intérieur du pied. Les lacets sont aussi pas top car ils glissent. Double noeud obligatoire !

Très légères (230g en taille 46), je les porte donc avec plaisir. Leur polyvalence leur permet toutes sortes de sorties « running » mais aussi pour pas mal d’autre sports et loisirs. j’ai mêmetesté : balade, rando, ping-pong, foot, vélo :)

  • Saucony Mirage

370 km – 24 sorties – 85€ chez i-run.fr

C’est la paire qui m’a vraiment fait mettre de côté mes grosses Vomero. Ici on n’est plus dans le barefoot même si ça reste minimaliste (4mm de drop entre autre caractéristique). La Mirage est la cousine de la célèbre Kinvara avec un genre soutient de l’arche et une semelle différente.

Pour avoir essayé les 2 dans la rue d’un magasin avant d’acheter, j’ai surtout trouvé et préféré la semelle plus ferme (moins chewing-gum) et avec plus de partie en caoutchouc noir et dur, gage d’une durée de vie que j’espérais plus longue.

A la différence des VFF et Merrell, j’ai tout de suite pu faire tous mes types de sorties, en entrainement et en course (Paris-Versailles et Marseille-Cassis) sans que les mollets ne râlent. Les 4mm de drop se font vraiment sentir à ce niveau et cela permet une transition très progressive.

Je pense qu’avec leur amorti et petit talon ma foulée est différente et que les mollets travaillent moins. Surtout avec ma foulée que je trouve très rasante, le talon doit se poser un peu plus.

On profite vraiment de leur légèreté et je les trouve assez dynamiques, sans pénaliser le confort. Le chausson gagnerait quand même a être un peu plus haut car l’espace réservé aux orteils (pas en largeur) est peu important. Je pense que Saucony a voulu gagner du poids mais cela c’est fait au détriment de la solidité.

Ceci explique d’ailleurs surement mon « trou » car j’en serais presque ravi si le mesh ne venait pas déjà à se trouer au-dessus du gros orteil. Les descentes vers le port de Cassis y sont surement pour quelque chose…

Le trou n’est pas encore très marqué et il ne m’empêche pas de courir mais je ne suis vraiment pas sûr d’enchaîner avec une Hatorri de la même marque.

Ce qui est étrange est que le trou n’apparaît que d’un seul côté. Le mesh s’use par le dessous, maltraité par le gros orteil qui se relève naturellement lorsqu’on pose le pied pendant sa foulée.

Dommage car c’est une bonne chaussure, au look sympa !

  • Saucony Peregrine

425 km – 21 sorties – 85€ chez wiggle.com

C’est la version trail de la Kinvara ; et ce sont mes chaussures de la SaintéLyon :)

On peut donc faire du long en minimaliste.

Souples et légères (340g vérifiés pour mon 47 – ça taille petit – et faut se méfier des poids annoncés sur les sites officiels), elles sont plus « molles » que les Mirage et offrent une vraie bonne accroche. Je les aiment bien avec leur semelle orange fluo.

Elles possèdent un petit anneau à l’avant de la languette pour accrocher des guètres (pas testé, mais l’idée est bonne si tout ne passe pas par le mesh…)

La mousse intermédiaire et la semelle protègent bien les pieds pour les longues sorties et elles sont forcément beaucoup plus souples que leurs prédécesseurs. On sent donc mieux ce qui se passe en dessous, gage d’une meilleure proprioception.

Dommage qu’elles se trouent aussi !

minimalistes-trou.jpg

Elles ne semblent pas avoir apprécié les descentes à l’entrainement et pendant la SaintéLyon. Pourtant je les aime bien ces chaussures.

Leur accroche est excellente dans la boue (moins dans la neige par contre) et je les ai emmenées sur des sorties d’EMA sur du goudron sans problème ou gène.

Une chaussure qui gagnerait à être connue, surtout que la Peregrine 2 arrive ;)

km-chaussures-minimalistes.png

A suivre… dans un prochain billet,  j’essayerais de vous parler de ce qu’il s’est passé dans les chaussures pendant ces 1300km ;)

Lost in transition…

Il faut dire que je coince un peu avec les minimalistes ; Vibram Five Finger ou Merrel Trail Glove que j’utilise depuis 5 mois.

