Archives du mot-clé minimaliste

Altra Lonepeak

En test : Altra Lone Peak 1.5

Drôle d’histoire que celle d’Altra… C’est un peu le rêve à l’américaine, appliqué à la course à pied.  Imaginez deux passionnés, vendeurs de chaussures, qui mettent des running dans le four de leur cuisine pour les ramollir avant de découper la semelle pour en réduire le drop et les rendre plus naturelles, plus performantes, réduire les traumatismes…

Tout un programme ;)

 

Mais le truc prend, des clients achètent les chaussures customisés dans le garage la cuisine, mais aucune grande marque n’est intéressée par le concept. Du coup les compères créent Altra zero drop !

L’histoire est plutôt belle. Surtout quand c’est un des fondateur, Brian Beckstead, qui fait le show façon Steeve Jobs, à 2 mètres de moi lors de la journée de lancement de la marque en France (à retrouver sur Facebook)

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mixmaster2

Merrell Mix Master 2

Doucement, mais surement, Merrell s’installe dans les armoires des coureurs. Après s’être mêlé aux précurseurs du le running (je très) minimaliste avec la Trail Glove et ses nombreuses déclinaisons, la marque américaine élargie progressivement sa gamme, toujours très orientée outdoor, (et pas que trail) où elle profitera surement de son image de marque et de son expérience de la rando…

Dans ce test, c’est la Mix Master 2 qui sera passée à la moulinette. Si aucune chaussure n’a été maltraité dans Saint Cucufa (quoique, le crampon arrière gauche…) après presque 200km, je pense avoir fait le tour de cette chaussure de trail légère.
Cette paire m’a été fournie gracieusement Merrell par l’intermédiaire de la Runnosphère. Je n’ai donc pas acheté ces chaussures, mais comme je louchais dessus depuis leur sortie, ça tombait plutôt bien, mais sans que cela ne vienne biaiser mon avis quand même ;-)

Si vous ne voulez pas perdre de temps (pour les autres fermez les yeux et sautez au paragraphe suivant), sachez qu’elle me plait bien : c’est un poids plume (250g), avec une semelle pas trop amortie (à prendre comme une qualité pour mon usage ! ) et confortable. Presque un peu molle, même si c’est beaucoup moins pénalisant sur la terre meule que pour une course sur route. Et il faut bien que la semelle se déforme un peu pour suivre les mouvements du terrain et faire remonter les infos du terrain !
Bref, j’ai pris beaucoup de plaisir à courir avec cette Merrell ;-)

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saucony peregrine 3

Saucony Peregrine 3 en test

runners-worldC’est à l’occasion d’un partenariat avec Fred Brossard et la revue Runner’s World (pour laquelle il réalise et coordonne les tests de matériels) que je retrouve avec plaisir la dernière version de la Saucony Peregrine. Dans le numéro actuel du mensuel, vous trouverez un panel de chaussures dédiées à la course nature et au trail, avec un extrait de ce test.

C’est le plaisir des yeux d’abord, (enfin autre chose que du noir!) car elle est plutôt jolie dans sa livrée bleue et jaune fluo ; et plaisir des pieds bien sur car j’ai « usé » avec bonheur les 2 premières versions sur mes plus grosses prépa et courses.
Si la semelle reste la même (et excellente) depuis 3 versions, l’empeigne a évolué dans le bon sens selon moi :
la languette est maintenant un peu plus épaisse pour améliorer le confort au serrage, et les lacets plats ne glissent plus. (ils sont pas contre presque trop longs alors que les précédents étaient presque trop courts…)
Le mesh a été complètement revu aussi. Il est plus fin et plus élastique, mais renforcé par des bandes de maintien qui offrent un bonne tenue de l’avant pied, tout en préservant la légèreté de la chaussure.
Il est très aéré afin de laisser sortir (et entrer!) l’eau, sèche rapidement et évite au pied de macérer. J’ai pu expérimenter ça pendant 7h sous la pluie et la neige ardéchoise sans problème de pieds.
il semble aussi plus résistant que ses prédécesseurs, dont l’espérance de vie en trail est un peu juste (surtout comparativement à la longévité de la semelle)
L’avant pied reste donc bien en place, et je qualifierais la largeur de « suffisante » pour laisser s’exprimer les orteils, en offrant un bon équilibre entre précision et confort. L’arrière dispose quand à lui de plus de liberté ; il faudra comme RunmyGeek, faire attention à ses chevilles dans les zones très techniques en appui « talon » (qui sont bien amortis)
C’est finalement le seul petit défaut de cette chaussure. Sans vouloir être pris dans un rail comme avec les Fellcross par exemple, un peu plus de guidage du talon ne serait pas de trop.
semi-rueil-affiche

