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Sommet du Mont Baron

Récit de ma Maxirace 2015

Après le débrief (presque) à chaud, voici un peu plus de détails les championnats du monde de trail, qui étaient surtout mon 2ème objectif de cette année. Après l’écotrail (bon là pour le CR je crois que c’est mort…) cette Maxirace 2015 était mon premier ultra en montagne.

J’ai en effet déjà « fait la distance » mais sans jamais dépasser les 8 heures de course, et j’avais hâte de voir un peu plus loin…

Alors pour faire simple, c’était vraiment une belle course. En équipe avec Mag, Pierrick et Matthieu. Le parcours est beau (on était quand même venu pour ça!), avec une première partie au frais dans la forêt, en attendant que le jour se lève et que les nuages se dissipent. Le lac ne se dévoile que très peu.

On est monté bien gentiment, en 2h45, accompagnés de Greg, et descendu avec le frein à main  pour ne pas casser nos petites fibres (ce qui ne sera pas de le cas de Greg que l’on ne reverra plus après la séance photo en haut du Semnoz).

maxi race-38

Sommet du Semnoz avec Mag et Greg. Souriez !

Sommet du Semnoz avec Mag et Greg.
Souriez !

La descente est assez facile, presque roulante et il suffit de se laisser glisser entre les arbres. C’est plutôt sympa !

MaxiRace 2015 au sommet du Semnoz

MaxiRace 2015 au sommet du Semnoz

Sur cette première partie de course, j’ai un peu regardé le cardio, mais sans pression, sans bip-bip. Juste pour vérifier que les sensations collaient avec l’effort et éviter de plafonner sous le seuil pour ne pas me griller trop vite. Mais je crois que je commence à me connaitre et l’ambiance n’était pas au départ canon (147 bpm de moyenne pour mon max à 185)

Cardio vs. Altitude sur les 7 premières heures de la Maxirace 2015

Cardio vs. Altitude sur les 7 premières heures de la Maxirace 2015

Du coup, même s’il fait déjà chaud, on arrive à Doussard (plus ou moins) frais comme des gardons, au bout de 6h40.

Il y a à boire et à manger, des chaises, la queue aux wc…  Quelques minutes de pose s’imposent. Désolé les amis mais il fallait que ça sorte ! Et on repart pour le 2ème demi tour, plus technique, plus alpin, avec plus de vues sur le lac d’Annecy.

Les jambes sont un peu plus lourdes en ce début d’après midi alors je décroche enfin les bâtons du sac. On fait l’effort. Mais je suis vraiment facile dans la première bosse vers le col de la Forclaz, grimpé 1h et en discutant tranquillement avec Hélène, relayeuse pour les copains TTT. J’ai vraiment de bonnes sensations.

maxi race-40

 

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gsrt2015-douzaleur

Grand écart Versaillais

gsrt2015-skechersJe vous l’accorde, le titre est un peu tiré par les cheveux… En plus ce blog part un peu dans tous les sens, avec des publications dépourvues de toute logique chronologique. Mais je suis chez moi et je fais ce que je veux :)

Un peu comme mes choix de courses : route, trail en montagne,  entrainement sur piste, course nature. Je fais ce que je veux, ce que j’ai envie de courir. Cette diversité et cette multiplication des sollicitations sont pour moi des atouts essentiels pour préserver le physique, la motivation. C’est aussi surement un facteur de progression, pas forcément vers plus de performance, mais vers de la polyvalence, de la solidité générale, du plaisir.

Bref, dans les prochains jours / semaines devraient arriver les comptes-rendus de l’écotrail (couru fin mars…) d’autres tests de chaussures (Altra Superior 2.0, Hoka Mafate Speed), et aussi le récit détaillé avec les photos de la Maxirace…

 

Mais revenons rapidement au « Go Sport Running Tour du Château de Versailles » (ou course de Versailles, ou encore #gsrt2015 parce que sinon c’est vraiment trop long..) J’ai eu la chance de revenir sur cette course (après avoir participé à la première édition en 2012) dans le cadre de la Team TomTom qui mettait à disposition en plus du dossard un super accueil à base de crêpes au Nutella, de glaces…

Cette course était aussi l’occasion d’un mini rassemblement de la Runnosphère avec 5 membres copains au départ (Arnaud, Jean-Pierre, Philippe et Salvio !), les voisins coureurs de Rueil, les gagnants du coucours

Sur cette distance « non officielle » et sur un terrain pas tout le temps roulant et souvent vallonné, nous avions tous comme objectif de prendre un maximum de plaisir, tout en courant le plus vite possible :)

#Repost @jecoursparis ・・・ Nous somme prêt! #runnosphere Photo de famille avant la course royale !

