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Tiger Race : la course la plus hype du confinement ?

Je n’ai pas partagé le sentiment de frustration de beaucoup de sportifs lors des différentes annulations de courses dues au confinement. J’étais bien inscrit à l’ecotrail, mais ce n’était pas « l’objectif de ma carrière de coureur » et surtout, pour faire simple, il y avait quand même plus important dans la vie… Surtout que les organisateurs de course ont subi comme nous ces annulations, et ont fait le maximum pour communiquer, gérer, décaler les épreuves. (l’organisation de l’écotrail est en train de mettre en place un bourse aux dossards pour faciliter les échanges et reventes). Le choix sera difficile en octobre, mais c’est un problème de riche non ?

De mon côté, j’aime beaucoup m’entrainer. Dedans, dehors, en courant ou en roulant… et même si c’est bien d’envoyer des séances de vo2max sur le HT, mais pour savoir à quoi ça sert, il fallait un petit test ! Alors quand j’ai vu passer le second round de la Tiger Race, j’ai d’abord chassé cette idée. Le 5k c’est trop dur…

Le 5k est tellement négligé par rapport aux 10 et semis… Et tellement dur quand on le fait à fond ! Tu lèves le nez au 3ème kilo, 5″ s’envolent et t’obligent à courir 10″/km plus vite dans le 4ème… Mais c’est impossible !

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Dans le rétro : Aravis Trail 2019

Sans trop de transition après le Marathon de Paris, il fallait quand-même aller trainer les pompes de trail sur des sentiers un peu plus montagneux que ceux de Saint Cucufa, histoire de travailler la cuisse devenue trop tendre en vue de la CCC fin août. Entre le planning familial, celui des copains et le calendrier des courses, l’Aravis trail, dans son format intermédiaire de 49km et 3000m a vite trouvé sa place ce 22 juin 2019.

Et surtout Mag tenait vraiment à faire découvrir son quartier (le tracé passe au pied de son appart à Manigod) et se remettre en selle après son coup de froid sur la SaintéLyon.

Pour l’occasion, j’embarque aussi mon porteur d’eau habituel Guillaume, et Fabrice qui voulait vérifier qu’un trail en montagne sans sans vraie prépa, c’est sympa mais long…

Prépa trail ?

Il y a avait 10 semaines entre le marathon de Paris et celui de Thônes. C’est court. Très court. En comptant 3 bonnes semaines pour se remettre en route (les courbatures passent vite, mais il y a de la fatigue générale, de la motivation à retrouver) et 2 semaines pour faire faire du jus, on se rend vite compte que le temps disponible pour des séances spécifiques est assez restreint…

Je cale quand même 130 bornes de vélo 2 semaines après le marathon, avant d’enchainer sur 1 semaine presque blanche suite à une intoxication alimentaire. C’est pratique pour perdre 3 ou 4 kilos, mais pas vraiment durable…

Après cet épisode merdique, il me reste 7 semaines au cours desquelles je case le Grand Tour Paris et une autre sortie longue en vélo (110km) pour faire la caisse.

A pied, j’inclus quelques séances qui me semblent clé :

  • du seuil en pente (pas trop raide pour pouvoir courir) mais sans ceinture cardio depuis plus de 6 mois, ça fait un truc de moins à penser pour mieux s’écouter)
  • des répétitions de montées / descentes raides (sur 40m de D+) il m’en a fallu beaucoup pour accumuler 1000m et je sors de là avec 3 jours de courbatures… pour la bonne cause ! Et aussi pour apprendre à marcher car le trail de montagne, c’est souvent de la marche.
  • quelques rappels de vitesses (pour la foulée, la vo2max)
  • de la casse de fibre, avec par exemple 2×6′ à 17km/h en descente pour travailler le relâchement, et habituer les muscles aux contractions excentriques.

Rien de nouveau sous mon soleil. Mais les trucs en plus sont dans les petites sorties, avec des répétitions en côte de foulées bondissantes, des sauts de grenouilles et à cloche-pied. C’est franchement dur au départ, mais à mon avis très intéressant pour le travail du pied et la force des appuis.

Je teste aussi depuis quelques semaines un plan de ‘transformation totale’ avec l’appli Runtastic Results afin de renforcer la carcasse et mieux encaisser la durée de l’effort. C’est assez rapide (30 à 40′ dans mon salon), loin d’être facile, mais a priori efficace ;)

Dans la capitale de reblochon

L’Aravis trail est une petite course qui propose 5 épreuves de 20 à 65km kilomètres avec une course en duo : l’alpi-trail sur un tracé plus technique (baudrier et longe obligatoire). La Volontera (c’est le nom donné au parcours de 49km) est une belle balade dans les alpages qui ne rassemble que 250 inscrits. On ne se marchera pas sur les pieds ! Il n’y a pas de tee-shirt de finisher mais une grande bouteille de bière artisanale :)

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Retour sur le marathon de Paris 2019

Ce Marathon de Paris était ma cinquième tentative sur la distance « reine » (reste à trouver le roi !). L’édition 2018 m’avait laissé une grosse envie de retourner à la chasse au chrono. Si à chaud j’ai été un peu déçu, faute de plaisir en course (avec des sensations assez moyennes), à froid l’envie commence à revenir. Et puis le chrono me console, je gratte 15 » sur mon RP…

Mais il faudra quand-même patienter pour rejouer. Le planning 2019 est déjà rempli par l’Aravis Trail fin juin et la CCC fin aoùt.

