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Finisher CCC 2019

De Courmayeur à Chamonix en passant par Champex, la CCC est un ultratrail faisant le demi tour du Mont Blanc, une petite soeur de l’UTMB qui fait le tour complet.

Retour sur l’ultra

Ce n’était pas mon premier ultra-trail. J’ai vécu en 2015 un inoubliable moment du côté de Grenoble, sur le même type d’effort que ce dernier week-end d’aout. Mes autres courses sont à mon (modeste) niveau trop courtes pour entrer dans cette « catégorie » d’expérience. Celle qui donne des frissons, qui laisse des traces indélébiles. Déjà que ces 21 heures sont passées à vitesse grand V…
Mais ces traces il faut les digérer, en avoir envie. Alors après 4 années, la chance a fait que j’ai pu satisfaire cette envie d’ultra, cette envie d’aller revivre de profondes émotions, d’aller me frotter à des sensations parfois inconfortables, parfois grisantes. Alors je suis allé courir la CCC.

UTMB – CCC – Panorama depuis la tête de la Tronche

Quelques jours après cette course, c’est encore un mélange de frustration et de satisfaction qui m’habite. Les sensations sont très différentes de l’UT4M. Pour ce morceau d’UTMB, je savais où j’allais en terme de difficultés, de moments difficiles (c’est peut-être pour ça que j’ai attendu 4 ans) mais j’étais assez bien préparé, un peu plus expérimenté. Et aussi peut-être un peu trop confiant ?
Pour ce genre de course, même si le chrono est omniprésent, je ne recherche pas LE temps. Je suis d’ailleurs bien incapable de gagner ou de faire une perf. Mais j’aimerai toucher le sweet spot, vivre l’Expérience, le runner’s high, un frisson ; appelez-le comme vous le voulez !

C’est comme une vibration qui dure, vous transporte le long du sentier. En tout cas les mots sont difficiles à trouver.
A chaud cette vibration a été trop courte, trop morcelée. Et même si dans cette semaine post UTMB où la musique de Vangelis tourne en boucle sur mes réseaux sociaux, je pense parfois qu’il me manque une nuit d’effort pour vraiment en profiter…
Heureusement la raison et les courbatures existent. Et demain je ferais surement le choix de courir sur un format similaire (moins de 24 heures de course), pour aller voir si cette vibration existe encore.

UTMB – CCC – Dans la descente vers Arnouvaz

Mais trêve de philosophie poétique de bas étage. J’ai couru la CCC 2019 et c’était bien ! Une grosse partie de ce roman photo d’ultratrail a été écrite le samedi après la course, au milieu des finishers de l’UTMB, avec la tête et les jambes encore chaudes de la balade, bercé par Conquest of paradise… alors soyez indulgents ;)

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GapEncimes 2016

Après un début d’année à manger du bitume plutôt que des cailloux, un rendez-vous loupé à Manigod avec Mag pour une sombre histoire de racine italienne, me voici de retour en montagne pour la Gapencimes et les 55km / 3000m de dénivelé de son trail Edelweiss. 

Je l’avais « choisie » après avoir vu quelques belles photos des passages sur les crêtes dans un magazine il y a 2 ou 3 ans. Et je n’ai pas été déçu. Loin de là !

Le résumé, je l’ai déjà écrit sur strava : cette course est magnifique, variée (des sous-bois, des pierriers, des passages sur les crêtes et des belles dégringolades). C’est un vrai trail de montagne, long mais pas extrême. Sur un malentendu, et parce que ma course s’est très bien passée je pourrais presque dire que c’est roulant, malgré 2 passages à 1800 et un pic à 2000 mètres d’altitude :)

Ma GapEncimes, c’est simplement :

  • 55km
  • 3000m de dénivelé
  • 8 heures de course
  • 1 kilo en 3’48 dans la dernière descente,  « cerveau débranché » à 14 de moyenne
  • 4 ravitos simples et efficaces, servis par pleins de bénévoles souriants
  • 1 copain contraint à l’abandon par son estomac
  • 15′ de marche pour atteindre la douche
  • 34 photos de ma poche, 60 plus sympa

Cette course  est un des éléments du week-end qui en comporte 5 au départ de Gap : le Trail des crêtes (25km), celui de Saint Mens (14km), une course féminine (6km), une pour les enfants et même un color-run…

Avant la course

J’ai mis pas mal de temps à me remettre du Marathon de Paris. Si la tendinite s’est rapidement faite oublier, j’ai l’impression d’avoir mis plus de 2 mois pour pouvoir de nouveau enchainer les grosses séances. Mais j’ai pris mon temps, fait du vélo, tout en essayant de rendre le plus souvent possible mes entrainements « spécifiques trail » dès le mois de juillet.

