Récit de course : Sparnatrail 2015

Ce Sparnatrail 2015 était une petite parenthèse dans une période où le mangeur de cailloux mange du bitume… Mais c’était une bonne occasion de faire d’une pierre, deux coup : accompagner Cyril dans sa prépa SaintéLyon, et rendre visite nos amis producteurs de champagne pour un week-end superbement ensoleillé !

Trois distances étaient au programme : 57k/1400m – 32k/700m – 15k/350m et réunissaient 1500 personnes. Nous étions alignés avec Cyril sur le « P’tiot Sparnatrail » pour une distance bien suffisante à ce moment de la saison, et qui permet aussi de profiter un peu plus de la journée avec les copains.

J’ai découvert un trail vraiment sympathique, qui change un peu de mes habitudes : très roulant, pas technique et assez gras sur la fin…
Abordé sans aucune prépa spécifique (pas de côte, pas de forêt), ni sortie longue depuis l’ut4m (bon ok c’était long quand même), j’ai opté pour une gestion des allures en fonction du cardio.

sparnatrail 2015

A force de faire des courses, j’ai plus ou moins réussi à relier la durée d’effort à une FC. Un peu comme on dit qu’un marathon se court à 80% de vma, un semi 85-90 et un 10 bornes à 90-95%. C’est pratique la route pour faire du trail… J’ai souvent pratiqué en phase de préparation dans mes plans d’entrainement saintélyon une alternance de séance de seuil : une semaine en % de vma sur route et à plat ; la suivante en ciblant le % de FC (relevé la semaine d’avant) en forêt vallonnée. Je trouve ce principe très intéressant pour courir « tout terrain »

Pour la balade champenoise, j’ai estimé 3 heures de course. Et 3 heures c’est quasiment un marathon. Sur les 3 que j’ai couru ma moyenne est à 160-162. Je partirai donc pour ce trail avec comme cible 155-160 bpm (80-87%). La vitesse sera ce qu’elle sera…

Courir au cardio, c’est aussi poser une limite basse. Sinon c’est plus une course, c’est une sortie longue et pépère. Et comme j’aime bien avoir une belle courbe cardio bien régulière, je me cale sur 155. Mais qui dit limite basse, dit peu de relâchement. Il faut donc ne pas trop s’endormir sur les montées où la marche s’impose.

Et ça s’est plutôt bien passée puisque j’arrête le chrono au bout de 2h45  (60/562. Je sais pas si c’est l’effet TTN court, mais ça cavalait fort !), avec les jambes bien raides et pas mal de plaisir malgré une bonne heure à transpirer le Munster du gratin de pâtes et le champagne de la veille :)

Sparnatrail 2015 : FC vs. D+
Sparnatrail : Fréquence cardiaque vs. Dénivelé

Le parcours est donc vraiment roulant. Après le départ sur l’Avenue de Champagne, il faut d’abord avaler 8km de route et de chemin stabilisé le long de la Marne. Mon « bridage cardio » me mène entre 13 et 14km/h avant la première bosse. Elle passe assez vite, surtout quand ça descend. Je pose là un kilo à AS5 :)

Je passe assez vite au ravito du 17ème – une orange contre l’acidité et une banane – et attaque la fin du parcours. De mémoire je sais que m’attendent 3 bosses et une descente vers l’arrivée. La première me scotche. J’ai un petit coup de pompe. J’aurais peut-être du prendre une flute au ravitaillement. Un gel me réveille et j’arrive en fin sur un plateau. Le sol est très collant, mais la tête et les jambes répondent bien maintenant. Je continue aussi une partie de cache-cache avec un écureuil qui me propose gentiment des noisettes. Il est très sympa, mais presque énervant : j’ai l’impression de suer des litres et de forcer alors que lui semble facile ! (Heureusement je l’aurai dans la dernière descente ;)

Les 2 côtes suivantes sont beaucoup plus courte que prévue. Les kilomètres défilent sur ma montre alors que maintien mon effort, relance. ça chauffe !

La descente finale m’a donné l’occasion de « signer un autographe ». Une première pour moi :) Anaïs, une petite fille « comme Lisa » était postée sur le bord du chemin avec d’autre supporters en tendant timidement un cahier et un crayon devant les coureurs qui passaient. Le temps que je percute, j’ai du revenir sur mes pas pour lui demander s’il fallait faire un dessin, si son papa ou sa maman courait… avant d’improviser un soleil sur la page et de repartir bien boosté par cette anecdote !

 

   

Un mot sur le Matériel :

  • Hoka SpeedGoat : un test plus complet arrive bientôt, mais globalement c’est confortable, accrocheur. Un peu lourd, surtout quand le creux sous le talon se rempli de boue.
  • Sac : Waa ultra bag pro 3L (gourdes souple hydrapak 500mL) Léger et pratique (c’était mon sac de l’écotrail 80k) Je ne sais pas pourquoi cette fois la partie rigide des flasques m’est rentré dans les côtes :(
  • Cuissard kalenji kapteren. Parfait. Je l’ai en double…

 

 

  J’aime les feuilles ! #automne #feuilles #runningshoes #hoka #speedgoat #fall4hoka #trailrunning   Une photo publiée par Mangeur de Cailloux (@mangeurdecailloux) le


4 pensées sur “Récit de course : Sparnatrail 2015

  • 16 novembre 2015 à 18 h 41 min
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    J’aime beaucoup ce trail Julien. J’y ai fait une jolie et longue balade l’année dernière pour accompagner mon frère (c’était mon kdo de 50 ans, un petit WE trail !). Tu as raison, il n’est pas très difficile sauf s’il pleut car le terrain peut vite devenir gras et accrochant. Les vignes sont superbes non ???

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    • 16 novembre 2015 à 18 h 53 min
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      Oui c’était joli.
      Tu me fais me rendre compte que je n’ai même pas parlé des paysages en plus…
      On a démarré dans la brume en bord de Marne, avant de monter sur le coteaux pour jouer à cache-cache avec les nappe de nuage. C’était les couleurs et l’ambiance d’automne que j’adore.
      Même si l’après-midi en terrasse au soleil à refaire la course était pas mal non plus ;)

      On m’avait prévenu pour la boue. C’était la bonne année car certains passage étaient déjà plus du tout sec malgré le belle semaine précédent la course. (je suis content de pas avoir fait le 57..)
      Pour ce qui est de la difficulté, je dis toujours qu’elle dépend beaucoup de l’intensité qu’on met et un chemin roulant demande de la concentration si on dépasse un peu sa vitesse de confort :)
      Mais on se régale à ce prix aussi !

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