Une photo publiée par Mangeur de Cailloux (@mangeurdecailloux) le

 

Je retrouve aussi le très sympathique Ali avec qui j’ai partagé de nombreux kilomètres pendant l’écotrail. Toujours prêt à donner, il partageait son expérience pour mener l’allure à Douzaleur et emmener le plus de monde possible en 1h15.

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Marathon de Paris 2015 : ça passait c’était beau !

Ce Marathon de Paris pardon, ce Schneider Electric Paris Marathon était ma troisième incursion sur la mythique distance du grand fond ; après 3h14 à Lyon pour un premier essai qui s’était passé comme dans un rêve, 3h18 bien plus compliquées à Nantes .

Mais après le gros plein de plaisir sur l’écotrail (il faut que je vous raconte. C’était trop bien !), je prends celui-là comme un bonus, même si, je voulais retenter 3h10. Parce que je suis joueur. Mais aussi pour la visite de Paris, l’ambiance, le sport, le soleil et le goût de l’effort !

Ce 12 avril 2015, la météo est parfaite. Même s’il fait un peu frais sur les Champs-Elysées encore à l’ombre. Mais je sais qu’il fera vite chaud… Et j’ai du coup avec moi une petite bouteille avec de l’eau et des « bicabornates » isostar au cas où.

Les copains de la Runnosphère & Friends, les collègues d’entrainement, du boulot sont au départ. On a tous des objectifs proches, tous les pétoches, mais on joue bien la comédie ;)

mdp2015-depart

Nous sommes dans le sas « 3h », franchement bien placés. Les vagues mises en places sont très efficaces pour nous assurer un départ fluide et foncer droit sur… Maya et son appareil photo !

mdp2015-maya

Je ne vous ferai pas la visite détaillée, kilomètre après kilomètre. (venez plutôt courir l’année prochaine) mais c’était vraiment joli. Et ce n’est pas si souvent que l’on peut se balader dans les rues de Paris à pieds, sans voiture…

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UT4M-dossard

Dans le rétro : UT4M 2014

Après le Trail de Faverges en début d’été, un poil de récup (5 jours sans course…), Je me suis mis à chercher une autre balade en montagne. Mag est de la partie ; et si j’ai bien tenté de nous embarquer dans un gros truc, la perspective (et l’envie de profiter!) des vacances en famille, et avec les copains fait flancher la motivation pour un gros plan d’entrainement au profit d’un plan « rosé / saucisses » un peu plus souple…

La version « chartreuse » de l’UT4M s’impose assez rapidement, avec pas mal de bons points :

  • son format (42km / 2700m de dénivelé) que l’on commence à maitriser. C’est pas trop long, on récupère assez vite.
  • la date : un samedi, c’est finalement pratique. On part le vendredi soir après le boulot et le dimanche on est de retour à la maison. Et fin aout, après nos vacances,  mais juste avant la rentrée scolaire.
  • l’accès : la course est au centre de Grenoble, à deux pas de la gare et l’organisation prend en charge le transfert en bus vers le départ

Et la cerise sur le gâteau, c’est l’hébergement chez L’ami ricoré !

L’Ultra Tour des 4 Massifs est en effet un évènement basé sur une course faisant le tour de Grenoble par ses massifs, avec chacun leurs spécificités : Vercors, Taillefer, Belledonne et Chartreuse. (j’aime bien ce concept de course qui font le tour de quelque chose par les sommets…).

Vous pouvez donc faire le tour complet (165km), un demi (90km), deux quarts en 2 jours (un 40 le vendredi, l’autre le samedi), un quart avec 40km (Vercors ou Chartreuse), un kilomètre vertical et des relais !

Voilà pour le topo. Pour le récit de course, ce sera avec les quelques photos prises pendant la course !

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Trail-Faverges-13

Trail de Faverges 2014 : retour dans les sentiers

4h30.

Trail-Faverges-10Pas le temps de me laisser bercer pas la sonnerie du réveil. Ben, Cyril et Mag sont déjà réveillés depuis… ah non en fait ils n’ont pas vraiment dormi. Ces petits jeunes sont vraiment trop sensibles au stress de la course.
Le temps d’avaler un grand bol de poudre, et de prendre la route pour descendre à Faverges, nous voilà sur place. Le retrait des dossards est instantané. On gagne un short en laine Icebreaker, un café et déjà les sourires et les encouragements des bénévoles.
J’embarque Mag pour un petit échauffement qualitatif histoire de ne pas se mettre le cardio au taquet et les jambes dures dès les premiers kilomètres…

Le temps de ranger la veste (un truc sympa de chez waa. test à venir…) dans le sac, un petit briefing et c’est parti ! Les « casquettes » devant, à l’attaque avec comme objectif de boucler l’affaire en 7h,  et les « tee-shirts verts » derrière en bizutage, avec La Réunion dans le viseur…

Trail-Faverges-01

Casquette vs. Tee-shirt verts !

