Marathon de Paris 2015 : ça passait c’était beau !

15 avril 2015 21 Par julien

Ce Marathon de Paris pardon, ce Schneider Electric Paris Marathon était ma troisième incursion sur la mythique distance du grand fond ; après 3h14 à Lyon pour un premier essai qui s’était passé comme dans un rêve, 3h18 bien plus compliquées à Nantes .

Mais après le gros plein de plaisir sur l’écotrail (il faut que je vous raconte. C’était trop bien !), je prends celui-là comme un bonus, même si, je voulais retenter 3h10. Parce que je suis joueur. Mais aussi pour la visite de Paris, l’ambiance, le sport, le soleil et le goût de l’effort !

Ce 12 avril 2015, la météo est parfaite. Même s’il fait un peu frais sur les Champs-Elysées encore à l’ombre. Mais je sais qu’il fera vite chaud… Et j’ai du coup avec moi une petite bouteille avec de l’eau et des « bicabornates » isostar au cas où.

Les copains de la Runnosphère & Friends, les collègues d’entrainement, du boulot sont au départ. On a tous des objectifs proches, tous les pétoches, mais on joue bien la comédie ;)

mdp2015-depart

Nous sommes dans le sas « 3h », franchement bien placés. Les vagues mises en places sont très efficaces pour nous assurer un départ fluide et foncer droit sur… Maya et son appareil photo !

mdp2015-maya

Je ne vous ferai pas la visite détaillée, kilomètre après kilomètre. (venez plutôt courir l’année prochaine) mais c’était vraiment joli. Et ce n’est pas si souvent que l’on peut se balader dans les rues de Paris à pieds, sans voiture…

Les premiers kilos sont passés avec Guillaume. Philippe ayant comme d’habitude pris le large, et Cyril joué la prudence légèrement derrière. Ce début de course est assez silencieux, concentré. Et suffisamment calme pour que l’on  sente revenir dans notre dos le bruit sourd d’un des meneurs d’allure « 3h », et son cortège de coureurs. Le rouleau compresseur nous passe facilement, profitant de son allure 15 » plus rapide.

La suite est assez régulière. Je suis bien dans le rythme. Par tranche de 5km ça donne ça :

( chrono / cumul / écart par rapport à 3h10)

05km 22'25 / -5''
10km 22'18 / 44'43 / -18''
15km 22'36 / 1h07'20 / -12''
20km 22'30 / 1h29'38 / -25'' 
semi 1h34'49 / +16''
25km 22'55 / 1h52'45 / +9''
30km 23'05 / 2h15'51 / +46''
35km 23'57 / 2h38'48 / +1'02
40km 24'57 / 3h04'45 / +4'51
42km 10'39 / 3h15'25 / +5'25

Coté chrono, le timing est quasi-parfait jusqu’au 30. Mais même si je n’ai pas beaucoup d’expérience sur la distance, je savais que depuis le semi je n’étais pas assez « facile » pour tenir le rythme jusqu’au 42ème.

Et puis je passe 10 bornes assez difficiles, entre les 26 et 36, où la FC monte un peu alors que l’allure baisse…
Les pavés font presque mal aux pieds, les remontées de ponts me rappelle les 2,5kg que j’ai en plus par rapport au semi de BB (+1,5 par rapport à l’écotrail), bref, je rame…

Heureusement il y a pas mal d’animations et une bonne ambiance sur le parcours tantôt calme pour se concentrer, tantôt de folie façon arrivée à un col sur le tour de France…

Les spectateurs sont tellement nombreux à l’approche du 30ème, qu’il ne devait rester que 3m de large pour laisser passer les coureurs… Grisant !

Le marathon de Paris avait plutôt mauvaise réputation coté « supporters ». Ce n’est plus justifié selon moi. Et il y a aussi les copains qui encouragent : Salvio, Emmanuel, Sandrine. ça fait du bien !