10km de Rueil : un record et de l’expérience

Un trajet en TGV pour aller sur une course du côté de Lyon, c’est peut être le moment idéal pour finir le récit de mon 10km de Rueil…? J’ai franchement hâte de me retrouver au départ, surtout pour revoir les « copains qui courent » : Fabrice qui fait une escale juste pour courir les Cabornis, et mes 2 compères finishers de Saintlyon : Mag et Michaël !

Mais revenons à cette dernière course. Organisée dans le cadre du semi marathon des Lions de Rueil Malmaison, elle permet à ceux qui veulent profiter d’un superbe (et quand même bien roulant) parcours au calme pour faire le point à 5 semaine du Marathon de Paris. Loin des 30 000 personnes qui ont pris le départ à Vincennes, 700 coureurs ont fait le 10km et 2000 le semi.
Cette année l’organisation est restée au top pour l’accueil, le balisage ou les ravitaillements, mais a permis en plus aux participants de profiter d’un parcours des plus beaux quartiers, en allant des bords de Seine au parc de la Malmaison ou de bois Préau, puis dans le centre ville. Je ne ferai pas plus de pub (enfin si, juste pour dire que tous les bénéfices de la course sont reversés à une association !) pour préserver la tranquillité des riverains… Mais je n’échangerai pas mon dossard contre un mur pour le semi de paris qui a lieu en même temps;)

Le dimanche matin, la Runnosphère est là. Et comme à Paris les records vont tomber. Je croise Jean-Alex mais loupe l’homme en rose : the pink runner.

après un échauffement en vélo puis quelques tours de stade un peu rapide, j’arrive (presque en retard) sur la ligne de départ avec un peu de pression pour cette première course de l’année.

Cela fait en effet quasiment 2 ans que je n’ai pas fait de 10 km. J’avais très envie de prendre marques sur cette distance et de faire tomber la barrière des 40′. Les quelques séances de 2000m à 3’55 pendant la préparation de cet hiver m’avaient bien fait sentir que j’avais ce temps dans les jambes, mais les sorties longues et lentes étaient passées par là, tout comme la grippe…
Mais je suis quand même content du plan que je me suis construit, bien « fignolé » lors des moments de doute par Jean-Christophe et Olivier que je tiens vraiment à remercier pour leurs conseils !

Il fait frais. Le soleil brille dans un grand ciel bleu. Au coup de pistolet, la stratégie est simple : avaler les 4km de plat des bords de Seine vers 4′/km sans se griller (et donc être régulier dans l’allure ; maxi 4’05 sans passer sous les 4’00) pour aborder la montée (environ 600m à 6-8%) au train, et reprendre le temps perdu dans la descente avant de relancer le bon rythme sur le plat pour l’emballement final.

Facile non ? Lire la suite

0drop-MR00

Trois 0 drop en test : NewBalance MR00

Après la petite ballerine Hattori, place à quelque chose de nettement plus ferme, mais tout aussi léger : la NewBalance Minimus Road 00 ou MR00

C’est une chaussure que je vous avais déjà présenté (clic), mais un petit rappel des spec ne fera pas de mal ;)