La faute à des mollets qui ne tiennent pas le coup plus de 10 – 12 km. J’ai même senti le gauche après le 4ième ce matin. Bon c’est vrai que j’ai pu continuer jusqu’à 10 sans devoir ralentir et que je récupère beaucoup plus vite qu’au début mais ça me frustre un peu.

Surtout que mes sensations sont en effet excellentes et je profite vraiment de la légèreté des chaussures quel que soit le terrain, dur, mou, plat ou pas !

C’est dommage que cela ne dure pas longtemps.

Mais j’en suis le principal responsable. Concrètement je ne cours qu’une fois par semaine en minimaliste, sans variation d’allure autres que celles imposées par le terrain vallonné du bois de Saint Cucufa.

Il faudrait que je fasse une vraie transition, avec des petites sorties, à allure de footing en augmentant progressivement la durée pour habituer mon corps, travailler ma position et mes appuis. Sauf que c’est pas du tout compatible avec mon envie de courir (longtemps) et mon objectif de fin d’année.

Du coup je fais le grand écart du « drop » avec mes nike vomero et leurs 12mm de différence avant / arrière.

Heureusement, peut-être, mes vomero approchent les 800 bornes, et mes Mizuno de trail sont déjà en vacances.

Il me faut donc des chaussures de route pour tous les jours avec lesquelles je puisse courir « indéfiniment », et des chaussures pour la SaintéLyon (où l’indéfiniment se définie finalement à 68km)

L’occasion de passer à des modèles intermédiaires entre 0 et 12 semble trop belle. Cela débloquera peut-être ma situation

Pour ça plusieurs options se précisent grâce à un passage à la Boutique Marathon où j’ai pu essayer les Saucony Kinvara et Mirage et « valider » la pointure et le confort général.

Je ne suis donc pas loin de craquer pour la version cramponnée des 2 modèles cités précédemment : la Peregrine… avant de commander une chaussure de route, mais peut-être pas une Saucony histoire de ne pas mettre tous mes œufs dans le même panier :)

Petit bilan minimaliste

 

Voilà quasiment 3 mois que j’ai commencé à courir en chaussures minimalistes. Le bon timing pour un petit bilan :

115 km (95 merrell / 20 vibram) – 13 sorties

Les Five Fingers sont donc venues s’ajouter aux Merrell pour économiser les crampons quand je ne fais que du goudron.

Je les ai aussi emmenées dans ma forêt préférée pour un comparatif un peu plus complet. J’y suis un peu moins en confiance qu’avec les merrell ; la semelle est un peu plus fine et moins cramponnée et surtout les orteils sont moins protégés. Du coup j’ai un peu peur d’abimer le mesh des vibram, et mes orteils aussi. Les Merrell semblent clairement plus robustes, mais elles sont faites pour ça.

On entend aussi beaucoup de bien du concept « five fingers » qui rend à chaque orteil son indépendance. Je n’ai pas fait beaucoup de kilomètres avec, mais j’ai tendance à préférer la large « toe box » des Trail Glove.

Mais c’est peut-être dû à une différence de taille. Je pense que j’aurais supporté une demi pointure de plus pour les vff. Je n’ai pas eu de problème d’ampoule, mais elles restent très près des pieds ; bien collées tout autours des orteils.

Du coté des chiffres, j’ai essayé d’augmenter le kilométrage minimaliste progressivement, à raison d’une sortie par semaine pour reposer les mollets, parfois 2 pour soigner le mal par le mal…

Voilà ce que ça donne :

bilan-minimaliste2.png

Ma plus longue sortie fait 13km pour une moyenne globale hebdo autours de 35km « toutes chaussures confondues ».

bilan-minimaliste1.png

A part 6’ à mon allure 10km au cours d’une sortie pré course, je n’ai pour l’instant pas fait de fractionné en minimalistes, histoire de préserver me métatarses…

Mais les sensations de légèreté sont vraiment présentes, avec en forêt un besoin de précision très intéressant même si j’ai encore du mal à vraiment me lacher en descente tout en restant souple et léger dans mes appuis (et en plus mes sentiers sont vraiment faciles…)

Pour ça il me faudrait surement une paire un peu plus amortie et qui pourrait m’emmener de Saint Etienne à Lyon début décembre… Peut être que la future Salomon FellCross serait une bonne candidate, bien qu’un peu cramponnée pour les sentiers roulant  de la Loire ;)

Mais si c’est trop light, je mettrai aussi mon pied dans les Lafuma SpeedTrail, (question de look!) qui ont l’air assez légères, adhérentes et sans un talon trop haut.

