Les premiers 10 kilomètres

Dimanche dernier j’ai couru les « 10km de planet jogging » (ben oui, comme le magasin…)

10 kilomètres donc, en 44’48 » dans le bois de Boulogne. C’était une première pour moi sur cette « petite distance ». Mais attention, n’y voyez surtout pas là un quelconque avis négatif… Quel que soit le nombre de kilomètres, quand ils sont faits « pas plus vite qu’à fond » (©Doune) ils sont toujours très durs !

Pour cette course,  j’avais fait une bonne (selon moi!) préparation ; en tout cas au cours de laquelle j’ai pris du plaisir. Elle était basée sur le plan 305bis de www.athlete-endurance.com dont la 4ième séance était souvent remplacée par du vtt. En pratique, ça donne ce genre de calendrier avec une dernière semaine un peu allégée et surtout en bord de mer :)

Bref, j’arrive en forme le jour du départ.

Et ce dimanche la journée s’annonce très belle. Une grosse partie parisienne de la runnosphère est là dans son habit de lumière bleue :
Avec en plus des special guests pour nous encourager aider à récupérer (merci !)

Le temps de se retrouver avec quelques twit bien sentis (rendez vous au métro… on n’est plus devant le métro… on est devant les consigne… vous êtes où… venez aux toilettes…) tout le monde part s’échauffer tranquillement.

10km-planetjogging6.jpg

Il faut alors procéder à de minutieux ajustements selon une technique alsacienne pour ensuite prendre place dans les « sas »:
10km-planetjogging2.jpg
Ce placement des coureurs dans les sas se fait en fonction des temps de références des précédentes courses. Pour moi qui n’ai jamais fait de 10km, ce sera chez les débutants (avec les bleus). Les plus rapides sont en vert et les fusées… en rouge.
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10 heures piles, pan !
les fusées décollent. Je passe la rampe de lancement peu de temps après dans la foule. Comme pour toutes les courses populaires (3000 inscrits quand même), ça bouchonne un peu, mais malgré les zig-zag le premier kilomètre passe vite. Peut-être trop ; porté pas l’ambiance et le groupe de percussions, je le boucle comme les 2 suivant en moins de 4’05.
Une descente, me mène directement au 5ième kilo en moins de 21 minutes de course ; ravitaillement. J’évite soigneusement les verres de red-bull pour attraper un verre d’eau bu tant bien que mal en trottinant.
Mais il fait du bien car on se croirait en plein été !
Je suis par contre encore une fois choqué par l’amoncellement de gobelets vides, jetés par terre, faute de poubelle (pas vue une seule…) ou de solution plus « écologique ».
La course continue. Ca monte. Je prends mon habituel gel comme prévu. Pas que j’en ai vraiment envie, mais j’irais peut-être plus vite après…
Ca monte encore. déjà que c’étais pas facile de pas aller plus vite qu’à fond… Je m’accroche au moindre repère pour garder mon rythme. Je croise Giao, échange 2 mots pour lui donner rendez-vous à l’arrivée et relance encore.

Arrivée au kilomètre 8 ; la grande Avenue de l’hippodrome en faux plat montant, bien qu’ombragée me sera fatale.

D’un coup, un truc bizarre aspire toute l’énergie de mes cuisses et les vides complètement !
Un coup d’oeil au garmin ; la vitesse chute, mais je suis encore sur du 4’40. Sauf qu’au bout de 500m, plus rien. Je suspecte une petite  tachycardie comme j’en fait rarement (moins d’une fois par an ; je m’assois 1 à 2 minutes car je ne peux rien faire d’autre tellement le coeur pompe de l’énergie pour battre à 220 bpm, et ça disparait sans laisser de trace)
Mais là le garmin indique le contraire. je suis à 110, puis 70 bpm (et même 53bpm après « étude des courbes »)
Stop !
 