On démarre presque tranquillement. Le petit bouchon qui se forme en traversant le château de Faverges me va bien vu que je pense ne pas dépasser 160bpm (qui devraient donner environ 800m/h) sur le début de course pour préserver un hypothétique finish quelques dizaines de kilomètres plus loin…

Mais on rentre dans le vif du sujet avec une double bosse en passant le long de l’abbaye de Tamié. Après tout, on n’est pas venu là pour acheter du fromage !

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SaintéLyon 2013 – Récit

C’était il y a un mois. Certains détails se sont sans doute un peu évaporés, mais l’essentiel devrait ressortir ici. Avant cette 60ième édition de la SaintéLyon, la 3ième pour moi après un « échauffement » (que je recommande fortement avant de se lancer sur le solo) sur la SaintExpress, j’avais comme tous lu beaucoup de choses sur cette course, son ambiance, ses difficultés, la nuit, la distance, la facilité de ce « faux trail », ou plutôt de cet « ultra-cross » (merci Florent pour l’expression !)

Mais la SaintéLyon, reste une bien belle aventure, à aborder avec un minimum de préparation, de respect et d’humilité même. Car quel que soit le rythme et le classement final, il faut (par)courir ses 75 kilomètres…

De mon coté, j’ai fait le choix de viser une performance, avec un objectif chrono, des temps de passage estimés. La distance ne me faisait (presque) plus peur, la prépa s’était très bien déroulée, dans l’enchainement du marathon pour me construire une bonne base de vitesse et de résistance. La météo a été quasi parfaite, car comme le dit si bien le Joe Bar Team, la glisse et le verglas c’est dans la tête !

Après, ça reste « une » performance parmi tant d’autres. Je ne suis pas un pro, bien loin d’un « top 100″. Je suis très content de mon résultat bien sur, mais je l’attendais aussi, car cette course était un, sinon « le » principal objectif de mon année et  je l’avais préparée depuis longtemps (marathon bien placé dans le temps, plan d’entrainement perso aux petits oignons)

Comme toujours, je cherche à d’exploiter mon potentiel et me faire plaisir. Il y aura toujours du monde devant !

Ce récit ne vous donnera que ma vision personnelle de la course. Il n’y a pas de recette miracle. Juste un ensemble de choses qui se sont bien assemblées grâce à la prépa ou mon expérience de cette course…

 

Dès 23h15 sur la ligne de départ, je suis très bien entouré. Les « copains qui courent » de la Runnosphère sont presque tous là, avec des pièces rapportées très sympathiques ;)

On est assez bien placés pour ne pas se faire prendre par la foule à la sortie de Saint Etienne et l’effet pingouins fonctionne très bien car personne ne ressent les -5° affichés. Je prends le temps de me concentrer un peu, ou d’essayer de faire le vide. Je ne sais pas. Ce qui m’attend n’est pas très compliqué. Juste courir à 12 au départ, penser à manger et boire régulièrement et être prudent dans les descentes. Je repense aussi aux messages d’encouragement reçus, notamment ceux des 2 Bertrand, blessés cette année, mais avec qui j’ai fait toutes mes SaintéLyon…

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Cross de Chaville

cross-chaville01En pleine prépa SaintéLyon, et après un marathon, quoi de mieux qu’une course courte et intense ?

Une sortie longue de plus de 3h dans les bois ? C’est très surfait ;)

Ce dimanche, Lou participait au Cross de Chaville et le planning (plusieurs courses en fonction des catégories d’ages) m’offrait une bonne opportunité d’essayer une autre discipline de course à pied pour cette matinée « en famille ». J’ai eu la chance de profiter de mon fan club (merci Sydoky pour les photos), et de l’avantage des courses en 3 tours : à chaque fois je passais pour taper dans leurs mains ;-)

Après un échauffement (bien trop court !) avec les filles de « l’éveil athlétique » du club de Lou, et un bout de parcours avec elle.

Elle se classera 17 / 44, comme moi contente d’en terminer et de connaitre son classement.

cross-chaville-lou1cross-chaville-lou2

Je me positionne sous la banderole de départ. Pas de stress, mais ça sent la poudre la crème chauffante. Les gars en débardeurs (« les champions qui vont vite » d’après Emma) bien affûtés cotoient les « manches longues » où des runners déjà dans leur mp3. A coté ça plaisante gentiment. Deux coureurs sont là avec comme objectif de ne pas se faire prendre un tour…

Sur le coup je n’ai pas vraiment compris. Mais avec environ 13′ pour boucler un des 3 tours pour moi, et un vainqueur qui arrive 8′ avant moi à presque 18km/h de moyenne, il ne fallait pas traîner… (j’ai d’ailleurs repris quelques coureurs, 2 qui avaient complètement explosé et d’autre sur un rythme plus pépère)

Pour un bizutage, c’était chaud…  le départ est peut-être surement un peu rapide. Un œil au cardio, je suis déjà à plus de 170 (mon max à 184) et je découvre un parcours quasiment sec avec un sol assez dur (pas besoin de pointes ici. Merci JC et Olivier), mais très vallonné.

