Merrell Bare Access Trail : fin de test au MaxiCross

C’est la troisième paire de Merrell avec laquelle je cours. Toujours avec plaisir.

Après avoir usé 2 paires de Trail Glove (une ballerine très minimaliste), bien entamé des Mix Master que je sors toujours avec bonheur, me voilà chaussé (au frais de la marque cette fois) de Bare Access Trail avec lesquelles j’ai parcouru environ 150 bornes, sur route, en forêt et en course lors du MaxiCross de Bouffémont il y a 2 semaines (dans sa version 15km).

Elles font partie de la collection « barefoot » du fabricant, avec comme caractéristiques principales du zéro drop, une grande flexibilité et seulement 278g pour mon 46,5.

Le chaussant est très proche du pied. Elle est très précise. Et ferme. Avec seulement 15mm de semelle les sensations et la proprioception sont bien remontées.

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Les crampons ne sont pas très prononcés, mais la gomme Vibram est vraiment très efficace sur le mouillé. Et de l’accroche il en fallait pour ce trail. Après un bien bref échauffement, je me retrouve en compagnie de Philippe et de Cyril littéralement sur la ligne de départ…

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Du coup ça part un peu vite, sur une petite boucle de bitume parfaite pour étirer un peu le peloton avant d’attaquer la forêt. Ce sera le seul moment « sec » du parcours. Les chaussures répondent très bien. Forcément avec presque aucun amorti, pas de dissipation d’énergie !

Mais c’est ferme et le confort très subjectif. Il n’y a pas de surprise mais il faut savoir ce qu’on achète. Je m’étais dit que j’allais gérer cette course comme un semi. Du moins d’un point de vue de l’intensité de l’effort. Mais comme je n’ai pas du tout fait de prépa « spécifique trail court » et le Relais du midi est encore dans mes jambes, mon affaire va rapidement se compliquer ;)

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Testé et approuvé : Skechers GoMeb Speed 2

Pour la majorité d’entre nous, Skechers ce n’est peut-être pas forcément une marque de chaussures pour courir. Surtout qu’elle « équipait » une chanteuse pop américaine à son heure de gloire. Mais ça…

 

Aujourd’hui, c’est un des le plus gros vendeur de chaussures au monde, qui a lancé sa division « performance », notamment en recrutant (et relançant) Meb Keflezighi  pour l’aider à développer ses modèles de course.

Pari gagné pour tout le monde, avec une gamme assez complète et des modèles pour tout public, et une victoire de Meb, GoSpeed aux pieds, sur le marathon de Boston cette année, en 2h08’37’’.

 

Dans cet article, vous trouverez mon avis sur la GoMeb Speed 2 ou GoRun Speed 2, déclinaison de la GoRun « tout » court dont la 3ième version vient de sortir, et est également en test chez les copains de la Runnosphère, à l’occasion d’un partenariat entre la marque et notre association.

 

En passant, peut-être que certains verront d’un mauvais œil ce « déferlement » de tests pour les même modèles, mais je trouve que c’est plutôt un bon moyen de trouver chaussure à son pied. Sorti du drop, du poids ou de la taille des crampons, ce genre de test est toujours trop subjectif pour pouvoir se fier à un unique avis. Les goûts, les habitudes et même le terrain d’entrainement du testeur sont très importants pour comprendre et pondérer les commentaires écrits sur chaque modèle. Il faut trouver « son testeur », le connaitre pour savoir si ce qu’il écrit pourra s’appliquer à sa propre pratique, si les sensations décrites seront retrouvables…  (et pour rentrer d’un week-end dans le sud à manger des cailloux et boire du rosé, je peux vous dire que je serais surement moins minimaliste et plus protégé si je courrais à 100% dans ce coin…)

Voilà ; c’était peut-être le paragraphe le plus important du billet ;)

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En test : Altra Lone Peak 1.5

Drôle d’histoire que celle d’Altra… C’est un peu le rêve à l’américaine, appliqué à la course à pied.  Imaginez deux passionnés, vendeurs de chaussures, qui mettent des running dans le four de leur cuisine pour les ramollir avant de découper la semelle pour en réduire le drop et les rendre plus naturelles, plus performantes, réduire les traumatismes…

Tout un programme ;)

 

Mais le truc prend, des clients achètent les chaussures customisés dans le garage la cuisine, mais aucune grande marque n’est intéressée par le concept. Du coup les compères créent Altra zero drop !

L’histoire est plutôt belle. Surtout quand c’est un des fondateur, Brian Beckstead, qui fait le show façon Steeve Jobs, à 2 mètres de moi lors de la journée de lancement de la marque en France (à retrouver sur Facebook)

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Merrell Mix Master 2

Doucement, mais surement, Merrell s’installe dans les armoires des coureurs. Après s’être mêlé aux précurseurs du le running (je très) minimaliste avec la Trail Glove et ses nombreuses déclinaisons, la marque américaine élargie progressivement sa gamme, toujours très orientée outdoor, (et pas que trail) où elle profitera surement de son image de marque et de son expérience de la rando…

Dans ce test, c’est la Mix Master 2 qui sera passée à la moulinette. Si aucune chaussure n’a été maltraité dans Saint Cucufa (quoique, le crampon arrière gauche…) après presque 200km, je pense avoir fait le tour de cette chaussure de trail légère.
Cette paire m’a été fournie gracieusement Merrell par l’intermédiaire de la Runnosphère. Je n’ai donc pas acheté ces chaussures, mais comme je louchais dessus depuis leur sortie, ça tombait plutôt bien, mais sans que cela ne vienne biaiser mon avis quand même ;-)

