TEST Hoka Tracer

Débarquée en grandes pompes (oups…), la Hoka Tracer est la 3ème chaussure de la marque que j’ai la chance de pouvoir tester.

Il y a eu du très bon (j’ai adoré courir la SaintéLyon en Rapa-nui, du moins bon (la trop raide Mafate Speed) et du pas mal du tout avec la Speed Goat. Aujourd’hui c’est une chaussure de route qui passe à la moulinette. (si vous êtes perdu dans la gamme Hoka, allez donc voir cet article chez RunOnline)

Comme très souvent elle m’a été fournie par la marque en « échange » de cet article. Si vous débarquez de la lune, vous découvrez donc peut-être qu’un blog est un équilibre (instable et pas toujours évident à trouver) entre contenus personnels, test produits « sponsorisés ou pas », compte-rendus de course, mais aussi vie pro et perso. Parfois il faut même trainer un peu sur Strava après l’entrainement !

Du coup, pas d’article depuis 2 mois! Mais c’est reparti. J’ai quand même pas mal de brouillons à finir, des chaussures à user et un trail (la Gap’Encimes) à préparer et donc pleins de trucs à vous raconter :)

La Tracer a fait le buzz en compagnie de ses fausses jumelles Clayton et Speed Instinct en début d’année, principalement à cause de leur design « normal » mais beau !

 

 

Alors, oui elle est canon  (même en rose pour le filles) mais surtout, de loin, elle ne semble pas dotée de l’imposante et très amortie semelle oversize qui a fait la réputation de la marque.

Intriguant non ?

Faut-il y voir un lien de cause à effet avec le rachat de Hoka par un groupe plus généraliste ayant des ambitions de faire plus de volume de vente avec des modèle plus consensuels ?

Possible !

Mais vous lirez à la fin de ce test que l’adn de la marque reste pour moi préservé. Cette Hoka Tracer est décrite par la marque de cette façon :

 

une chaussure d’entraînement légère dotée d’un potentiel exceptionnel pour la course. Sa semelle intermédiaire PRO2LITE à double densité assure l’amorti au talon et la réactivité au niveau du méta quelle que soit votre allure

Et je suis plutôt en phase :)

Sur le papier elle possède des caractéristiques qui me plaisent (hors ultra…) car j’aime les chaussures plutôt légères et qui ont du répondant. J’en profite quand même pour vous rappeler que ces tests de chaussure de running sont toujours très subjectifs. Le confort, l’amorti, la largeur ou l’accroche sont relatifs et comparables avec ce que j’ai pu tester précédemment.

Je suis également convaincu qu’il faut changer régulièrement de chaussure au fil des séances. Pour avoir le modèle le plus adapté à la séance et au terrain prévus bien évidement, mais aussi à son état fatigue, son envie. C’est aussi ce qui aide à sentir les différences entre chaque paire.

La Tracer affiche ses mensurations :

195g (240g pour mon 12,5US) / 4mm de drop / un tige légère et bien aérée / une mini languette pas embêtante.

La semelle est pourvue de renforts sur les zones d’usure :

hoka tracer semelle
Hoka Tracer vue de dessous

 

Ce sont les parties bleues et noires, plus dures que la mousse principale. Dommage qu’elles ne se rejoignent pas sur la partie extérieure du pied car dans mon cas ça frotte et ça rappe à cet endroit, alors que l’usure semble assez bien contenue par ailleurs après 170km parcourus. A noter pour la Tracer 2 ? ;)

Une fois à l’intérieur, c’est assez précis. Proche du pied de mon pied mais pas serré. Après tout c’est une chaussure de vitesse et il ne faut pas que ça ballotte !

Le maintien est assuré par la construction en 2 parties et prévu pour favoriser le déroulé de la foulée.

hoka-tracer-semelle-eclate

Et sur le terrain ?

J’ai testé la Tracer sur des sorties allant jusqu’à 15km (elle est arrivée en toute fin de prépa marathon…), pour des séances de vma, de seuil et en course (à fond donc). La semelle lisse tient bien le pavé (même s’il n’est pas royal…)

Contrairement à mon copain RunOnline  je trouve dommage de la cantonner à des séances courtes. Le Pro2Lite fait du bon boulot et me semble assez efficace pour trouver l’équilibre entre PROpulsion et PROtection (ah ah !)

C’est peut-être sur les séances de tempo, ou seuil, ou allure semi qui je les apprécie le plus. Quand il faut aller vite en essayant de rester à l’équilibre pour durer sans se consumer.