J’essaierai d’y revenir dans un autre billet, mais globalement cela veut dire que j’ai fait de la piste en myocrossmax plutôt qu’en vma pure, du seuil en forêt vallonnée et en % de fcmax plutôt qu’à plat à % de vma fixe. Le travail en endurance a été bien aidé par le temps libre des vacances pour rouler, sans oublier le travail de force sur Home Trainer et la casse de fibres en descente d’escaliers.

La semaine précédant la Gapencimes, j’étais très confiant. Je commence à bien (me) connaitre ce type d’effort, que ce soit en terme de durée ou en terme de ratio distance / dénivelé. J’ai également testé un affutage différent avec pas mal de repos à S-2 pour me « réactiver » mercredi (endurance de force) et jeudi (20×15/15) avant la course.

Je suis arrivé à Gap le samedi, accompagné de Cyril, mais sans Mag, orteil sur l’oreille ni Ben (dos bloqué). On reviendra l’année prochaine pour la balade à 4 !

Pour cette balade dans les Hautes-Alpes, le plan est de gérer l’effort dans les montées, descendre un peu vite en s’amusant dans les parties techniques, ramener des photos en guise de souvenir et prendre du plaisir :)

Pour les aspects « pratiques » Gap est plutôt bien desservie par la SNCF (malgré les 3h de retard dues à un éboulement sur les voies…) dont la gare est à 5′ du départ.

Coté logement, l’hotel ibis est idéalement situé à 3′ du départ. J’avais emporté mon gâteau sport maison à base de crème sport déj mais le petit déj était très sympa !

C’est aussi le bon endroit pour la photo traditionnelle du paquetage :

 

Il n’y a que du connu, du fiable, du testé. Sauf les Altra Lone Peak 3.0 qui n’ont que 15km au compteur, mais la course n’aura fait que confirmer le bien que je pense de ces chaussures ;)

Le Départ

Réveil à 5h… mais j’ai bien dormi. Je mange mon gâteau, un café pour chaque oeil et un oeuf pour mes cuisses. Le temps d’accrocher le dossard de travers et c’est parti. Le départ à 6h30 promet 30 bonnes minutes de nuit. ça tombe bien je n’ai pas chargé ma petite frontale… Mais elle fera l’affaire pour éviter de me mettre le pied dans un trou dans le parc de la Pépinière.

Le plan est assez simple :

  • monter tranquillement la 1ère bosse et la descente qui suit pour ne pas péter tout de suite toutes les fibres
  • gérer la partie merdique en faux plat qui suit pour attaquer la 2ième bosse un peu frais
  • commencer à courir un peu dans la descente jusqu’au ravito 3
  • monter comme je peux une nouvelle fois (à 2000m!). A partir de là l’affaire sera pliée
  • ouvrir les gaz en grand, pour ne pas louper le train de 16h14

gapencimes-profil

Le rythme du départ est assez tranquille, je papote un peu avec un sympathique finisher de l’UT4M et ses belles manchettes vertes fluos. C’est un local de l’étape, et comme souvent il est curieux de savoir comment un parisien peu s’attaquer à la montagne, avec une question qui tue : c’est ton objectif de l’année ?

Mais c’est un autre débat. Je monte à mon rythme, en surveillant le cardio pour ne pas dépasser les 155 bpm (85% fcm) que je sais pouvoir tenir 8h. La montée à la brèche de Charance n’est pas trop raide. Le soleil perce doucement et après les pluies de le veille, une superbe mer de nuages s’est formée.

Cela fait une heure que je suis parti et le spectacle est déjà à son comble ! Je prends donc le temps de ramener des souvenirs autres que les courbatures qui seront effacées 5 jours plus tard :

Mer de nuages sur la Gapencimes

 

Deux ou trois coups de bâtons plus loin, le sommet est atteint. 9km, 900m en 1h30. ça va pas mal.

