le non récit du trail des Mélèzes

C’était prévu. Vous l’avez même lu ici ou là. Mais pour des « raisons de santé », ma participation à la grande traversée des mélèzes du Mercantour s’est limitée à la dégustation du plateau repas d’arrivée en écoutant les copains refaire la course et le monde du trail…

A les entendre, c’est un des plus beau trail qu’ils aient couru. Du single, du dénivelé des paysages à couper le souffle, le lac d’Allos.

Grande-Traversée-des-Mélèzes12

Pour finir de vous convaincre, je vous renvoie chez Seb le Globe Runners qui a mouillé le maillot pour prendre lui même les photos de la course, dossard autours du cou !

De mon coté, pas vraiment de déception. j’étais quand même sur place pour la semaine, avec à la clé des vacances en famille au top et deux footing très sympathiques sur le GRP « tour du haut Verdon nord » au départ de la Foux d’Allos…

J’ai déjà pas mal publié sur FB, mais rien ne vaut un vrai site qui reste accessible dans le temps…

Tour de la Tête de L’Auriac

Auriac-01C’est une variante du GRP qui fait le tour de la montagne qui surplombe l’appart. Facile à suivre sur carte IGN, openrunner annonce 11 bornes et 1000m de dénivelé.

Après une bonne soirée à lire la bible de la navigation pour l’Ambit et à charger le parcours dans ma montre, au lit avec le réveil à 6h !

Une banane, le plein des gourdes, je rassemble mes affaires, sort en catimini en refermant la porte qui ne s’ouvre que de l’intérieur… en laissant ma montre à l’intérieur :( Me voilà donc parti avec mon mobile (et ma ceinture cardio…), le parcours dans la tête, un bon balisage au sol et un beau soleil !

La première bosse fait 3,8km et 600m.  C’est un bien joli sentier monotrace d’alpage, surveillé par un grand aigle ou vautour, et un patou pas vraiment partageur… la montée est agréable et régulière. J’atteints assez vite un petit plateau où deux chamois narguent gentiment l’appareil photo de mon mobile.

Mais 150m plus haut, je prends une claque !

Tendez la joue et cliquez ici :)

L’arrivée au col, (baisse de l’Auriac – 2386m) est brutale. C’est presque une arrête sur laquelle on peut mettre un pied de chaque coté pour voir les deux vallées. En un pas on quitte le vert des alpages, pour un univers beaucoup plus minéral.

Mais j’hésite à plonger. Je sais qu’une fois passé le col, je ne devrais pas perdre le chemin pour boucler mon tour et pouvoir repasser de l’autre versant. Surtout qu’une brume inquiétante se pose alors que le sentier disparait dans un pierrier où les cailloux sont plus gros que moi…


Auriac-08

 

Je dois descendre comme ça jusqu’à mon prochain point de repère que je sais être vers 2100m : la bifurcation qui mène au refuge de l’Estrop. Le balisage régulier (peintures, cairns) me rassure et la montée reprend en direction du col.

Auriac-10

Le vert refait son apparition et je réveille un troupeau de montons. Je suis passé au dessus de la brume et la vue est magnifique ; le sentier technique, peu roulant. Je ne cours par beaucoup,  je mange des cailloux et c’est bon ;)

C’est la combe de l’observatoire :

Un dernier petit coup de cul me ramène au col (Baisse de l’Aiguille – 2547m), sommet des remontées mécaniques de la station de la Foux qui me permet de dominer la station encore endormie.

Même si la vue est moins jolie avec les pylônes des télésièges et les pistes de ski, je prends encore quelques photos avant de me lancer dans la descente. 800m en 4km, parfait pour casser de la fibre et réveiller les marmottes !

Je croise encore 2 chamois mais seulement une famille de randonneur alors que je pensais voir plus de monde en 3 heures…
La pente est vite avalée. Je suis content d’avoir fait le tour dans ce sens et ne pas avoir eu à grimper presque sous les télésièges…

Me revoilà à la station. L’appli strava a enregistré 13,5 et 1100m de dénivelé. 2h de course, 3 heures dehors. C’était chouette ;)

 

Col et Tête de la Sestrière

 

Deux jours plus tard, autre versant pour un autre objectif : la Grande Séolane.

Si elle domine la station du haut de ses 2909 mètres, pas question d’aller y poser les baskets aujourd’hui (elle s’escalade, mais un itinéraire « piéton » existe). Mais je compte bien la voir de plus près en montant au col de la Sestrière.

