Test : inov8 Terraclaw 220

Test : inov8 Terraclaw 220

22 avril 2016 19 Par julien

Pour ne pas changer mes habitudes, j’ai encore pris mon temps pour sortir ce test des inov8 TerraClaw 220 :)

Il faut dire que je les ai obtenues de la marque anglaise début novembre en lancement de ma phase « mangeur de bitume » après un début d’année orienté trail et j’étais bien content de courir à plat sur des surfaces stables, et moins pressé de manger des cailloux…

La prépa marathon est également passée par là et cette chaussure de trail n’est pas vraiment la plus adaptée pour borner. Mais elle a d’autres belles qualités que j’apprécie encore  après une bonne centaine de kilomètres avec ces petites ballerines.

Pour ceux qui ne connaissent pas inov8, c’est une petite marque innovante (ah ah!) qui propose des chaussures d’inspiration minimaliste avec un souvent un drop modéré, une bonne souplesse (j’écris souvent car il y a dans la gamme des modèle presque classiques) et de l’accroche. Car qui mieux que les anglais peut s’y connaitre en terrain boueux ?

Pour cette Terraclaw 220, on est dans le light (le nombre qui accompagne le nom de la chaussure indique le poids chez inov8 – il y a aussi une Terraclaw 250 qui est plus amortie) :

  • 220g donc (en pointure 42)
  • 4mm de drop – 20 et 16mm de hauteur semelle dont les crampons

Du coté de la semelle, ça colle comme des chaussons d’escalade (gomme Dual C bi-densité) mais c’est beaucoup plus flexible avec des rainures placées pour favoriser l’adaptation au terrain (et ça marche!).

Les crampons bien espacés (et du coup la boue ne reste pas – ça débourre très bien) et pas si haut (il y a les MudClaw pour la grosse boue) en font une chaussure plutôt polyvalente que j’ai trouvé très à l’aise dans mes sentiers forestiers.

Ils semblent par ailleurs beaucoup plus résistants que ceux des mes FellCross qui fondent comme neige au soleil dans sur le kilomètre de bitume qui me sépare de Saint Cucufa (sans accrocher plus…) J’essaierais de confirmer ça quand elles auront plus de bornes au compteur (ce qui est facile car je note tout sur Strava et vous pouvez retrouver cette info sur mon profil)

Sur les chemins secs, la fine et ferme semelle offre un bon dynamisme. Mais il faut avoir du pied et ne pas être trop fatigué. J’ai pu les pousser un peu lors du Vertrail pour 17km à fond dans la forêt et à l’époque je les avais trouvées un peu dure mais cette sensation m’a moins marqué lors de mes récentes sorties où je devais être plus frais. Elles ont fait des merveilles sur des séances de côte, mais aussi sur un fartlek au milieu de Saint Cucufa !

 

La fermeté est aussi un gage de protection contre les cailloux. On reste sur une chaussure minimaliste, mais le dessous du pied est protégé (pour mon terrain de jeu. Peut-être pas dans les cailloux pointus du sud de la France par exemple mais l’aller-retour à Bandol n’était pas compris dans le test !

Le mesh est très léger. Très aéré pour sécher vite et simplement renforcé par le X-lock (la jolie croix jaune) qui apporte un peu de maintient tout en laissant une bonne place aux orteils. Ce sera surement lui le maillon faible au bout de 500 km…

 

Une bande thermo-collée tente tant bien que mal de protéger les orteils. On a vu plus efficace… Un mot aussi sur le laçage : il est asymétrique, décalé sur le coté. Je n’y ai pas été sensible aux avantages annoncés… il est là pour éviter les points de pression sur le coup de pied, favoriser encore plus la flexibilité. Pour moi c’est juste confortable et les lacets sont beaucoup trop longs !

inov8 Terraclaw 220

inov8 Terraclaw 220

Pour finir ce test, des points plus subjectifs et 2 clins d’oeil. Parce que de toutes façons un test de chaussure est toujours subjectif (coucou Jérémy), lié au testeur, son terrain de jeu, sa forme du moment, ses habitudes …

Si vous n’êtes pas curieux de ce qui se passe sous vos pieds, vous n’allez pas aimer cette TerraClaw 220. Elle sera trop dure, ne propose pas assez d’amorti ni de protection. (coucou Fabrice)

Mais dans le cas contraire, vous allez adorer la sensation de légèreté qu’elle procure. On se sent presque voler avec (ah non Time to fly c’est pas ici!) avec une grosse accroche, des appuis précis et rapides.

Et même si ce sera peut-être difficile au début (le faible drop sollicite plus les mollets, l’amorti ne donne pas de rebond. Il faut trouver du dynamisme dans les muscles de son pied. Et ça fatigue sur les première semaines :)

Mais le jeux en vaut la chandelle ; pour s’amuser dans les sentiers, découvrir de nouvelles sensations, s’écouter, écouter ses pieds, travailler sa foulée ;)

Ce sera aussi une très bonne paire pour les trails courts (à ajuster en fonction de votre expérience des chaussures légères) et surement les courses d’obstacle où il faut de l’accroche, un séchage rapide et ne pas retenir l’eau qui pèse lourd.

Et puis de toutes façons j’adore ce genre de chaussures de trail très légères ! Alors je la conseille. Mais peut-être à un public « averti » – tout en recommandant de s’intéresser à sa grande soeur la TerraClaw 250 qui apporte surement plus de tolérance, de polyvalence grace à une semelle plus épaisse qui la rend plus classique, tout en conservant l’ADN d’inov8 : accroche, flexibilité

Si vous souhaitez les voir de prêt et profiter des conseils de vendeurs passionnés et très sensibles aux chaussures minimalistes, je ne peux que très fortement conseiller d’aller faire un tour au magasin Comme pieds nus (58 avenue de la république à Paris)

Un autre avis, avec des belles photos comme toujours chez Vincent, est à lire sur le Journal du Trail.

Acheter cette inov8 TerraClaw 220

Vous pouvez la trouver chez mon partenaire i-run.fr (pour un prix de 130€ à la date de rédaction de ce test).

La gamme inov8 de chaussures de trail est aussi disponible chez les anglais de Wiggle