Un petit sourire au photographe officiel, pliage des bâtons guidetti et c’est parti.

gapencimes-charence

Il faut maintenant descendre vers le 1er ravitaillement. Les bonnes résolutions du départ ont fait long feu et je m’échappe un peu, mais les sensations sont tellement bonnes que le frein à main se relâche un peu…

Heureusement la première pause au village de Rabou arrive vite. Je picore un peu… cacahuètes, fromage (du gras, des protéines pour les fibres) oranges et bananes pour l’anti-acidité et le sucre). Le temps de tourner un peu en rond, de faire une pause technique et mon compagnon arrive. Je le stresse un peu car cela fait plus de 5′ que je suis là, et qu’on a un train à prendre :)

Deuxième relais (12,5km – 1h50)

On attaque la partie où je craignais perdre le plus de temps, suspectant une longue portion où tu ne sais pas trop s’il faut courir ou marcher, où ça monte mais pas vraiment, où tu t’uses.

Mais ce n’est finalement pas trop le cas. Je me balade avec plaisir et une agréable sensation de facilité. La course suit un sentier à flanc de montagne avec une superbe vue sur le Pic de Bure.

gapencimes-pic-de-bure

Certains endroits demandent un peu de vigilance car la glissage serait sans arrêt jusqu’en bas. Et en bas c’est loin. Il y a même une corde tendue en guise de rambarde, et des militaires pour assurer la sécurité (le 4ème régiment de chasseurs alpins est basé à Gap)

gapencimes-sentier-a-flanc

Le parcours nous amène maintenant vers un endroit presque mythique. C’est une carte postale qui vous fera venir sur cette course : le sentier des bans, taillé à même la falaise.

C’est une belle claque ! Au delà de la sensation de courir presque dans le vide (en vrai le sentier est quand même large), la vue sur le Dévoluy est superbe. C’est aussi le début d’une section que j’ai adoré. Après une courte descente, le chemin remonte le petit Buëch en le coupant à plusieurs reprise. Et comme mes LP 3.0 ne sont pas en Neoshell, je joue à sauter de pierre en pierre pour garder les pieds au sec !

Je trottine ainsi un bon moment, grappillant au passage quelques places à reperdre plus tard pour les pauses photo. La fin de cette section presque tropicale – l’ambiance de fond de vallée au bord d’un ruisseau est assez humide – mène au 2ème ravitaillement.

Il est assez simple, mais je trouve parfaitement mon compte et continue sur ma lancée de cacahuètes / fromage / sirop pendant qu’une concurrente se « dope » pour dixit ne pas avoir mal aux genoux et continuer la course… Je ne connais pas le contexte de cette personne, mai après seulement 22km sur 55, il y a pour moi clairement un problème, de préparation, de forme ou d’état d’esprit…

Une poignée de cacahuètes, quelques morceaux de formage, des quartiers d’orange,  je ne m’attarde qu’une minute et demi. Un bref coup d’oeil en arrière pour m’assurer que Cyril n’approche pas et je repars ; alors qu’il était à peine une minute derrière…

Col de Chétive – 22km – 3h16 – mon chrono sur marathon :)

La pente se durcit dès la sortie du ravito. Il faut grimper 500m en 3km pour atteindre le col. Au fur et à mesure que défile les panneaux annonçant la direction, je cherche un jeu de mot à faire rimer avec chétive. Sans autre succès que de me faire oublier un peu l’effort de la montée…

C’est une magnifique crête qui joue ici le rôle de récompense. Clic-clac par ci, clic-clac par là, la montagne a revêtu ses magnifique couleurs automnales et je ne sais plus où donner de la tête !

gapencimes-chetive

 

La descente me secoue un peu les LonePeak avec la traversée d’un pierrier. Mais bon comme je suis mangeur de cailloux tout va bien et c’est finalement assez roulant. Le 3ème ravito n’est plus très loin. La course va pouvoir commencer…

Notre Dame du bois vert – 32km – 4h42

Il y a pas mal de monde ici. Les encouragements font du bien, même si j’essaye de ne pas trop perdre de temps. Avec l’aide d’un gentil bénévole, je bascule quelques barres des poches arrières vers celle de l’avant et repars. Un petit coup de fil à mes chéries restées à la maison fini de me booster pour attaquer 800m de dénivelé en 5km (c’est roulant ! je vous l’avais dit).