L’amorti important (pas oversize donc, mais avec 18 à 22mm sous le pied) permet de pardonner les « fautes de placement » et apporte du confort alors que le dynamisme reste bien présent. Important même. Je n’ai avec ma foulée pas trop ressentit l’effet du « baquet de stabilisation ». Peut-être même plutôt l’inverse pour l’avant pied, mais il manque une sortie vraiment longue et difficile pour trancher. Mais je crois que j’aurais quand même tenté le coup pour le Marathon de Paris.

En tout cas au quotidien, la Tracer rebondit, renvoie si on lui rentre dedans et semble pouvoir durer. Jusqu’à 42, 195 kilomètres ?

Si j’avais couru la marathon de Paris, elles étaient vraiment dans la short-list malgré leur arrivée très très tardive pour am prépa (en concurrence avec la plus lourde mais plus stable Saucony Triumph iso 2 (clic pour retrouvez mon test)

 

Pour conclure ?

Cette Hoka Tracer vraiment polyvalente et dynamique. Elle acceptera sans rechigner de vous accompagner sur des footings tranquilles. Vous aurez alors la bonne paire pour accélérer, relancer ou prolonger l’effort.

En course, quand on fait moins de compromis, peut-être que 1h45 à 2h seront un bon timing maximal. Pour aller plus loin il faudra surement un pied solide, un gabarit plus light que moi (78kg) où vous tourner vers la Hoka Clayton qui semble (je ne l’ai pas essayée) apporter plus de maintient.

 

Pour finir, n’hésitez pas à vous lire d’autres test de coureurs ayant d’autres habitudes, d’autres repères :

La Hoka Tracer est disponible chez mon partenaire i-run.fr pour un prix de base de 130€. (ce lien est « affilié » comme sur la grande majorité des sites web. Si vous l’achetez en cliquant sur ce lien je toucherai une petite commission qui participera un peu aux frais d’hébergement du blog)

La gamme Hoka est aussi disponible chez Spartoo

A vous de choisi… et si cet article vous à plu (où pas !) n’hésitez pas à laisser un commentaire juste en dessous !

6 pensées sur “TEST Hoka Tracer

  • 13 septembre 2016 à 7 h 46 min
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    Dans mon choix de la préférer pour du court, il y mes habitudes avec la marque et sur semi, je préfère une clifton moins aggressive et plus amortissante ou mieux une Vanquish2 que je viens d’acheter il y a deux mois et qui est top (160 € par contre).
    Tu le dis très bien, c’est aussi une question d’usage et donc c’est très perso…

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    • 13 septembre 2016 à 9 h 25 min
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      Merci de venir commenter ici.
      Il faut vraiment ce genre d’échange, pour essayer d’enlever un peu de subjectivité aux tests de running.
      Tout est vraiment très relatif. Et on ne peut pas tout tester non plus :)
      Je ne connais pas du tout les « grosses » Hoka type Vanquish, ou même les Clifton 3 / Challenger 2.

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  • 19 septembre 2016 à 11 h 04 min
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    J’ai rencontré l’équipe Hoka sur le 10Km d’Annecy et j’ai été séduit par cette chaussure. J’adore cette sensation de légereté mais de dynamisme en même temps. Je cours actuellement en Mizuno Wave Sayonara 2 sur 10k/Semi et je pense les essayer bientôt!

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    • 19 septembre 2016 à 14 h 35 min
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      Merci de ta visite. Tiens moi au courant ;)

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  • 26 octobre 2016 à 14 h 57 min
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    Je viens de relire ce test, toujours précis avec les points qui m’intéressent abordés ;)
    Avec un peu plus de kms en Tracer, tu aurais des choses à affiner sur ton jugement? Tu as pu les essayer sur des footings tranquilles/de récup?
    Par rapport à une Kinvara 7, elle serait aussi polyvalente (plus dynamique?), confortable pour de la sortie pépère ?

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    • 26 octobre 2016 à 15 h 05 min
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      Ces 2 paires ont passé les 200 bornes. Pour la Tracer pas de changement. C’est la reine du footing actif et plus si affinités.
      Du dynamisme, avec un bon supplément de confort par rapport à une GoMeb donc plus de polyvalente.
      Mais pas la meilleur pour le footing lent avec les jambes de plomb.
      La k7 est plus fine, plus molle. Mieux pour les sorties pépères même s’il faut peut-être faire attention aux faible drop le lendemain d’une grosse séance de seuil pas exemple

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