Trail-Faverges-13

Trail de Faverges 2014 : retour dans les sentiers

4h30.

Trail-Faverges-10Pas le temps de me laisser bercer pas la sonnerie du réveil. Ben, Cyril et Mag sont déjà réveillés depuis… ah non en fait ils n’ont pas vraiment dormi. Ces petits jeunes sont vraiment trop sensibles au stress de la course.
Le temps d’avaler un grand bol de poudre, et de prendre la route pour descendre à Faverges, nous voilà sur place. Le retrait des dossards est instantané. On gagne un short en laine Icebreaker, un café et déjà les sourires et les encouragements des bénévoles.
J’embarque Mag pour un petit échauffement qualitatif histoire de ne pas se mettre le cardio au taquet et les jambes dures dès les premiers kilomètres…

Le temps de ranger la veste (un truc sympa de chez waa. test à venir…) dans le sac, un petit briefing et c’est parti ! Les « casquettes » devant, à l’attaque avec comme objectif de boucler l’affaire en 7h,  et les « tee-shirts verts » derrière en bizutage, avec La Réunion dans le viseur…

Trail-Faverges-01
Casquette vs. Tee-shirt verts !

On démarre presque tranquillement. Le petit bouchon qui se forme en traversant le château de Faverges me va bien vu que je pense ne pas dépasser 160bpm (qui devraient donner environ 800m/h) sur le début de course pour préserver un hypothétique finish quelques dizaines de kilomètres plus loin…

Mais on rentre dans le vif du sujet avec une double bosse en passant le long de l’abbaye de Tamié. Après tout, on n’est pas venu là pour acheter du fromage !

Up !

900m à grimper en 6km. Tout en single forestier bien souple et bien gras. La pente est raide, juste comme il faut. On se régale déjà.

Un petite descente pour chauffer un peu les fibres, et encore 400 pour monter au sommet de la station de la Sambuy. Pour la vue, on repassera quand il fera beau mais l’ambiance brumeuse dans les alpages n’est pas désagréable !

La descente sur la station se fait sur une large piste à 4×4. Pas des plus joli, mais ça envoie. Au ravito je suis agréablement surpris par l’ambiance et les spectateurs !

Le temps de faire les pleins des flasques et ça repart pour 700m. Cette partie est assez différente de la première. Plus minérale. Un long passage sous les falaises de la Montagne de Seythenex nous en met plein le mirettes.

Mais pas le temps de faire la bise aux vaches. La descente nous appelle. Un joli single dans un pierrier. Il reste un peu plus de 15 bornes et on se verrait presque déjà à l’apéro…

Sauf qu’on se prend une petite série de montagnes russes que l’on avait pas vraiment vu venir en faisant le planning de course. Je suis dans le dur ; notre avance fond comme la neige au soleil et la bouffe passe mal. Je me force à manger mes boulettes et je regarde ma montre toutes les 5 minutes en espérant que ça me fasse arriver plus vite au ravito…

On reprend des coureurs du « petit » parcours (29k / 1500m) mais c’est pas la fête, technique, pas roulant, même si quand je regarde ma courbe cardio je me rends compte que je n’ai pas trop lâché de lest.

Heureusement ça se dégage enfin. On franchi le Pas de l’Ours et on est bientôt tiré d’affaire. Surtout que Mag a du avaler un gel frelaté et monte au taquet en traçant hors piste pour doubler! Après 5 heures de course, c’est dur mais c’est presque rassurant de voir que ça répond encore ;)

Un joli sentier en balcon nous amène tranquillement au ravito. Un peu trop tranquillement même. On est coincé entre ceux qui ont peur du vide… et ceux qui s’arrêtent au milieu de la trace pour regarder le paysage…

and Down !

Je regarde ma montre en sortant du ravito. 5h30 de course. Je trouve que c’est finalement bien long. Mais Heureusement la brève vue sur le lac d’Annecy fait oublier la fatigue. Il reste moins de 10 bornes et on bascule dans la descente finale pour péter ce qu’il reste de fibres dans les quadris !

Malgré une petite appréhension sur la solidité des appuis après 40 bornes, ça déroule assez bien. On se fait plaisir dans les singles, les racines, avec quelques dépassements de coureurs du petit parcours. Un petit cailloux ayant décidé de se taper l’incruste pour la 2ième fois, la pause s’impose et nous fait jouer au chat et à la souris avec Philippe (lisez les commentaires !)

Mais la fin est proche. Heureusement car je suis bien à point… Mag me traine et je ne sais même pas comment on arrive encore à courir à 12 à l’heure !

On passe le ligne avec les jambes en bois mais la banane. Le chrono affiche 6h45 pour 47km et 2900m de dénivelé. Le bilan est vraiment positif.

Coté matos, rien à reprocher : les classiques Peregrine 3, mon vieux Sac Lafuma et 2 flasques Salomon de 500mL comme nouveauté.

Coté alimentation c’est moyen. J’ai consommé 2 gels et surtout des barres cacahouète-cajou « maison » selon une recette d’Alain Roche mais ça n’a pas bien fonctionné avec souvent un mélange de faim et de manque d’énergie malgré le fait que je me forçait à manger très régulièrement (environ 50g / 40′) Je pense que j’étais dans un effort trop intense pour pouvoir assimiler quelque chose d’aussi solide et peu sucré. Je vais revenir aux gels et pâtes d’amandes.

Le repas final est par contre beaucoup mieux passé. Après une bonne douche, l’orga proposait un énorme plateau repas frais et varié à déguster tranquillement assis au soleil ;)

 

Ce nouveau parcours de Trail de Faverges était vraiment sympa, varié avec tous les bons composants du trail de moyenne montagne que j’aime : sentiers forestiers, alpages, petits pierriers… Je le mets peut-être un cran au dessus du Nivolet-Revard.

Tous le monde a pris du plaisir ; Mag pour sa reprise était chaud bouillant, Ben et Cyril pour leur premier trail ont le privilège de conclure le classement ;)

C’était une super journée!

N’hésitez pas à mettre des images sur ces mots avec la vidéo réalisée par Timothée !

 

 

 

D’autres photos de ce Trail de Faverges 2014 sont dispo ici.

11 réflexions au sujet de « Trail de Faverges 2014 : retour dans les sentiers »

    1. J’ai pas osé ;)
      Ce trail est bien représentatif des courses de moyenne montagne pour moi. Il va falloir essayer autre chose maintenant. Soit plus haut, soit plus dans le sud ou les terrains sont vraiment différents…

  1. Yesss bien joué!
    Après notre petit jeu du chat et de la souris, j’aurais bien aimé réussir à vous accrocher mais inexorablement, je vous ai vu disparaître … Beau rythme à la fin en tout cas!

    Allez la prochaine j’essaierai de me les tenir les mangeurs de cailloux ;)

    Bonne suite dans la saison

    1. merci de ton passage ici !
      Mag était dans un grand jour pour la dernière descente et courait avec un oeil dans le rétro de peur de se faire doubler. Il était pas prenable ce jour là. Du coup j’ai suivi ;)

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