Mais sans tomber dans le coup de pompe, je trouve que je me traîne. Et puis mon Ambit qui plafonne à 600m/h confirme les sensations. Du coup je sors une barre et le téléphone pour faire quelques photos. Surtout que le sentier s’y prête plutôt bien !

Roche du Midi

 

Le parcours me fait passer à coté d’un petite cabane à 1800m qui serait parfaite pour un pic-nic, mais il reste encore 250 mètres pour atteindre la crête et passer la côte 2000.

Je pousse encore sur les bâtons et ouvre grand mes yeux. Les couleurs sont encore magnifiques et le panorama à 360° du même niveau. Difficile de savoir par où commencer. Un coup à droite, à gauche, c’est très minéral. En bas la cabane est toujours là mais c’est la ligne de crête qu’il faut suivre tant bien que mal sur un chemin plus ou moins tracé. Il n’y a plus de pente, mais courir est loin d’être évident.

gapencimes-coste-folle

 

Je m’échappe vite fait de ce paradis pour un dernier piège : une petite descente bien roulante en single suivi d’un petit coup de cul. Le bénévole – signaleur annonce 200m en 2km pour atteindre le col de Gleize. C’est encore une bonne occasion pour ramener quelques souvenir, parler de RunOnline avec marguerite et attaquer la descente finale !

 

Sprint Final

Quelques fines gouttes de pluie s’invitent pour la dernière portion. Je passe un peu de temps sur dernier ravitaillement en plaisantant avec les bénévoles et d’autre coureurs car on nous annonce qu’il reste 10 bornes et qu’on plierait bien l’affaire en 45’… Après un peu plus de 7 heures de course c’est un peu ambitieux mais la forme est encore là alors je me jette dans la descente avec le sourire :)

 

gapencimes-descente

 

Elle est vraiment roulante, sans piège et pas raide pour pouvoir bien courir. le chrono semble se stabiliser à 14 km/h Je lutte pour maintenir l’allure en fonction des changements de pente mais ça se passe pas trop mal… Jusqu’à ce que le plat me rattrape.

Ma vitesse en prend un coup mais heureusement le retour à la civilisation est assez court et le parc d’où je suis parti ce matin est là pour conclure ces 11,6km en 51′. Le speaker annonce timidement mon arrivée. La météo qui a bien changé dans la journée a poussé les supporter dans le gymnase autours du buffet. Je prends quelques minutes avant de m’y attaquer, bien assis derrière la ligne d’arrivée de cette Gapencimes. Le petit ravitaillement de fin de course ne passe pas alors je file sous la douche :)

Cette parenthèse montagnarde a été splendide, conforme à tout ce que j’attendais pour les paysages, les sentiers, l’effort. Il n’y a pas trop de monde, aucun bouchon et une bonne organisation. J’ai pris beaucoup de plaisir à tous les points de vue. Je reviendrai :)

Matos

  • Altra Lone Peak 3.0 : les même en mieux. Test complet à venir à lire ici.
  • Cuissard Kalenji Kanergy : un bon maintient, une poche derrière pour un prix « normal »
  • Bâtons Guidetti explore carbone : toujours fan de leur système de gantelet
  • Sac de trail Kalenji 9/14 avec 2 gourdes souples Hydrapak de 500mL
  • Des barres aptonia « ultra » à base de pâte de datte (index glycémique intéressants, du gras pas trop saturé, des protéine et il y a pas mal de parfums différents pour ne pas se lasser.

 

D’autres photos du trail Edelweis de cette GapEncimes 2016 sont à voir dans cette galerie dédiée.

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Récit d’ultra trail : ut4m 90k 2015

Pas de facile de trouver le vrai début de cette aventure. Et la fin n’est pas forcément juste après la ligne d’arrivée. Il y a tellement de choses à dire sur cet ut4m que je ne suis pas sûr d’arriver à faire un récit chronologique, à ne pas louper des morceaux. Mais j’aime beaucoup ce genre d’exercice, pour partager l’expérience, ouvrir la discussion, garder une trace aussi pour moi. Ce qui fonctionne, ce qu’il faut revoir. Les bons et les mauvais moments qui ont la fâcheuse tendance à s’évaporer en même temps que les courbatures…

Prologue UT4M

Le préambule a été posé fin mai à l’occasion de la Maxirace. J’ai vécu une belle course. Facile. Sans doute trop. Malgré les amis, les paysages, les courbatures. il manquait une pièce au puzzle… Et puis c’est Greg et Vincent qui m’ont donné le coup de grâce à la la Pasta Party de la Runnosphère. On se revoyait depuis Annecy et le premier avait enchaîné avec le 80km du Mont Blanc, le deuxième avec un ultra en Islande. Leurs impressions, les récits, les photos m’ont fait replonger rapidement.