  • 0 drop – forcément
  • 180g (officiellement). 200g pour mon 46 fillette. Il n’y a pas beaucoup plus léger sur le marché, même s’il y a surement du poids à gagner ailleurs que sur mes pieds…
  • 12mm d’épaisseur de semelle (15mm pour la Saucony). Mais le matériaux est très différent. Ici nous avons à faire au Revlite qui est beaucoup plus ferme. Elle possède également des plots de renforts en vibram, plus durs, sur les point d’usure qui « rigidifient » un peu plus la semelle. (et augmente la durabilité. Elles sont en parfait état après 300km et très peu usées. Beaucoup moins que les Saucony ou les Levitas)
  • Le mesh est très aéré et assez extensible, renforcé par endroits par des bandes rigides collées (et réfléchissante). Cela permet de rester léger tout en tenant un peu le pied. Fred Brossard trouve que ces bandes pénalisent l’écartement de la chaussure au niveau des orteils ; qu’elle manque de largeur de « toe box ». Je ne suis pas d’accord. Où alors le chaussant NewBalance a été fait pour mon pied. Pour moi elle est correctement ajustés, mais suffisamment souple pour s’écarte et ne pas gêner l’écartement des orteils à la pose du pied (qui participe à l’amorti naturel)
  • Le système de la!age et la languette asymétrique permet encore de gagner du poids sans dégrader le confort

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0drop-hattori

Trois 0 drop en test : Saucony Hattori

Depuis quelques mois, j’ai la chance de pouvoir accumuler un peu les paires de chaussures minimalistes et cela fait un moment que j’ai envie de partager mon petit retour d’expérience. Je vous fais ça en 3 fois avec mes 3 paires du moment, toutes en 0 drop avec très pau d’amorti. Aujourd’hui les Saucony Hattori, puis viendront les New Balance MR00 et enfin les Mizuno Wave Evo Levitas.

Avant ça un petit rappel… j’ai commencé à courir en chaussures minimaliste il y a maintenant 2 ans (avec des Merrell Trail Glove puis des VFF Bikila), mais ce n’est que cet été que j’ai fait ma première compétition en 0 drop avec les MR00 sur les 15km de la course du chateau de Versailles.

Depuis , hormis la saintéLyon courue en Peregrine, je n’ai plus remis de « grosse chaussures ». Vous pouvez aussi relire mes différents billets sur ce sujet ici : http://mangeurdecailloux.com/category/minimaliste/

Mais avant d’en arriver là, il a fallu être patient, soigner les mollets, les muscles de la voute plantaire. Comme dans toute transition minimaliste, il m’a fallu être progressif dans l’augmentation du nombre de kilomètres, de la dureté des séances, mais j’ai traversé cette période sans encombre, en ayant, je pense… bien gagné en « légèreté » de foulé, et j’espère en efficacité.

Ce qui est sur, c’est qu’aujourd’hui ma foulée est devenue (très) courte, plus rapide en fréquence et « mid foot », à plat. En passant, ce genre d’appui est la meilleure prévention des entorses ; la cheville en pouvant pratiquement pas se tordre sur l’extérieur quand l’attaque ne se fait pas par le talon. (mais attention à un éventuel retour à une foulée sur le talon avec la fatigue et l’accumulation des kilomètres)

Bien sur j’ai progressé en vitesse et je ne me suis pas blessé, mais je ne veux surtout pas attribuer ce genre de bénéfices au running minimaliste. Quelque soit la chaussure, il faut s’entraîner !

Mais il reste quand même les superbes sensations d’un footing sur un sentier forestier avec des ballerines aux pieds…

 

Pour revenir à nos moutons chaussures, aujourd’hui les Saucony Hattori, je vous mets d’abord un petit rappel des caractéristiques techniques issues du fabricant  :

- semelle de 15mm d’épaisseur, complètement plate, sans soutient d’arche, en EVA avec des rainures pour favoriser la flexibilité déjà très importante

- deux inserts (talon et gros orteil) pour prévenir l’usure trop rapide

- pas de lacet, mais un mesh élastique soutenu par des bandes plus fermes et très légèrement ajustable par un scratch, et qui tient très chaud

- 125 grammes « officiels » 150g pour mon 46,5

- moins de 100€ au lancement ; 40 en soldes si vous en trouvez encore…

 

Une fois aux pieds (avec des chaussettes sous peine d’ampoules…) on est très enveloppé par le mesh assez bas sur les orteils. La toebox (largeur aux orteils) est bien dimensionnée (mais les coups de pieds forts préféreront la version « LC » à lacets, qui a aussi un look plus conventionnel). Le chaussant est précis, malgré un faible maintient, mais suffisant pour envoyer de bonnes séries sur les virages d’une piste ;) Cette Hattori est une vraie ballerine ultra légère. On l’oublie dès les premiers pas tout en étant un peu protégé.