10km-planetjogging-rubitrack.jpg

(A titre de comparaison, lors de fractionnés long, je monte à plus de 180 bpm et revient vers 140 – 120 à la fin des récup…)
Je m’écarte un peu en marchant et m’arrête contre une barrière une bonne dizaine de secondes. Pourtant j’ai envie, mais le corps ne veut pas. Impossible de marcher. Comme je n’ai pas de sensation de vertige ou envie de vomir comme ça peut arriver en cas d’effort violent alors je relève la tête pour marcher doucement.
Quelques coureurs me doublent et m’encouragent en même temps. Ca fait du bien. Alors je marche plus vite ; de plus en plus vite pour faire 500m en plus de 3′
Après coup, en rédigeant le billet j’ai l’impression de ne pas avoir perdu trop de temps. Le kilo 9 a été bouclé en 5’43.
Le moral revient avec les jambes ; ou inversement.
Il ne me reste qu’un kilomètre à parcourir. Je me dis que dans 4 minutes c’est fini. Le sprint final est lancé. Tout le monde autour de moi semble tout donner. La machine repart à plus de 180 bpm (183 de moyenne sur le dernier kilo!)
Un coach crie gueule sur 2 coureuses, les encourage, les motive, donne le temps et l’objectif presque atteint ! Je prends ça pour moi et les double avant de rentrer dans l’hippodrome !
Quelques virages un peu serrés ; c’est l’arrivée. J’aperçois le chrono officiel qui affiche un peu plus de 45′. Je me dis qu’avec les « bouchons » du départ je suis autours des 44′.
Je suis bien sur complètement cuit. carbonisé et un peu déçu de ce temps réel de 44’48 »
Noostromo est déjà là depuis 1 minute ; le temps de reprendre mon souffle, rendre la puce et récupérer une médaille…
D’ailleurs, ça intéresse vraiment les gens ce genre de cadeau ? sans compter le tee shirt noir même pas technique.. A la limite je préférerais ne rien avoir, payer moins cher ou avoir autre chose (une photo de course ?)
Après, la journée reprend son court normal, avec un debriefing de la runnosphère qui prend la pose !
De mon coté je repars avec la certitude d’avoir passé une très bonne matinée avec les copains, et un temps de référence et à battre sur 10km.
Mais il y a aussi avec pas mal de questions sur ce coup de pompe :
  • pas assez de pâtes la veille (salade à base de pâtes quand même au repas) ?
  • petit déj trop léger (bol de céréales + 2 tartines de miel) ?
  • départ trop rapide ? (sur la courbe rubitrack, le rouge commence à 95% (177bpm) et du coup pas en phase avec mes entrainements (4’02 à 4’08 en vitesse spécifique 10km)
  • coup de chaud malgré le verre d’eau au 5ième kilomètre
  • hypoglycémie en réaction au gel ?
à suivre… Vivement la prochaine course :)

d’autres photos sont visibles ici

11 réflexions au sujet de « Les premiers 10 kilomètres »

  1. (je dis pas ça parce qu’il s’agit de mon dos, mais je trouve la première photo qui accompagne ton récit très jolie :))

    j’avais pas du tout réalisé ce qui t’était arrivé après le passage au 8ème kilomètre ! il est vrai que l’effort sur cette distance est violent, surtout quand ça monte sensiblement, et que la chaleur était déjà pesante à 10h30 pour un 1er mai.

    en tout cas au final tu t’en sors super bien. je me souviens de mon premier 10k en juin dernier par une grosse chaleur où je finis carbonisé en plus de 43 minutes ;)

  2. Bien bien pour un premier 10 !!! Ça me rappelle, ah non je peux pasj’ai jamais fait de 10, et bien oui je fais parti de ceux qui n’aime pas cette distance… J’aime la durée ;)
    Mais encore bravo à toi

  3. Drôle de mésaventure mais qui te permet quand même de réaliser un très joli chrono. J’imagine mal une seule des raisons invoquées causer ton « malaise » mais l’ensemble… Cela te fait un beau sujet d’étude ;-)

  4. Pour un premier 10kil avec malaise, tu as sacrement envoyé les watts.
    Repose toi bien maintenant, il semblerais que ton cœur t’ai dit que tu en a un peu besoin.

  5. @philippe : cette photo me plait aussi beaucoup. Le capteur se sort finalement bien du contre jour, et la lumière est sympa. on se croirait sur ton « posterous » ;)

    @tous merci: y’a pas de malaise. juste une pause sur une barrière à l’ombre ; mais ça fait bizarre ce coup de pompe et je ne suis pas encore sur d’en connaitre la cause.
    si vous avez des idées…

    Avec la baisse de la fc (et pas de pic) je pense pas que ce soit une hypo (elle ne m’aurait pas scotché comme ça) et il ne faisait pas si chaud que ça pour finir à sec.

    Peut-être que le nerf vague serait intervenu pour freiner malgré moi mon envie d’aller à fond après un départ trop rapide.
    C’est lui qui couperait les circuits auxiliaires (jambes, bras) et ralenti le coeur pour oxygéner en priorité le cerveau.
    Mais comme ce ne suis pas tombé dans les pommes… il faut que je reteste…

    Je me mets au repos relatif cette semaine… promis je fais pas de fractionné !

  6. Ah ben bravo Monsieur, je ne vous félicite pas ! ^^ (Mais si, bien sûr, je te félicite : c’est un super temps, malgré le petit contretemps !)
    Et merci pour la vidéo « Méthode Alsacienne », on est pétés de rire avec Nicolas quand on la regarde. On dirait « Nuf nuf à l’école des charcutiers » !

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