Ecorun 92 : lapin farceur

Dimanche 8 octobre 2012 j’ai participé à la première édition de l’ecorun 92 à Vaucresson.
Un 20 kilomètres « nature » dans la forêt de Fausses Reposes, au départ du haras de Jardy.
Cette course n’était initialement pas au programme, mais mon ami Ben qui s’est mis récemment à la course à pied, et avait fait de cette épreuve son premier petit challenge : courir 20 kilomètres, et si possible en moins de 2h.

Après de nombreuses années sur le VTT, il découvre comme moi il y a 6 ans que le running permet de compléter facilement la semaine sportive, pour avoir la caisse sur le vélo… ça commence comme ça, avec 1 ou 2 footing en plus de la sortie vélo du week-end, et ça fini… :)

De mon côté, je commençais ma prépa SaintéLyon, c’était une bonne occasion d’agrémenter ma sortie longue, et d’endosser le costume de lièvre dont j’avais bien bénéficier grâce à Greg Runner lors du dernier semi-marathon de Rueil.

La course a lieu quasiment à domicile : avec Ben nous habitons chacun d’un coté de Saint Cucufa et le départ est dans la forêt voisine. Le trajet se fera donc pied en guise d’échauffement. Parfait pour une petite matinée running, d’autant que le soleil est de la partie ;)

Sous l’arche de départ, l’ambiance est plutôt détendue. L’organisation de l’ecorun met en place tant bien que mal 2 vagues pour fluidifier le trafic des 1200 participants, ce qui est pas mal.Pas de pression pour nous, on laisse filer les premiers pour prendre notre rythme. Mon compère semble avoir entendu les bons conseils et part bien sagement pour une première compétition.

Les 8 premiers kilomètres sont avalés facilement ; peut-être un peu trop pour une distance aussi ‘’courte’’, mais mon poulain ne semble pas joueur pour l’instant. Je le surveille quand même d’un œil en essayant de faire mon boulot de lièvre pour lui laisser garder une allure régulière, pendant que je m’occupe du ravitaillement ‘’au vol’’.

Le parcours est uniquement en forêt, même si l’organisation a privilégié les grandes allées forestières (et bien tassée, sans boue) aux nombreux petits sentiers qui sillonnent notre terrain de jeu plus souvent parcouru en vtt.

On hausse légèrement le rythme à la faveur d’une longue montée. Le timing est toujours bon pour boucler le tour sous les 2 heures et les kilomètres s’enchainent bien.

Et comme Ben semble encore bien en forme (il peut encore parler…) je lui annonce une fin de course un peu plus rapide. Il serait dommage d’en garder sous le pied pour finir en 2h01…

J’essaye donc d’augmenter l’allure assez progressivement à la fin du 14ième kilomètre. Une petite côte dans le 18ième fait sonner une première fois le Garmin de Ben qui atteint sa FC max (théorique.. ) de 180.

Ces petits bip-bip stridents étant un peu pénible, je lui propose de lui prendre sa montre pour m’occuper de faire un petit réglage. Un petit tour dans le menu et c’est bon. Sauf que je garde la montre…

Je vais continuer d’augmenter progressivement le rythme, tout en essayant de ne pas l’achever avant d’avoir passer la ligne d’arrivée. La fin de course n’est pas simple. si le parcours est assez joli, vouloir y faire un bon chrono n’est pas simple avec le mélange de plat très roulant et de montées casse pattes quand on joue avec ses limites.

Dans un dernier coup de cul, on repasse en mode « marche active » pour faire redescendre le garmin sous les 95% et boucler le dernier kilomètre. Mais depuis 10 bonnes minutes je maintiens la pression, montres en main pour motiver Ben de bien finir sous les 2 heures

A la relance sur le plat, alors que j’encourage Ben à tout donner, on arrive au hauteur d’un vintage runner qui nous nargue gentiment :

J’ai 65 ans alors vous avez intérêt à finir devant moi !

L’effet est immédiat et Ben le passe. Mais l’ancien est joueur et accélère un peu avant de nous laisser filer vers l’arrivée.

Avec quelques derniers encouragement, il semblerait même que j’ai « confondu » les chiffres 8 et 2 sur les deux garmin, annonçant 1h58 pour qu’il finnisse à fond sans louper les 2H…

On retrouve Bernard venu voir de l’autre coté de Paris comme la forêt est plus verte, ainsi que « LE » vintage runner de Saint Cucufa, aussi rapide que sympa, Patrick, tenancier du Running Café.

La course est bouclée en 1h53. La médaille est bien méritée !

la médaille de l'écorun
la médaille de l’écorun

Après avoir vite refait la course et un bon ravitaillement (boissons variées, fruits secs et frais, sandwich jambon-beurre !

En guise de bilan, c’était une bonne matinée qui m’a permis d’apprécier la course sous angle différent de l’habituel chasse au chrono où de la longue balade. Le parcours aurait vraiment mérité de mieux profiter des petits sentiers que des grandes allées presque goudronnées. Mais ce n’est surement pas compatible avec le passage de plus des 1000 coureurs de l’ecorun. Et ça fait aussi une bonne occasion de revenir en off…

L’organisation a aussi publié gratuitement pas mal de photos. C’est pas aussi individualisé qu’avec Maindru mais c’est sympa.

Mais Il reste aussi un énorme point noir pour moi : 27€ pour l’inscription (malgré un bon ravito, les photos, et un mauvais tee-shirt blanc en coton quel gâchis!)

Deux semaines après les 7€ du grand 8 cellois, ça passe mal… C’est une course sympa, dans un chouette cadre et bien organisée.

Mais je trouve juste que demander autant, c’est prendre les runners pour des vaches à lait.

 

la trace GPS de cet ecorun 2012 sur Garmin Connect : http://connect.garmin.com/activity/230821789

6 pensées sur “Ecorun 92 : lapin farceur

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