Cette fois j’ai bien ma montre, mais l’itinéraire est évident depuis la station : droit dans la pente, on prend la photo en haut et on redescend :)
Elle n’affiche que l’altitude, la vitesse ascensionnelle, la FC et l’heure.

sestriere-09

Je profite d’un réveil matinal pour rester au frais et à l’ombre. Surtout que j’ai prévu de bosser une peu en faisant des portions rapides vers le seuil une fois dans la montée. J’arrive donc à caser 4×5′ à plus de 1000m/h avec 2′ de récup.

Au col, juste une petite claque (cette fois je m’y attendais) et de long sentiers sur les crêtes. L’un mène au col d’Allos (que nous ferons en partie avec les filles en rando) et un autre vers la Tête de la Sestrière, puis la Grande Séolane.

En bas, la station semble encore bien endormie mais je croise quand même un randonneur qui descend.

La Tête est 50m plus haut. La vue est magnifique !

sestriere-07

Je pousse quelques foulées vers la Grande Soléane pour gagner encore quelques mètres et passer au dessus de 2600 mais prends surtout mon temps pour respirer. Malgré l’altitude et un petit vent, il ne fait pas froid. La vue est dégagée sur des kilomètres…

Mais il faut bien redescendre. On m’attend pour le petit déj !

Si la première partie, tout en single track est un régal, je reste prudent. Cela me permet de profiter encore plus de ma sortie et de ne pas risquer de gâcher la suite.

Après avoir rejoint une piste plus large, j’attaque la dernière partie du plan « pétage de fibres » avec une bonne série de 30/30 dans la descente, à peine coupée par un couple de patoux aussi surpris que moi de voir un gars débouler à 18 à l’heure sur « son » sentier !

Heureusement, je venais de passer une bifurcation. Je me suis donc arrêté poliment devant le premier molosse pour lui signaler que j’étais d’accord avec lui (pour ne pas passer!) Sauf qu’en remontant, je me suis retourné me sentant suivi. Et c’était le cas. Il voulait surement être sur que je prenne un autre chemin…

Une fois ce pic de FC passé, le GPR me ramène à la station avec 13km, 900m de D+ au compteur et de beaux souvenirs en tête.

Lac d’Allos

Impossible de conclure ce billet sans la rando de l’après-midi avec les filles.

Le parking du Laus était complet ; nous sommes monté au lac depuis celui de la Cluite pour 8km et 600m. Elles ont assuré toutes les 4 !

Et c’était encore une fois superbe avec une première partie le long du Chadoulin à jouer sur les petits ponts de bois, les petits ponts de bois…

Tout le monde a les jambes en coton pour le pic-nique, mais au bord du plus haut lac d’altitude et à coté des marmottes, on oublie un peu mieux la fatigue ;)

8 pensées sur “le non récit du trail des Mélèzes

  • 14 août 2014 à 8 h 13 min
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    C’est quand même pas degueu degueu tout ça. Moi, ce qui m’impressionne c’est que tu puisses te lever et partir seul dans la montagne, dans un lieu que tu ne connais pas même si t’as l’air d’avoir un peu regardé je parcours avant. C’est quoi ton RP du Lac d’Allos avec la petite sur le dos ? Enfin, c’est pas une photo qui va nous faire croire que t’as été tout seul à la porter, hein.

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    • 15 août 2014 à 16 h 45 min
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      il faut y aller progressivement, prendre ses précautions sur la météo et un mini d’équipement mais ça reste un petit tour. La civilisation n’est pas si loin ;)

      Et si, il n’y a que moi qui portait Lisa. Pas de RP pour la montée au lac. Il faudra revenir…

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      • 15 août 2014 à 23 h 58 min
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        J’espère avoir cette chance aussi !

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  • 15 août 2014 à 14 h 50 min
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    J’ai lu chaque mot comme si j’y étais. Deux splendides randos. La 3e ne donne pas sa place non plus. ;)

    Mais comment cela puisse-t-il être possible qu’il n’y ait à ce point personne sur les pistes en pleines vacances estivales?

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    • 15 août 2014 à 16 h 47 min
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      Merci Pascale.
      Je pense qu’il n’y a pas grand monde car nous sommes dans une petite station des Alpes du Sud. C’est pas Chamonix ou Font Romeu…
      Il n’y a pas d’autoroute pour venir. Que de superbes serpentins qui régalent les cyclistes.

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      • 15 août 2014 à 22 h 06 min
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        Mais quand même, c’est surprenant. Tellement que j’ai ajouté ça à ma liste des détours de voyage à mon prochain saut en France tellement j’ai été séduite par tes photos. Et pour moi, l’argument de ventes «quasi personne», il fonctionne à fond. :)

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