A suivre ;)

Vibram Five Fingers !

vibram_five_finger.jpgC’était par elles que mon « aventure » minimaliste devait commencer. A cause de leur look incroyablement… surréaliste,  classe, moche, fou, étrange, futuriste (barrer les mentions inutiles) !

Mais j’ai eu des doutes ; principalement sur leur polyvalence sur le terrain (je cours beaucoup en forêt), mais aussi sur le mal chronique qu’elles auraient à se percer au-dessus du gros orteil.

Et puis il y avait le prix, 110 – 120 €, la difficulté à les trouver en magasin pour vérifier la taille, et la concurrence…

Mais début juin, des « coursiers de chocs » (merci Aurore et Ben !) partaient à New-York, et je sautais sur l’occasion pour profiter du dollar pas cher et me faire ramener deux paires de Vibram Five Fingers Bikila. 150€ les 2 paires, dont une rose pour Elodie qui reprend le sport après une brève interruption de programme (jusqu’à 45’- 60’ de footing avant)…

Avec 2 paires de chaussures minimalistes différentes, même si je ne les ai pas sorties depuis début juin, je ne vais donc pas me priver de les comparer avec mes Merrel Trail Glove :)

Après quelques essais ce week-end en mode « balade avec les filles », je les ai chaussées ce matin pour un premier footing tranquille.

Les premières impressions se revérifient :

  • ce n’est pas si dur à enfiler (et pourtant mes 4 petits orteils sont très serrés)
  • le chausson est très doux (il existe des chaussettes « à doigts » mais je les porte pieds nus.
  • Avec un emplacement pour chaque orteil, j’ai un peu la sensation d’être à l’étroit (avec un doute sur la pointure quand même malgré une commande faite en fonction des mesures de mes pieds). Mais cette sensation n’est pas apparue en courant.
  • c’est très léger, très souple et très près du pieds.
  • Les sensations sont assez différentes de celles des Trail Glove Elles se sont très bien comportées lors de parties de « loup » avec les filles, soit de courtes accélération et de fréquents changement d’appuis

Pour moi la grosse différence est au niveau de la semelle qui est plus fine que celle des Merrell. Il faut faire encore plus attention pour courir sur des sentiers car les cailloux de taille moyenne se font beaucoup plus sentir…

En rentrant ce matin pas de surprise à part une petite ampoule sous le 2ième orteil…  vff ou trail glove, pas de pitié pour les mollets !

Mais ce qui m’étonne, c’est qu’ils ne s’épuisent pas en même temps.

J’ai bien senti la contracture arriver doucement, mais surement à 7,5 km, mais un coté après l’autre, jusqu’à ce que le gauche dise stop, juste devant la boulangerie…

Peut-être que je ne suis pas bien « équilibré » dans mes appuis, ou un peu désaxé du bassin et que cet écart qui n’est plus compensé par un système d’amorti se rattrape sur les muscles ?

Prochaine étape peut-être vendredi, si j’ai bien récupéré car je veux aussi garder un peu de « mollets » pour dimanche et les foulées Suresnoises !

Étirer son mollet (après une sortie de running minimaliste) ?

Depuis le début de mon passage aux chaussures « sans amorti », ma foulée change pour ne plus poser le talon en premier (et envoyer le choc dans les coussinets d’air, de gel des chaussures classiques).