L’ut4m (Ultra Tour des 4 Massifs) s’est vite imposé. Si la course phare (les 4 massifs entourant Grenoble à parcourir – Vercors, Taillefer, Belledonne et Chartreuse – 160km et 10 000m de dénivellé) reste un autre sport, l’événement propose des parcours plus accessibles, sur presque tous les massifs, en « découpant » le 16O : un KV (Kilomètre Vertical et pas Koala Volant), les 40k dans le Vercors et la Chartreuse et donc un 90 qui m’a permit de m’échauffer dans Belledone avant de redécouvrir la Chartreuse adorée l’année dernière.

Quelques mots sur l’organisation :  c’est parfait, bien rodé pour cette 3ème édition. Très pro, tout en restant une « petite course » (environ 300 coureurs par course) sublimée par 500 bénévoles qui font littéralement du « service à la personne » à chaque instant. Bravo et Merci !

Un ravito type sur l’ut4m, c’est ça :

  • on m’accueille très chaleureusement, avec des sourires.
  • à peine assis, un bénévole récupère mes bidons pour mes les remplir. Eau plate ou pétillante ?
  • on te demande ce que je veux manger : sucré, salé, dur, mou, soupe, PASTEQUE !!!

Vous avez déjà vu un tel traitement de faveur ? Cela en est presque gênant !

Conclusion UT4M Master

(oui je sais c’est assez brutal, mais c’est uniquement pour vous épargner mon long discours)

J’ai mis 18h29 pour venir au bout de cet ut4m 90 (93,5km / 5900m. Un peu plus que prévu suite à une modification de parcours de dernière minute). Et comme je sais que pour faire du clic et de l’audience il faut parler de matos et donner des chiffres voilà déjà quelques spécimens :)

  • 1h22 : le temps passé assis à me faire chouchouter par les bénévoles
  • 3h35 : le plus gros « relais » pour monter à la croix de Chamrousse (petite boucle dans Uriage non comprise) 21k / +2100m
  • 10,8 : la vitesse pour descendre du Grand Colon. Je me suis fait plaisir – 9k / -1200m (et il restait encore 7,7k / -960 après la pause à Freydières)
  • 2h30 : la durée de ma laborieuse montée au col de la Faita (4,8k / +1165m)
  • 6h12 : mon chrono sur la partie « chartreuse » l’année dernière. 9h20 ce coup-ci !

Comme je sais que votre temps est précieux, cliquez ici. Google m’a permis de créer assez rapidement une « histoire » de ma course grâce aux photos. C’est plutôt joli même je ne ne peux pas l’intégrer directement au blog. Cliquez donc sur le lien et revenez ici après si vous voulez plus de détails, plus de photos ;)

 

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Récit de ma Maxirace 2015

Après le débrief (presque) à chaud, voici un peu plus de détails les championnats du monde de trail, qui étaient surtout mon 2ème objectif de cette année. Après l’écotrail (bon là pour le CR je crois que c’est mort…) cette Maxirace 2015 était mon premier ultra en montagne.

J’ai en effet déjà « fait la distance » mais sans jamais dépasser les 8 heures de course, et j’avais hâte de voir un peu plus loin…

Alors pour faire simple, c’était vraiment une belle course. En équipe avec Mag, Pierrick et Matthieu. Le parcours est beau (on était quand même venu pour ça!), avec une première partie au frais dans la forêt, en attendant que le jour se lève et que les nuages se dissipent. Le lac ne se dévoile que très peu.

On est monté bien gentiment, en 2h45, accompagnés de Greg, et descendu avec le frein à main  pour ne pas casser nos petites fibres (ce qui ne sera pas de le cas de Greg que l’on ne reverra plus après la séance photo en haut du Semnoz).

maxi race-38

Sommet du Semnoz avec Mag et Greg. Souriez !
Sommet du Semnoz avec Mag et Greg.
Souriez !

