SaintéLyon 2012 : récit

saintelyon 2012 depart

Pour la 59ième fois le premier week-end de décembre, c’est parti pour une nouvelle SaintéLyon !

C’est ma deuxième participation. Après d’assez bonnes conditions en 2011 et un superbe snowtrail pendant la  SaintExpress en 2010. Voici donc mon récit. Je reviendrai avec d’autres billets sur les parties techniques : le matériel, l’entrainement… bref, les chiffres !

Pour le moment, je saute donc directement au départ, où je me retrouve moyennement placé dans le sas « 7h-9h », en compagnie de mes habituels compères Bertrand (Bert’), Bertrand (Mag), et Bertrand Franck (Running Solidaire), et son genou en mousse.

Tels des pingouins, on se tient au chaud le temps de passer la ligne, presque en marchant. La SaintéLyon est une course populaire et la « masse » (peut-être 10 000 coureurs) est bien présente aux abords de Geoffroy Guichard.

Le plan de bataille a été fait, imprimé et au sec dans son ziplock à portée de main. Dès le départ on va se mettre dans le tempo prévu un peu sous les 11km/h. La SaintéLyon est une course longue où un départ trop rapide se paye cash quand la course commence vraiment (à Saint Genoux!) mais le retard peut vite devenir impossible à rattraper si on s’est fixé un objectif de temps…

Nous avons fait mine d’ignorer les photos de neige publiées la semaine précédent la course alors nous traçons sur le bitume Stéphanois. Mais au premier sentier, c’est une belle plaque de verglas qui nous accueille et nous met franchement dans la course. La neige est aussi vite là pour magnifier le paysage et on attaque les choses sérieuses.

Je fais régulièrement l’appel en criant les prénoms de mes compagnons pour éviter de perdre quelqu’un en route…

Cela sera aussi l’occasion de retrouver Grego, qui a reconnu ma voix alors que je passais à ses cotés sans m’en apercevoir ! Le temps de prendre la température (de la pipette!), nous le laissons continuer à son rythme légèrement inférieur au notre. Il a fait parler son expérience de rhônalpin et finira bien en 9h.

Un peu plus loin c’est un autre Blog’Runner que nous rattrapons, et pas le plus triste : Michaël, alias L’Ami Ricoré en personne !

Lui aussi fait la course avec un groupe d’amis. Mais les jeunes fous inexpérimentés sont partis bien vite pour lui qui préfère jouer la carte de la prudence (surtout quand le terrain est glissant…). On l’embarque quand même avec nous ; et je rajoute son prénom à ma liste d’appel ;)

Au fil de la montée vers Saint Christo, puis Sainte Catherine, la couche de neige s’épaissie. Honnêtement je ne suis plus tellement sûr des mes souvenirs de la partie « haute » de la course. Elle est la plus dure pour moi. Il y a pas mal de neige. Le froid est intense, le vent tente de nous transpercer, gèle mes mains à tour de rôle et glace le contenu de mes bidons, ce qui n’arrange pas mon ventre…

Cette partie sera aussi la plus silencieuse. Tout le monde souffre en silence en attendant de descendre dans les bois pour espérer quelques degrés de plus. Le vent a aussi crée de grosses congères, et il n’y a qu’une trace qui passe au travers !

C’est pas pire que sur le périph parisien, mais ça coince un peu et il n’y a pas vraiment de solution. On a bien tenté quelques dépassements, mais dans 40cm de neige… Et il était beaucoup trop tôt dans la course pour gaspiller ses forces pour gagner quelques secondes. La course est encore longue, surtout que mes sensations baissent aussi vite que les températures, surement proches des -5°C.

Mais devant c’est Mag et Michaël qui donnent le rythme, et il est hors de question de baisser les bras. Pour la course, pour l’entrainement,  pour les copains…

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