Il faut donc trouver l’amorti ailleurs, dans le chaîne musculaire de la jambe, depuis la voûte plantaire aux muscles et articulation du genou, de la anche, en passant par les mollets. Les pieds attaquent donc le sol par l’avant, un peu comme si on courait sur la pointe des pieds (en exagérant fortement quand même)

Et en Merrell Trail Glove ou Vibram Five Fingers, cet amorti passe donc par les mollets dans lesquels ont poussé des nouveaux muscles ! Sauf que dans mon cas, ils ne se situent pas en haut du mollet (ici ce sont les jumeaux), mais juste en dessous…

Surtout je n’arrivais pas à les étirer correctement. La position classique, en appui sur un mur ne donnait rien du tout. Pas plus que celle avec le pied posé sur une petite marche.A ce niveau, une petite leçon d’anatomie s’impose :

dans le mollet, on voit et parle surtout des jumeaux. Mais le mollet est un ensemble plus complexe appelé Triceps sural, lui même composé de plusieurs faisceaux dont les jumeaux et notre fameux soléaire !

Un petit commentaire de Lexel et une recherche google plus tard, voilà la petite vidéo explicative qui va bien pour étirer le soléaire :

Il est assez simple à réaliser, et contrairement à la position classique, c’est le poids du corps qui vient naturellement étirer le mollet.
Des explications sont données sur le site. Lisez-les bien pour placer correctement votre talon, le buste ou la jambe arrière afin de bien « sentir » l’étirement…
Cela fonctionne très bien pour moi.

un peu plus vite

Mercredi dernier, le plan qui doit m’amener aux 10km de planet jogging prévoyait : footing 20′ + 20′ à 80%.

Un programme parfait pour intégrer un peu de minimalisme ;)

Me voilà donc reparti chaussures aux pieds… et aux mains !

Comme pour cette séance je devais conserver une allure régulière, je me suis orienté vers du plat (donc pas de forêt :( ) en bord de Seine. L’échauffement se passe tranquillement en Nike. Une vingtaine de minutes plus tard, changement de chaussures, et me voilà reparti.

J’ai fait quelques dizaines de mètres tranquillement avant d’appuyer sur la touche ‘lap’ déclenchant la partie rapide.

Contrairement à la dernière fois, j’ai mis plus de temps à trouver mes marques. Il faut dire qu’ici le sol est dur (béton, goudron, etc…) et pardonne beaucoup moins les petites attaques par le talon. Même les pieds bien à plat, j’ai vraiment senti la différence avec la forêt, surtout que je devais aussi essayer de gérer un peu ma vitesse (objectif 4’35 au kilo)

Du coup je me suis un peu concentré sur ma position, en jouant sur l’équilibre du buste qui comme en ski commande tout !

D’ailleurs n’hésitez pas à lire ce doc très intéressant sur la proprioception chez un autre fabricant de chaussures minimalistes, Terra plana (VIvoBarefoot EVO)

Il y a forcément un peu de parti-pris, mais ça reste très intéressant et à mon avis applicable à pas mal de sports (ski, télémark par exemple : et non, ne tourne pas avec les fesses..)

Pour revenir au running, les 20′ ont défilé assez vite. Le goudron est bien dur, mais j’ai pu apprécier le grip et la légèreté des Merrell pour garder le rythme ou relancer un peu dans les faux plats. Les mollets n’ont pas crié « stop », même si le gauche commençait à se faire remarquer : ils auraient pu tenir quelques kilomètres encore. Mais J’ai réussi à être raisonnable et à rechausser les Nike ;)

En plus, ils ne se sont pas trainé des courbatures pendant 3 jours grace à cette petite sortie.

Encore une fois, le retour de l’amorti est assez déstabilisant, j’étais comme gêné par un talon certe souple, mais très épais qui me forçait à atterrir dessus pour ensuite dérouler le pied sur un matelas de mousse instable !

Le bilan actuel en Trail Glove : 3 sorties – 17km – 1h33

A suivre…

Merrel Trail Glove : premières impressions

Après le craquage, de l’action et enfin un premier retour sur les merrell trail glove !

Mon expérience est pour le moment assez courte ; ce sera donc plus des « impressions » qu’une revue en détail mais les premières sensations sont déjà bien marquées.

D’un point de vue technique, la chaussure semble assez bien conçue, avec un mesh bien aéré, 4 petits millimètres d’amorti (mais zero drop !) et une semelle vibram très fine adhérente qui remonte bien devant pour faire office de pare-pierres.

