SaintExpress 2010… récit

Dernier billet (promis…) sur la SaintExpress. Mais ce n’était que 15 jours plutôt !

Après l’entrainement, Il ne manquait en effet qu’un résumé. Je vais essayer de ne pas décrire chaque kilomètre mais plus de donner quelques impressions et souvenirs de différents moments de la nuit du 4 au 5 décembre…

Samedi 4 décembre, 18h.

J’arrive à Saint Etienne pour retirer le numéro 10063 avec une de mes plus grande fan. Ensuite direction chez Bertrand « M@g » pour une pasta riz party avec 4 autres coureurs. Julien (l’autre…) et Bertrand (l’autre aussi) ont une bonne expérience (un marathonien et un SaintéLyonnien) Les autres, Hubert, Mag et moi sommes des bizuts ; On est sur-motivés ; ça chambre pas mal pendant le repas.

  • Tu prends que des granny ?
  • 3 couches, mais tu vas te geler ?
  • Mais ce sont les nouvelles Salomon Xmax ! Elle sont pas rodées, mais tu vas te ruinner les pieds ?
  • Regardes le profil de la course, km 3 : c’est là que j’attaque !

Mais le temps passe finalement très vite. Chacun rentre progressivement dans sa bulle en préparant ses affaires pour ne rien oublier. C’est presque tendu !

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De mon coté je compte les gels et barres de pain d’épice, prépare la potion magique et le sac avec les affaires chaudes pour l’arrivée avant de quitter la maison.

-7°C avant de monter dans le bus pour Sainte Catherine ; On arrive dans le chapiteau pour les derniers réglages… Le ciel est clair, il y a de la neige partout, ça va être exceptionnel !

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Minuit.

C’est parti ! On n’a pas froid grâce au groupe de percussions et aux fumigènes rouges. Une route en montée nous permet de profiter du spectacle des lumières en s’échauffant.

Elle ne dure pas longtemps ; on plonge dans la poudre à peine tracée. Bonheur total !

Après Saint Genoux, une longue portion de route descendante m’a permis de me reposer, mais le goudron c’est quand même ennuyant…

Heureusement derrière le sentier revient et penche un peu plus.

La descente vers le Garon est belle mais malheureusement trop courte. Je double un concurrent un peu faible en pile (j’étais derrière lui et éclairait bien devant…)

Dans toutes les descentes (bois d’arfeuille, Marjon, le Garon) j’ai vraiment été à l’aise (on se refait pas…) et ai doublé pas mal de monde (quitte à me faire parfois un peu reprendre dans les montées…). Même pas un semblant de crampe dans la descente du château de Chaponot.

Le couple tikka xp² / mizuno wave ascend était parfait. Pas de surprise non plus aux ravitaillements. J’ai mangé ce que j’avais testé (barre de pain d’épice et gel de chez décathlon) plus des bananes et des verres de sirop de citron « frappé » : le dessus du pot était gelé au dernier ravito…)

Le 33ième kilomètre justement, j’arrive un peu fatigué au dernier ravitaillement. Pas envie d’abandonner, mais plus de marcher un peu… Je mange 3 bouts de bannanes, 2 verres de sirop et mon Mag m’entraine en trottinant pour le final !

On a perdu l’autre Bertrand sans s’en rendre compte. La montée de Sainte Foy se fait en marche forcée, la suite, une série de faux plats montant est insupportable. Les ruelles sont étroites, désertes. On court entre les murs, dans un brouillard étrange. Heureusement le moral tient le coup (et le jambes), et on redescend sur Lyon.

Dernière ligne(s) droite(s) verglacées sur les quais. Sur un léger pif-paf, je préviens Bertrand et un autre concurent que l’on a rattrapé qu’il y a une grosse plaque de verglas… et m’étale un peu plus loin…

Même pas mal. Je suis cuit. Heureusement que je ne suis pas tout seul. Les 11,5 km/h envisagés sur le plat sont loins (un petit 10…) 4h du mat’ sont passées ; mon pote me dit qu’on vient de faire un marathon. ça me laisse de glace. Tais toi et avance !

4h47 les panneaux décomptent les 100 derniers mètres. On entre dans le palais des sports main dans la main.

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Il y assez peu de monde, Yoyo avec qui j’ai fait Marseille-Cassis a mis son réveil pour nous accueillir !

Des coureurs sont assis pas terre. Je récupère mon tee shirt de finisher un peu désorienté… c’est fini ? déjà ? ah bon… c’était bien !

Mes mains tremblent un peu en tendant un verre pour faire le plein de coca mais ça fait du bien. Il me faudra quelques minutes, allongé sur le sol du palais des expos pour me remettre. C’était une très belle aventure.

Bien sur cette première SaintExpress restera unique ; ce sera toujours la première, et nous n’aurons surement pas d’aussi belles conditions l’année prochaine…

4 réflexions au sujet de « SaintExpress 2010… récit »

  1. Pas de soucis, pour une course telle que celle là, c’est normal de beaucoup en parler car elle marque les esprits et, avec le temps ce sont de doux souvenirs qui reviennent en mémoire. Merci d’avoir partagé cette ambiance de course.
    Et encore chapeau !!

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