En test : Frontale Silva Runner

En test : Frontale Silva Runner

1 novembre 2013 14 Par julien

On a beau essayer de le rattraper, il fini toujours par l’emporter.
Métronome astrologique , il tourne sans cesse autours de nos têtes sans jamais tomber à pic.
Lumière insaisissable, et incontrôlable, il est la clé de nos chemins, infatigable.

Vous ne voyez pas de qui je veux parler ? Mais du soleil bien sûr !
Et en ce début novembre, il se fait de plus en plus rare. Surtout quand ce dernier triche, et une fois par an, reprend une heure d’avance …
Un accessoire indispensable revient alors dans l’équipement des coureurs : la frontale :-)

Pendant quelques semaines, j’ai pu tester un modèle du fabricant suédois Silva, très connu des orienteurs (il a inventé la boussole à bain d’huile en 1933) : la Silva Runner.
Il s’agit pour la marque du haut de la (très large) gamme, avec comme principal atout la puissance et ses 550 lumens.
Je peux la comparer à mon ancienne Petzl Tikka xp et mon actuelle Nao.

A la prise en main, on sent la qualité, et les bonnes idées : le bandeau est large et pourvu d’un petit trait de silicone antidérapant. Le câble d’alimentation est bien guidé jusqu’à batterie. Cette dernière, composée de 2 accus indissociables (j’y reviendrai…) peut être fixée directement sur le bandeau ou déportée par le biais d’une rallonge.
Les branchements munis de détrompeurs n’appellent pas de reproche. Ils sont aussi utilisés pour recharger lampe.

silva-runner-3

A ce sujet, il y a encore un peu de boulot côté économies et gain de place. Autant Petzl est minimaliste (pas de chargeur, la batterie se recharge en se branchant directement sur un port usb) autant Silva livre un énorme chargeur, encombrant. Pas pratique pour partir en week-end avec tout son équipement…

Le bloc de 2 Led est très compact et léger. Un énorme bouton (très facile à manipuler avec des gants par exemple) permet de l’allumer et de changer le mode d’éclairage. Sur le papier, cette Runner dispose de 3 modes (+ flash intermittent) de 40 à 550 lumens, avec pour chacun une autonomie différente.

Mini : 1 Led / 40 Lumens / 20 heures d’autonomie
Large : 2 Led / 40 Lumens / 20 heures d’autonomie
Maxi : 2 Led / 550 lumens / 2h30… (vérifié par 2 footings de 1h15 – à la fin, la lampe a juste donné le signal de faiblesse avec des coups de flash annonçant qu’il reste 20%)

Sur le terrain, j’ai adoré utiliser cette frontale, surtout avec la batterie déportée dans la poche du short (pour le prix Silva pourrait fournir une ceinture…) On profite alors de la légèreté du bloc qui permet de très peu serrer le bandeau. Le câble ne se fait pas du tout sentir. On pourra aussi le mettre dans le sac à dos et le garder au chaud (le froid diminue la durée de vie de la batterie).
Du coup je pense m’offrir ce type d’accessoire pour ma Nao ;)

Côté éclairage, quel que soit le mode choisi, Silva a privilégié la largeur du faisceau à la portée. Et c’est très bien ! Cela évite d’avoir un point lumineux plus intense qui bouge en même temps que la tête et qui est assez usant mentalement (si, si… la led lenser h7r est comme ça)
Par contre j’ai trouvé les 2 modes « économiques » vraiment très proches et presque redondants. Mais surtout ils sont un peu justes en puissance…

A fond par contre pas de souci. On a court vraiment « confortablement » (rien à voir avec la Tikka ; c’est de jour et la nuit…) et le matin quand on n’est pas encore bien réveillé au milieu des racines de Saint Cucufa, c’est très appréciable ! Il y a vraiment de quoi courir vite !

Mais là où je coince un peu, outre le prix complètement dépositioné (environ 200€), cette frontale Silva a 2 gros défauts qui sont gènant pour moi (et ma pratique) :
L’autonomie en mode maxi : 2h30, ce n’est pas ce qui arrive le plus souvent, mais c’est un peu juste pour un trail avec un départ très tôt ou de nuit début décembre…

Même si c’est vrai que l’on a la possibilité de gagner du temps en jouant avec les différents modes suivant la technicité du terrain ou la lumière ambiante (un bon truc à faire sur la Saintélyon pour économiser ses piles avec les parties en ville…). Il manque vraiment un mode intermédiaire, entre 2h30 et 20 heures d’autonomie

En plus la lampe est conçue de telle façon que l’on ne peut pas remplacer la batterie par des piles en course.

Au moins cela vous met à l’abri de ça afin de ne pas finir les genoux dans le Gif…

Mais du coup je pense qu’il vaut mieux se tourner vers le modèle Trail Speed « à piles » en utilisant des accus rechargeables et que l’on pourra facilement remplacer sur le terrain.

RunOnline à d’ailleurs donné son avis sur le modèle équivalent, la Trail Speed Elite,  et je vous invite vraiment à lire son article ;-)

Il y a aussi une vidéo officielle avec de vrais morceaux de suédois à l’intérieur :

 

silva-runner-2  silva-runner-1

Alors,  j’achète / j’achète pas ?

  • Non forcément ! Trop cher, pas de possibilité de mettre des piles en backup
  • Oui bien sur ! la qualité est excellente. Elle est simple et pratique ; efficace. Mais je n’achèterai pas ce modèle pour les raisons citées juste au-dessus. La Trail Speed qui a quasiment la même puissance (à ce niveau de lumens, ça ne change pas grand chose), et le même faisceau très large (« Silva Intelligent Light ») mérite de rentrer dans la liste de candidats potentiels pour éclairer vos sorties !