J’ai dès le début pris le parti de les porter sans chaussette. Le confort est vraiment bon, l’intérieur est très doux. Comme beaucoup de tests l’on déjà décrit, la place pour les orteils est importante. Je n’ai par contre pas du tout été gêné par la forme de la voûte plantaire.

Il faut par contre faire attention au serrage, car le « chaussant » est très près du pied, surtout au niveau du coup de pied.

Du coté de la pointure, je dirais que ça taille un peu petit… Je chausse du 44 en ville et j’ai pris du 46 (12 us) comme pour mes autres chaussures de running (nike vomero et mizuno ascend) et cela semble pas mal, même si le bout n’est pas loin (point amplifié par l’absence de chaussette ? ) A voir sur des longues sorties (pas pour tout de suite…) en terrain accidenté pour valider d’éventuels effets sur mes petits orteils…

Je les ai portées 2 fois pour courir, et pendant quasiment toutes les journées de 2 week-end pour des balades, en forêt ou sur route.

Hors running, j’ai fait notamment une bonne ballade (environ 5km) avec les filles, elles en vélo. Cela représente une bonne séances de marche / sprints alternés…

En marchant, la semelle ne semble pas si fine au point de sentir le moindre gravillon, mais c’est très souple et agréable.

En course rapide, c’est hyper dynamique ! Le grip / griffé est excellent et lors des accélérations la foulée est naturellement très sur l’avant du pied. Pas besoin d’amorti.

On ressent parfaitement le terrain, mais il faut gérer les phases de ralentissement pour ne pas finir sur le talon.

Sur mes 2  « vraies » sorties running, j’ai commencé par un tour de 5km à allure régulière :

Je n’ai pas cherché à réfléchir avant de poser chaque pied ; naturellement, j’ai atterri sur le milieu du pied, à plat et peut-être un peu sur l’extérieur (enfin il me semble…) et bien sur sans douleur. Mon petit tour dans bois préau m’a amené principalement sur du bitume et un peu d’herbe.

Retour à la maison. Tout va bien. 3 jours de courbatures dans le bas des 2 mollets…

Pour la deuxième, je profite d’une sortie en endurance prévue dans mon plan pour aller en découdre en forêt !

Au menu, environ 1 heure, dont 20 minutes pour accéder à Saint Cucufa.

Je pars donc avec mes Mizuno aux pieds, mes Merrell aux mains. Et ça tombait plutôt bien car mercredi matin j’avais bien besoin de gants :)

Quatre kilomètres plus loin, c’est la pause, changement de chaussures et c’est reparti.

Les sensations sont vraiment excellentes, sans avoir besoin de me soucier de ma foulée, bien aidé par la souplesse du sol.

Tout se passe très bien. Je profite vraiment de la légèreté des Trail Glove ;

Au fil de la sortie (180m de D+/D-), pas vraiement de changement dans les montées ; dans les descentes je n’ai pas encore trouvé le « réglage » pour tout lacher mais ça viendra…

Le confort est excellent ; un seul gros caillou m’a surpris au milieu de la plante, mais sans conséquence. Bon, j’ai quand même réussi à taper le pied dans je ne sais quoi pour me retrouver à faire une jolie roulade dans un chemin, mais je m’en suis très bien sorti, surtout grace à mes chaussures de trail…. aux mains :)

Mais cela n’est malheureusement pas du aux chaussures minimalistes…

Au bout de 6 kilomètres il a fallu commencer à rentrer. Le retour sur le goudron m’oblige à avoir un peu plus d’attention sur la foulée et j’ai eut l’impression de me remettre « à plat ». Je pensais finir avec les Merrell mais mes mollets en ont décidé autrement malgré les petits 1500m restant.

Les courbatures arrivent vite, toujours en bas des mollets et je remets les Mizuno pour ne pas prendre de risque.

Et là c’est le choc !

Je ne sais plus courir, les pieds sont lourds, et le sol déformé, comme jonché de billes en mousses, instable, imprécis, mou.

Cette sensation étrange s’est atténuée au bout d’une petit kilomètre mais reste très surprenante !

à suivre… surement la semaine prochaine. En attendant j’ai encore des courbatures 3 jours après…