Si vous ne voulez pas perdre de temps (pour les autres fermez les yeux et sautez au paragraphe suivant), sachez qu’elle me plait bien : c’est un poids plume (250g), avec une semelle pas trop amortie (à prendre comme une qualité pour mon usage ! ) et confortable. Presque un peu molle, même si c’est beaucoup moins pénalisant sur la terre meule que pour une course sur route. Et il faut bien que la semelle se déforme un peu pour suivre les mouvements du terrain et faire remonter les infos du terrain !
Bref, j’ai pris beaucoup de plaisir à courir avec cette Merrell ;-)

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Saucony Peregrine 3 en test

saucony peregrine 3

runners-worldC’est à l’occasion d’un partenariat avec Fred Brossard et la revue Runner’s World (pour laquelle il réalise et coordonne les tests de matériels) que je retrouve avec plaisir la dernière version de la Saucony Peregrine. Dans le numéro actuel du mensuel, vous trouverez un panel de chaussures dédiées à la course nature et au trail, avec un extrait de ce test.

C’est le plaisir des yeux d’abord, (enfin autre chose que du noir!) car elle est plutôt jolie dans sa livrée bleue et jaune fluo ; et plaisir des pieds bien sur car j’ai « usé » avec bonheur les 2 premières versions sur mes plus grosses prépa et courses.
Si la semelle reste la même (et excellente) depuis 3 versions, l’empeigne a évolué dans le bon sens selon moi :
la languette est maintenant un peu plus épaisse pour améliorer le confort au serrage, et les lacets plats ne glissent plus. (ils sont pas contre presque trop longs alors que les précédents étaient presque trop courts…)
Le mesh a été complètement revu aussi. Il est plus fin et plus élastique, mais renforcé par des bandes de maintien qui offrent un bonne tenue de l’avant pied, tout en préservant la légèreté de la chaussure.
Il est très aéré afin de laisser sortir (et entrer!) l’eau, sèche rapidement et évite au pied de macérer. J’ai pu expérimenter ça pendant 7h sous la pluie et la neige ardéchoise sans problème de pieds.
il semble aussi plus résistant que ses prédécesseurs, dont l’espérance de vie en trail est un peu juste (surtout comparativement à la longévité de la semelle)
L’avant pied reste donc bien en place, et je qualifierais la largeur de « suffisante » pour laisser s’exprimer les orteils, en offrant un bon équilibre entre précision et confort. L’arrière dispose quand à lui de plus de liberté ; il faudra comme RunmyGeek, faire attention à ses chevilles dans les zones très techniques en appui « talon » (qui sont bien amortis)
C’est finalement le seul petit défaut de cette chaussure. Sans vouloir être pris dans un rail comme avec les Fellcross par exemple, un peu plus de guidage du talon ne serait pas de trop.

10km de Rueil : un record et de l’expérience

Un trajet en TGV pour aller sur une course du côté de Lyon, c’est peut être le moment idéal pour finir le récit de mon 10km de Rueil…? J’ai franchement hâte de me retrouver au départ, surtout pour revoir les « copains qui courent » : Fabrice qui fait une escale juste pour courir les Cabornis, et mes 2 compères finishers de Saintlyon : Mag et Michaël !

Mais revenons à cette dernière course. Organisée dans le cadre du semi marathon des Lions de Rueil Malmaison, elle permet à ceux qui veulent profiter d’un superbe (et quand même bien roulant) parcours au calme pour faire le point à 5 semaine du Marathon de Paris. Loin des 30 000 personnes qui ont pris le départ à Vincennes, 700 coureurs ont fait le 10km et 2000 le semi.
Cette année l’organisation est restée au top pour l’accueil, le balisage ou les ravitaillements, mais a permis en plus aux participants de profiter d’un parcours des plus beaux quartiers, en allant des bords de Seine au parc de la Malmaison ou de bois Préau, puis dans le centre ville. Je ne ferai pas plus de pub (enfin si, juste pour dire que tous les bénéfices de la course sont reversés à une association !) pour préserver la tranquillité des riverains… Mais je n’échangerai pas mon dossard contre un mur pour le semi de paris qui a lieu en même temps;)

Le dimanche matin, la Runnosphère est là. Et comme à Paris les records vont tomber. Je croise Jean-Alex mais loupe l’homme en rose : the pink runner.

après un échauffement en vélo puis quelques tours de stade un peu rapide, j’arrive (presque en retard) sur la ligne de départ avec un peu de pression pour cette première course de l’année.

Cela fait en effet quasiment 2 ans que je n’ai pas fait de 10 km. J’avais très envie de prendre marques sur cette distance et de faire tomber la barrière des 40′. Les quelques séances de 2000m à 3’55 pendant la préparation de cet hiver m’avaient bien fait sentir que j’avais ce temps dans les jambes, mais les sorties longues et lentes étaient passées par là, tout comme la grippe…
Mais je suis quand même content du plan que je me suis construit, bien « fignolé » lors des moments de doute par Jean-Christophe et Olivier que je tiens vraiment à remercier pour leurs conseils !

Il fait frais. Le soleil brille dans un grand ciel bleu. Au coup de pistolet, la stratégie est simple : avaler les 4km de plat des bords de Seine vers 4’/km sans se griller (et donc être régulier dans l’allure ; maxi 4’05 sans passer sous les 4’00) pour aborder la montée (environ 600m à 6-8%) au train, et reprendre le temps perdu dans la descente avant de relancer le bon rythme sur le plat pour l’emballement final.

Facile non ? Continuer la lecture de « 10km de Rueil : un record et de l’expérience »