Sur le terrain, la semelle fine et souple permet vraiment de bien ressentir le terrain. Bien sur c’est une pure routière et même les petit gravillons pointus viendront vous picoter les pieds… Elle n’aime pas les sentiers et n’est de toutes façons pas faite pour ça.

En bonne running minimaliste, l’absence de soutient du pIEd est idéal  pour bien placer ses appuis, se muscler la voute et travailler son économie de foulée et sa pose de pied à plat. L’EVA offre malgré sa finesse un petit rebond assez sympathique. Il a par contre tendance à se tasser. Les miennes ont 300km et je vois bien que l’épaisseur de la semelle a diminué (mais sans être exagérément usée). Elles ne feront pas 1000km et je ne sais pas  qui du mesh ou de la semelle lachera en premier ;)

Au final, c’est confortable, très léger et bien dynamique. Je l’apprécie beaucoup en footing de récup, comme sur des séries de 800m à 16 km/h. Les apprentis minimalistes pourront débuter sans problème avec (mais en respectant bien les précautions d’usage…). Les coureurs plus expérimentés ne seront pas limités pour chasser le chrono sur 10km ou semi, voire sur  marathon ;)

Chiffres et matériel de ma SaintéLyon 2012

Finis les beaux récit, l’aventure dans les sentiers de la SaintéLyon et les efforts jusqu’au bout de la nuit.
Maintenant place aux chiffres, au pourcentages de fcm, au matériel, les chaussures utilisées, à la nutrition ou le retour sur l’entrainement.

Le plan justement

je l’ai assez détaillé dans cet article. C’est une version personnalisée de celui mis à disposition par Bruno Heubi sur son site. Avec une base de 4 séances par semaines sur 9 semaines vous avez l’assurance de finir correctement la SaintéLyon. Je l’ai expérimenté l’année dernière et Mag l’a aussi suivi avec un succès cette année ;)

De mon côté il s’est vraiment bien déroulé. Sur toute cette année j’ai cherché à augmenter ma charge d’entraînement sans courir plus, en pratiquant l’entrainement croisé cher à mon ami Salvio, mais sans tomber dans les travers et finir triathlète..
J’en reparlerai dans un article dédié mais j’ai vraiment apprécié cette façon de m’entraîner.

J’ai quand même eu un gros moment de doute dans les 2 dernières semaines avec un affûtage très laborieux physiquement et mentalement.
La pression de la course était bien plus sur un peu là mais je pense aussi que j’ai « payé » les 3 semaines précédentes sur lesquelles j’ai cumulé pas mal de « quantité » et de « qualité » :

 

Heureusement j’ai pu bénéficier des petits mais bons conseils du Coach de Runners.fr et de Jean-Christophe Savignoni (qui va s’occuper de Philippe) pour un peu plus alléger les 2 dernières semaines mais en gardant de la qualité (parties à 85%) et arriver vraiment en forme le jour J. Merci à eux !

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Salomon S-lab FellCross

Salomon FellCross : cockpit à crampons

Dénichées chez dans le rayon sport de Zalando, cette paire de Salomon FellCross de trail « presque minimaliste » vient d’arriver sur mon étagère et voici mes première impressions après quelques kilomètres sur les  sentiers du bois de Saint Cucufa.
Cela faisait quelque temps que j’avais repéré ce modèle dont les caractéristiques techniques étaient alléchantes pour moi :

  • légères (260g selon salomon, 320g sur ma balance pour mon 46 / 12US)
  • des crampons hauts et espacés (c’est la même semelle que les SpeedCross), un peu comme mes Medusa, les pneus « boue » de mon vtt
  • utilisées par Kilian Jornet quand le chemin glisse trop pour ses S-lab Sense !
  • design agressif et canon ;)
Salomon S-lab FellCross

Salomon S-lab FellCross

Sur le papier, les dernières techno S-Lab de Salomon sont là : Quicklace, Ortholite, Contagrip.

Elles ont été conçues pour le Fell running anglais et donc aux conditions boueuses mais seront parfaites pour un trail blanc.
Mais bon, le plus important est quand même de voir ce qu’il se passe avec les pieds dedans…

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