Retour sur le marathon de Paris 2019

Retour sur le marathon de Paris 2019

3 mai 2019 4 Par julien

Ce Marathon de Paris était ma cinquième tentative sur la distance « reine » (reste à trouver le roi !). L’édition 2018 m’avait laissé une grosse envie de retourner à la chasse au chrono. Si à chaud j’ai été un peu déçu, faute de plaisir en course (avec des sensations assez moyennes), à froid l’envie commence à revenir. Et puis le chrono me console, je gratte 15 » sur mon RP…

Mais il faudra quand-même patienter pour rejouer. Le planning 2019 est déjà rempli par l’Aravis Trail fin juin et la CCC fin aoùt.

L’avant course

J’ai un peu parlé de la prépa marathon dans ce billet. L’objectif était de 3h10.
Au départ j’ai la chance de retrouver 3 copains qui partagent la même ambition chronométrique. Qu’ils ont explosé ! Cyril (3h06), Guillaume (3h08) et JP (3h06)

De mon côté, j’ai fait une course d’attente, en ayant l’impression d’être très prudent. Une fois passé les premiers kilomètres légèrement descendant et l’euphorie du départ, l’allure tombe pile poil sans regarder la montre.
(merci les séances d’allure marathon sur piste) et le premier bloc de 5km est avalé en 22’17 (22’30 prévu)

Il fait un temps parfait pour la perf, la ville de Paris est très belle pour courir. Le crochet par la place Vendôme et l’Opéra nous en mettent plein les yeux sous un grand ciel bleu. La traversée d’ouest en est se fait rapidement, même si j’ai déjà l’impression que le parcours ne fait que monter !

22’20 au kilomètre 10. ça roule… Mais après 12 bornes de joyeux papotage, JP et Cyril s’éclipsent discrètement dans le bois de Vincennes. Je poursuis la route avec Guigui et on se dit qu’ils sont foutus, qu’on ne le reverra plus.

Ce long faux plat nous donne quand même l’occasion de temporiser, de ne pas trop en faire (de les attendre ?) Sur ce bloc, je mets un lap au bout de 22’43. grosse temporisation !
Mais les problèmes de vessie deviennent contagieux et Guillaume doit lui aussi s’arrêter quelques instants…
Je me retrouve en solo, sans que cela ne dure bien longtemps. Notre joyeuse troupe se reforme, mais papote un peu moins dans un peloton encore très dense (il a du monde, mais je n’ai jamais été gêné pour courir à mon allure) JP craint quand-même de devoir payer cash son retour d’ici peu de temps…

De retour dans Paris par la porte de Charenton, l’ambiance se réchauffe et je tape dans les mains des enfants avec plaisir en filant vers le semi.

La mi-course est passée en 1h34’17 et 22’11 pour ce nouveau bloc de 5.
Les écarts se creusent doucement. J’ai perdu de vue Cyril et Guillaume sans m’en apercevoir, mais garde JP dans mon viseur.

A aucun moment je n’ai pensé à « faire l’effort » pour le coller aux NB et le transformer en lièvre. Après coup, je me dis que c’était peut-être une erreur. J’ai passé chaque montée en douceur sans jamais forcer ou pousser trop fort pour m’économiser.

Les quais de Seine marquent le début d’une longue ligne droite jusqu’au bois. J’ai étrangement l’impression d’avoir moins du piocher pour passer les ponts que dans la chaleur de 2018. Clairement ça ne court pas tout seul, mais le chrono ne file pas trop (22’58 sur cette portion) alors je me dirige vers le mur du marathon de Paris situé boulevard Suchet. Mon objectif était de la passer à plus de 12km/h… (bingo!)

Le mur du marathon existe-t-il vraiment ?
Réponse dans le dernier numéro de Zatopek Magazine

Me voilà au « sommet » du marathon de Paris. Le plus dur reste à faire. J’ai laissé quelques plumes (23’17) mais c’était prévu. Il aurait peut-être suivre les conseils de Marc et partir un peu plus vite pour générer de l’avance en vue du final…

Dans le bois, les kilomètres s’enchainent forcément un peu plus difficilement. C’est n’est pas l’effondrement, mais l’allure baisse (23’24 / 5km) et je dois gérer la tachycardie sur qui semblait vouloir s’incruster sur quelques grosses inspiration. Les spectateurs sont ici très nombreux et ça fait du bien pour attaquer le sprint final. Il reste la boucle le long de la fondation Vuitton avant de remonter vers l’arrivée. Je ne regarde pas trop ma montre, mais donne quand même tout ce qu’il me reste dans les jambes en espérant ne pas trop déborder des 3h10…

Je franchi la ligne au bout de 3h11’57 C’est donc un nouveau record. Ou une confirmation :)

Je récupère une sobre et jolie médaille. Très lourde. On en a pour son argent !
La course d’attente n’a pas fonctionné et j’ai attendu pour rien. Je n’ai pas réussi à trouver en moi la petite étincelle pour garder l’allure, pour garder le rythme des 13,5 km/h à partir du 35ème kilomètre.

La médaille du Marathon de Paris 2019

Je pense aussi que si les blocs de 5km sont intéressant au départ pour réguler l’allure moyenne, c’est trop long à la fin où il faut sans cesse entretenir la machine pour qu’elle continue à tourner en marche forcée jusqu’à la ligne.

Si ce n’est pas sur Strava, ça n’existe pas

Alimentation et matériel

C’était parfait. Les chaussure connaissaient déjà le chemin. J’ai un peu hésité avec les 1500v5 (dont le test arrive prochainement) un peu plus légères, pour finalement reconduire les New Balance NB890 du marathon de Paris 2018. J’ai porté le short de trail kalenji, des jolies chaussettes et un tee-shirt dynafit reçu lors de la reco de l’échappée belle.

Deux heures avant le départ j’ai pris un thé, 100 ou 120g de crème sport déj et un café. C’était léger mais suffisant et surtout pas pénalisant. Le plein a été fait les jours précédents, mais sans excès.

J’ai emporté avec moi 2 compotes Endur activ qui trouvent naturellement leur place dans les poches latérales du short (et un gel « au cas où » que je n’ai pas ouvert). J’ai prévu de les consommer progressivement (dont une bouchée 15′ avant le départ pour compenser la chute de la glycémie due au « léger » stress…) Ce genre de conditionnement refermable est vraiment très pratique et efficace pour absorber en 3 ou 4 fois de l’énergie. C’est impossible pour moi de mâcher sur ce genre d’effort.

Je les ai prises avec une ou 2 bonnes gorgées d’eau sur les ravitaillements officiels (plus pour me rincer la bouche, que pour l’hydratation d’ailleurs)

Après la ligne, j’avais un grand bidon de vélo avec 150g de crême sport déj dilués dans de l’eau) et 2 ou 3 sticks de Stimium offert par l’organisation.

C’était parfait pour patienter en attendant de me faire une tarte au chocolat maison avec son coulis de framboises :)