Je me prends la première belle montée (400m ?) en pleine cuisse poire. J’y perds quelques places dans le premier tour (et reprends du monde en descente car le crosseur semble profiter des descentes pour récupérer ;) ) puis les écarts se stabilisent. Le début du 3ième tour annonce une fin proche. Après coup je pense que j’aurais pu essayer d’accélérer un peu plus tôt dans la descente et le plat en bas du parc, avant de ne rien lâcher dans le final en montée.

SONY DSC

En cross, la tactique et la connaissance du parcours sont importants…

Il reste 600m, en pleine zone rouge et en montée, avec un bon sprint pour faire le plein d’acide lactique et quand même gratter une dernière place pour entrer dans le Top 50 (49ème sur 198).
Bref, ça fait du bien quand ça s’arrête et je suis plutôt content de mon classement ! Mais c’était sympa. Même si la distance est proche  (8,6km) d’un 10 bornes sur route, c’est vraiment très différent.

L’ambiance conviviale et familiale est plus qu’agréable. Pas de pression, on est détendu, juste là pour courir, mais tout le monde est à fond quelle que soit la catégorie d’âge.

Du sport simple, pas cher et efficace. Je vous conseille vraiment d’essayer !

 

Le move enregistré par l’ambit : clic

 

 

runinlyon-dossard

Marathon de Lyon : récit

Le panneau du 9ième kilomètre est largement passé. 32′ de course. Je suis largement dans les temps pour boucler ce marathon de Lyon. Le bitume défile vite sous mes pieds. Sans savoir pourquoi, je rentre dans ce restaurant. J’arrive à l’étage, en mezzanine. Il y a du monde. Je saute par dessus la balustrade pour revenir au rez de chaussée et ressort aussi sec. C’est reparti. Virage à droite. La rue monte. Merde, mais où est le parcours ? J’aperçois un bénévole. Il a les bras remplis de rubalise. C’est surement mon regard interloqué qui lui fait se rendre compte de ma situation. Il me dit que la course est finie mais m’indique vaguement une direction à suivre. Je sprinte une peu mais je suis perdu ! Il est 3h45 du matin. Je me réveille en sursaut. Le vrai départ n’est que dans cinq heures…

 

Cinq heures plus tard, nous (Mag avec qui je partage le même objectif de 3h15, et Lionel qui pour son 3 où 4ième marathon espère comme toujours finir, et si possible sous les 4 heures) nous retrouvons place Bellecour. Les copines Marie et Nath sont aussi là pour le 10 bornes. C’est une des particularités de Run in Lyon, les 3 courses, 10, 21 et marathon de Lyon partent en même temps, sur les même parcours.

 runinlyon-echauffement

Après un bref échauffement au calme dans les petites rues, on se faufile dans un sas bondé, tassés dans un rue trop courte et trop étroite pour un tel événement…

Le meneur d’allure ‘3h15′ et son ballon n’est pas très loin devant. Il le restera pendant 42 kilomètres… Tout est paré, la météo parfaite, le petit déj oublié, les munitions prêtes (5 gels et une pâte d’amandes) et j’ai dans les mains une petite bouteille (de l’eau, une bonne pincée de sel et du sirop d’agave) et une pompote de mes filles. J’ai prévue ça en « ration d’attente » pour l’échauffement et le début du parcours, mais je n’y ai pour l’instant pas touché.

 

Top départ !

Il y a beaucoup de monde, à des rythmes pas vraiment en phase avec leur positionnement… mais c’est malheureusement habituel… Mais cela assure au moins un départ pas trop rapide. La concentration est là, mais je profite déjà du parcours : Quais de Saône, place des Terreaux, quais du Rhône. On tournicote pas mal, mais c’est surtout un bon moyen pour saluer Yoyo qui suit à son rythme derrière nous.

Le ravito du kilomètre 5 est sauté. J’ai déjà pris la moitié de ma compote pour apporter du carburant avant d’en manquer. Les sensations ne sont pas extraordinaires, pas mauvaises, mais plutôt absentes comme si je ne ressentais rien. Mais on avance en papotant, toujours un œil sur le chrono. On passe avec 2 secondes de retard sur le plan ;)

 

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