La descente est assez facile, presque roulante et il suffit de se laisser glisser entre les arbres. C’est plutôt sympa !

MaxiRace 2015 au sommet du Semnoz
MaxiRace 2015 au sommet du Semnoz

Sur cette première partie de course, j’ai un peu regardé le cardio, mais sans pression, sans bip-bip. Juste pour vérifier que les sensations collaient avec l’effort et éviter de plafonner sous le seuil pour ne pas me griller trop vite. Mais je crois que je commence à me connaitre et l’ambiance n’était pas au départ canon (147 bpm de moyenne pour mon max à 185)

Cardio vs. Altitude sur les 7 premières heures de la Maxirace 2015
Cardio vs. Altitude sur les 7 premières heures de la Maxirace 2015

Du coup, même s’il fait déjà chaud, on arrive à Doussard (plus ou moins) frais comme des gardons, au bout de 6h40.

Il y a à boire et à manger, des chaises, la queue aux wc…  Quelques minutes de pose s’imposent. Désolé les amis mais il fallait que ça sorte ! Et on repart pour le 2ème demi tour, plus technique, plus alpin, avec plus de vues sur le lac d’Annecy.

Les jambes sont un peu plus lourdes en ce début d’après midi alors je décroche enfin les bâtons du sac. On fait l’effort. Mais je suis vraiment facile dans la première bosse vers le col de la Forclaz, grimpé 1h et en discutant tranquillement avec Hélène, relayeuse pour les copains TTT. J’ai vraiment de bonnes sensations.

maxi race-40

 

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La Maxirace 2015 à chaud

Voilà bientôt trois semaines que la Maxirace est passée. Physiquement il n’y a plus de traces une fois passées les traditionnelles courbatures. Mais j’ai quand même un peu cogité sur mon « championnat du monde de trail ». Pas question de chercher quelconque motif de comparaison avec Nathalie Mauclair et Sylvian Court, les deux français qui ont décroché les titres de champions du monde.  Il faut juste les féliciter, tenter de s’en inspirer ; et se rappeler que le départ 1h30 avant la course « open » leur a permis d’être douché alors que j’arrivais à peine de Doussard ;)

De mon coté, j’ai bouclé ces 84km et 5100m de dénivelé en 14h45. J’aurais pu me « contenter » d’un récit de course détaillé. J’ai commencé, arrêté, repris… 

Bon j’ai finalement tout écrit. Mais il faudra patienter. J’ai aussi relu ce vieux billet : de l’ultra (?). Mais je ne vous cache pas que cette Maxirace me laisse un peu sur ma faim.

Les sensations n’ont pas été bien différentes de ce que j’ai « vécu » sur mes derniers trails plus courts (Faverges, UT4M). Je fini assez frais (bon, peut-être pas au point de pouvoir enchaîner un deuxième tour de lac pour avoir l’équivalent de l’UTMB) mais je n’ai pas la sensation (peut-être trompeuse) d’avoir eu besoin de débrancher les 2 ou 3 neurones restants actifs pour finir comme sur une course plus roulante (STL, écotrail)…

J’ai quand même quelques explications ;)

On court peu (40% du des 14h45 de course d’après l’accéléromètre de mon Ambit) et cela permet de beaucoup économiser le corps. En plus la marche rapide, quand elle n’est pas imposée par le terrain, ne pénalise pas trop le chrono comme sur le plat.

  • Je me suis trop entraîné ( ! )
  • J’ai rien senti parce que j’ai passé mon temps à discuter avec les potes
  • Je suis parti trop prudemment
  • J’avais du trop bon matos
  • un mélange de tout ça…

En tout cas une chose est sure, je ne regrette pas ma course, même si elle apporte finalement plus de questions que de réponses.

Tout s’est très bien passé ; arriver au départ après la prépa et à l’arrivée en bonne forme sont déjà de belles satisfactions, surtout avec la façon dont elle s’est déroulée, au soleil, sans problème de crampe, de digestion ou de matériel. Il y a quand même beaucoup d’incertitudes sur ces longues balades… alors lâcher les copains dans un moment où tout va bien, pour se faire reprendre 2h plus tard ou finir 30 minutes devant, qu’est ce que ça aurait changé ?

 

Sur le Podium de la Maxirace
Sur le Podium de la Maxirace