La ligne bleue déroule sous mes pieds. Comme j’ai perdu 2 de mes 6 gels mal rangé dans une nouvelle poche (mais avec tous ceux que j’ai ramassé sur les trail le bilan est encore positif…) je pique un bout de banane régulièrement et garde mes munitions pour la fin ! Ils n’empêchent malheureusement pas un bon passage à vide en arrivant vers le 35. Surtout que la fin de parcours est un peu compliquée quand on manque de jambes. Les faux plats montant se succèdent…

mdp2015-ligne

La calculette se met en marche et  je me voyais même pas accrocher 3h20, finir le marathon moins vite que l’écotrail… Mais la perspective de retrouver mon pote Ben me rebooste un peu.

C’est dans le bois de Boulogne que je reprends Philippe, en pleine délicatesse avec son tendon, sans même chercher à l’emmener car j’ai compris qu’il voulait finir en marchant, alors qu’il arrivera à peine 2′ après moi. Il s’en suit un finish à bloc (à un gros 12 / 12,5…), sous l’objectif de Ben.

Finish #marathonparis2015 by @tuxfr78 ;)

Une vidéo publiée par Mangeur de Cailloux (@mangeurdecailloux) le

 

La Runnosphère avec Jean-Alex, qui est décidément partout, me flashe à quelques mètres de la ligne que je suis bien content de boucler l’affaire en 3h15 ! La barre des 3h10 attendra, une vraie prépa, une vraie récup. Pour cette fois, je dirais juste que « ça passait, c’était beau » :)

Le pire, c’est que je ne l’ai absolument pas reconnu. Je me rappelle bien avoir entendu mon prénom et tourné la tête et levé la main pour remercier des ces derniers encouragement, mais impossible d’imprimer quoique ce soit…

mdp2015-jeanalex
Une fois la ligne franchie, je me débarrasse vite fait de la crampe qui tentait de s’incruster dans mon mollet gauche pour sauter sur le ravito…

Les bananes  ne passent plus. Mais je me régale des oranges, d’un peu d’eau. C’est franchement un peu chiche et pas varié du tout. Je me serais bien fait quelques tranches de saucisson et du fromage !

On me passe au coup une jolie médaille qui brille de mille feux !

mdp2015-medailles

Tant pis. Le sol de l’avenue Foch m’accueille avec plaisir pour essayer de remettre en place ce qu’il reste de mes muscles…

mdp2015-etirement

 

Et surtout je retrouve mon fan club qui m’a fait la belle surprise de venir me voir à l’arrivée ! Comme par magie les courbatures s’évaporent. Je m’en sort avec un tendon de l’aine assez douloureux et le pied droit bien fatigué au niveau des muscles de la voute. Mais 3 jours après tout semble rentrer dans l’ordre.

mdp2015-fanclub

Tous les détails et les chiffres sont sur strava / Movescount

Coté matos, c’est vite fait. Et ça change du trail : pas de sac, de ravito, de flasque ou de veste étanche. Un short, tee-shirt, des Skechers GoRun4 et c’est bon !

Je reviendrai sur ces dernières dans un article dédié, mais ça c’est plutôt bien passé  (pour leur 5ème sortie !) même si je pense que je suis trop lourd (77-80) pour elle sur cette grande distance, pas de souci d’ampoule, du confort  de la légèreté ;)

Maintenant place à la récup à base de vélotaf, avant de réapprendre à marcher dans les montées pour bien préparer la grosse balade annécienne qui arrive fin mai !

j’ai hâte !

D’ici là, je ne sais pas si ce récit vous aura donné envie de courir un marathon, mais la vidéo officielle devrait finir de vous convaincre…

Il y a aussi la version « vue de l’intérieur » chez Jean-Pierre.

 

A lire aussi, les récits des amis de la Runnosphère :
BabaOrun : Premier marathon
Jahom : Marathon de Paris : et un et deux et trois !