L’avant course

J’ai un peu parlé de la prépa marathon dans ce billet. L’objectif était de 3h10.
Au départ j’ai la chance de retrouver 3 copains qui partagent la même ambition chronométrique. Qu’ils ont explosé ! Cyril (3h06), Guillaume (3h08) et JP (3h06)

De mon côté, j’ai fait une course d’attente, en ayant l’impression d’être très prudent. Une fois passé les premiers kilomètres légèrement descendant et l’euphorie du départ, l’allure tombe pile poil sans regarder la montre.
(merci les séances d’allure marathon sur piste) et le premier bloc de 5km est avalé en 22’17 (22’30 prévu)

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Un semi (de Rueil) sur la route du marathon

Dans le cadre de mon plan d’entrainement pour le Marathon de Paris, j’ai eu la chance de gagner mon dossard pour cette course à domicile grâce à un petit jeu concours organisé par Ana.

J’en profite donc pour la remercier, et vous invite à aller visiter son compte instagram, mais elle tient aussi un blog où vous trouverez un peu comme ici des tests, des compte-rendus et sa préparation pour le Marathon de Rotterdam)

Balade en bord de Seine

Le parcours a (encore) changé cette année. En 5 participations (en comptant le 10k) je crois que je n’ai jamais eu deux fois de suite le même tracé :)

Le trajet qui me sépare du départ fait office d’échauffement et me devait me permettre de finir de faire glisser le petit déj. En vain. J’ai eu la main un peu lourde sur la crème sport déj et c’était un un poil trop copieux et pris un poil trop tard.

Sur la ligne, je retrouve Cyril qui adopte une stratégie différente à base d’allure marathon et de finish avant la grêle :)

De mon côté, j’ai prévu un premier tour « rapide » vers 4’05 sur la base de mon RP, et d’aviser au second en fonction de ce qui me passera par la tête et les jambes.

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CR SaintéLyon 2018

Lors de ma 3ème SaintéLyon en 2013, pendant la traversée du bois d’Arfeuille, j’ai vécu un court mais marquant moment d’euphorie, en plein milieu de la nuit. C’est en grande partie pour ça que je suis revenu en 2014. Sans succès.
C’est pour cette même raison qu’en 2015 j’ai couru l’ut4m, après le marathon de Paris, l’ecotrail et la Maxirace… car ces courses ne m’avaient pas permis de vivre ce moment.
Lors de cette 65ème édition, ce moment a duré beaucoup plus longtemps. Peut-être depuis le Signal de Saint André jusqu’à Chaponost.
Trois heures de runner’s high ?

Baby, Baby, Baby, Light my way !

Après avoir été déposé juste devant la ligne de départ par un chauffeur privé (merci Framboise!), je me glisse dans le premier sas en sautant la barrière en compagnie de Mag, histoire de ne pas partir de trop loin. Il n’y a normalement pas de bouchon sur la SaintéLyon (sauf mono-trace dus aux congères en 2013)

Comme chaque année, U2 galvanise la foule de frontales, qui part sur les chapeaux de roue. On retrouve rapidement Greg le coach de trail & running (mais pas Grégo) et papotons, en nous disant que si tous ces coureurs gardent la même vitesse et intensité d’effort jusqu’à Lyon, on sera dans les profondeurs du classement… :)

Avant la pluie lors des premiers km de la Saintelyon
Avant la pluie lors des premiers km de la Saintelyon


A Saint Christo, les sensations sont bonnes, il doit pleuvoir… je ne me rappelle plus vraiment… le ballet des frontales est bien lancé.
Avec le parcours de cette édition « spéciale » de 81km, ce premier ravitaillement est beaucoup plus loin du départ. Nous parcourons les 18,5 kilomètres et 620m de D+ en 1h50. C’est un poil rapide, mais c’est ce qui était prévu.

Nous sommes 536èmes. En 3 minutes je traverse la tente de ravitaillement, attrape 2 tartelettes Diego pour faire comme Grégo et des Pims parce que le chocolat me fait envie.

On repart sans trainer. Tout semble aller pour le mieux même si depuis les premières bosses le niveau d’essoufflement de mon compagnon m’inquiète un peu. Nous savons tous les deux que j’ai plus « la caisse » que lui en cette fin d’année, et qu’il s’attend à devoir me lâcher à un moment, mais ce départ me semble trop rapide pour lui.

Je me garde bien de lui dire car il a pas mal d’expérience, que je ne suis pas dans sa ceinture cardio et que le garçon est solide !

Je le décroche malheureusement sans bruit et sans m’en apercevoir à la faveur d’une descente. Il faut dire qu’à chaque passage un peu exposé au vent, je me cache dans ma très efficace capuche de ma veste de trail étanche Kalenji dont le bruit des frottements sur ma tête rythme mes pas.