Test : LedLenser Neo 10R

Test : LedLenser Neo 10R

18 janvier 2021 0 Par julien

Avant de vous éclairer sur cette frontale, je profite de ce billet pour vous présenter le petit dernier magazine running en ligne bien écrit par les copains Vincent et Simon. Vous y trouverez les tests des dernières nouveautés running et trail, des conseils des actus. C’est sur RunMag.fr

J’ai passé quelques bonnes heures avec cette frontale Led Lenser sur la tête pour écrire ce test. En courant, en roulant. Ma fille a même été mise à contribution pour ce test.

Elle accompagne parfois avec son vtt mes footing en forêt. Ce sont mes séances « pouss-pouss », car si elle roule facilement trop vite pour moi sur le plat, elle paye à la moindre bosse le bénéfice d’un vélo qui fait un quart de son poids, et il faut pousser pour avancer, tout en continuant à papoter…

Avec les jours largement rétrécis de l’hiver, un bon éclairage est nécessaire, et cette Neo 10R fixée sur son casque fait plus que marquer la différence entre « voir » et « être vu ».

Sans spoiler complètement mon test, elles est beaucoup plus puissante que ma fidèle Nao (1ère génération, mais avec plusieurs SaintéLyon et une CCC au compteur), mais comme il parait que la puissance ne fait pas tout, lisez la suite. On peut même faire des trucs rigolos avec la nuit ;)

LedLenser Neo 10r lightpainting
LedLenser Neo 10r lightpainting

Fiche technique

Les frontales LedLenser sont conçues en Allemagne et fabriquées en Chine. Vous l’avez surement vue sur la tête de Xavier Thévenard lors de ses courses et tentative de FKT sur le GR 20 à travers la Corse.

Cette version est rechargeable et fonctionne avec un accu Li-Ion au format standard 18650 (j’aime beaucoup l’idée de ne pas utiliser une batterie au format « propriétaire »). Le boitier est rendu étanche par un joint torique et s’ouvre en un quart de tour.

D’après les données du constructeur, la led dégage 600 lumens et éclaire à 150m. L’autonomie annoncée est de 120h, avec 2 modes de puissance. Ils varient dans la décroissance de l’intensité lumineuse. Les schémas de LedLenser vous aideront à comprendre : soit la puissance baisse doucement mais surement (mode 1), soit elle reste constante (mode 2) avant de passer d’un coup en mode « économie d’énergie » (un éclairage d’appoint, qui permet de marcher).

C’est ce deuxième mode que j’utilise. Je préfère avoir un max de puissance pour mes sorties, quitte à devoir prendre une pile de secours pour une course longue, un ultra.

La notice de la frontale explique ça avec 2 graphiques. il manque juste les graduations sur les axes…

Mais j’ai récupéré des infos en contactant la marque via Facebook Messenger :

On lit donc 400 Lumens pendant 6 heures pour le mode 2. Et c’est bien suffisant. Si je devais courir plus longtemps, je partirais avec une seconde batteries. C’est léger, simple et efficace

Le bloc optique dispose d’une bague rotative qui permet d’ajuster la largeur du faisceau lumineux pour un éclairage précis longue distance ou un cône large et plus diffus. La bague gagnerait a être plus souple, mais ça fonctionne bien.

La Neo 10R est livrée avec un câble usb, un câble d’extension pour déporter la batterie et une ceinture thoracique pour la transformer en « pectorale » à la manière du produit Décathlon. Je n’ai même pas essayé car je n’aime pas du tout cet usage dont l’oscillation du faisceau me donne le mal de mer en courant !

Elle n’est pas étanche au sens strict du terme (ce n’est pas une lampe de spéléo ou de plongée) mais IP54 donc protégée contre les poussières (c’est le 5) et contre les projections d’eau (le chiffre 4). Le compartiment de la batterie dispose d’un joint torique et le bloc led semble bien fermé. Il faudra accumuler beaucoup plus d’heures sous la pluie que je n’ai pu le faire pour voir si l’humidité arrive à passer et à oxyder les composants. Mais comme la lampe chauffe un peu en fonctionnant, elle sèche vite… ;)

Elle s’allume et s’éteint par un simple bouton. Une petite lumière rouge fait office de témoin de charge et lumière de sécurité à l’arrière. Ce n’est vraiment pas très puissant. Je ne suis pas sur que cela puisse être considéré comme une lumière de sécurité.

Test terrain de la Led Lenser Neo 10R

Mes impressions sont forcément subjectives. J’ai comme élément de comparaison un Petzl Nao de première génération (150 lumens, faisceau et puissance qui s’ajustent automatiquement) et une lampe « chinoise » payée 20€ sur ALiExpress et annoncée à 1000 lumens, que j’utilise fixée sur mon cintre de vélo. Cette dernière est plus puissante que la Nao mais moins transportable avec sa grosse batterie à 4 accus que je dois fixer sur le cadre. Mais la Neo 10R est sans hésitation la plus puissante des 3 !

Côté confort, la platine avant avec son petit tour en mousse fonctionne bien, mais l’arrière n’est pas des plus accueillant. Sans être blessant, les sensations de maintien ne sont pas excellentes. Je n’ai également pas été fan du système de serrage. En bref, c’est sans souci en hiver avec un petit bonnet mais moins agréable sur une tête « nue » (surtout avec ma tignasse…)

Pour du trail, on y voit comme en plein jour. Je me risque même à écrire que c’est trop pour ma vitesse de déplacement et qu’une puissance intermédiaire (apportant donc plus d’autonomie) pourrait être intéressante

En vélo, où on va plus vite et où il faut éclairer plus fort et plus loin, la puissance de la LedLenser est remarquable. Au point de ne plus avoir besoin de mon duo (lampe sur le guidon + Nao sur la tête) pour mes sorties VTT en forêt…

Le cône lumineux est réglable manuellement, de très centré qui éclaire loin (pour les orienteurs ?) à un phare assez large. C’est ce dernier que je préfère. L’éclairage est uniforme (très blanc) et je trouve ça plus reposant qu’un point fixe et brillant pour courir.
Je retiens surtout la grande puissance. (elle fait presque oublier le confort un peu moindre) ainsi que le côté pratique et simple de l’accu facilement échangeable.

Elle est affichée 99,90€ sur le site du fabricant LedLenser.fr et est disponible chez les magasins spécialisés trail et running.